INTERVIEW D’EXPERT : DIDIER BESSE, PROFESSEUR DE GUITARE & GUITARISTE

INTERVIEW D’EXPERT : DIDIER BESSE, PROFESSEUR DE GUITARE & GUITARISTE

INTERVIEW D’EXPERT : DIDIER BESSE, PROFESSEUR DE GUITARE & GUITARISTE

INTERVIEW D’EXPERT : DIDIER BESSE, PROFESSEUR DE GUITARE & GUITARISTE

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, je vous présente une vidéo un peu différente de celles que je réalise d’ordinaire. En effet, j’ai rencontré, en ce dimanche 13 Octobre 2019, Didier Besse, un professeur de guitare très réputé sur Montluçon, sur ses alentours et même bien au-delà de l’Auvergne ! 🙂

Sans plus tarder, je vous propose de découvrir son parcours, son expérience et les trucs & astuces qui peuvent aider débutants comme ceux désirant se perfectionner en guitare, et plus particulièrement pour improviser. 😉

Bon visionnage ! 🙂

Antoine : Bonjour à tous, alors aujourd’hui je rencontre Didier Besse de l’école de musique « Guitartitude » donc sur Montluçon pour ma première vidéo d’expert. Voilà, c’est un honneur parce que Didier est toujours pris à droit à gauche En fait, la course fait partie de ta vie, c’est ce que tu me disais ce matin

 

Didier : Toujours… On est un dimanche et on est là !

 

Antoine : Et on est là, voilà

Donc, pour commencer, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

 

Didier : En quelques mots : j’ai un parcours de musicien de « baluche », comme on dit, à la base quoi. Je commençais déjà à jouer avant d’avoir un apprentissage confirmé, et puis après j’ai fait plusieurs écoles : une école à Paris chez un particulier qui m’a donné des cours « Bossa », des écoles du coin avec les musiciens qui traînaient justement dans les bals… jusqu’à arriver au CMCN actuel de Nancy où j’ai fait ma formation en ’92. Et c’est là que ça m’a donné envie d’enseigner. Pour moi le Rock’n’roll s’enseignait pas et en fait on me l’a enseigné là-bas. J’ai fait un peu de Conservatoire aussi… En fait j’ai eu un apprentissage Conservatoire, MJC, particulier, mec de studio et j’ai rassemblé tout ça pour faire ma propre méthode.

 

Antoine : Et c’est plutôt efficace puisque maintenant tu as pas mal d’élèves !

 

Didier : Ah ben j’en ai de partout…

 

Antoine : Et ça fuse de tous les côtés !

 

Didier : Et ça joue surtout, ce sont des élèves qui jouent quoi. Ce sont pas que des furieux du manche, que des techniciens mais, par contre, ce sont des musiciens que je retrouve sur scène toutes les semaines. Il y a un de tous mes élèves dont je sais qu’il joue au moins sur Montluçon, les alentours voire plus loin.

 

Antoine : Ah oui d’accord, donc une méthode très efficace. Parce que du coup, tu as sorti aussi une méthode écrite toi-même ?

 

Didier : Cet assemblage en fait, étant donné que j’ai formé d’autres profs pour m’aider puisque j’avais de plus en plus de demandes ici, j’ai nivelé un peu mon apprentissage en essayant de rassembler au moins tout ça dans un volume 1 (normalement y a le 2 qui est là-haut et qui commence à être fait). Et voilà c’est un apprentissage, vraiment, pour former des musiciens au live et pas que des techniciens, voilà, je tiens vraiment à ça.

 

Antoine : Voilà et on est loin du cursus « Conservatoire » droit dans les lignes

 

Didier : Voilà. J’ai tout testé en fait, j’ai fait du Conservatoire, j’ai fait les petites écoles avec les guitaristes qui nous faisaient apprendre du Francis Cabrel, je suis passé par plein de méthodes différentes et j’ai créé la mienne pour, déjà, partager la passion. Je crois que, déjà, c’est ça le plus important. Je sais que j’ai des musiciens qui, 15 ans après, je les retrouve et ils me disent : « Ah mais j’ai toujours ma guitare au coin du canapé et je fais Santiano ou je sais pas quoi à l’apéro »… Eh bien ça me va ! Ils jouent de la guitare, ils sont toujours passionnés et ils ont pas été dégoûtés au moins de la guitare, c’est déjà bien.

 

Antoine : Parce que c’est vrai qu’au Conservatoire, il y en a beaucoup qui abandonnent très vite.

 

Didier : J’en récupère pas mal ! Souvent, on me dit : « Tu prends des gens qui ont fait le Conservatoire ? » et en fait je les prends à partir du moment où les enfants peuvent dire non à leurs parents. Les parents ont payé pendant je ne sais combien de temps le Conservatoire où ils ont fait ça et ils disent « Tu vas pas tout abandonner maintenant ?! » et généralement je les vois venir chez moi et ils savent qu’ils peuvent travailler d’autres styles de musique, c’est surtout ça.

 

Antoine : Parce que tu fais de l’acoustique jusqu’à la guitare électrique ?

 

Didier : Ah oui, acoustique, moi j’ai une grande passion pour John Butler ou des guitaristes comme ça c’est vraiment ma cam.. C’est un peu mon problème, j’ai appris qu’une vie suffit pas pour aborder tous les styles et j’aime plein de styles différents. Donc parfois, dans mes cours, j’hallucine en voyant Pantera et Georges Brassens sur 2 pages consécutives mais bon il y a de la guitare dans les 2…

 

Antoine : Ça ressemble un petit peu à ma playlist chez moi !

 

Didier : Voilà, moi ce que j’aime, c’est la guitare en fait, et la guitare sous toutes ses formes. Ici, on va jusqu’à aborder la mandoline, j’ai un weissenborn, la guitare à plat là… On aborde aussi le dobro, le banjo, etc. Du moment que ça a des cordes, moi ça me va.

 

Antoine : Donc école de musique Guitartitude, sur Montluçon.

Et donc, ta méthode est plus portée sur l’improvisation directement en live pour vite s’adapter avec d’autres musiciens ?

 

Didier : Voilà, c’est pas improvisation, c’est être capable de se sortir de toutes les situations, c’est-à-dire : on a un remplacement à faire, on a un bœuf à faire et on doit savoir au moins lire une grille, connaître les accords de base, improviser dans la bonne tonalité, moduler si on est meilleur (c’est-à-dire changer de gamme dans un même morceau) et puis avoir une base rythmique !

Mais, avant de savoir faire une gamme à 140 à la noire, déjà si tu sais faire 3 accords en place, changer d’accord au bon moment, c’est déjà primordial pour moi. C’est ça avant tout le reste. Je sais qu’ils peuvent se faire plaisir à 2, souvent ils veulent chanter ou, souvent, ils ont un copain chanteur, bon ben tu sais faire tourner 3 accords, c’est déjà ça. Après, tu es guitariste un peu électrique et t’as envie de faire tourner un solo, ben tu sais qu’une forme de pentatonique mais ça suffit. Il y en a qui s’en sortent depuis la nuit des temps avec ça. Et après t’apprendras le mode mixolydien ou le lydien bémol 7 si t’en as besoin mais bon… plus tard !

 

Antoine : Voilà donc, typiquement, par expérience, eh bien, vendredi soir, Didier organisait une soirée bœuf à la salle du Guingois enfin, ça s’appelle bien comme ça ?

 

Didier : Oui, c’est une entité qui s’appelle le 109 qui rassemble 3 ou 4 salles de spectacle sur Montluçon.

 

Antoine : Voilà et j’ai pu tester au moment où c’est parti sur le solo et j’étais un peu dans l’émotion dans le fait d’être arrivé assez vite et puis du coup, le solo, ben je l’ai fait sur une penta

 

Didier : …mineure au lieu de Majeure…

 

Antoine : Déjà, et puis assez simple aussi, j’aurai pu faire beaucoup mieux, mais bon, c’est quand même passé puisqu’il y a des bases.

 

Didier : L’esprit, c’est ça. On se retrouve entre musiciens, on est en

bas de la scène, on sait jouer de la guitare, on monte ! On monte et on voit sur place avec une grille simple, on fait pas toutes les subtilités… Souvent, je dis aux élèves : « Faites des rondes au premier tour, et au deuxième tour vous écoutez comment le batteur ça tourne, vous essayez de vous caler dessus », etc. Donc en fait, tout ça, y’a une méthode pour apprendre ça.

D’ailleurs, j’en parle 30 secondes, je viens d’être labellisé formateur pour Guitar Tech à Lyon, c’est un organisme de formation et j’ai monté une formation exprès pour ça. C’est-à-dire que je vais former des gens, des intermittents du spectacle qui interviennent dans des structures ou des profs pour leur faire optimiser les répétitions, les ateliers, etc. Je vois qu’il y a toujours un petit flou, faut aller jusqu’à gérer le potentiel stress, par exemple, mais on n’en parle pas, ça.

 

Antoine : C’est vrai.

 

Didier : J’ai 6 élèves, il y en a 2 qui sont pétrifiés par le stress, ils peuvent pas jouer la même chose que les autres donc il faut être capable d’analyser ça. Y a tout un tas de choses à savoir sur ce sujet-là. Donc je me retrouve formateur pour eux et sur 3 jours, je vais former des gens à entourer les élèves débutants ou un peu plus confirmés pour optimiser les répétitions, savoir se placer sur scène, savoir gérer un peu leur son, même aller jusqu’à échafauder l’idée d’un chef dans un groupe parce que, souvent, personne prend les commandes mais c’est très très important. Ça se passe bien entre les musiciens mais qu’il y ait quelqu’un qui soit au top pour le rythme, l’autre il maîtrise moins, c’est pas grave. Moi, au niveau du rythme, c’est moi qui dit « c’est comme ça. » Après, gérer les fins comme tu as vu aux soirées bœuf, gérer les changements de tonalité, qui fait un solo… Il faut qu’il y ait quelqu’un qui s’impose. Ce sont des choses qui peuvent s’apprendre mais qui sont pas abordées en général.

 

Antoine : Eh oui Et puis c’est vrai que quand on se connaît pas entre musiciens, ben on a toujours peur de prendre la parole parce qu’on a toujours peur de se dire « Ouais, ils vont me prendre pour un chef, plus comme un ami… » et puis on a peur de se sentir vantard

 

Didier : C’est pour ça qu’il faut toujours le faire avec le sourire, quoi. C’est ce que je dis, t’as vu aux soirées bœuf, j’essaye de faire relativiser à tout le monde. On joue chacun un morceau à son niveau. Et après, voilà.

 

Antoine : Et après, tout le monde s’amuse en mettant ce qu’il veut dedans.

 

Didier : Voilà, la musique, c’est un partage pour les gens qui sont en face, mais un partage sur scène aussi, entre les musiciens. Donc, si sur scène, chacun est dans son coin et regarde pas les autres, ça le fait pas quoi. Donc voilà, ça s’apprend aussi.

 

Antoine : Ça s’apprend, tout s’apprend, effectivement.

Alors du coup, tu organisais vendredi soir une soirée bœuf, mais il n’y a pas que ça comme événement que tu organises tout au long de l’année ?

