ACCORDER SA GUITARE CORRECTEMENT… À L’OREILLE !

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   Grâce aux podcasts de Enseigner La Musique, vous pourrez écouter les derniers articles parus ou vos articles préférés à tout moment : dans le train, dans le bus, en voiture, pendant votre bain ou avant que vous vous endormiez ! 😃Je pense vraiment qu’écouter des podcasts pendant nos temps de déplacement est un de meilleurs moyens de gagner du temps tous les jours😉

Bienvenue dans ce nouvel article consacré, cette fois-ci, à l’accordage de la guitare ! 🙂

   Bien que ce sujet soit déjà très familier pour beaucoup de guitaristes, il est important de faire un point sur les petites astuces que l’on peut utiliser pour accorder sa guitare lorsque l’on n’a pas d’accordeur sur soi. Vous n’allez quand même pas vous empêcher de jouer simplement parce que vous n’avez pas le matériel adéquat ? Parce qu’en réalité, vous l’avez tout le temps sur vous, et il s’agit de… votre oreille ! 😉

   Accordeur intégrés dans les guitares, dans les amplis, en pédale, accordeurs à pinces, accordeurs automatiques avec enrouleurs de cordes motorisés – le must ! 😁– ou encore portatifs, tout n’est qu’un prétexte pour ne pas utiliser votre oreille. 😉

   Alors, il est vrai qu’en concert, il est indispensable d’avoir une pédale d’accordage qui coupe votre son dès que vous l’activez pour que vous l’utilisiez à ce moment-là, ou bien en règle général pour être accordé à coup sûr au Hertz prêt. Mais je vais vous expliquer comment accorder correctement votre guitare en 3 étapes ! Let’s go !

1. ACCORDER LA PREMIÈRE CORDE DE SA GUITARE

A. TROUVER UNE RÉFÉRENCE POUR S’ACCORDER

Accorder une guitare, c’est comme réaliser un Rubik’s Cube, il vous faut bien commencer par quelque part ! 😁

Et là, vous vous dites que vous êtes mal barré parce que vous n’avez jamais réussi à réaliser un Rubik’s Cube de votre vie ! 😂

Et là, vous vous dites que vous êtes mal barré parce que vous n’avez jamais réussi à réaliser un Rubik’s Cube de votre vie ! 😂

   Alors en fait, il suffit simplement de tourner la face du haut une fois vers la gauche, puis de de le ranger tranquillement dans votre placard et de vous concentrer sur votre guitare ! 😁

   Mais dans le fond, c’est quand même le cas. 😉Pour commencer à accorder votre guitare à l’oreille, vous devrez accorder une 1ère corde à l’oreille pour accorder ensuite les autres à partir de cette 1ère corde !

D’accord, c’est bien joli tout ça, mais comment on fait si on n’a pas d’accordeur ??

D’accord, c’est bien joli tout ça, mais comment on fait si on n’a pas d’accordeur ??

   Alors, je ne vais pas vous cacher que, à moins que vous n’ayez l’oreille absolue, vous n’arriverez pas à trouver parfaitement l’accordage précis d’une corde. 😞🤷‍♂

P.S. : L’oreille absolue est l’aptitude à reconnaître, à l’écoute d’un son, les notes de musique correspondantes sans référence auditive préalable.

Voilà, merci Wikipédia. 😁

   Néanmoins, j’ai une bonne nouvelle pour vous ! Et encore plus si vous êtes un guitariste électrique ! 😉En fait, pour accorder votre 1ère corde, vous devez vous fier à une ou plusieurs notes que vous écoutez très régulièrement et donc que vous reconnaîtriez entre mille avec le temps. Et ces notes, ce sont le Mi de la grosse corde et le La de la 2nde corde – en accordage standard.

   En effet, si vous jouez de la guitare électrique, vous avez sans doute dû vous frotter à jouer ou, du moins, écouter les grands standards de Metallica, d’ACDC, d’Airbourne, et d’un tas d’autres groupes mythiques ! Eh bien, la plupart de ces groupes jouent beaucoup de leurs morceaux dans des tonalités de Mi mineur ou de La mineur et, ainsi, vous trouverez très souvent des Power Chords de Mi5 ou de La5.

   PS : Si vous êtes un peu perdus avec toutes ces notions, je vous recommande de télécharger mon guide « Les Bases de la Musique au Piano et à la Guitare » qui vous permettra de vous familiariser avec toutes les notions théoriques que vous devez absolument connaître pour vous perfectionner plus rapidement. Profitez-en, il est entièrement gratuit ! 🙂

   Eh bien, devinez quoi ? Vous allez vous servir de ces morceaux pour accorder votre guitare ! Et le meilleur morceau que j’aurais à vous proposer est un morceau dont j’ai déjà beaucoup parlé dans d’autres articles, notamment dans le « TOP 10 DES SOLOS LES PLUS FACILES À LA GUITARE », Nothing Else Matters de Metallica !

   En effet, ce morceau est composé dans la tonalité de Mi mineur et commence sur une série de notes autour de 4 cordes à vide de la guitare : les 2 cordes de Migrave et aiguë, la corde de Sol et la corde de Si. Donc effectivement, lorsque l’on fait résonner ces 4 cordes ensemble, on obtient un accord de Mi mineur. 😉

   Maintenant, vous allez donc pincer votre corde de Mi grave en même temps que vous faites tourner l’intro de Nothing Else Matters en boucle depuis votre téléphone, votre ordinateur ou tout autre lecteur audio et vous allez augmenter ou diminuer la tension de la corde avec les clés d’accordage pour que le résultat soit le plus similaire possible !

   Vous pouvez également commencer par accorder votre corde de Mi aiguë sur cette intro. Néanmoins, je ne vous le conseille pas, et ce, pour une raison un peu plus technique :

   Plus la corde sera grave, plus elle contiendra d’harmoniques que vous percevrez plus facilement. Et plus la quantité d’harmoniques est importante, plus votre ressenti de justesse de la corde sera prononcé ! Or, la corde de Mi aiguë est située 2 octaves au-dessus de la corde de Mi grave, donc contiendra moins d’harmoniques. C’est pour cela qu’il est préférable de commencer par le Mi grave. 😉

   Si vous souhaitez en savoir plus sur les harmoniques en général et celles utilisées dans le cadre « guitaristique », je vous recommande d’aller lire cet article : « LES HARMONIQUES NATURELLES & ARTIFICIELLES » qui reprend d’ailleurs quelques notions autour de l’accordage.

   Mais, pour revenir à nos moutons, vous pouvez également commencer par accorder la corde de La en utilisant des grands standards du Rock si vous préférez puisque, étant 2 cordes assez proches, le nombre d’harmoniques entre la corde de Mi grave et la corde de La sera quasi-identique au niveau de votre perception. Attention quand même au morceau auquel vous vous référez.

  En effet, vous savez très certainement que pour obtenir un La3 pur de fréquence 440 Hz, vous pouvez soit décrocher le combiné d’un téléphone fixe, soit utiliser un diapason.

   Or, des morceaux comme Highway To Hell d’ACDC ne sont pas accordés en 440 Hz mais un petit peu plus bas. Il faut donc ne pas s’y fier !

P.S. : D’ailleurs, petite astuce, si vous souhaitez jouer ce morceau à la guitare par-dessus le morceau original, tapez « Highway To Hell Standard Tuning » sur YouTube et vous obtiendrez une version de ce morceau en 440Hz. C’est cadeau ! 😉

B. LE BATTEMENT

   Pour être sûr et certain de votre accordage, vous devez maîtriser une nouvelle notionpeut-être déjà connue pour certains – que l’on appelle le battement.

   Le battement, toujours d’après Wikipédiaeh oui, on fait ce qu’on peut, est une, je cite : « modulation périodique d’un signal constitué de la superposition de deux signaux de fréquences proches ».

Alors qu’est-ce que ça veut bien dire que ça encore…

Alors qu’est-ce que ça veut bien dire que ça encore…

   En fait, c’est très simple. Dans le cas de la guitare, si vous jouez 2 cordes simultanément qui ne sont pas tout à fait accordées à la même fréquencede l’ordre d’entre 0,5 et 5 hertz de différence, alors vous discernerez un son assez désagréable, tel un piano désaccordé si vous avez déjà eu l’occasion d’écouter.

   C’est d’ailleurs le son qu’ont les pianos de saloon dans les films de Western ! 😉

Voici donc 2 petits extraits pour que vous visualisiez mieux cet effet :

   Eh bien, pour la guitare, c’est le même principe. Voici un dernier extrait audio de 2 cordes jouées ensemble qui ne sont pas jouées exactement à la même fréquence. Sentez comme cela est fort agréable : 😁

   Pour conclure, vous devez donc éviter de ressentir cette impression de battement lorsque vous accordez votre grosse corde de Mi sur Nothing Else Matters.

   Maintenant, si vous êtes seuls à la campagne, assis dans un champ avec seulement votre guitare acoustique et que vous n’êtes pas à 15 Hz prêts d’être accordé parfaitement, vous pouvez tout à fait faire abstraction de ce premier point. Mais vous aurez quand même besoin d’accorder correctement vos autres cordes par rapport à la 1ère ! C’est pourquoi la suite va quand même vous intéresser ! 😉

2. L’ACCORDAGE AU CORDE À CORDE

Pour accorder les autres cordes par rapport à la première, que l’on va considérer comme étant la corde de Mi grave, on va se servir de la capacité qu’à la guitare pour jouer la même note sur plusieurs endroits du manche. En effet, un Mi aigu peut être joué à vide sur le 6ème corde, mais aussi sur d’autres cordes : 

Sur la 5ème case de la corde de Si ;

Sur la 9ème case de la corde de Sol ;

Sur la 14ème case de la corde de Ré ;

Sur la 19ème case de la corde de La ;

Sur la 24ème case – lorsqu’elle existe – de la corde de Mi grave.

Voici une représentation de 4 Mi représentés sur les 4 dernières cordes :

   Ainsi, vous devrez utiliser la corde précédente sur une certaine case pour obtenir exactement la même note que la corde à vide que vous cherchez à accorder. 🙂Jouez-les simultanément pour vous rendre compte de l’exactitude de similarité entre les 2 cordes. Tout comme pour la première corde, si vous écoutez une note différente ou un léger battement lorsque vous jouez ces 2 cordes en même temps, c’est que l’accordage n’est pas tout à fait parfait ! 😉

   En attendant, voici les différentes positions à connaître pour accorder votre guitare à partir de chacune des cordes : une fois que vous en avez accordé une, utilisez-la pour accorder la suivante, et ainsi de suite : 🙂

Pour accorder la corde de La, appuyez sur la corde de Mi en case 5;

Pour la corde de , appuyez sur la corde de La en case 5;

Pour la corde de Sol, appuyez sur la corde de en case 5;

Pour la corde de Si, appuyez sur la corde de Sol en case 4;

Pour la corde de Mi aigu, appuyez sur la corde de Si en case 5;

Voici un schéma qui récapitule ces positions :

Mais, pour être encore plus sûr de son coup, le mieux est de se référer à l’accordage par le biais des harmoniques. 🙂

3. L’ACCORDAGE GRÂCE AUX HARMONIQUES

   Il est vrai que j’ai déjà évoqué ce sujet de façon assez complète dans l’article sur les harmoniques naturelles et artificielles. C’est pourquoi je vous le partage de nouveau ici tout en ajoutant quelques notes supplémentaires. 🙂 

   Ainsi, le problème avec la technique de l’accordage au corde à corde, c’est que, lorsque l’on appuiera sur une case pour produire une note de façon « classique », la distance séparant la corde du manche – quelques millimètresfaussera la hauteur de la note car la corde devra être plus tendue que lorsqu’elle est au repos total. De plus, il faudrait appuyer sur la corde de la façon la plus verticale possible pour garder au maximum la justesse de la note. Si vous décalez la corde ne serait-ce que d’un millimètre vers la gauche ou vers la droite, la hauteur sera également faussée et le battement perçu sera d’autant plus important en vous déplaçant vers le haut du manchevers les notes aiguës.

Bien entendu, on peut aller loin pour enculer les mouches… Mais il est quand même important de bien prendre en compte ces deux facteurs ! 😉

   C’est donc là que la maîtrise des harmoniques devient intéressante. Lorsque l’on joue une note harmonique, il suffit d’effleurer la corde que l’on veut jouer sans se soucier de la déformation qu’elle subira en hauteur et en largeur. Cependant, comme il n’existe pas une infinité d’harmoniques que l’on peut jouer sur une guitare, la difficulté va être de repérer celles qui vont produire les mêmes notes que toutes les cordes à vide, ou du moins qui s’en rapprochent. Et c’est là que j’interviens ! 😉

   Voici le schéma récapitulatif pour vous indiquer à chaque fois sur quelles frettes appuyer pour obtenir la corde suivante en utilisant les harmoniques :

Pour retrouver ces notes correspondantes, il suffit de venir se référer au tableau :

   Bien entendu, vous devrez donc supprimer tout battement discernable, ce qui est plus simple avec des harmoniques qu’avec des notes jouées à même le manche. En utilisant cette technique, vous pourrez ainsi vérifier si toutes les cordes sont accordées les unes avec les autres !

   Maintenant, il ne vous reste plus qu’à plaquer un petit accord et entendre le résultat obtenu. 🙂Si tout sonne bien, jouez donc un morceau en même temps que vous l’écoutez avec votre téléphone et comparez les 2 pour savoir si tout est bien juste.

   Si c’est le cas, alors félicitations ! Vous n’avez peut-être pas résolu le Rubik’s Cube, mais vous avez réussi à accorder votre guitare sans avoir recours à la technologie ! Et c’est le plus important ! 😉

   Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, à le partager autour de vous et, bien sûr, à partager ces nouvelles connaissances à vos potes guitaristes ! 😉

Sur ce, je vous dit à bientôt pour un nouvel article sur le blog ! 🙂

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TOP 10 DES SOLOS LES PLUS FACILES À LA GUITARE

TOP 10 DES SOLOS LES PLUS FACILES À LA GUITARE

TOP 10 DES SOLOS LES PLUS FACILES À LA GUITARE

TOP 10 DES SOLOS LES PLUS FACILES À LA GUITARE

   Toute personne commençant la guitare électrique ne désire qu’une chose : devenir assez bon pour jouer les plus grands solos de légende que l’Univers n’ai jamais connu. Et c’est bien normal. 😉Cependant, certains nous donnent davantage de fil à retordre que d’autres, et on se sent vite découragé, pensant que ce n’est pas pour nous.

   Eh bien, détrompez-vous ! Vous aussi, vous avez le pouvoir de jouer certains solos de légende ! – à condition, bien sûr, de travailler quand même un petit peu 😉. Voici donc un petit TOP 10 des solos les plus faciles de l’histoire du Rock. 😉C’est parti ! 🤘

10. WASTING LOVE – IRON MAIDEN

Aux premiers abords, vous vous dites :

« Maiden ?? Mais il est fou ! C’est pas simple du tout ! 😱 »

« Maiden ?? Mais il est fou ! C’est pas simple du tout ! 😱 »

En effet, et c’est pour cela que c’est le n°10 de la liste. 😉

   Mais justement : AUCUN SOLO D’IRON MAIDEN n’est « TROP SIMPLE » ! Cependant, celui-là est un peu lent, pas trop long et certaines notes se répètent… Je pense donc qu’avec un peu d’entraînement, tout le monde peut y arriver. 🙂Et voilà donc un beau petit objectif pour tous les guitaristes électriques en herbe qui pourront s’attaquer à du Maiden très rapidement. 😉Et ça, c’est plutôt sympa, non ? 😎

9. NOTHING ELSE MATTERS – METALLICA

   Le fameux, le très célèbre, le très réputé : Nothing Else Matters. Un solo de légende, à la fois puissant et nostalgique. Ce solo, c’est un mélange de plusieurs techniques qu’il vous faut connaître en tant qu’apprenti de la 6 cordes. D’ailleurs, tout le morceau est à connaître ! 🙂Mais si vous souhaitez commencer par le solo, voici la liste de ce que vous devez maîtriser :

Les Double Bends ;

Les Hammer-On et Pull-Off ;

Les Bend Unisson et les barrés de l’index sur les petites cordes ;

Le vibrato au doigt.

   En soi, le plus dur est de maîtriser la technique du Bend à 2 doigts, notamment pour le Bend Unisson ou le Bend de Quintepar exemple, annulaire en case 14, corde de Sol, bendé / et auriculaire case 15, corde de Si qui ne bouge pas. Mais, comme toujours, avec un peu d’entraînement, vous y parviendrez facilement puisque, dans le Rock, c’est la technique la plus utilisée en solos. Vous avez donc tout intérêt à vous y atteler, que ce soit pour ce morceau ou pour un autre. 😉

8. THE KIDS AREN’T ALRIGHT – THE OFFSPRING

   Aaaah, The Offspring. Du bon Punk Rock des années 90. Côté rythmique, il y a du boulot : Palm Mute, rapidité de la main droite – pour les droitiers – et changements de Power Chords à la main gauche – Whaaaa Non ça c’est le plus simple en fait 😁. Mais le Punk Rock, c’est aussi des solos simples mais puissants qui ravissent les guitaristes et désolent les parents et les voisins ! 😁Et, en effet, avec The Kids Aren’t Alright, TOUS LES DÉBUTANTS pourront commencer à faire du bruit chez eux !

   Dans ce solo, vous n’avez même pas à gérer l’aller-retour au médiator. Seules les techniques du Bend et du Double Bend sont requises… Autrement dit, le plus fun😉

7. KNOCKIN’ ON HEAVEN’S DOOR – GUN’S N’ROSES

   Reprise de Bob Dylan par les Gun’s N’Roses, Knockin’ On Heaven’s Door est l’un des morceaux les plus joués aujourd’hui par les groupes débutants. En effet, il ne comporte que 4 accords différents, se joue à un tempo plutôt lent et fait l’unanimité lors d’événements populaires. De plus, ses parties solistes sont facilement accessibles à tous les guitaristes en herbe puisqu’elles intègrent quelques techniques qui sont utilisées dans la plupart des solos de guitare électrique : l’aller-retour au médiator pour la vitesse des notes et la technique du Bend et ses dérivés. Une fois ces deux techniques maîtrisées, le solo est à vous ! Comme quoi, tout le monde peut savoir jouer du Slash ! 🙂

6. AIN’T TALKING ABOUT LOVE – VAN HALEN

   En voilà un groupeet un guitariste ! – qui en jette ! Qui aurait pu penser qu’un guitariste débutant pourrait arriver à jouer du Van Halen ? Eh bien, avec Ain’t Talking About Love, voilà qui est chose faite ! 80% du solo se réalise en se baladant sur la corde de Si tout en grattant simultanément la corde de Mi à vide. EA-SY. Et, comme si cela ne suffisait pas, le solo se termine sur une alternance de Hammer-On / Pull-Off entre les cases 17 et 20 de la corde de Si, facilement réalisable avec de la distorsion. Rien de plus simple pour s’imaginer comme un dieu de la guitare après seulement quelques heures de pratique. 😉Bon, en réalité, le schéma réel de fin est composé de 4 notes et peut être plus difficile à adopter pour les débutants… Mais bon, c’est déjà un début ! 😁Voici ce schéma : 🙂

5. WHEN YOU WERE YOUNG – THE KILLERS

   Alors là, avec When You Were Young, on commence fort le Top 5 des solos de guitare électrique les plus simples. Il s’agit simplement de notes répétées à la suite en allers simples au médiator. Vous pouvez néanmoins les jouer en aller-retour, si vous préférez. Mais la difficulté restera inchangée dans un cas comme dans l’autre. 😁Mais attention, malgré sa simplicité, ce solo garde tout son intérêt dans cette chanson et est très renommé dans le monde du Rock Alternatif😉

4. HOLIDAY – GREEN DAY

Ah ! On se rapproche de la pole position !