 

Didier : Non non, je me débrouille tout au long de l’année, avec l’école on se débrouille pour organiser des choses, des rencontres avec des musiciens. Alors j’essaie d’alterner entre des musiciens qui sont des profs, par exemple du MAI puisque je suis labellisé avec l’école depuis peu avec le MAI donc j’ai cette chance-là. Donc il va y avoir des ponts avec les profs du MAI. Je fais venir aussi des gens confirmés qui sont sur scène avec tous les artistes… On a un copain, là, Sébastien Chouard, qui a fait la tournée Mylène Farmer

 

Antoine : C’est pas lui qui jouait dans The Voice, enfin pour l’émission de The Voice ?

 

Didier : Si, si. Oh ben, lui, sa carte de visite, c’est De Palmas, Jean-Louis Aubert, The Voice… Là, il était avec Mylène Farmer, il était avec Nolwenn Leroy, c’est un des guitaristes les plus demandés. Il est venu 3 fois à l’école, c’est un ami et la dernière fois, il est venu avec son pote Michel-Yves Kochmann qui est aussi dans The Voice et qui est aussi le guitariste attitré de Souchon et de Voulzy depuis je sais plus combien de temps… donc j’organise l’événement pour les élèves, pour qu’ils se rendent compte à la fois avec les profs du MAI le côté pédagogie, prof, etc. et le côté métier.

         Et ces gens-là ils ont plein de choses, souvent c’est des rencontres humaines avant tout le reste, quoi. Et la prochaine, elle a lieu le 6 décembre (2019), c’est Pat O’May. Moi j’aime bien faire découvrir à mes élèves d’autres styles de musique. Le guitariste, c’est un guitariste breton et qui mélange bien le shred, on va dire, enfin la guitare solo hardrock/shred un peu avec tout ce qui est musique irlandaise, bretonne, celte, etc.

         Donc voilà, je le fais de temps en temps, je sais que c’est un peu plus particulier mais mes élèves me suivent dans mes délires en général. J’ai fait venir Jean-Marie Ecay aussi qui est un guitariste de jazz exceptionnel… de Nougaro and Co. au moins pour qu’ils percutent dans tel style ou tel style. Aussi j’aime bien faire venir des guitaristes du coin, c’est-à-dire des guitaristes qui ont fait du bal et qui ont vécu du bal pendant je sais pas combien de temps. Ici, il y a un groupe référence c’était SOS… Ben j’ai fait venir, 30 ans après avoir fait mes armes chez eux, en étant un petit groupe etc. et je les fais venir maintenant et ils me parlent de leur métier, etc.

 

Antoine : Oui voilà, toujours une expérience en plus, plusieurs branches qui se rapportent

 

Didier : Voilà, j’essaye de ratisser large parce qu’on vit du métier de la guitare de différentes façons. Mes élèves qui me disent « Moi je veux être musicien » eh bien, à l’heure actuelle, être musicien dans UN groupe de, je sais pas, de Métal… pour en vivre, c’est chaud les marrons quoi. Donc faut être capable d’enseigner, faut être capable de se diversifier. Donc les Masterclass c’est vraiment le truc que je fais le plus mais aussi des soirées bœufs parce que ça permet à tous ces musiciens que j’ai formés et d’autres – plein d’autres – de se retrouver sur scène et de tourner autour d’un morceau. On essaie de prendre des standards et on s’amuse tous ensemble à le massacrer, dans la même direction généralement !

         Voilà, ici, il y a toujours des ateliers, des choses comme ça pour que, dès que les garçons ou les filles savent faire 4/5 accords en place, on les met tout de suite en condition avec bassiste, batteur, etc. pour qu’ils se rendent compte quoi. Chez soi, ça va toujours. Si il y a une mesure à 5 temps ½ chez soi, on s’en tamponne le coquillard comme on dit, mais en bas, quand t’es un bassiste ou un batteur, on doit tout de suite être calé dans le rythme et jouer ensemble. Donc il y a ça et puis plein de choses autour.

         Je vais même animer au Guingois un truc sur les Pedalboards, sur les pédales parce que, souvent, on sait pas dans quel ordre y brancher, à quoi ça sert, etc. donc voilà je fais toujours plein plein plein de choses, un peu trop sûrement.

 

Antoine : Mais alors du coup, j’en n’ai pas parlé dès le début mais, ça fait combien de temps que tu fais de la guitare ?

 

Didier : Oula ! J’ai l’impression que je joue de la guitare depuis tout le temps quoi… des photos de moi, nouveau-né, je grattais déjà les cordes de la gratte à mon père. En fait, j’ai vraiment commencé sérieux vers 14 ans, 13/14 ans…

 

Antoine : Ah ! Pas avant ?

 

Didier : Non… Enfin, j’ai gratouillé toujours, mais, je veux dire, en ayant une démarche… « Ça m’intéresse, c’est ça que je veux faire etc. » où c’est devenu obsessionnel… Des années après, mes parents m’ont dit : « Mais qu’est-ce que t’étais chiant ! » Je jouais de la guitare devant la télé, devant les films à 20h30, et même non branché, ils m’ont dit « mais c’était casse- ».

 

Antoine : Et encore, c’était pas une guitare acoustique !

 

Didier : Euh, ouais ouais.. Oh, je le faisais des fois ! Je le faisais des fois, mais passionné, et t’avais besoin de plus de boulot. Bon, de toutes façons, je pouvais pas m’en passer. Mais, à l’heure actuelle, tout est donné par le net, tu peux trouver les accordages, les trucs, bon. Mais, à l’époque, tu faisais avec les poids sur le 33 tours pour ralentir, puis t’enlevais le poids, tu devais remonter en plus aigu parce que ça allait plus vite et pas à la même tonalité, enfin voilà. Mais c’est un bon apprentissage parce que l’oreille a plus bossé que la moitié des guitaristes que je forme maintenant qui sont meilleurs que moi techniquement, assez vite, mais par contre l’oreille, le fait d’avoir travaillé pendant je sais pas combien de temps à repiquer à l’oreille tous les morceaux, je pense que c’est une école qui manque, il faudrait de temps en temps continuer pour les gens qui vont regarder ça. Vous avez tout sur YouTube, les accordages, la façon de faire et tout, mais essayez quand même de garder ce côté « j’écoute à l’oreille et j’essaye de retrouver les notes moi-même », vous verrez que plus tard, ça vous servira… beaucoup.

 

Antoine : Ouais. Ben c’est justement ce que je valorise un peu sur mon blog, du coup de développer l’oreille au maximum en fait, c’est pour ça que je donne des petites astuces par-ci par-là, pour moi c’est une chose les plus importantes parce que, après, à partir de ça, c’est « facile » entre guillemets de comprendre mieux la technique, en fait.

 

Didier : Je suis d’accord là-dessus.

 

Antoine : Bon et alors, ensuite, prof de musique, ça fait combien de temps ?

 

Didier : Prof de musique ? L’école, on a fêté les 20 ans je crois… C’était même plus que ça en fait. On a fêté les 20 ans du concert de fin d’année, et les premières années j’en faisais pas. Ça fait plus de 20 ans que je fais un concert en fin d’année dans les événements dont on n’a pas parlé où j’ai 70 à 80 élèves qui jouent sur scène et qui jouent, c’est pas le formations où on est 8/10 et qu’il y en a 2 de branchés, voilà. Non non, ils montent sur scène, y’a 3 guitaristes maximum avec des vraies parties à faire qui sont adaptées à leur niveau et ils jouent des vrais morceaux entourés de pros on va dire pour s’il y a à cacher la misère… qu’il n’y a pas bien sûr !

         C’est un événement aussi que je fais une fois par an et ça fait 20 ans qu’on fait ça donc ça fait au moins 25 ans que je donne des cours.

 

Antoine : Et tu as quel âge sans indiscrétion ?

 

Didier : 22 !

 

Antoine : 22 ! Ben ça va !

 

Didier : Non, 54. J’étais à Nancy en ‘92, j’ai fait ma formation à Nancy en ‘92 et j’ai commencé à donner des cours dès que je suis sorti de là-bas, en ‘93. En ‘93, je commençais à donner des cours à la MJC avant de, plus tard, former l’école Guitartitude où j’étais tout seul pendant des années et à force d’envoyer des élèves chez mes concurrents en disant « Ben moi j’ai plus de place », j’ai fais marcher mon intelligence, relative certes, mais j’ai fait marcher mon intelligence en me disant « ben autant former des bons guitaristes », j’en ai un paquet, donc j’en ai formé plusieurs et maintenant on est 3, 3 profs de guitare ici.

 

Antoine : Euh, y’a.. Je me souviens plus exactement des noms

 

Didier : Y’a Fred Bonnet, qui a été un de mes élèves pendant 10 ans… Donc lui, il applique vraiment la méthode que j’ai sortie… et y’a Romain Lopez qui était un de mes premiers élèves y’a longtemps que j’avais formé… Il avait 13 ans. Il en a 30 maintenant ou je sais pas combien. Et je l’avais formé pour aller au MAI, il était sorti majeur de la promotion l’année d’après… grande fierté ! Donc voilà, il est revenu sur Montluçon depuis quelques années et je l’ai embauché pour être le 3ème prof de l’école, de guitare quoi. Donc on a 3 profs de guitare, un prof de batterie et un prof de basse.

 

Antoine : Spécialisé dans le métal, je crois, Romain ?

 

Didier : Oui voilà, mais il maîtrise un paquet de choses. Il peut jouer dans plein de styles puisqu’il fait même les remplacements dans un de mes groupes qui fait de la variété française accordéon-rock, un mélange un peu de tout ça, il joue aussi là-dedans. Donc c’est aussi les styles, les styles musicaux ici abordés, y’a vraiment de tout quoi.

 

Antoine : On se dit, « Franchement, Montluçon c’est une petite ville… » mais y’a beaucoup de choses quand même. Déjà, y’a un paquet de musiciens et c’est vrai que, bon déjà on se connaît un peu tous, et puis même, c’est ce qu’on disait l’autre jour au Guingois avec Philippe qui est, du coup, le technicien de là-bas au Guingois au Conservatoire, y’a une classe ouverte spéciale MAO, Musique Assistée par Ordinateur enfin, au Conservatoire, je pensais jamais que ça aurait pu exister !

 

Didier : Ça évolue. C’est lent mais ça évolue.

 

Antoine : Je pense qu’il y a plein d’idées, plein de potentiel

 

Didier : Et puis moi je suis vraiment pour faire les ponts entre ces 2 apprentissages. Je suis content, l’année dernière, dans la série des choses que j’ai faites, j’ai joué pour un spectacle Ennio Morricone, donc avec des cuivres, je crois il y avait 100 musiciens sur scène. Donc là j’suis pas dans mon univers, je rentre dans l’univers qui vient du Conservatoire, etc.