   Après The Offspring, et pour continuer dans la lancée des groupes de Punk Rock, voici en exclusivité, mesdames et messieurs… Green Day et leurs solos dignes des plus grands virtuoses de la guitare ! Ah ben non, en fait… 😁

   Il est vrai que ces solos font partie des plus simples au monde, mais cela ne change en rien le fait qu’ils s’intègrent parfaitement au style du groupe et qu’ils sont parfaitement bien composés. 🙂

   En attendant, il vous sera extrêmement facile de jouer ce solo d’Holiday, et y arriver vous permettra de vous intégrer plus facilement avec d’autres musiciens, étant donné que cette chanson fait partie des playlists de la plupart des groupes émergents à leur début, tel Knockin’ On Heaven’s Door ou Smells Like Teen Spirit... Non, en vrai, cela ne changera rien ! 😁Mais vous aurez au moins le sentiment de jouer un puissant solo de Punk Rock et, après tout, c’est ça l’essentiel. 🙂

3. SMELLS LIKE TEEN SPIRIT – NIRVANA

   Ah ben, en parlant de Smells Like Teen Spirit, la voilà qui fait partie de notre Top 10 ! Après tout, Kurt Cobain était bien loin d’être un Guitar Hero… Rien qu’à écouter le live de The Man Who Sold The World en Unplugged à la MTV, on le remarque assez bien. 😉

   Voilà pourquoi Smells Like Teen Spirit reste un solo très répandu mais très simple, et qui sait faire son effet en toutes circonstances. Apprenez-le et vous en tirerez une certaine satisfaction, j’en suis certain. 😊

2. SEVEN NATION ARMY – WHITE STRIPES

🔊 Poooo, po-lo-po-po-poooo poooo… 🔊

🔊 Poooo, po-lo-po-po-poooo poooo… 🔊

   Ah pardon, on n’est pas dans les tribunes… 😁Et pourtant, la plupart des gens connaissent Seven Nation Army grâce – ou à cause, à vous de voir… – aux matchs sportifs et aux concerts. 😉

   Mais, pour ceux qui l’ignoraient – et j’espère que vous n’êtes pas dans ce cas-là 😉, l’origine de cet « hymne » provient des White Stripes ! Et dans leur enregistrement, le petit solo de guitare a son effet saisissant tout en étant simple comme bonjour à réaliser ! 🙂Avant tout, c’est l’effet fuzz très prononcé qui permet de lui donner pareille ampleur, mais la réalisation technique en elle-même, c’est vraiment du pipi de chat ! Après, si vous voulez vraiment le faire sonner comme dans la version originale, munissez-vous d’un bottleneck et faites « flotter » les notes comme de vrais texans. 😉

Et voilà, on arrive à notre première place ! 😀

Et le grand gagnant est…

1. CALIFORNICATION – RED HOT CHILI PEPPERS

Eh oui, les Red Hot et leur fameux Californication ! 🙂Can’t Stop aurait également pu faire l’affaire, mais il fallait bien choisir. 😁

   John Frusciante est un excellent guitariste, qui sait tout aussi bien maîtriser les solos que la propreté de ses plans rythmiques… et qui sait aussi rester à sa place lorsqu’il le faut, ce qui est le plus dur chez les guitaristes. 😉

   Dans Californication, il a su placer les bonnes notes aux bons endroits durant son solo, et c’est pour cela que la chanson est entièrement accessible à tous les guitaristes débutants, de l’intro au solo… Et jusqu’à la fin, bien entendu !

Si vous n’êtes pas convaincu, alors travaillez-la et vous verrez qu’il n’y a rien de plus simple ! 🙂

Voilà, ceci était le Top 10 que j’estimais le plus hétéroclite tout en restant parmi les grands standards du Rock. Mais, bien sûr, chacun possèdera son propre classement et… heureusement, j’ai envie de dire ! 😉

D’ailleurs, si vous avez des morceaux que vous auriez aimé voir dans ce classement, n’hésitez pas à le dire dans les commentaires ! De cette façon, vous ferez profiter tous ceux qui recherchent de nouveaux solos à travailler ! 😊

Sur ce, je vous souhaite bon courage dans votre entraînement, et à bientôt pour un prochain article. 😊

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LE VIBRATO À LA GUITARE

LE VIBRATO À LA GUITARE

LE VIBRATO À LA GUITARE

LE VIBRATO À LA GUITARE

Le vibrato… Vous avez sûrement déjà écouté ce terme technique un jour ou l’autre… sauf si, bien sûr, vous êtes pianiste. 😁Quoi que

I. QU’EST-CE QUE LE VIBRATO ?

   Le vibrato est une technique propre à tous les instruments à corde qui signifie « faire vibrer » en italien. Mais me direz-vous, un chanteur ne peut-il pas réaliser de vibrato avec sa voix ? Eh bien, la réponse est… si ! Et ce parce que, lui aussi, il possède des cordes – vocales – qui peuvent rentrer en vibration de telle façon à reproduire ce joli effet. 😉

   Mais, pour revenir dans le domaine guitaristique qui est le nôtre, le vibrato est caractérisé comme étant un « tremblement » de la corde par un ou plusieurs doigts qui, sous l’effet rotatif du poignet, permettent de faire légèrement varier la fréquence de vibration de la corde, et de ce fait sa hauteur.

Cette variation peut n’être que de quelques commas1/9 de ton – à plusieurs quarts de tons.

II. QUAND UTILISE-T-ON LE VIBRATO ?

   Le vibrato peut être utilisé dans beaucoup de situations. En chant lyrique, il sera très utilisé sur les longues notes tenues par les chanteurs, par exemple. Mais en guitare, étant donné qu’il existe beaucoup de styles de guitare – classique, folk, électro-acoustique, électrique – le vibrato peut se manifester sous plusieurs formes. Il peut d’ailleurs être provoqué de façon :

• « Classique » comme on nous l’enseigne dans les conservatoires sur une guitare avec des cordes en nylon ;

• Plus puissante et plus intense, notamment avec l’utilisation de la guitare électrique et d’une distorsion digne de l’enfer. 🔥🤘Parfois, on utilise des outils supplémentaires pour accentuer cet effet de vibrato et, couplé avec d’autres techniques de guitare, cela peut être du plus bel effet… Je vous laisse juger par vous-même en lisant la suite… 😉

III. COMMENT RÉALISER LE VIBRATO À LA GUITARE ?

Voyons donc comment réaliser les différents vibratos à la guitare, suivant le type de guitare que l’on utilise. 🙂

A) LE VIBRATO À LA SAUCE CLASSIQUE

   La façon classique de réaliser un vibrato est, comme je l’ai dit plus haut, enseignée dans les conservatoires pour une utilisation sur guitare classique.

   Ainsi, pour réaliser un beau vibrato sur une guitare avec des cordes en nylon, il suffit d’appuyer fortement sur une case avec un doigt et de faire pivoter son poignet de gauche à droite sans faire bouger l’extrémité du doigt sur le manche. De cette façon, et parce que nous ne sommes que des simples êtres humains et non des robots – 😉, le mouvement de poignet fera quand même bouger la position du doigt sur la corde et donc fera plus ou moins varier la hauteur de la note de quelques hertz, causant ainsi notre bel effet. 🙂Vous l’aurez compris, vous ne pourrez pas exécuter cette technique sur une corde à vide, simplement en appuyant sur une case !

   N.B. : Étant donné qu’une guitare est composée de bois et que celui-ci reste souvent relativement souple, il est possible de jouer une corde à vide et de lui donner un petit effet de vibrato :

1. Avec votre main côté chevalet, prenez appui sur le haut de la table d’harmonie, à côté de la terminaison du manche ;

2. Avec votre main côté manche, appuyez en contre-sens derrière la tête de la guitare.

Vous pouvez tout aussi bien faire l’inverse, en tirant la tête de la guitare vers vous tout en exerçant une pression en-dessous du chevalet.

Faites néanmoins attention de ne pas endommager votre belle. 😉

B) LE VIBRATO INTENSE ET PUISSANT

   À l’image de la méthode douce énoncée précédemment, le vibrato peut être exécuté moins « tendrement » si on l’utilise sur une guitare électrique avec – beaucoup 😁– de distorsion. 😀Cette technique est d’ailleurs très utilisée par bon nombre de guitaristes de métal qui cherchent à accentuer une note en particulier durant leurs riffs ou solos.

   Cette fois, un doigt n’est plus suffisant pour réaliser un vibrato digne de ce nom. En effet, 2 ou 3 doigts sont placés sur la case – avec les doigts de support placés, bien évidemment, derrière le doigt principal 😉– et tous sont sollicités pour tirer sur la corde comme pour réaliser un bend, soit de bas en haut dans la direction des bords du manche. Couplez cela à une harmonique artificielle et obtenez un mélange – trèsagressif. Un vrai vibrato à la sauvage. 😉

QUOI ?? Il existe encore pire ?!

QUOI ?? Il existe encore pire ?!

C) LE VIBRATO À LA BARBARE

   Vous vouliez du vibrato à la dure, à la viking, résonant dans les fins fonds de l’enfer ? Alors ne restez pas sur votre vibrato fait à la main. Dénaturez tout et faites appel… À LA MACHINE. 🤖

(Pochette de l’Album : Dystopia – Megadeth)

   Si vous utilisez une guitare électrique, autant aller au bout des choses. Utilisez une tige de vibrato montée sur un Floyd Rose ! 😉

Pour rappel :

   L’effet d’une tige de vibrato est d’abaisserou de monter – le chevalet afin de détendreou de tendre – les cordes entre celui-ci et le sillet et, donc, de modifier la hauteur propre de la corde à vide. Suivant la résistance de la guitare et selon si l’on utilise ou pas un Floyd Rose, les cordes peuvent être détendues de plusieurs tons en moins d’une seconde.

   En général, et comme pour l’exemple précédent, l’utilisation de la tige de vibrato peut être couplée à un jeu riche en harmoniquesplus artificielles que naturelles, d’ailleurs 😉. On peut distinguer des effets appelés de « Screaming » ou de « Dive Bombing » à la Steve Vaï ou à la Satriani, comme expliqué dans l’article sur les harmoniques que vous pouvez retrouver en cliquant ici. 🙂

IV. QUELQUES EXEMPLES…

   Voici quelques exemples pour illustrer nos différents cas, en partant de la guitare acoustique jusqu’à la méthode barbare sur guitare électrique avec tige de vibrato ! 🙂

Giulio RegondiNocturne « Rêverie » Op.19 – Interprété par Drew Henderson

➡ Giulio RegondiNocturne « Rêverie » Op.19 – Interprété par Drew Henderson

B.B. KingBlues Boys Tune

Rusty CooleyUnder The Influence

Rusty CooleyUnder The Influence

HavokPeace Is In Pieces

Eddie Van HalenEruption

Eddie Van HalenEruption

Merci d’avoir lu cet article ! J’espère que j’aurai pu vous éclairer davantage sur cette belle technique qu’est le vibrato. 🙂

S’il vous a plu, n’hésitez pas à le partager autour de vous. 🙂

Sur ce, je vous dis à très bientôt pour un prochain article ! 😀

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LES ACCORDS D’OCTAVE

LES ACCORDS D’OCTAVE

LES ACCORDS D’OCTAVE

LES ACCORDS D’OCTAVE

   Tout le monde sait ce qu’est un accord, que l’on soit musicien ou pas. Du moins, tout le monde en a déjà écouté, même sans savoir comment cela s’appelait. 😉En revanche, les accords d’octave sont une particularité d’accords assez méconnus pour le grand public et  chez les guitaristes débutants et qui, pourtant, a son importance. 😉Voyons ça maintenant ! 🙂

I. QU’EST-CE QU’UN ACCORD D’OCTAVE ?

   Rappelons d’abord ce qu’est un accord. C’est une combinaison de plusieurs notes qui, jouées simultanément, forment un nouvelle forme de sonorité servant, la plupart du temps, à accompagner et soutenir une mélodie. Et il est vrai qu’en général, les accords que nous connaissons sont souvent des accords parfaits, composés de 3 sons : la note fondamentale, la tierceMajeure ou mineure – et la quinte juste. On peut également rajouter une 4ème note, l’octave de la fondamentale, afin de renforcer et d’enrichir harmoniquement l’accord.

   Or, d’après la définition, un accord peut tout à fait n’être formé que de 2 sons seulement. À partir du moment où ces deux notes sont jouées en même temps, elles sont considérées comme formant un accord. 🙂

   Maintenant, revenons-en à nos moutons. Comme indiqué dans leurs noms, les accords d’octave sont des accords formés de deux notes dont la 1ère est la note fondamentale et la 2nde, l’octave ! Forcément, vous ne vous attendiez pas du tout à cela, c’est tout simplement incroyable… 😜

   Et le plus merveilleux, c’est qu’il est possible de les réaliser sur une guitare comme sur un piano, mais pas sur une batterie – en même temps, quelle idée… 😁– ou sur un instrument monophonique tels que les instruments à vent !

   En théorie, lorsque l’on parle d’accords d’octave, on veut souvent mentionner une technique de guitare plutôt qu’une technique de piano. En effet, au piano, ces accords sont souvent utilisés pour faire ressortir davantage une note, à la main gauche – pour renforcer la basse de l’accompagnement – comme à la main droite – pour donner de l’ampleur à la mélodie. Voici un exemple pour chacun des deux cas :

   Pour les jouer, il suffit d’utiliser le pouce et l’auriculaire. Pour les suites d’accords d’octave, il est préférable d’alterner entre l’auriculaire et l’annulaire afin de ne pas crisper et d’aller plus vite.

   Mais mais mais ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est l’accord d’octave au sein du jeu des guitaristes. 😉 En fait, ces accords demandent une technique bien à eux et sont utilisés dans des situations très différentes de celles rencontrées au piano. Alors, sans plus tarder, voyons ça tout de suite !

II. COMMENT FORME-T-ON UN ACCORD D’OCTAVE ?

   Les accords d’octaves sont essentiellement utilisés par les guitaristes leads pour accompagner des Power Chords joués par les guitaristes rythmiques – ou des accords parfaits lorsque les guitares sont acoustiques ou sont utilisées avec un son clean. C’est un simple procédé d’accompagnement, mais pourtant très important !

   De plus, n’étant formés que d’une seule note dans le résultat sonore – en considérant que l’association de la note fondamentale et de l’octave, composés des harmoniques de l’une et de l’autre, ne forment au final qu’une seule note plus riche, ces accords d’octave peuvent être utilisés à tout moment sans craindre une dissonance trop marquante, à condition, bien entendu, de respecter les lois harmoniques de la musique. Mais ça, ça va de soi ! 😉

   En résumé, ces accords sont principalement utilisés en complément d’une ligne harmonique et durant des parties chantées ou simplement instrumentales.

   Même si, plus haut, je disais que les guitares pouvaient être acoustiques, il faut savoir que ces accords sont principalement utilisés dans le domaine de la guitare électrique, et notamment dans le Punk Rock, même si d’autres styles voisins les utilisent de temps à autres. 🙂

Voyons donc quelques exemples afin de mieux les visualiser :

Pour former un accord d’octave à la guitare, il faut partir de la position d’un Power Chord.

Un Po’ quoi ?

Un Po’ quoi ?

   Si vous êtes un guitariste avancé, ou si vous avez lu mon guide « Les Bases de la Musique au Piano et à la Guitare », vous avez déjà dû entendre parler de ce mot barbare. 🙂

👉 Pour ceux qui ont raté le coche, sachez donc qu’un Power Chorden français Accord de Puissance – est un accord formé simplement d’une note fondamentale, d’une quinte juste et parfois de l’octave. Il s’agit donc d’un accord parfait auquel on aurait enlevé la tierce. Il est beaucoup utilisé lorsque des guitares électriques saturées rentrent en jeu puisque les associations tonique / tierce et tierce / quinte donnent un rendu brouillon si trop de distorsion est ajoutée au son de la guitare. Ainsi, en ne conservant le 1er et le 5ème degré – la tonique et la quinte, on obtient un résultat électrisant plutôt sympa que l’on retrouve essentiellement dans le Punk Rock, le Hard Rock et le Métal🙂🤘

Et sur le manche, ça donne quoi ?

Et sur le manche, ça donne quoi ?

   Eh bien, pour former un Power Chord, il vous faut partir d’une case sur la corde de Mi grave ou de La grave – 1ère ou 2nde corde – et poser vos doigts de la façon suivante sur les cordes supérieures :

   Ainsi, pour jouer un accord d’octave, il faut simplement se baser sur un Power Chord composé d’une tonique, d’une quinte et d’une octave et… devinez quoi ?… enlever la quinte ! 😃

Et voilà ce que ça donne :

   Cela dit, pour jouer ces accords, c’est une autre paire de manches de guitare – 😜. Ces accords doivent être joués avec force et en ayant une ampleur dans le mouvement de poignée de la main droite. Il convient donc de gratter l’ensemble des cordes de la guitare mais de ne laisser entendre QUE les deux notes que l’on a frettées. Il faut donc arriver, avec les autres doigts non utilisés, de bloquer toutes les autres cordes.

   Vous trouverez cela compliqué au début, il n’y a pas de doute. Cependant, bonne nouvelle : la position ne changeant pas d’un accord à l’autre, vous y parviendrez automatiquement au bout d’un moment, après un peu d’entraînement, et une fois acquise, cette technique le sera à vie 🙂

III. DANS QUELS CONTEXTES UTILISER DES ACCORDS D’OCTAVES ?

 Les accords d’octaves sont essentiellement utilisés par les guitaristes leads pour accompagner des Power Chords joués par les guitaristes rythmiques – ou des accords parfaits lorsque les guitares sont acoustiques ou sont utilisées avec un son clean. C’est un simple procédé d’accompagnement, mais pourtant très important !