 

Antoine : Orchestres symphoniques, tout ça

 

Didier : Et c’était magnifique. Moi, ça m’a remis en place parce que le solfège, j’en ai bouffé depuis je sais pas combien de temps dans mon milieu, on s’en sert très très peu. Donc, un pont entre les 2, et là la soirée bœuf, eh ben, il y avait des gens qui venaient de cet univers qui sont venus par curiosité et j’ai qu’un rêve, c’est de mélanger les 2 et ça va se faire, ça va se faire. J’ai pas fini.

 

Antoine : Oui oui, « Je suis encore là ! »

 

Didier : Oui voilà. J’espère par contre que des gens comme toi, il doit y en avoir plusieurs, tu vois des soirées bœuf, moi j’organise ça depuis 15 ans, 20 ans mais on dirait qu’il y a pas d’autres gens qui se disent « Ben moi aussi je vais proposer, aussi, moi, de faire des soirées bœuf  avec un autre thème, peut-être ! ». Peut-être même le même, y’a tellement de monde, il y avait 54 musiciens qui ont partagé la scène. Donc, pensez pas qu’à jouer dans votre coin, pensez à organiser des choses. À l’heure actuelle, il faut se bouger. Et c’est comme ça qu’on fait des rencontres, quoi. Moi je vois les soirées bœuf, y’a eu plein de groupes qui se sont faits grâce à ça : « Eh ! Tu joues bien, toi ! Eh moi, j’aime bien ce style, toi aussi ? » et voilà. Donc, si vous restez chez vous, ça le fait pas.

 

Antoine : Eh ben c’est exactement ce que je disais dans un de mes articles, je ne sais pas si vous l’avez lu, sur « Jouer En Groupe », justement, ou même « Comment Progresser Dans Son Instrument » où je parle justement de comment, en fait de sortir de chez vous, justement, d’aller rencontrer d’autres gens. C’est toujours bénéfique, que ce soit humainement, techniquement, enfin tout, quoi, hyper enrichissant.

 

Didier : La musique, chez soi, c’est bien, parce qu’on fait progresser chez soi, mais l’appliquer directement, c’est…

 

Antoine : C’est une autre école.

 

Didier : Ah ben, de toutes façons, moi, en fait, je me considère encore, à l’heure actuelle, comme musicien qui donne des cours. Le jour où je me considérerai comme prof qui joue un peu de musique, ça va pas aller dans mon cerveau. La musique, elle doit se jouer sur scène. Pour moi, on est fait pour ça. La musique, elle est faite pour ça. Donc là, je donne des heures de cours, mais j’en donne je sais pas combien, mais je vais jouer régulièrement… je sais pas combien de dates j’ai fait cette année, mais avec des groupes différents, par contre.

 

 

Antoine : Avec Marauder aussi !

 

Didier : Marauder, Blondin et la Bande des Terriens, des remplacements Ennio Morricone ou d’autres groupes jusqu’à… j’ai été jusqu’à Paris avec un groupe extra-bal jouer avec, je dépanne plein plein de musiciens qui sont en panne de gratteux, euh.. mais qu’est-ce que c’est bien. Voilà, moi, ce que je préfère par-dessus tout, c’est jouer. Jouer sur scène, ou là, par terre, partout, ça me dérange pas.

 

Antoine : Ouais, c’est ça, moi, vendredi, quand je suis rentré, je devais rentrer ce week-end, et puis on avait un petit concert de prévu avec le petit groupe, donc les Girls Come Down dont je fais partie depuis un petit moment, mais ouais du coup c’était vendredi soir, une petite soirée à la Maison des Jeunes voilà je crois, Rue des Forges, et du coup, je me suis dit « il faut absolument que j’aille à la soirée bœuf aussi ! » parce que ça fait tellement longtemps, de rester dans mon coin, « tout seul », entre guillemets, à Limoges, revenir à Montluçon et re-rencontrer tous les musiciens que je connais et puis jouer avec, c’est carrément autre chose. Ça fait vraiment plaisir, franchement, parce que, 2 jours avant, c’était chaud de caler ça et t’as réussi en plus !

  

Didier : Ouais ouais, ben, de toutes façons, on essaye, quoi. C’est que, on est un peu victime du succès, quoi. Chaque fois, les gens attendent cette soirée et puis, les musiciens du coin jouent toujours à droite à gauche mais on n’a peu l’occasion de se croiser. Et là, voilà donc, des fois, on a des membres… je sais pas combien y’avait de membres de groupes, moi j’ai reconnu dans tous ceux que je côtoyais, y’avait au moins 8 groupes en activité, des musiciens de 8 groupes en activité qui sont venus et qui ont partagé la scène et qui cassent le groupe, justement, parce que… je leur dis : « Je veux pas que vous montiez avec votre groupe nous montrer ce que vous savez faire, on vous voit. » Là, ce que je veux, c’est que, on prend un guitariste qui vient de tel style, tel style, tel groupe et on mélange. Et normalement (normalement), ça doit faire quelque chose.

 

Antoine : Et ça fait toujours quelque chose. Y’a un morceau qui a un petit peu foiré T’es parti boire une bière, « malheureusement » !

 

Didier : Euh, ouais ouais, c’est vraiment ça, des fois, les gens disent « Ouais mais toi tu restes sur scène. », mais j’ai remarqué que j’ai tellement l’habitude de faire ça que, si je suis pas sur scène, pour gérer justement… C’est pour ça que je dis que, cette formation que je vais faire, elle peut aider les gens parce que c’est des choses qui s’apprennent. Et puis faut s’imposer. Faut s’imposer, quitte à paraître prétentieux mais c’est pas de la prétention, c’est que, si tu t’imposes pas, la fin elle peut durer 3 jours avec des solos de guitare jusqu’à ce que mort s’en suive, etc. À la fin de la soirée bœuf, d’ailleurs, j’ai la bouche, elle est de ce côté, à force de balancer les accords au guitariste, balancer les structures au clavier, etc., je finis j’ai la gueule comme ça, mais bon, c’est rigolo !

 

Antoine : Ouais, c’est rigolo ! Bon alors, on a parlé donc, sortir, c’est vraiment essentiel quand on veut jouer de la musique, mais alors, qu’est-ce que t’aurais comme autres conseils à donner pour ceux qui veulent commencer la guitare alors, soit tout seul, en autodidacte, soit quand ils prennent aussi des cours avec des profs de guitare mais, qu’enseignent pas forcément comme toi tu pourrais l’enseigner ou alors quelles erreurs ils auraient à éviter, tout ça

 

Didier : Eh bien, la première chose, déjà, c’est de pas partir avec, dans l’esprit, en voulant jouer comme Steve Vaï ou je sais pas quel guitariste, en acoustique comme John Butler. On voit faire, on se dit : « Ça paraît facile, etc. » Prends des objectifs plus simples et monte le mille-feuilles petit à petit. Mais, vraiment, l’objectif primordial, c’est se dire « Je vais prendre ma guitare, je vais m’amuser déjà. » avant tout. Avant le côté rythmique, etc. « je vais m’amuser. » Faut faire sérieusement un amusement, on va dire. Après, il est vrai que dès que vous allez être à 2, à 3 ou même essayer de chanter, vous allez vous rendre compte du problème, quoi. Donc il y a une certaine rigueur à avoir mais il faut, pour moi, partager ça en plusieurs bouquins, il y a le bouquin avec « Savoir faire du rythme », « Savoir quelques accords de base » et « Savoir improviser dans des tonalités différentes ». Donc, après, y’a plein d’astuces.

         Vous êtes débutants, faudrait demander à vos profs de pas aller vers la difficulté directement… comme les barrés, tous les guitaristes débutants, dès qu’il y a le barré à faire… ça fait des « pets de grenouille » j’appelle ça, moi. Moi, je m’en rappelle, d’ailleurs, j’ai failli abandonner la guitare au moment des barrés.

 

Antoine : Beaucoup !

 

Didier : Voilà ! Alors qu’en fait, tous les morceaux sont transposables, c’est–à-dire qu’on change la tonalité et que le Fa# mineur devient un Mi mineur avec un capodastre ou même en faisant le morceau plus grave. Donc ça, c’est une chose importante. Si vous prenez des cours, demandez pendant un moment de faire des morceaux et au prof de le transposer. On peut prendre un exemple ?

         Si on prend un morceau avec 3 accords, truc simple… Bon alors faut que je m’en rappelle moi, t’es mignon…

… OK, on va prendre euh… J’appelle ça les morceaux maudits parce que tout le monde connaît ce morceau mais personne sait le titre du morceau et personne sait l’auteur. C’est What’s Up des 4 Non Blondes. Bon y’a 3 accords, y a un La Majeur… Un Si mineur… et c’est là que celui que le guitariste peut pas faire et puis un Ré. Donc 3 accords, on se dit, quand on débute : « C’est cool ! Y’a 3 accords tout le long du morceau. » donc super cool. Sauf que, le Si mineur, déjà, ça écrème la moitié des guitaristes puisque le barré est infaisable. Si, au lieu de faire un La Majeur, on descendait d’un ton, le La devient… Un Sol ! Le Si mineur devient… Le La mineur, et le Ré devient… le Do. Ayé, on se retrouve avec des accords standards sans barré… Un La mineur donc, faisable… et un Do… et on revient au Sol. Donc ça c’est faisable sur 80% des morceaux de variété classique quoi. On a envie de jouer, on a envie de s’amuser avec d’autres, eh ben, il suffit de mettre un capo en case 2 et on récupère la tonalité d’origine. Et je dois avouer que la nana chante tellement bien que la plupart des chanteuses diront « C’est bien. Un ton en-dessous c’est bien pour la voix, hein ! ».

         Donc ça, ça me paraît des choses toutes bêtes que je donne déjà à tous mes débutants, c’est-à-dire que y’a des morceaux des fois avec plein d’accords, des barrés, etc. qu’ils voudraient bien faire, mais c’est impossible. Il me suffit de transposer dans une tonalité comme Sol ou Do, et c’est des tonalités où t’auras presque pas de barrés. Voilà, donc, il y a des astuces pour ça, d’accord ? Le rythme ? Vous débutez, vous faites pas de rythme. Par contre, vous changez tous les 4 temps… [♪♫] et une fois que vous vous sentez à l’aise, vous rajoutez du rythme, etc. mais déjà on peut jouer à 4 ou 5. Vous faites des rondes, on peut jouer, déjà. C’est déjà magnifique, n’est-ce pas ?

Donc voilà, les conseils, c’est ça. C’est pas se fixer d’entrée de jeu : « Ouais, je vais faire le barré de Si mineur ! » Ça va faire… Je pourrais sortir une méthode sur les défauts, le Volume 1 bis et la même méthode mais avec tous les défauts que vous allez trouver.

[♪♫] Voilà, le temps de placer l’accord, et voilà. Alors là, pareil, il y a encore des astuces. Vous êtes débutant : vous avez une rythmique que vous allez arriver à déchiffrer qui fait… [♪♫] … vous avez ça, vous enlevez les derniers temps. Vous faites juste ça… [♪♫] … et vous vous laissez un temps de trou. J’appelle ça lightiser, du verbe lightiser… verbe transitif 1er groupe, c’est ça ?

 

Antoine : qu’on connaît tous !