   De plus, n’étant formés que d’une seule note dans le résultat sonore – en considérant que l’association de la note fondamentale et de l’octave, composés des harmoniques de l’une et de l’autre, ne forment au final qu’une seule note plus riche, ces accords d’octave peuvent être utilisés à tout moment sans craindre une dissonance trop marquante, à condition, bien entendu, de respecter les lois harmoniques de la musique. Mais ça, ça va de soi ! 😉

   En résumé, ces accords sont principalement utilisés en complément d’une ligne harmonique et durant des parties chantées ou simplement instrumentales.

   Même si, plus haut, je disais que les guitares pouvaient être acoustiques, il faut savoir que ces accords sont principalement utilisés dans le domaine de la guitare électrique, et notamment dans le Punk Rock, même si d’autres styles voisins les utilisent de temps à autres. 🙂

Voyons donc quelques exemples afin de mieux les visualiser :

IV. QUELQUES EXEMPLES…

Summer / Sum 41

Summer / Sum 41

Savior / Rise Against

Tender Surrender / Steve Vaï

Tender Surrender / Steve Vaï

No Use For A Name / International You Day

A Day To Remember / We Got This

A Day To Remember / We Got This

Voilà, j’espère que cet article vous aura plu. 🙂Si c’est le cas, n’hésitez pas à le partager et à en discuter autour de vous ! 😊

À la prochaine pour un nouveau sujet passionnant ! 😉

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

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10 ERREURS COMMISES PAR LES DÉBUTANTS À BANNIR ABSOLUMENT !

10 ERREURS COMMISES PAR LES DÉBUTANTS À BANNIR ABSOLUMENT !

10 ERREURS COMMISES PAR LES DÉBUTANTS À BANNIR ABSOLUMENT !

10 ERREURS COMMISES PAR LES DÉBUTANTS À BANNIR ABSOLUMENT !

   Quelle que soit l’activité artistique ou sportive que l’on souhaite commencer, il est indispensable de connaître les bases de son domaine et de ne pas prendre dès le début des mauvaises habitudes qu’il serait difficile d’oublier par la suite… et la musique ne fait pas exception à la règle !

   Voici donc un petit article récapitulant 10 erreurs qui sont commises par un bon nombre de débutants et qui empêchent de progresser rapidement.

1. L’OUBLI DU MÉTRONOME

   Ah qu’est-ce qu’on l’aime cette petite bête… Ou pas ! Et pourtant, il est extrêmement conseillé d’utiliser un métronome à chaque fois que vous déchiffrez un nouveau morceau, que vous soyez débutant ou professionnel. Il permet de décrypter plus facilement les passages plus « chargés » en notes ou en rythmes en nous indiquant exactement l’endroit où vont tomber ces notes. De plus, un débutant aura tout intérêt à l’utiliser afin de se familiariser avec la notion de pulsation et avec les différents rythmes existants – exemple avec les triolets, les syncopes et autres rythmes avancés. Enfin, ce petit outil permet de maintenir un tempo lent sans pouvoir laisser la possibilité d’accélérer lors du déchiffrage d’un nouveau morceau. Autant dire qu’il est plutôt utile. 🙂

2. UN MAUVAIS POSITIONNEMENT PAR RAPPORT À SON INSTRUMENT

   Perdre une mauvaise habitude avec le temps est une chose délicate. Et la posture vis-à-vis de son instrument ou le positionnement de celui-ci en fait partie. Peut-être vous dites-vous que ce n’est pas la première préoccupation à avoir, mais sachez que si vous commencez à jouer d’un instrument avec la mauvaise position et que vous la conservez avec le temps, alors vous aurez du mal à la rectifier le jour où un professeur de musique vous demandera de vous positionner correctement.

   Le problème d’un mauvais positionnement ? Vous allez le compenser naturellement en positionnant vos mains et vos doigts de telle façon que vous allez vous fatiguer rapidement. De plus, quand vous jouerez des morceaux rapides demandant dextérité et précision, cette mauvaise position de vos doigts entraînera des crispations inutiles supplémentaires à celles que rencontrerait un musicien professionnel sur un morceau technique en conditions optimales. Respectez donc à tout prix ce positionnement pour partir sur de bonnes bases. 🙂

   Je vous invite par ailleurs à télécharger gratuitement mon guide « Les Bases de la Musique au Piano et à la Guitare » dans lequel vous trouverez comment vous positionner correctement devant un piano. Pour la guitare, vous pouvez vous référer à l’article se référant ici.

3. VOULOIR BRÛLER LES ÉTAPES ET JOUER TROP VITE

   Un défaut que je retrouve très souvent chez certains de mes élèves est celui de vouloir jouer un morceau d’une traite et à vitesse maximale dès le moment où ils commencent à déchiffrer la partition. Ne le niez pas, vous le faites sûrement vous aussi ! 😉Moi, je l’avoue, cela a été mon cas durant mes premières années d’apprentissage du synthétiseur et ma prof me le rappelait bien. 😁

   Vous pouvez bien entendu directement déchiffrer votre morceau plus rapidement ou à 2 mains si vous en avez le niveau, mais il sera néanmoins important de ne pas faire du « yaourt » et de respecter proprement toutes les intentions de la partition. Et c’est dans ce cas-là que le déchiffrage lent est essentiel.

   Si vous ne prenez pas en compte toutes ces intentions dès le début du déchiffrage mais que vous jouez directement votre morceau à la vitesse maximale, vous allez le travailler en boucle en ayant dans l’oreille une mauvaise « visualisation » du résultat final. Vous pourrez peut-être le rectifier, mais ce sera plus délicat. Ainsi, en commençant par déchiffrer lentement puis en intégrant les intentions d’interprétation au fur et à mesure, votre cerveau assimilera ces dernières plus facilement et vous pourrez jouer votre morceau à la vitesse maximale sans avoir pris de mauvaises habitudes à ce niveau-là.

4. APPRENDRE PARALLÈLEMENT LA MUSIQUE À PARTIR DE LOGICIELS ET DE JEUX VIDÉOS

   Synthesia, RockSmith, voire même Guitar Hero, tous ces noms de logiciels et jeux vidéos vous disent sûrement quelque chose. En effet, vous avez peut-être déjà voulu apprendre la musique, un instrument ou des morceaux en particulier à partir de ces supports comme des millions de personnes. Et c’est tout à votre honneur.

  Cependant, vous avez dû vous rendre compte qu’il est plus ou moins facile de suivre une partition virtuelle sur un écran vous indiquant quoi jouer, mais qu’il est encore plus difficile de le jouer une fois l’écran éteint. Pourquoi ? Eh bien, tout simplement car, pour cela, vous devez faire appel à votre mémoire.

   Or, pour mémoriser un morceau de 2, 3 minutes voire plus, il vous faudra répéter encore et encore ce morceau jusqu’à pouvoir le jouer par cœur, sans vous aider de la partition sur les logiciels. Vous devrez donc savoir le jouer parfaitement dans un premier temps puis de le mémoriser dans un second temps, ce qui peut être plus ou moins long en fonction de la longueur du morceau, de sa difficulté, de votre niveau de maîtrise de l’instrument, ainsi que plein d’autres facteurs rentrant en compte.

   Je n’ai personnellement jamais pu apprendre à jouer un morceau de piano grâce à Synthesia ou RockSmith, et Guitar Hero ne reflète tout simplement pas la réalité de la guitare. En revanche, ces logiciels permettent de développer d’autres capacités comme la dextérité, la coordination des mains et des doigts ou la vitesse de traitement des informations pour les exécuter le plus rapidement possible. Comme je l’ai mentionné dans mon guide, j’ai d’ailleurs pu comprendre et assimiler les premières bases de coordination des mouvements en batterie grâce à Guitar Hero. Mais cela m’a pris énormément de temps et le résultat est tel que, de tête, je ne sais jouer qu’un rythme simple et répétitif dès que je me retrouve derrière une vraie batterie.

   Mon conseil à l’encontre de ces outils est donc de s’en servir à bon escient pour s’amuser ou pour d’autres raisons spécifiques, mais il est indispensable de savoir jouer d’un instrument avec une bonne vieille base musicale et de se référer aux méthodes traditionnelles qui sont encore aujourd’hui les plus efficaces – ou éventuellement d’apprendre à jouer à l’oreille, comme certains grands pianistes et guitaristes de l’histoire l’ont fait !.

5. NE PAS APPROFONDIR LES PASSAGES DIFFICILES

   Une des erreurs les plus courantes chez l’ensemble des pianistes est… de ne pas assez travailler ! C’est vrai que, comme ça, ça paraît assez logique… 😁Mais, en réalité, beaucoup de pianistes, débutants comme expérimentés, désirent jouer leur morceau le plus vite possible en privilégiant un rendu « qui passe » plutôt que de parfaire les passages contenant des petites imperfections. Et, en effet, il s’agit d’un travail délicat qui requiert rigueur et patience. On pourrait représenter cela sur un graphique, avec la courbe rouge représentant le temps de travail nécessaire à la réalisation partielle du morceau et la courbe jaune celui nécessaire à la correction des imperfections restantes :

   On s’aperçoit donc que cette seconde phase de travail est plus importante mais c’est elle qui vous permettra de faire ressortir toute l’intensité du morceau que vous interpréterez. Faites-vous donc violence et travaillez scrupuleusement pour ne pas bâcler votre œuvre. 😉

   Mais avant tout, le piano doit rester un plaisir. Ainsi, même si travailler dur est important, faire des pauses l’est tout autant. Pour cela, rejouez de temps en temps d’autres passages de votre morceau que vous maîtrisez ou un autre que vous affectionnez pour ne pas rester figés sur un endroit précis de votre partition. À vous de trouver l’équilibre entre travail et pauses qui vous correspond au mieux pour une meilleure efficacité🙂

6. NE PAS ÊTRE RÉGULIER DANS SA PRATIQUE D’INSTRUMENT

   C’est bien connu, si vous souhaitez progresser dans quelque domaine que ce soit, il faut faire preuve de rigueur et de régularité. Ainsi, en musique comme dans toute autre activité, une irrégularité trop prononcée dans la pratique d’un instrument vous empêchera de progresser efficacement.

   Même si ce point est davantage destiné aux musiciens débutants plutôt qu’aux plus expérimentés, 15min de pratique quotidienne est recommandée au minimum pour toujours progresser davantage et pouvoir atteindre les 40 morceaux déchiffrés par an nécessaires à votre progrès. (Pour plus de détails, vous pouvez vous référer à l’article « Comment développer le déchiffrage au piano ».)

   Il est d’ailleurs inutile de travailler son instrument pendant 4h par jour pendant seulement 3 jours puis, après, de ne plus y toucher pendant une semaine. Sachez donc vous octroyer un temps maximal par jour que vous êtes sûr de respecter pour travailler petit à petit et vous progresserez plus efficacement – 15 minutes par exemple. 🙂

7. DÉCHIFFRER DES MORCEAUX TROP DIFFICILES

   L’une des raisons pour laquelle beaucoup de personnes de plus de 10 ans souhaitent débuter un instrument est qu’elles souhaiteraient de tout cœur jouer tel ou tel morceau écouté chez un artiste ou dans un film. Rien de plus normal.

   Cependant, 90% de ces morceaux sont dits « modernes » et ne nécessitent pas la même approche que les morceaux issus de la Grande Musique – Classique, Romantique, etc. Ainsi, la plupart de ces morceaux ne paraissent pas compliqués à jouer mais requièrent quand même de maîtriser de solides bases qui ne sont pas forcément accessibles à tous.

   Par exemple, l’intro de « To Build A Home » de The Cinematic Orchestra n’est composée que de quelques accords plaqués sur un tempo très lent. On pourrait donc supposer que c’est simple et facilement réalisable par tout le monde dès le premier abord. Or, en regardant de plus près la partition, on se rend compte que celle-ci est composée de 3# à l’armure, que les rythmes présents à partir de la 3ème mesure ne sont pas forcément évidents et qu’il est bien entendu nécessaire de maîtriser la Clé de Sol et la Clé de Fa en accords ainsi que d’autres notions telles que les liaisons et les silences… Bref, un ensemble de petites choses qui peuvent vite nous faire baisser les bras si l’on n’y connaît absolument rien.

   Bien entendu, si vous avez plus d’un an de piano à votre actif, ce morceau vous paraîtra assez simple à jouer. En revanche, ne vous amusez pas à déchiffrer la Fantaisie Impromptue de Chopin si vous n’avez qu’un ou deux ans de pratique. Chacun doit respecter son niveau, pour la simple et bonne raison que de mettre une barre trop haute vous fera perdre toute motivation et ainsi toute chance de progresser définitivement.

7. MÉMORISER PAR CŒUR AU LIEU DE LIRE LA PARTITION

   Un problème que je retrouve souvent et qui est à mettre en relation avec le point n°3 est le suivant : beaucoup préfèrent mémoriser l’emplacement des doigts sur le clavier plutôt que de suivre les notes sur la partition. En effet, certains morceaux comme « To Build A Home » peuvent facilement être exécutés sans avoir recours à une lecture de partition puisque les accords ou les schémas rythmiques sont répétitifs tout au long du morceau, ce qui peut d’ailleurs en faire un morceau assez simple à jouer lorsque l’on débute… enfin, c’est ce que l’on pourrait croire, du moins.

   Évitez à tout prix de procéder de cette façon ! Au bout du compte, vous saurez peut-être jouer ce morceau en vous remémorant les notes sur votre clavier, mais vous ne saurez pas plus déchiffrer une partition qu’avant d’avoir commencé ce morceau, ce qui vous donnera d’autant plus de difficulté à en déchiffrer un nouveau.

   Il faut savoir se faire violence, et c’est malheureusement de cette façon que vous maîtriserez au mieux la musique. Mais vous verrez, en vous entraînant sur des morceaux assez simples, vous y parviendrez assez vite et, à terme, vous ne supporterez plus de jouer un morceau sans savoir où vous en êtes dans la partition. 😉

9. TRICHER AVEC LE SON DE L’INSTRUMENT

   Au piano comme à la guitare électrique, il est possible de « tricher » lorsque l’on apprend un morceau pour avoir l’impression que celui-ci sonne carrément bien même en étant très maladroit durant son déchiffrage. Une grande partie des musiciens qui connaissent ces méthodes les utilisent régulièrement, et c’est bien normal : lorsque l’on apprend un morceau, celui-ci ne ressemble pas à grand-chose au tout début. C’est donc tout naturel de vouloir écouter un semblant de résultat tout de suite qui nous donnera d’autant plus envie de continuer à le travailler. Or, si vous êtes débutants, vous ne les connaissez probablement pas… Peut-être ne devrais-je donc pas vous les dévoiler… 🤔😁

   Eh bien si, je vais quand même le faire ! Tout simplement pour que vous sachiez à quel moment vous êtes dans le faux ou dans le vrai lorsque vous travaillez votre instrument. 😉

  • Au piano, une fois que vous avez commencé à utiliser la pédale dans un, puis deux, puis dix morceaux, vous ne pouvez plus vous en passer. C’est tellement plus beau, plus « réverbéré », plus chaleureux et tellement plus simple à interpréter. De plus, elle permet de « noyer » toutes les petites erreurs. Pour vous en rendre compte, jouez donc un morceau que vous connaissez depuis un moment contenant de la pédale mais… n’y touchez pas. 😉Si vous avez bien travaillé vos doigtés et la propreté de votre jeu, alors tout devrait aller pour le mieux, mis à part de rajouter la petite touche finale qu’apporte la pédale pour l’interprétation. Cependant, si vous vous rendez compte que certaines notes sont hachées, un peu décalées les unes avec les autres ou que vous « trébuchez » par moment, alors cela veut dire que vous avez encore quelques détails à corriger… sans pédale ! 😉
  • À la guitare électrique, il existe un moyen de camoufler ses erreurs et petites imperfections de jeu à presque tous les coups : l’utilisation d’une distorsion très accentuée et d’effets supplémentaires.

   Vous ne pourrez vous en rendre compte que par vous-même. Poussez la distorsion de votre canal saturé à son maximum et écoutez… Oui, ça fait un beau larsen à peine que l’on retire les doigts du manche, je vous l’accorde. 😁Mais vous allez aussi pouvoir obtenir un solo digne des légendes du rock en faisant un yaourt monumental et en mast****** votre manche comme vous le souhaitez. Et ça, c’est du Rock. 😎🤘

   Plus sérieusement, si vous souhaitez écouter davantage la réalité de votre jeu pour l’améliorer, je vous conseille d’opter pour un son clean, grunge ou fuzz. Le son sera clinquant, clair et précis pour que puissiez savoir exactement ce que vous faites. Mais les effets de delay, wah-wah, reverb – au même titre que la pédale du piano – permettent également de tricher. Prenez par exemple le solo final de la chanson « Dani California » des Red Hot Chili Peppers. Il est joué avec une distorsion très poussée et wah-wah bien mise en avant qui donne l’impression qu’il joue comme un virtuose. Alors, même si John Frusciante est un excellent guitariste, il n’a pas non plus surpassé Yngwie Malmsteen sur ce solo et c’est bien la preuve que ce sont les effets de guitare qui permettent d’avoir le résultat final comme on le connaît si bien – à 4’26🙂

10. GARDER SES MAUVAISES HABITUDES

   L’ouverture d’esprit et la remise en question sont la clé pour réussir en ce monde. Eh bien, devinez quoi ? En musique c’est la même chose, oui. 🙂(Ça y est, vous commencez à connaître la chanson 😉)

   Vous vous êtes déjà sûrement demandés pourquoi les enfants de moins de 10 ans parvenaient à apprendre la musique plus facilement qu’un adulte de 30 ans ou de 50 ans. Eh bien, cela est dû en partie à 2 choses :

  • À cet âge-là, l’esprit est malléable et réactif à souhait. C’est d’ailleurs pour cette raison que les parents doivent faire découvrir de nouvelles activités dès le plus jeune âge de leur enfant pour voir ce qui lui plaît le plus et qu’il puisse apprendre très rapidement cette nouvelle activité.
  • Mais un enfant est – en général – également dépourvu d’étroitesse d’esprit, ne s’interroge pas autant que le ferait un quinquagénaire et peut intégrer très rapidement énormément de nouvelles informations. D’où le fait que l’éducation donnée à son enfant dès son plus jeune âge aura des répercussions sur le reste de sa vie.

   Il vous faut donc vous libérer de ce conformisme que vous avez toujours connu, dépasser vos habitudes et vous remettre sans cesse en question. Si vous répétez en boucle les mêmes mauvaises erreurs, alors vous n’arriverez pas à progresser et à attaquer des morceaux plus audacieux. Efforcez-vous donc de corriger toutes ces petites imperfections tant qu’il en est encore temps et votre progrès n’en sera que plus beau🙂

   N’hésitez pas à partager cet article s’il vous a plu. J’espère qu’il vous aura permis de savoir comment éviter le plus possible les petites erreurs les plus courantes et qui, à terme, peuvent avoir de lourdes répercussions sur le jeu d’un musicien.