 

Didier : Voilà ! Donc, si tu transposes le morceau, si la rythmique qui fait 4 temps avec, bien remplie là et qui t’empêche d’aller placer l’accord sur le 1er temps, ben enlevez-en un bout ! Vous la rajouterez à la fin. Voilà, et après, savoir… là c’est en La Majeur la tonalité d’origine… savoir faire une pentatonique de La, et c’est parti ! Et on est parti. On joue.

 

Antoine : Alors, est-ce que tu en aurais éventuellement un autre ?

 

Didier : Alors, un autre conseil, ça serait aussi les pentatoniques. Souvent, on voit les bouquins, il y a 5 schémas de pentatonique à apprendre donc 5 schémas pour un cerveau de rocker, c’est limité généralement donc moi, sur 5 schémas, je n’apprends que 2 schémas. J’apprends le classique avec la fondamentale sur la première corde, que tout le monde connaît ou que tout le monde essaye de connaître. Et, plutôt que d’apprendre toutes les autres qui sont au milieu, en fait, quel est l’avantage d’apprendre le schéma précédent, celui-là ? [♪♫] Nouveau doigté, pas très évident, tout ça pour quel avantage si on écoute ? [♪♫] En fait, on a exactement les mêmes notes sauf qu’on a rajouté celle-là.

         En fait, le schéma précédent nous rajoute une note. Tout ce travail pour une note ?

 

Antoine : Et enlève en plus la case numéro 8.

 

Didier : Voilà. En fait, le schéma précédent nous rajoute une note grave en plus, le schéma d’après nous rajoute une note aiguë. Autant ce que j’appelle « étirer » notre schéma qu’on connaît en récupérant la note du schéma d’après et la note du schéma d’avant. Donc moi, dans mes cours, ce qu’on fait, c’est qu’on travaille à fond celui-là et après on l’étire. J’appelle ça les petits carrés, c’est pas très musical, mais bon on s’en fout. Ça fait un carré ici et ça fait un carré ici. [♪♫] D’accord ?

         Donc, une fois qu’on a ça, on a carrément 3 schémas en 1. Donc après, moi ce que je fais apprendre, histoire d’aller un petit peu plus loin et d’aller récupérer un second schéma un peu plus aigu, je récupère celui-là. [♪♫] En fait, je leur dis aux élèves, premier schéma : « Vous cherchez la note demandée sur la première corde, le La il est ici et après sur la 2nde corde », moi je parle pas comme le classique moi la première corde c’est le Mi grave et la deuxième corde c’est le La. C’est juste pour le visuel, pour que ce soit plus pratique. Le La il est ici, et je fais un deuxième schéma que je vais étirer après. [♪♫]

         Et une fois que t’as ça déjà, tu couvres presque toute la tessiture de la guitare puisque tu vas retrouver en aigu le premier.

Franchement, pour improviser ? Mais ça suffit amplement ! Après, ce qu’il faut savoir, c’est, en Majeur, c’est là généralement où le bât blesse. Alors moi, j’ai une astuce, c’est le signe du Métal. 🤘Je me sers de ça pour que ça parle aux élèves. En fait, le signe du métal, ici on a l’index et ici on a un auriculaire, donc le premier commence par i- et le deuxième commence par a-. Dites-moi pas o-, y’a une élève qui m’a dit « oriculaire » avec un o-. Là, forcément, on est mal barré. Donc, si on se rappelle le signe du Métal, on a l’index qui commence par un i- comme mIneur, auriculaire qui commence par un a- comme MAjeur.

         En fait, si un couillon de prof vous demande la pentatonique de La Majeur, vous cherchez le La sur la corde grave… Mi-Fa-Fa#-Sol-Sol#-La. Et vous vous dites : mineur-Majeur, je vais poser le petit doigt sur la note que j’ai trouvée et vous aurez, avec le même schéma, la possibilité de jouer en La Majeur, comme le morceau du Guingois… [♪♫] Vous avez qu’une incidence, c’est de repérer où est le La sur le schéma. [♪♫] Il est là, donc revenez régulièrement dessus. Le plan que vous faisiez ici, je sais pas, ici, si vous faisiez… [♪♫] … vous l’adaptez là-bas en finissant sur le La.
         Donc vous avez juste à vous décaler comme ça. Pensez au signe du Métal et vous dites… Oh je vais essayer en Ré… Mi-Fa-Fa#-Sol-Sol#-La-La#-Si-Do-Do#-Ré, le v’là le Ré. Si je suis ici avec l’index, je joue en mineur, index commence par un i- comme dans mIneur. Si je joue en Majeur, je pose le petit doigt sur le Ré, et c’est parti. Et là, vous avez tout. Les morceaux ils sont ou Majeurs ou mineurs. Les mixolydiens on s’en fout. C’est Majeur ou mineur. Donc voilà comment j’amène mes élèves tout de suite à jouer le plus vite possible. Ils sont capables de faire un solo qui est pas toujours terrible, certes, mais au moins qui est juste, c’est déjà pas mal. Donc voilà les astuces que je donne, savoir lire une grille tout de suite pour… Des fois je vois des tablatures, y a 6 pages ou 7 pages pour jouer une rythmique qui diffère d’une croche du premier couplet au deuxième couplet, franchement, c’est du temps perdu quoi. Donc, en musique, j’ai encore à apprendre et ça fait 40 ans que je bosse la musique donc… Maintenant, avec le recul, je pense qu’une vie peut suffire pour un style de musique.. Ouais, un style, une vie ça doit suffire, pour vraiment le maîtriser. Mais, si vous êtes ouvert un peu en musique, ben, je suis désolé de vous le dire, vous aurez pas assez de votre vie, désolé !

 

Antoine : Après, c’est quand même bien de s’ouvrir à plein de styles, attention et pas être forcément un expert à fond à fond dans le même style.

 

Didier : Voilà, c’est ça, après on a une spécialité. Moi, c’est le Rock à la ZZ Top, c’est ma cam comme on dit mais après, quand je joue avec Blondin et que c’est de la variété, variété Rock avec un accordéoniste qui joue comme un fou en improvisation et que je suis à côté, je m’éclate parce que je fais de la musique avec des musiciens, en plus… des sacrés musiciens… c’est l’éclate, peu importe le style. Mais faut connaître un peu… en fait, il y a des codes à savoir, des espèces de rythmiques à savoir, vous allez pas faire de la Bossa Nova si vous connaissez pas la pulsation rythmique. Donc, il y a des codes dans chaque style, il faut les connaître. Après, si vous connaissez qu’une Bossa Nova, une rythmique, eh ben c’est déjà pas mal. Mais voilà, quand y’a une jolie fille à draguer et qu’elle dit « moi ma musique préférée c’est la Bossa Nova » et que vous vous êtes un rockeur pas tenté… savoir au moins une rythmique ça peut le faire donc… abordez tous les styles et après réadaptez-les à votre propre style.

 

Antoine : Et c’est rigolo que tu dises ça parce que moi, au début, je voulais partir sur la guitare acoustique comme beaucoup d’adolescents parce que voilà, ça plaît aux jolies filles, et puis, vite

 

Didier : Ah oui, t’as bifurqué !

 

Antoine : le Punk, le Métal, c’est parti assez vite avec les guitares électriques et puis, et voilà en fin de compte on fait ce qui nous plaît. Et, au final, je me suis plus rendu compte que c’était le piano qui plaisait aux filles que la guitare, comme quoi !

Didier : Ben, moi j’ai joué un peu de piano, surtout dans les baluches, quand j’ai commencé, c’était la fin des AC/DC, tous ces groupes-là et c’était « Isabelle A Les Yeux Bleus », enfin, non…. C’était le synthé qui commençait à prendre tout ça et il a fallu que, dans le groupe, on-en-choi-sit-un-qui-f’ra-du-syn-thé… Didier – Synthé, allez… Je me suis retrouvé à jouer du clavier et tout. Ce que j’adore dans le clavier, c’est le côté ludique d’entrée de jeu, les accords, les dièses, tu vois tout où c’est, c’est pratique. Après, moi, il me manque un côté physique quoi, moi je serai un gratteux tout le temps du côté… Là ça m’appartient plus, là je sens vibrer les cordes, etc. Donc, moi c’est la guitare mais, pour composer, je trouve que le piano c’est un truc magnifique quoi. Donc voilà, chacun sa cam, et que vous fassiez n’importe quel instrument, c’est un esprit, je crois, qu’il faut avoir, un esprit de musicien et au Guingois, comme t’as vu, y’a un esprit, et c’est ça que je tiens à garder.

 

Antoine : C’est pour ça que ça dure jusqu’à 2h30 du mat’ et qu’on le voit pas passer !

 

Didier : Moi, si, je le vois passer…

 

Antoine : Si, toi je pense que si, oui !

 

Didier : … surtout le lendemain.

 

Antoine : Ben, sur ce, je pense que c’est une très belle leçon de vie. Est-ce ça te dit un petit morceau, un petit extrait sur lequel tu pourrais improviser ?

 

Didier : Euh, tout seul, il faudrait que tu prennes une gratte, ou…

 

Antoine : Non, mais avec un morceau que t’aimerais bien, par exemple.

 

Didier : Ouais, je sais pas ce que je peux vous faire…

 

Antoine : Parce que si tu veux je te prends une gratte et puis je t’accompagne, je fais les accords en même temps !

Didier : Eh ben, ok.. Ou alors je vais jouer un petit arrangement là que j’aime bien… Je vais vous faire un petit truc que je montre à des guitaristes confirmés. C’est, un peu, comment « hendrixer », du verbe encore hendrixer, verbe encore du 1er groupe transitif. C’est un morceau de Lenny Kravitz qu’il joue au piano sur un piano anorexique, comme je dis, parce que, vraiment, Lenny, il fait juste… [♪♫] … donc vraiment, c’est très basique, mais il le fait super bien.

 

Antoine : Comment il s’appelle ce morceau ?

 

Didier : Euh, I’ll Be Waiting !

 

Antoine : Ah oui, c’est celle-là !

 

Didier : Donc il fait ça, et un jour, y’a une version sur le net qu’on trouve où il a dû dire « Mais derrière le piano, on me voit pas, moi j’suis plutôt beau gosse et tout. On va faire le contraire », il demande à son gratteux : « Eh, tu fais l’intro toi ? Et on va le faire juste comme ça, je me mets pas au piano ! ». Et le gratteux, il s’est dit : « Whaa, cool, j’ai la place ! » et tout. Et donc il déboule et ces 3 accords, Ré mineur, Mi bémol, Si bémol, Fa, enfin y a un Fa qui apparaît une fois sur deux… L’autre, il prend la guitare et il « hendrix », ce que je dis, c’est-à-dire il améliore le morceau en faisant ce genre de choses : [♪♫] … (Excusez-moi pour les pins…)

         Et, très important, c’est que vous savez jouer ça, c’est le pied mais essayez d’analyser. En fait, moi, ces plans-là, je passe du temps à les analyser pour voir s’ils sont replaçables tout le temps. Par exemple, ça c’est un Ré mineur 7, et cette astuce du petit doigt en fait, si vous analysez, elle marche sur tous les accords mineurs que vous aurez donc, ou ici [♪♫] ou ici [♪♫] donc ça c’est tout bête, une fois que j’ai un accord mineur  7 n’importe où sur le manche, je sais que ça ça marche, donc je vais le réutiliser. Ou ce plan-là qu’il fait… [♪♫] … ce plan-là, que vous fassiez un accord Majeur de ce type-là ou un accord Majeur de ce type-là, ça ça marche tout le temps. Si vous prenez des accords Majeurs, je vais vous faire Dock Of The Bay, par exemple. [♪♫] … Que des accords Majeurs, donc le plan piqué à Kravitz, ça marche tout le temps comme ça, donc en fait, c’est ça, au bout d’un moment qui me paraît intéressant, c’est que quand on chope un truc qui nous plaît, faut essayer de le replacer et l’analyser un peu pour savoir si c’est replaçable un peu partout. Donc si ça marche là par exemple, si je fais un La, on sait que le La est là, donc après vous pouvez faire un mitigé des deux, [♪♫] Ça marche… Ça marche tout le temps. Donc je prends pas mal de morceaux, par exemple ça ça passe partout. [♪♫] Et après je mélange. [♪♫] etc., ça ça marche aussi partout.

 

Antoine : Ouais, ça c’est un peu à la Dire Straits, aussi, il aime bien.

 

Didier : Voilà, c’est ça, en fait on part d’un La de cette forme-là pour  arriver à cette forme de Ré. Forme de Mi – forme de Ré. Et ça ça marche partout. Je refais. [♪♫] … Donc j’ai adapté 3 plans. The first one… [♪♫] …ça c’est une possibilité. [♪♫] Possibilité 2. [♪♫] Possibilité 3. Et après, sur tous mes accords, je balance celui que je veux, selon mon humeur. [♪♫] etc. Donc voilà, ça peut aider quelqu’un. Amusez-vous avec ça, ça marche à tous les coups.

         Donc voilà, peut-être vraiment ça quand vous aurez un certain niveau, puisqu’il doit y avoir un peu de tous les niveaux qui regardent ton blog, essayez d’analyser un petit peu ce que vous faites pour vous dire : « P***, ce plan-là il est génial, est-ce que je peux le replacer sur tous mes accords Majeurs ou tous mes accords mineurs ? » et une fois que tu as ça, tu habilles, tu t’ennuies pas en soirée bœuf par exemple. Souvent je laisse la place aux autres guitaristes pour faire des solos donc je me retrouve en rythmique mais je sais que je peux m’amuser. J’apprends souvent d’ailleurs en faisant les rythmiques derrière où je me dis « Tiens, je vais essayer ça Oh, ça marche bien ! » et voilà quoi. Donc je profite de chaque moment. J’espère que ça ira !

 

Antoine : Ben c’est nickel, alors est-ce que tu veux qu’on mette un backing track et genre que tu peux improviser dessus ? Juste pour l’improvisation ?

 

Didier : Euh ouais ouais. Trouve moi « Backing Track Satriani en Fa », Majeur.

         [♪♫] En fait là je veux montrer des choses simples. C’est-à-dire qu’il y a des choses qu’on pense pas en improvisation, c’est changer la métrique, c’est-à-dire faire des croches, des noires, des triolets, on pense à faire ça… [♪♫] Ok, je vais essayer de faire des noires. Ça oblige à faire vibrer les notes parce qu’on n’a pas grand-chose à faire. Croches… donc je vais essayer de pas faire quelque chose de bon mais vraiment, écoutez ce que ça change, noire… triolet plus dur… donc vraiment pensez à ça. Donc voilà, des choses aussi bêtes que ça, c’est changer la façon de jouer… On va juste jouer une penta’, si vous débutez, ça suffit amplement. [♪♫] Tout ça, c’est des exercices en fait de technique. [♪♫] Je passe par-dessus une corde… [♪♫] Obligez-vous aussi à utiliser les bends, les reverse-bends, les slides & Co.

         [♪♫] En fait, l’improvisation, pour moi, c’est comme des petits bouquins. T’as le bouquin du rythme, t’as le bouquin des effets donc tu dois essayer de changer de rythme, t’écoutes ce que ça donne des triolets, des sextolets si t’es bon, etc. Tempo lent : je prends souvent du Pink Floyd, des trucs avec un tempo super lent pour pas désespérer les guitaristes. Donc y’a le premier bouquin c’est le rythme, le deuxième bouquin c’est les effets de jeu, les bends, les slides, et après, y’a bien sûr savoir faire des gammes, savoir faire des triades, des bouts d’arpèges, des bouts comme ça, et aussi un petit fascicule qui est pas épais mais essayez de privilégier la mélodie. Souvent je demande aux élèves… Je leur laisse faire un solo et je leur dis après : « Tu peux me chanter une partie de ton solo que t’as fait, là ? » et ils peuvent pas. Généralement, ils font plein de notes, y’a pas de vide. En fait, les grandes erreurs, en général, c’est lesquelles ?

         Quand on débute en improvisation, on bavarde. On balance des notes, le plus possible. On répète jamais la même note, pour les débutants c’est souvent ça. Donc on laisse pas de vide, on répète pas les notes… donc voilà des petits défauts qu’on prend tous et puis on privilégie pas la mélodie, quoi. On essaye de changer tout le temps. Alors que si tu fais un même plan mais que tu le changes : [♪♫] Tu répètes la même phrase. [♪♫] Des fois, c’est plus efficace ça que… [♪♫] … Tu vois, donc des fois ce genre de petits détails ça fait des fois des solos aussi beaux, surtout sur une belle grille comme Satriani, là. Y’a beaucoup d’accords, tu fais la même phrase en boucle et ça sonne terrible quoi. Donc voilà ce que je peux vous dire, je sais pas si ça pourra vous aider.

 

Antoine : Oh ben je pense que si. Même moi, tu vois, y’a des trucs que t’as dit, je pensais pas forcément. D’ailleurs faudra que je reprenne quelques cours à l’occasion quand je rentre. C’est le temps qui me manque mais, vraiment

 

Didier : Ah ben tu sais où me trouver, voilà quoi. On peut trouver pendant les vacances scolaires, ça serait pas mal où j’ai quelques uns qui se barrent un peu sinon. Souvent, j’ai des confirmés qui viennent me voir mais ils viennent me voir pendant les vacances scolaires et ils se prennent 2h, voire 3h, ils en prennent plein la tête et ils se barrent, ceux qui viennent de loin. J’en ai qui viennent de Vierzon des fois prendre des cours, de Bourges ou de je sais pas d’où, par contre ils en prennent plein la tête pendant 2h et après ils repartent avec un anti-vomitif. C’est juste, quand on arrive à un certain niveau, aussi, si je peux donner un dernier conseil… C’est être honnête avec soi, c’est-à-dire pas se dévaloriser, s’auto-analyser en disant « Wha le solo que je viens d’enregistrer, il est pas terrible, tout ça. » mais pas oublier de se dire : « Oh p*** le début il était top, wha j’ai fait un bend il était super juste », il faut être juste avec soi. On fait pas tout bien, je fais pas tout bien, vous écouterez, comme j’entendais pas bien la séquence, y’a plein de choses où je dois être à côté mais c’est pas très grave… Mais vraiment, se dire « Wha mais par rapport à mes débuts j’arrivais pas à faire un barré, j’arrivais pas à faire ça, je progresse, je progresse. Je voudrais progresser et jouer comme Satriani ou je sais pas qui », c’est pas possible quoi. Ou ça se fera qu’au bout d’un certain temps.

         Faut avoir la lucidité de ça quoi, les gars ils ont bossé la guitare je sais pas combien d’heures. Jimi Hendrix, il s’endormait avec la guitare et il bossait 14h, sauf que dans notre vie actuelle, on est lycéen, on bosse, on peut pas faire ça quoi. Donc faut optimiser le temps, optimiser le peu de temps qu’on a. C’est ce que je disais tout à l’heure quand je disais que j’ai analysé mes 2/3 plans sur les accords, je les ai analysé et maintenant je me retrouve avec des plans réutilisables tout le temps donc, pour moi, le temps, c’st de l’argent, donc je peux pas me permettre de trop divaguer. J’ai pas beaucoup de temps, je veux progresser, j’écoute un plan qui me plaît mais je l’analyse directement. Il est joué sur tel accord, si il sonne bien c’est peut-être parce qu’il y a tel accord, et le même plan sur un autre accord il ira pas. Donc ça ça demande un peu plus de bouteille mais vous pouvez vous faire aider avec des profs si vous devez prendre des cours. Moi je vous conseille, je dis pas ça pour moi, je suis blindé mais prenez quand même quelques cours avec des profs parce que ça aille plus vite quoi. Ça va plus vite sur l’apprentissage. Y’a plein de choses qu’on peut trouver sur YouTube et tout mais on comprend pas bien, on reproduit sans comprendre et sans comprendre, tu perds du temps.

 

Antoine : Et puis aussi, y’a le fait que quand il y a un professeur, ben on se sent contraint de travailler, on se sent accompagné aussi

 

Didier : Toi tu parles en connaissance de cause !

 

Antoine : Ah ben c’est sûr que si j’avais un professeur, y’a des trucs sur lesquels je ferai l’impasse dessus, beaucoup plus de guitare effectivement et que je devrais faire chez moi mais, pareil, j’ai pas le temps

 

Didier : Je sais bien, tu sais que la semaine d’après, t’as le prof il va te demander la gamme mi mineur mélodique ascendante, là t’es obligé de savoir quoi. Non mais voilà faut y aller mollo, prendre toujours du plaisir et puis voilà quoi, ça va le faire.

 

Antoine : Super. Alors, tu as une méthode comme tu disais ? Elle est encore en vente ou pas ?

 

Didier : Elle est encore en vente, par l’intermédiaire du site Guitartitude, il a été piraté mais il est en reconstruction et tous les onglets fonctionnent, y’a juste la page d’accueil pour l’instant qui est en train d’être refaite. Mais vous pouvez commander par l’intermédiaire du site Guitartitude.fr ou alors ici, il est encore en vente sur les Cultura et les magasins Euterpe à Clermont, à Moulins je crois, ou Vichy. Voilà mais le mieux c’est de me contacter à Guitartitude.

 

Antoine : Voilà je vous mets le lien dans la petite fiche en haut et puis dans la description et puis comme ça À peu près partout comme ça.

Bon, eh bien, merci Didier !

 

Didier : De rien, c’était un plaisir ! Un plaisir. À bientôt !