À très bientôt pour un prochain rendez-vous musical sur le blog ! 🙂

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

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LES HARMONIQUES NATURELLES & ARTIFICIELLES

LES HARMONIQUES NATURELLES & ARTIFICIELLES

LES HARMONIQUES NATURELLES & ARTIFICIELLES

LES HARMONIQUES NATURELLES & ARTIFICIELLES

   Aujourd’hui, nous allons nous attaquer au vaste sujet que ce sont les harmoniques à la guitare. Il faut d’ailleurs savoir que c’est une technique de jeu applicable à la guitare mais aussi sur tous les instruments à cordes, comme le violon, violoncelle, etc.

   Bon, dans notre cas, nous ne nous intéresserons qu’à la guitare en particulier, puisque, de toutes façons, je ne sais pas jouer de violon ! 😅 Voyons donc comment créer ces petits effets tant redoutés mais tellement convoités par les guitaristes débutants, surtout lorsqu’ils sont passés au travers d’un Delay, d’un Chorus ou d’une Distorsion ! 😉

I. INTRODUCTION SUR LES HARMONIQUES

   Pour comprendre au mieux comment fonctionnent les harmoniques sur un instrument, intéressons-nous un tant soit peu au phénomène physique originel.

   Dans le domaine sonore, un harmoniqueeh oui, c’est un nom masculin, contrairement à ce que l’on pourrait penser en écoutant les abus de langage de la plupart des musiciens – est un élément à part entière dans la composition d’un son.

   Si vous avez lu mon guide « Les Bases de la Musique au Piano et à la Guitare », vous avez dû voir qu’un son est caractérisé à partir de 3 facteurs : la hauteur, la durée et le timbre. Si vous ne l’avez pas encore téléchargé, je vous invite à le faire dès à présent en cliquant sur ce lien🙂

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   Mis à part la durée du son qui n’est que le temps pendant lequel celui-ci est joué, la hauteur et le timbre sont directement liés à l’utilisation des harmoniques. En effet, un son est défini par une fréquence – un nombre d’oscillations sinusoïdales par seconde mesuré en Hertz (Hz) – fondamentale et des fréquences harmoniques.

Pour faire court :

La fréquence fondamentale détermine la fréquence principale de la note entendue et donc sa hauteur :

Les fréquences harmoniques et leurs amplitudes – pourcentage d’intensité entre chacune d’entre elles et par rapport à la fréquence fondamentale – déterminent le timbre du son et donc permettent de savoir par quel instrument ce son a été joué :

   En fait, les valeurs hertziennes des harmoniques ne sont pas définies au hasard. Un lien mathématique les relie avec la note fondamentale. Et en effet, si fo est la fréquence de cette note fondamentale : l’harmonique n°1 vaudra 2 x fo, la n°2 vaudra 3 x fo, la n°3 vaudra 4 x fo, etc.

     Par exemple, pour la note La1 de fréquence fondamentale 110Hz, ses harmoniques auront pour fréquence :

• H2 = 2 x 110 = 220Hz

• H3 = 3 x 110 = 330Hz

• H4 = 4 x 110 = 440 Hz

   De plus, il faut savoir que les notes harmoniques sont des notes qui sont « harmonieuses » avec la note fondamentale, c’est-à-dire des quintes, tierces, septièmes mineures et octaves qui viendront s’ajouter à elle pour former une belle résonance. Et c’est ainsi qu’en jouant un La 1 de fréquence fondamentale 110Hz nous obtenons :

• H2 = La 2

• H3 = Mi 3

• H4 = La 3

   Bien évidemment, la liste ne s’arrête pas là. Le nombre d’harmoniques est infini mais leur amplitude décroît au fur et à mesure des multiples de la note fondamentale.

   Sur une guitare, il est possible de réaliser plusieurs types d’harmoniques : les harmoniques naturelles et artificielles. Vous le savez, pour jouer différentes notes à la guitare, il faut faire varier la longueur de la corde pincée entre notre doigt et le chevalet en se déplaçant de case en case sur le manche. De cette façon, plus on ira vers le bas du manche, plus la portion de la corde diminuera et plus le son sera aigu. Eh bien, pour produire des harmoniques, il faudra se servir de la longueur totale de la corde et créer ce que l’on appelle des « nœuds harmoniques » à des endroits spécifiques pour provoquer les notes harmoniques correspondantes.

Mais avant de vous embrouiller davantage l’esprit avec de la théorie, je vous invite à découvrir comment réaliser cela en pratique ! 😉

II. LES HARMONIQUES NATURELLES

1. LA TECHNIQUE POUR JOUER LES HARMONIQUES NATURELLES

   Dans la théorie, il existe une multitude d’harmoniques liées à une note fondamentale. Or, plus on double la fréquence de cette note pour trouver les harmoniques existantes, moins il sera possible de discerner ces dernières en terme de volume sonore. D’ailleurs, plus on cherchera à jouer des harmoniques très aiguës, plus il faudra être précis dans la façon de jouer. C’est pour cela qu’il n’existe que 7 positions d’harmoniques que l’on peut réaliser et seulement 5 que l’on peut indiquer sur une partition/tablature.

   Rappelons-le, pour jouer une note à la guitare, il faut appuyer son doigt dans une case en se rapprochant le plus de la frette suivante afin que le son ne « frise » pas. Pour jouer une note harmonique, ce sera un peu différent : il faudra seulement effleurer la corde mais, cette fois, pas au-dessus de la case, mais au-dessus de la frette métallique comme sur la photo ci-dessous :

Ainsi, les 5 positions que l’on peut définir sont :

La frette 12, qui sépare la corde en sa moitié : on obtiendra l’octave ;

La frette 7, située au tiers de la corde : on obtient la quinte au-dessus de l’octave, ou « 12ème» ;

La frette 5, située au quart : on obtient la note fondamentale à 2 octaves au-dessus ;

La frette 4, située au 1/5ème de la corde entière : on obtiendra la tierce Majeure au-dessus ;

La frette 3, située au 1/6ème, qui nous donne la quinte encore au-dessus.

   Voici un tableau récapitulatif des différentes harmoniques naturelles que l’on peut produire à partir de 6 cordes d’une guitare en accordage traditionnel :

2. L’ACCORDAGE : UN DÉRIVÉ DE L’UTILISATION DES HARMONIQUES NATURELLES :

   Il existe plusieurs techniques pour accorder sa guitare. Pour les débutants, l’accordeur standard est la meilleure solution. Mais une oreille musicale sera néanmoins indispensable pour que sa guitare soit accordée au mieux possible.

   Dans ce cas, il vous est alors tout à fait possible d’accorder votre guitare à l’oreille en ayant au préalable accordé ne serait-ce que la corde de MI grave  ou celle que vous voulez !.

   Pour ce faire, vous devez donc trouver les notes équivalentes à vos cordes à vide sur les autres cordes. Par exemple, jouer en case 5 sur la corde de MI grave nous donnera un LA, soit la note de la 2nde corde jouée à vide. En jouant ainsi ces deux cordes en maintenant la case 5 sur la corde de MI, nous devrions obtenir un son uniformément homogène. De cette façon, il sera facile de savoir si la corde que l’on veut accorder est juste : si elle ne l’est pas, une oscillation désagréable se fera entendre, c’est ce que l’on appelle le battement. En voici un exemple :

Identification d'un "Battement" entre les Fréquences

   Cependant, le problème avec cette technique est que, lorsque l’on appuiera sur une case pour produire une note de façon « classique », la distance séparant la corde du manche – quelques millimètres – faussera la hauteur de la note car la corde devra être plus tendue que lorsqu’elle est au repos total. De plus, il faudrait appuyer sur la corde de la façon la plus verticale possible pour garder au maximum la justesse de la note. Si vous décalez la corde ne serait-ce que d’un millimètre vers la gauche ou vers la droite, la hauteur sera également faussée et cet artefact sera d’autant plus important en vous déplaçant vers le haut du manche – vers les notes aiguës.

   Bien entendu, on peut aller loin pour enculer les mouches… Mais il est quand même important de bien prendre compte ces deux facteurs ! 😉

   C’est donc là que la maîtrise des harmoniques devient intéressante. Lorsque l’on joue une note harmonique, il suffit d’effleurer la corde que l’on veut jouer sans se soucier de la déformation qu’elle subira en hauteur et en largeur. Cependant, comme il n’existe pas une infinité d’harmoniques que l’on peut jouer sur une guitare, la difficulté va être de repérer celles qui vont produire les mêmes notes que toutes les cordes à vide, ou du moins qui s’en rapprochent.