         Merci à tous d’avoir regardé cette vidéo. C’était ma première interview d’expert et j’ai hâte de vous en proposer d’autres à l’avenir. La prochaine sera soit l’interview d’un groupe de Rock soit moi ancien professeur de piano au Conservatoire. 🙂

 

À bientôt pour une prochaine vidéo et pour un prochain article sur le blog ! Ciao les zikos 😉

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3 CLÉS POUR PROGRESSER DANS SON INSTRUMENT 🗝🗝🗝

3 CLÉS POUR PROGRESSER DANS SON INSTRUMENT 🗝🗝🗝

3 CLÉS NON ENSEIGNÉES POUR PROGRESSER DANS SON INSTRUMENT 🗝🗝🗝

3 CLÉS NON ENSEIGNÉES POUR PROGRESSER DANS SON INSTRUMENT 🗝🗝🗝

   Lorsque vous recherchez sur des forums, des blogs ou autres sites en tout genre comment faire pour progresser miraculeusement rapidement dans son instrument, vous tombez souvent sur :

« Prenez des cours avec un professeur » ;

 « Pensez à travailler lentement et par étapes » ;

Ou encore :

 « Travaillez encore et encore, ça finira par rentrer au bout d’un moment ! »

   Alors, bien sûr, tout ceci est plus que vrai, d’autant plus que j’en parle souvent dans mes articles comme « 10 Résolutions Pour La Nouvelle Année En Tant Que Musicien Et Professeur De Musique » ou encore « Dépasser Ses Limites » qui sont, en soi, des articles idéaux de carnaval d’articles puisqu’ils permettent d’aborder d’un point de vue assez généraliste l’apprentissage de la musique. 🙂

Vous penserez sûrement que je suis en train de me tirer une balle dans le pied ? Voyons, quelle idée ! 😉

   En réalité, j’ai aujourd’hui l’intention d’aborder pour vous 3 points clés qui sortent de l’ordinaire et qui vous permettront de mieux progresser dans votre instrument à la façon d’un musicien et non d’un « élève ». 😉

I. DISSOCIEZ TRAVAILLER ET JOUER

   Tout d’abord, une règle très importante à respecter est qu’il faut savoir faire la différence entre travailler et jouer pour le plaisir. Ce sont deux choses différentes.

   En effet, on joue principalement pour se faire plaisir, pour écouter la musique que l’on est capable de produire grâce à nos 10 doigts et à nos années d’expérience. On joue pour s’évader, le temps d’un morceau, et laisser de côté ses problèmes. En conclusion, on joue pour la musique telle qu’on l’aime, dans toute sa beauté et sa grandeur. 🙂

   Or, avant d’être capable de jouer pour soi, il faut savoir apprendre comment jouer et passer par des phases de travail.

A. LA PHASE DE TRAVAIL

Vous l’aurez sans doute deviné, mais travailler son instrument permet d’atteindre des objectifs que l’on se fixe en amont, de passer des étapes et de renforcer des acquis.

Et en effet, travailler ne consiste pas à jouer plusieurs fois son morceau d’une traite sans s’arrêter sur les endroits qui posent problème, mais justement de s’arrêter sur ces passages qui le méritent afin de mieux les décortiquer individuellement. En d’autres termes, travailler, c’est répéter segment par segment ce que l’on désire acquérir dans son intégralité. 😉

Apprendre les gammes, les modes, les triades, tétrades et leurs renversements à la guitare et au piano, ou encore faire travailler son oreille sur la reconnaissance des intervalles pour développer son oreille relative, etc., tout ceci n’est qu’une partie de la liste de tout ce qu’il est possible de travailler afin de devenir un meilleur instrumentiste !

Bien entendu, je ne parle pas de technique à proprement parlé dans cet article, mais si vous souhaitez en savoir davantage sur certaines techniques à travailler à la guitare, vous pouvez consulter mes articles sur les harmoniques naturelles et artificielles ou sur l’utilisation du vibrato, par exemple :

   En revanche, si vous pensez que vous manquez de notions de solfège pour aller plus loin dans la compréhension même de la musique et que, sans ça, vous n’arriverez jamais à calculer les intervalles et ainsi à développer votre oreille relative, n’hésitez plus à télécharger mon guide sur les Bases de la Musique au Piano et à la Guitare qui reprendra pour vous et avec la plus grande simplicité tous les principes les plus fondamentaux de la musique… Et tout ça, avec beaucoup d’illustrations graphiques en complément ! 😉

B. L’UTILITÉ DE JOUER POUR SOI

   Bon mais, après l’effort, le réconfort ! En effet, il faut savoir relâcher la pression et s’accorder des moments de plaisir pour clôturer la séance de travail sur un bon point. C’est comme si vous arrêtiez de courir d’un seul coup et que vous ne preniez pas le temps de marcher lentement puis de vous étirer avant d’aller vous doucher.

   Eh bien, lorsque l’on travaille son instrument, c’est la même chose ! Une fois la séance de « travail » terminée, accordez-vous – si le temps vous le permet – une pratique plus ludique de votre instrument sur un morceau que vous aimez particulièrement écouter et jouer. Ainsi, vous évacuerez toute la pression et, inconsciemment, vous associerez les prochaines séances de travail comme étant assez ludiques par le fait que vous les finirez par l’exécution d’un morceau que vous appréciez. 🙂

   Mais la difficulté est bien de faire la part des choses entre le travail et la pratique par plaisir ! Il faut s’empêcher au maximum de commencer sa séance de travail par un morceau que vous aimez si vous n’avez pas à le travailler ! Hélas, bien que cela soit plaisant – et j’en sais quelque chose 😉, vous allez perdre tout votre temps et votre énergie dans ce morceau et vous n’aurez plus rien pour le morceau que vous devrez réellement travailler.

Faites donc attention de ne pas mélanger le travail et le loisir : c’est une des clés de la réussite. 🙂

II. OSEZ SORTIR DE VOTRE ZONE DE CONFORT

« On n’apprend bien que par soi-même dans le miroir des autres. Seul, tu es condamné à la réclusion, à la solitude mortelle. »

« On n’apprend bien que par soi-même dans le miroir des autres. Seul, tu es condamné à la réclusion, à la solitude mortelle. »

   Cette citation de Dugpa Rinpoché peut aussi se traduire par « On n’apprend pas mieux qu’en expérimentant par soi-même. » 😉

A. SORTEZ DE CHEZ VOUS !

   Et en effet, si vous souhaitez avancer, évoluer dans votre apprentissage, n’hésitez pas à sortir, échanger avec d’autres musiciens, découvrir la façon dont eux voient la musique et la travaillent. Comme le dit très bien le proverbe, rester seul chez vous ne vous mènera qu’à vous renfermer sur vous-même.

   La première des solutions est bien entendu de prendre des cours avec un professeur pour que vous appreniez la musique et la maîtrise de votre instrument en dehors des 4 murs de votre chambre. De plus, cela vous permettra de découvrir ce qu’il en est d’apprendre la musique par l’intermédiaire de quelqu’un puis par vous-même, comme si vous étiez autodidactelorsque vous êtes chez vous à travailler pour le prochain cours.

   Mais vous pouvez, en complément et sans remplacer totalement le fait de sortir de chez vous, vous inscrire sur des groupes Facebook ou d’autres réseaux sociaux pour échanger avec toute une communauté de musiciens simplement depuis votre ordinateur ! Vous pouvez ainsi faire des vidéos de vous et les partager pour recevoir des conseils de musiciens plus expérimentés. C’est également un excellent moyen pour ce qui suit…

B. DÉVELOPPEZ VOTRE CONFIANCE EN VOUS

   Eh oui, pour progresser, vous devez, d’une part, prendre du plaisir à jouer mais, d’autre part, être confiant dans ce que vous êtes capable de faire en fonction de votre niveau d’apprentissage et de votre expérience.

   Et, pour cela, rien de tel que de se mettre des petits défis tels que les vidéos dont je parlais dans le point précédent !

   Mais il existe d’autres solutions : je parie que votre plus grande peur, si vous êtes un musicien débutant, est de devoir jouer en public, je me trompe ? 😉

   Alors vous allez pouvoir être rassuré : c’est tout à fait normal. 🙂
Maintenant, ce que vous allez faire, c’est commencer par prendre votre smartphone et d’ouvrir l’application qui s’appelle « Enregistreur Vocal » et, vous l’aurez compris… vous allez vous enregistrer ! 😀

   Vous pensez sans doute que c’est absurde. OK. Eh bien, testez donc par vous-même. 😉Je parie que vous allez faire plus d’erreurs que lorsque vous jouiez juste pour vous. 😉Mais si c’est le cas, alors cela signifie que vous êtes sur la bonne voie pour jouer en public !!

   Entraînez-vous donc le plus possible en vous enregistrant en même temps. De cette façon, vous resterez davantage concentrés sur les éventuelles erreurs que vous ferez, ce qui vous aidera à les travailler pour ne plus les reproduire en situation réelle, devant un VRAI public ! 😉

   Bien évidemment, dès que vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à vous donner concrètement en public ! Vous aurez sans doute honte de vous, amplifié par le fait que l’on ne vous aura pas demandé de jouer. Vous penserez que les gens pourraient vous critiquer en pensant de vous que vous êtes un vantard et que vous cherchez à vous faire remarquer. En réalité, seules les personnes jalouses réagiront de cette façon. Laissez-les donc jaser et continuez, car les autres personnes vous regarderont et vous écouteront avec attention et, après tout, c’est ça le plus important. 🙂

   Si vous êtes en train de lire cet article parce que vous êtes pianiste, je vous recommande alors de profiter des pianos qui se trouvent à disposition dans la plupart des gares de France et sur lesquels vous ne pouvez pas mieux faire que de jouer devant un public qui ne vous connaît pas, qui ne pourra pas vous juger sur qui vous êtes et qui ne vous écoutera probablement pas en raison du stress stagnant dans les gares ! Vous avez donc tout à y gagner. 🙂

   Et d’ailleurs, voilà votre défi : la prochaine fois que vous vous arrêtez dans une gare et que vous devez attendre au moins 10 minutes, dirigez-vous vers le piano – à condition qu’il soit libre bien sûr 😉– et jouez le morceau que vous avez fini d’apprendre dernièrement. Si vous avez réussi ce petit défi, indiquez-le en commentaire pour montrer aux autres lecteurs que vous en avez été capable et que, de cette façon, tout le monde peut le faire ! 🙂

   Si vous êtes guitariste, il vous sera facile de trouver une guitare acoustique dans une soirée et de l’emprunter pour faire un petit show ! Croyez-moi, l’occasion s’est présentée à moi des dizaines de fois, dont la dernière remonte à il y a quelques semaines seulement !

   Je parle de la guitare et du piano, mais tous les instruments sont de la partie, bien entendu ! Cependant, il sera sûrement plus compliqué de trouver un violon, une flûte traversière ou une batterie sur une plage plutôt qu’une guitare acoustique… Mais bon, on ne sait jamais ! 😁

C. INTÉGREZ UNE FORMATION MUSICALE

   Comme je l’ai souvent répété, trouvez d’autres musiciens autour de vous pour, en plus d’échanger avec eux, essayer de former un groupe. 🙂En effet, le travail de son instrument chez soi et dans un groupe est totalement différent !

   Lorsque l’on veut jouer chez soi, il s’agit du travail pur et dur de l’instrument tel que votre professeur vous l’aura enseigné ou tel que vous l’aurez trouvé grâce à Internet. Mais jouer en groupe va bien au-delà de tout ça ! Cela va vous demander d’écouter les autres, de vous adapter continuellement et de proposer vos idées d’arrangement ou de composition afin d’embellir au maximum votre production commune. On aborde donc les sujets de l’écoute et de la composition, ce qui est plusieurs pas en avant par rapport au solfège ou à la répétition des gammes. 😉

   En bref, pour résumer ces 3 points, n’hésitez pas à sortir de votre zone de confort, que ce soit en rencontrant davantage de nouvelles personnes dans la musique, en formant un groupe avec elles ou simplement en vous forçant au maximum à jouer en public ! 😉

III. ÉTENDEZ VOTRE STYLE MUSICAL

   Enfin, il y a un dernier point qu’il faut bien que vous compreniez afin de réellement progresser en musique.

   En effet, TOUS les plus grands musiciens de l’histoire, bien qu’appartenant à un style précis, écoutent ou ont écouté à un moment de leur vie des styles qu’ils n’auraient jamais pensé écouter un jour.

   C’est d’une importance capitale que de s’ouvrir au maximum de styles de musique qui existent, et ce pour plusieurs raisons :

• S’ouvrir à la culture d’un style de musique vous apportera énormément de connaissances musicales, en terme de composition, d’arrangement instrumental, de paroles et d’état d’esprit de la musique.

   Par exemple, si vous avez toujours été habitué à écouter de la Musique dite « Classique », vous aurez remarqué que l’état d’esprit qui plane dans les Conservatoires est assez scolaire, voire parfois froid avec des règles, des façons d’apprendre et des critères de sélection bien différents de ce que l’on peut trouver dans d’autres écoles issues d’autres styles.

   De plus, en Musique Classique, toute la musicalité de la musique doit être indiquée sur une partition pour que n’importe quel musicien qui sache lire ce langage puisse comprendre ce qu’il doit jouer. Or, dans une soirée bœuf Rock ou Jazz, la plupart des instrumentistes viennent sans partition. Ils jouent tous avec leur cœur avant toute chose et avec leurs oreilles en second lieu. Et ce parce que ceci est particulièrement lié à ces styles de musique.

   Alors, je m’excuse tout de suite auprès de la communauté de la Musique Classique puisque, et je le reconnais, il faut néanmoins une très bonne oreille pour pouvoir jouer dans une formation d’orchestre et jouer également avec ses émotions pour mieux ressentir et interpréter le morceau que l’on joue. Ce que je veux dire, c’est que, pour parvenir à ce stade d’interprétation, il faut dans un premier lieu maîtriser parfaitement le morceau sous son aspect théorique, ce qui implique plusieurs heures de travail. Ces heures de travail sont donc vouées au travail de l’instrument et non au ressenti des émotions que l’œuvre propose.

   Il est bien entendu normal que certaines émotions se fassent ressentir lorsque l’on déchiffre un morceau, notamment si il est très beau même à basse vitesse, mais 90% du travail de son interprétation finale s’assurera simplement après 100% de sa maîtrise technique. 🙂

Or, un morceau Jazz ou Rock sera beaucoup plus rapidement propice à être joué en groupe plutôt que seul, ce qui demandera presque dès le début d’apprentissage du morceau d’ouvrir ses oreilles et son cœur pour mieux ressentir la façon de jouer.

• Ensuite, vous ouvrir à d’autres styles de musique fait partie de votre carrière de musicien, car ce dernier doit posséder une grande ouverture d’esprit pour se promulguer « artiste ».

   Si vous restez dans votre bulle, cela reviendra au même que de rester chez vous, entre 4 murs, ce qui nous ramène à ce que je vous disais un peu plus haut : de sortir de chez vous pour ouvrir votre esprit ! Eh oui, tout est lié. 😉

   Mais si, en plus, vous maîtrisez les notions de pulsation, d’analyse harmonique et rythmique, d’armure et de tonalité, de modulations ou de cadences, exercez-vous à les analyser dans tout ce que vous entendrez et cela ne vous sera que plus bénéfique pour comprendre un nouveau style de musique, et donc pour l’apprécier davantage. Voilà pourquoi la plupart des musiciens apprécient la musique, quelle qu’elle soit. Par analogie, on pourrait parler d’un bon œnologue qui, même s’il n’aime que certains vins, les appréciera quand même tous car il connaîtra les différentes particularités de chacun, qu’il s’agisse de vins blancs, rouges ou rosés !

   Bon, je ne suis pas un grand amateur de vin, et encore moins d’alcool fort, mais bon, vous aurez compris le rapprochement que j’ai tenté de faire. 😁En tout cas, cherchez un autre domaine, et vous verrez que ce modèle s’applique partout ! 🙂

• Enfin, si vous êtes un vrai musicien, la découverte de nouveaux styles de musique doit être quelque chose de naturel chez vous.

   En effet, étant donné que vous êtes un passionné de la musique sous toutes ses formes, la découverte de nouvelles pratiquesnon non, pour ces pratiques-là, vous faites bien ce que vous voulez… 😉– et de nouvelles associations de sonorités doit vous intriguer et vous faire demander si vous ne pouvez pas vous en servir pour vos propres compositions ou pour intégrer les techniques que vous venez de découvrir dans d’autres morceaux de styles complètement opposés.

   Un exemple auquel je pense est notamment le Slap qui, à l’origine, étant une technique de jeu utilisée sur contrebasse, et non sur basse électrique. Or, aujourd’hui, cette technique s’est démocratisée grâce à de grands pionniers comme Larry Graham, Marcus Miller dans l’univers du Jazz Fusion puis jusqu’au Rock avec Michael Balzary, aussi nommé Flea, le bassiste des Red Hot Chili Peppers. 🙂

   Sur ce, appliquez bien tous ces conseils et vous en ressortirez en meilleur musicien qu’avant ! En réalité, en ayant lu cet article, vous avez déjà fait un premier pas vers votre propre amélioration personnelle ! 😉

À bientôt pour un prochain article les zikos !

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ACCORDER SA GUITARE CORRECTEMENT… À L’OREILLE !

ACCORDER SA GUITARE CORRECTEMENT… À L’OREILLE !

ACCORDER SA GUITARE CORRECTEMENT… À L’OREILLE !

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   Grâce aux podcasts de Enseigner La Musique, vous pourrez écouter les derniers articles parus ou vos articles préférés à tout moment : dans le train, dans le bus, en voiture, pendant votre bain ou avant que vous vous endormiez ! 😃Je pense vraiment qu’écouter des podcasts pendant nos temps de déplacement est un de meilleurs moyens de gagner du temps tous les jours😉

Bienvenue dans ce nouvel article consacré, cette fois-ci, à l’accordage de la guitare ! 🙂

   Bien que ce sujet soit déjà très familier pour beaucoup de guitaristes, il est important de faire un point sur les petites astuces que l’on peut utiliser pour accorder sa guitare lorsque l’on n’a pas d’accordeur sur soi. Vous n’allez quand même pas vous empêcher de jouer simplement parce que vous n’avez pas le matériel adéquat ? Parce qu’en réalité, vous l’avez tout le temps sur vous, et il s’agit de… votre oreille ! 😉

   Accordeur intégrés dans les guitares, dans les amplis, en pédale, accordeurs à pinces, accordeurs automatiques avec enrouleurs de cordes motorisés – le must ! 😁– ou encore portatifs, tout n’est qu’un prétexte pour ne pas utiliser votre oreille. 😉

   Alors, il est vrai qu’en concert, il est indispensable d’avoir une pédale d’accordage qui coupe votre son dès que vous l’activez pour que vous l’utilisiez à ce moment-là, ou bien en règle général pour être accordé à coup sûr au Hertz prêt. Mais je vais vous expliquer comment accorder correctement votre guitare en 3 étapes ! Let’s go !

1. ACCORDER LA PREMIÈRE CORDE DE SA GUITARE

A. TROUVER UNE RÉFÉRENCE POUR S’ACCORDER

Accorder une guitare, c’est comme réaliser un Rubik’s Cube, il vous faut bien commencer par quelque part ! 😁

Et là, vous vous dites que vous êtes mal barré parce que vous n’avez jamais réussi à réaliser un Rubik’s Cube de votre vie ! 😂

Et là, vous vous dites que vous êtes mal barré parce que vous n’avez jamais réussi à réaliser un Rubik’s Cube de votre vie ! 😂

   Alors en fait, il suffit simplement de tourner la face du haut une fois vers la gauche, puis de de le ranger tranquillement dans votre placard et de vous concentrer sur votre guitare ! 😁

   Mais dans le fond, c’est quand même le cas. 😉Pour commencer à accorder votre guitare à l’oreille, vous devrez accorder une 1ère corde à l’oreille pour accorder ensuite les autres à partir de cette 1ère corde !

D’accord, c’est bien joli tout ça, mais comment on fait si on n’a pas d’accordeur ??

D’accord, c’est bien joli tout ça, mais comment on fait si on n’a pas d’accordeur ??

   Alors, je ne vais pas vous cacher que, à moins que vous n’ayez l’oreille absolue, vous n’arriverez pas à trouver parfaitement l’accordage précis d’une corde. 😞🤷‍♂

P.S. : L’oreille absolue est l’aptitude à reconnaître, à l’écoute d’un son, les notes de musique correspondantes sans référence auditive préalable.

Voilà, merci Wikipédia. 😁

   Néanmoins, j’ai une bonne nouvelle pour vous ! Et encore plus si vous êtes un guitariste électrique ! 😉En fait, pour accorder votre 1ère corde, vous devez vous fier à une ou plusieurs notes que vous écoutez très régulièrement et donc que vous reconnaîtriez entre mille avec le temps. Et ces notes, ce sont le Mi de la grosse corde et le La de la 2nde corde – en accordage standard.

   En effet, si vous jouez de la guitare électrique, vous avez sans doute dû vous frotter à jouer ou, du moins, écouter les grands standards de Metallica, d’ACDC, d’Airbourne, et d’un tas d’autres groupes mythiques ! Eh bien, la plupart de ces groupes jouent beaucoup de leurs morceaux dans des tonalités de Mi mineur ou de La mineur et, ainsi, vous trouverez très souvent des Power Chords de Mi5 ou de La5.

   PS : Si vous êtes un peu perdus avec toutes ces notions, je vous recommande de télécharger mon guide « Les Bases de la Musique au Piano et à la Guitare » qui vous permettra de vous familiariser avec toutes les notions théoriques que vous devez absolument connaître pour vous perfectionner plus rapidement. Profitez-en, il est entièrement gratuit ! 🙂

   Eh bien, devinez quoi ? Vous allez vous servir de ces morceaux pour accorder votre guitare ! Et le meilleur morceau que j’aurais à vous proposer est un morceau dont j’ai déjà beaucoup parlé dans d’autres articles, notamment dans le « TOP 10 DES SOLOS LES PLUS FACILES À LA GUITARE », Nothing Else Matters de Metallica !

   En effet, ce morceau est composé dans la tonalité de Mi mineur et commence sur une série de notes autour de 4 cordes à vide de la guitare : les 2 cordes de Migrave et aiguë, la corde de Sol et la corde de Si. Donc effectivement, lorsque l’on fait résonner ces 4 cordes ensemble, on obtient un accord de Mi mineur. 😉

   Maintenant, vous allez donc pincer votre corde de Mi grave en même temps que vous faites tourner l’intro de Nothing Else Matters en boucle depuis votre téléphone, votre ordinateur ou tout autre lecteur audio et vous allez augmenter ou diminuer la tension de la corde avec les clés d’accordage pour que le résultat soit le plus similaire possible !