   Mais ne vous inquiétez pas, vous êtes au bon endroit, je suis là pour tout vous dévoiler😉

   Voici deux schémas récapitulatifs pour vous indiquer à chaque fois sur quelles frettes appuyer pour obtenir la corde suivante, en appuyant de façon classique ou en utilisant les harmoniques :

Pour retrouver ces notes correspondantes, il suffit de venir se référer au tableau :

3. QUELQUES EXEMPLES…

Voici quelques exemples de morceaux ayant utilisé les harmoniques naturelles :

• Addicted / Crazy – Simple Plan (Intro)

• Welcome To The Black Parade – My Chemical Romance (2’06)

• Citizen Erased – Muse (Intro)

• Head Over Heels – Accept (Intro)

• Buried Myself Alive – The Used (Couplets)

III. LES HARMONIQUES ARTIFICIELLES

1. LES DIFFÉRENTES CATÉGORIES D’HARMONIQUES ARTIFICIELLES

   À l’inverse des harmoniques naturelles, il existe plusieurs types d’harmoniques artificielles et, du coup, plusieurs techniques pour les exécuter. Néanmoins, bien qu’il soit quand même possible de les jouer sur une guitare acoustique, le rendu recherché pour la plupart d’entre elles ne pourra être atteint qu’en utilisant une guitare électrique avec un son très saturé, tel celui de la guitare de Phil Demmel – Machine Head ou de Marty Friedman  Megadeth. Voyons en détail les 3 types d’harmoniques artificielles que l’on peut rencontrer :

A. LES HARMONIQUES NATURELLES “DÉCALÉES”

   Vous vous demandez sûrement ce que je veux dire par là… Eh bien, en fait, c’est très simple. Si vous essayez de jouer une harmonique naturelle sur la frette n°18 de la corde de Sol, par exemple, vous n’obtiendrez aucun résultat. En revanche, si quelqu’un appuie sur la case 6 de cette même corde (Do#) avant que vous ne jouiez l’harmonique sur la frette n°18 – ou que vous utilisez un capodastre en case 6, ce qui peut être plus pratique… 😁, alors cette fois vous obtiendrez une belle harmonique qui sera… l’octave de la note jouée à la case 6, soit un Do# aigu car 6 + 12 = 18 !

   Vous l’aurez compris, comme les cases d’une guitare rétrécissent au fur et à mesure que l’on monte sur le manche, le rapport entre les notes et la longueur de la corde jouée reste toujours le même. (Merci les maths ! 😉)

   Ainsi, jouer une harmonique naturelle 12 cases plus haut qu’une autre note reviendra toujours à jouer son octave, quelle que soit la case préalablement jouée. Il en sera de même pour les harmoniques jouées 7, 5 ou 4 frettes au-dessus.

   Le problème, c’est que nous n’avons que 2 mains pour, à la fois, appuyer sur la case de départ, effleurer la frette de l’harmonique que l’on veut jouer et enfin gratter la corde. La solution à adopter est donc d’appuyer sur la première case avec la main gauche – pour les droitiers, de placer l’index de sa main droite au-dessus de la frette qui provoquera l’harmonique et de gratter la corde avec le pouce ou l’auriculaire, suivant comment vous le sentez :

B. LES HARMONIQUES TAPÉES

   Un petit dérivé de l’harmonique que je nomme « décalée » est l’harmonique artificielle tapée. La différence réside dans le fait qu’il n’est pas nécessaire de jouer avec deux doigts avec la main droite : il suffira de taper le plus vite possible sur la frette provoquant l’harmonique pour stimuler la corde. Avec la distorsion que vous aurez rajoutée sur votre ampli, la corde vibrera en ayant été effleurée un court instant sur son nœud et provoquera d’elle-même l’harmonique.

Cette technique a beaucoup été mise en valeur grâce au grand – très grand – Eddie Van Halen.

C. LES PINCHED HARMONICS (OU HARMONIQUES SIFFLÉES)

Mais qu’est-ce que c’est donc c’est quoi ça ?

Mais qu’est-ce que c’est donc c’est quoi ça ?

   En fait, vous connaissez déjà la réponse ! 😉Ces harmoniques artificielles-là sont les plus utilisées dans le milieu du Rock, HardRock et Métal. Vous avez d’ailleurs sûrement dû les écouter assez souvent en écoutant, pour reprendre l’exemple précédent, des solos de Van Halen, ou de Zakk Wylde.

   Ces harmoniques-là demandent une plus grande maîtrise de technique et sont donc les plus compliquées à faire sonner. Mais, ne vous inquiétez pas, avec un peu d’expérience, vous y parviendrez assez rapidement. 😉

   Le principe est le même que pour les harmoniques vues précédemment : pour faire sonner une harmonique sifflée, la corde doit être effleurée à quelques endroits précis pour obtenir des octaves, quintes ou tierces beaucoup plus aiguës.

   Mais, cette fois-ci, tout se passe au niveau de la main droite – toujours pour les droitiers : juste après avoir gratté votre corde au médiator, vous devrez l’effleurer avec la chair de votre pouce. Pour cela, votre médiator ne devra dépasser que très peu entre vos doigts afin que le contact se fasse le plus rapidement possible après le grattage de la corde. C’est ce contact avec le pouce qui va venir créer l’harmonique.

   Pour commencer, entraînez-vous à gratter la corde normalement dans un premier temps puis de l’effleurer au même endroit avec le bord de votre pouce dans un second temps. Si vous n’obtenez aucun résultat et que la corde s’étouffe immédiatement, c’est que vous n’êtes tout simplement pas situé sur un nœud harmonique. Réessayez donc en vous déplaçant de quelques millimètres vers la gauche ou vers la droite jusqu’à ce que vous en trouviez un. 🙂

   C’est là toute la difficulté de la technique. En comparaison avec les harmoniques vues précédemment, il n’y a aucune frette sous notre pouce pour nous indiquer où nous positionner en fonction de la case jouée à la main gauche. Vous devrez donc chercher par vous-même et ressentir, au fur et à mesure, où se situent les nœuds harmoniques qui fonctionnent le mieux en combinant la position de votre main droite aux notes que vous jouerez à la main gauche.

   Une fois que vous en avez trouvé un ou deux, essayez donc de gratter et d’effleurer la corde avec votre pouce d’un seul geste. Ce dernier doit être rapide et vif, de telle sorte que le contact avec le pouce se fasse avant que la note normale ne résonne, ne laissant écouter alors que l’harmonique.

   Dans l’esprit, vous devez imaginer que vous voulez faire crier votre guitare en la « torturant ». Si vous êtes d’une nature pacifique comme moi – 😁, essayez donc simplement de tenir plus fortement votre médiator et de « creuser » votre corde lorsque vous la jouez. Ne vous inquiétez pas, aucune des guitares de ce monde n’a été maltraitée en jouant de cette façon😉N’hésitez donc pas à extraire de la vôtre tout ce que vous pouvez en multipliant les effets. Vous verrez, elle saura vous le rendre. 😉Bien entendu, inutile de vous rappeler que la distorsion doit être au rendez-vous. 🙂

2. DES HARMONIQUES POUR DES EFFETS SYMPAS !

   Il faut le reconnaître : utiliser des harmoniques au cours d’un morceau, c’est super stylé🙂Mais si, en plus, vous y ajoutez des effets, le rendu final sera encore plus impressionnant ! Voici donc quelques techniques supplémentaires à rajouter à votre utilisation des harmoniques pour donner à votre entourage l’impression que vous êtes un vrai Guitar Hero ! 😉:

 

  • La pluie d’harmoniques : cet effet impressionnant n’est qu’un placebo puisqu’il est extrêmement simple à réaliser. Pour ce faire, effectuez un schéma classique et répétitif de hammer-ons et de pull-offs de façon rapide et énergétique sur n’importe quelle corde en faisant glisser le côté de l’auriculaire de votre main droite sur les cordes au niveau des micros. Faites cependant attention de ne pas trop appuyer pour ne pas étouffer les cordes, il faut simplement les effleurer.

PS : Vous pouvez également créer un effet un peu similaire mais en faisant glisser le médiator le long de la corde pendant que vous jouez votre schéma à la main gauche. On retrouve d’ailleurs cet exemple dans le solo de « Rock You Like A Hurricane » de Scorpions.

  • Le « Dive Bombing » façon Joe Satriani :

Pour réaliser cet effet, qui signifie littéralement « explosion plongeante », il faudra l’effectuer en deux temps :

1. Il faut d’abord jouer une corde à vide (de préférence la corde de MI grave ou la corde de LA pour donner un aspect plus grave) et abaisser fortement votre barre de vibrato ;

2. Effleurez ensuite l’harmonique de votre choix sur une corde plus aiguë en remontant cette fois le vibrato dans l’autre sens et en le faisant osciller une fois que vous êtes arrivés quasiment au maximum de ce que peut endurer votre guitare. L’effet sera particulièrement efficace si vous choisissez des harmoniques en 7ème, 5ème, 4ème case ou encore en-dessous.

  • Le « Screaming » à la Steve Vaï : pas étonnant de trouver le nom de ce guitariste lorsque l’on parle technique de guitare, puisque Joe Satriani a été le professeur de guitare de Steve Vaï lorsqu’il était jeune. D’après vous, l’élève aurait-il dépassé le maître ? N’hésitez pas à me faire part de votre point de vue en commentaire ! 😉

   En tout cas, pour faire crier votre guitare, exécutez la même technique que précédemment en supprimant la « descente aux enfers » créée avec l’abaissement du vibrato sur les grosses cordes. Si vous voulez retrouver le même son que Steve Vaï, choisissez alors d’utiliser les harmoniques situées sur les frettes 2 de la corde de MI grave ou 14 de la corde de SOL.

3. QUELQUES EXEMPLES…

     Étant donné que les harmoniques artificielles sifflées sont les plus couramment utilisées, voici un exemple de quelques musiques les utilisant à certains moments en particulier :

 

• The Other Line – Chunk ! No, Captain Chunk ! (1’20 – 1’27)

• Master Of PuppetsMetallica (5’51)

• Waking The Demon – Bullet For My Valentine (1’26)

• I Don’t Wanna Stop – Ozzy Osbourne (0’37)

• Beautiful Mourning – Machine Head (0’45)

 

   Voilà, j’espère avoir répondu aux attentes de tous ceux qui se posaient des questions sur les différents types d’harmoniques qu’il est possible de faire à la guitare. Sachez qu’il existe bien d’autres techniques pour créer des sonorités encore différentes. Il ne tient alors qu’à vous d’en faire la recherche et, qui sait, peut-être qu’un jour, vous développerez vous-même votre propre technique ! 😉

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