   Vous pouvez également commencer par accorder votre corde de Mi aiguë sur cette intro. Néanmoins, je ne vous le conseille pas, et ce, pour une raison un peu plus technique :

   Plus la corde sera grave, plus elle contiendra d’harmoniques que vous percevrez plus facilement. Et plus la quantité d’harmoniques est importante, plus votre ressenti de justesse de la corde sera prononcé ! Or, la corde de Mi aiguë est située 2 octaves au-dessus de la corde de Mi grave, donc contiendra moins d’harmoniques. C’est pour cela qu’il est préférable de commencer par le Mi grave. 😉

   Si vous souhaitez en savoir plus sur les harmoniques en général et celles utilisées dans le cadre « guitaristique », je vous recommande d’aller lire cet article : « LES HARMONIQUES NATURELLES & ARTIFICIELLES » qui reprend d’ailleurs quelques notions autour de l’accordage.

   Mais, pour revenir à nos moutons, vous pouvez également commencer par accorder la corde de La en utilisant des grands standards du Rock si vous préférez puisque, étant 2 cordes assez proches, le nombre d’harmoniques entre la corde de Mi grave et la corde de La sera quasi-identique au niveau de votre perception. Attention quand même au morceau auquel vous vous référez.

  En effet, vous savez très certainement que pour obtenir un La3 pur de fréquence 440 Hz, vous pouvez soit décrocher le combiné d’un téléphone fixe, soit utiliser un diapason.

   Or, des morceaux comme Highway To Hell d’ACDC ne sont pas accordés en 440 Hz mais un petit peu plus bas. Il faut donc ne pas s’y fier !

P.S. : D’ailleurs, petite astuce, si vous souhaitez jouer ce morceau à la guitare par-dessus le morceau original, tapez « Highway To Hell Standard Tuning » sur YouTube et vous obtiendrez une version de ce morceau en 440Hz. C’est cadeau ! 😉

B. LE BATTEMENT

   Pour être sûr et certain de votre accordage, vous devez maîtriser une nouvelle notionpeut-être déjà connue pour certains – que l’on appelle le battement.

   Le battement, toujours d’après Wikipédiaeh oui, on fait ce qu’on peut, est une, je cite : « modulation périodique d’un signal constitué de la superposition de deux signaux de fréquences proches ».

Alors qu’est-ce que ça veut bien dire que ça encore…

Alors qu’est-ce que ça veut bien dire que ça encore…

   En fait, c’est très simple. Dans le cas de la guitare, si vous jouez 2 cordes simultanément qui ne sont pas tout à fait accordées à la même fréquencede l’ordre d’entre 0,5 et 5 hertz de différence, alors vous discernerez un son assez désagréable, tel un piano désaccordé si vous avez déjà eu l’occasion d’écouter.

   C’est d’ailleurs le son qu’ont les pianos de saloon dans les films de Western ! 😉

Voici donc 2 petits extraits pour que vous visualisiez mieux cet effet :

   Eh bien, pour la guitare, c’est le même principe. Voici un dernier extrait audio de 2 cordes jouées ensemble qui ne sont pas jouées exactement à la même fréquence. Sentez comme cela est fort agréable : 😁

   Pour conclure, vous devez donc éviter de ressentir cette impression de battement lorsque vous accordez votre grosse corde de Mi sur Nothing Else Matters.

   Maintenant, si vous êtes seuls à la campagne, assis dans un champ avec seulement votre guitare acoustique et que vous n’êtes pas à 15 Hz prêts d’être accordé parfaitement, vous pouvez tout à fait faire abstraction de ce premier point. Mais vous aurez quand même besoin d’accorder correctement vos autres cordes par rapport à la 1ère ! C’est pourquoi la suite va quand même vous intéresser ! 😉

2. L’ACCORDAGE AU CORDE À CORDE

Pour accorder les autres cordes par rapport à la première, que l’on va considérer comme étant la corde de Mi grave, on va se servir de la capacité qu’à la guitare pour jouer la même note sur plusieurs endroits du manche. En effet, un Mi aigu peut être joué à vide sur le 6ème corde, mais aussi sur d’autres cordes : 

Sur la 5ème case de la corde de Si ;

Sur la 9ème case de la corde de Sol ;

Sur la 14ème case de la corde de Ré ;

Sur la 19ème case de la corde de La ;

Sur la 24ème case – lorsqu’elle existe – de la corde de Mi grave.

Voici une représentation de 4 Mi représentés sur les 4 dernières cordes :

   Ainsi, vous devrez utiliser la corde précédente sur une certaine case pour obtenir exactement la même note que la corde à vide que vous cherchez à accorder. 🙂Jouez-les simultanément pour vous rendre compte de l’exactitude de similarité entre les 2 cordes. Tout comme pour la première corde, si vous écoutez une note différente ou un léger battement lorsque vous jouez ces 2 cordes en même temps, c’est que l’accordage n’est pas tout à fait parfait ! 😉

   En attendant, voici les différentes positions à connaître pour accorder votre guitare à partir de chacune des cordes : une fois que vous en avez accordé une, utilisez-la pour accorder la suivante, et ainsi de suite : 🙂

Pour accorder la corde de La, appuyez sur la corde de Mi en case 5;

Pour la corde de , appuyez sur la corde de La en case 5;

Pour la corde de Sol, appuyez sur la corde de en case 5;

Pour la corde de Si, appuyez sur la corde de Sol en case 4;

Pour la corde de Mi aigu, appuyez sur la corde de Si en case 5;

Voici un schéma qui récapitule ces positions :

Mais, pour être encore plus sûr de son coup, le mieux est de se référer à l’accordage par le biais des harmoniques. 🙂

3. L’ACCORDAGE GRÂCE AUX HARMONIQUES

   Il est vrai que j’ai déjà évoqué ce sujet de façon assez complète dans l’article sur les harmoniques naturelles et artificielles. C’est pourquoi je vous le partage de nouveau ici tout en ajoutant quelques notes supplémentaires. 🙂 

   Ainsi, le problème avec la technique de l’accordage au corde à corde, c’est que, lorsque l’on appuiera sur une case pour produire une note de façon « classique », la distance séparant la corde du manche – quelques millimètresfaussera la hauteur de la note car la corde devra être plus tendue que lorsqu’elle est au repos total. De plus, il faudrait appuyer sur la corde de la façon la plus verticale possible pour garder au maximum la justesse de la note. Si vous décalez la corde ne serait-ce que d’un millimètre vers la gauche ou vers la droite, la hauteur sera également faussée et le battement perçu sera d’autant plus important en vous déplaçant vers le haut du manchevers les notes aiguës.

Bien entendu, on peut aller loin pour enculer les mouches… Mais il est quand même important de bien prendre en compte ces deux facteurs ! 😉

   C’est donc là que la maîtrise des harmoniques devient intéressante. Lorsque l’on joue une note harmonique, il suffit d’effleurer la corde que l’on veut jouer sans se soucier de la déformation qu’elle subira en hauteur et en largeur. Cependant, comme il n’existe pas une infinité d’harmoniques que l’on peut jouer sur une guitare, la difficulté va être de repérer celles qui vont produire les mêmes notes que toutes les cordes à vide, ou du moins qui s’en rapprochent. Et c’est là que j’interviens ! 😉

   Voici le schéma récapitulatif pour vous indiquer à chaque fois sur quelles frettes appuyer pour obtenir la corde suivante en utilisant les harmoniques :

Pour retrouver ces notes correspondantes, il suffit de venir se référer au tableau :

   Bien entendu, vous devrez donc supprimer tout battement discernable, ce qui est plus simple avec des harmoniques qu’avec des notes jouées à même le manche. En utilisant cette technique, vous pourrez ainsi vérifier si toutes les cordes sont accordées les unes avec les autres !

   Maintenant, il ne vous reste plus qu’à plaquer un petit accord et entendre le résultat obtenu. 🙂Si tout sonne bien, jouez donc un morceau en même temps que vous l’écoutez avec votre téléphone et comparez les 2 pour savoir si tout est bien juste.

   Si c’est le cas, alors félicitations ! Vous n’avez peut-être pas résolu le Rubik’s Cube, mais vous avez réussi à accorder votre guitare sans avoir recours à la technologie ! Et c’est le plus important ! 😉

   Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, à le partager autour de vous et, bien sûr, à partager ces nouvelles connaissances à vos potes guitaristes ! 😉

Sur ce, je vous dit à bientôt pour un nouvel article sur le blog ! 🙂

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TOP 10 DES SOLOS LES PLUS FACILES À LA GUITARE 🎸

TOP 10 DES SOLOS LES PLUS FACILES À LA GUITARE 🎸

TOP 10 DES SOLOS LES PLUS FACILES À LA GUITARE

TOP 10 DES SOLOS LES PLUS FACILES À LA GUITARE

   Toute personne commençant la guitare électrique ne désire qu’une chose : devenir assez bon pour jouer les plus grands solos de légende que l’Univers n’ai jamais connu. Et c’est bien normal. 😉Cependant, certains nous donnent davantage de fil à retordre que d’autres, et on se sent vite découragé, pensant que ce n’est pas pour nous.

   Eh bien, détrompez-vous ! Vous aussi, vous avez le pouvoir de jouer certains solos de légende ! – à condition, bien sûr, de travailler quand même un petit peu 😉. Voici donc un petit TOP 10 des solos les plus faciles de l’histoire du Rock. 😉C’est parti ! 🤘

10. WASTING LOVE – IRON MAIDEN

Aux premiers abords, vous vous dites :

« Maiden ?? Mais il est fou ! C’est pas simple du tout ! 😱 »

« Maiden ?? Mais il est fou ! C’est pas simple du tout ! 😱 »

En effet, et c’est pour cela que c’est le n°10 de la liste. 😉

   Mais justement : AUCUN SOLO D’IRON MAIDEN n’est « TROP SIMPLE » ! Cependant, celui-là est un peu lent, pas trop long et certaines notes se répètent… Je pense donc qu’avec un peu d’entraînement, tout le monde peut y arriver. 🙂Et voilà donc un beau petit objectif pour tous les guitaristes électriques en herbe qui pourront s’attaquer à du Maiden très rapidement. 😉Et ça, c’est plutôt sympa, non ? 😎

9. NOTHING ELSE MATTERS – METALLICA

   Le fameux, le très célèbre, le très réputé : Nothing Else Matters. Un solo de légende, à la fois puissant et nostalgique. Ce solo, c’est un mélange de plusieurs techniques qu’il vous faut connaître en tant qu’apprenti de la 6 cordes. D’ailleurs, tout le morceau est à connaître ! 🙂Mais si vous souhaitez commencer par le solo, voici la liste de ce que vous devez maîtriser :

Les Double Bends ;

Les Hammer-On et Pull-Off ;

Les Bend Unisson et les barrés de l’index sur les petites cordes ;

Le vibrato au doigt.

   En soi, le plus dur est de maîtriser la technique du Bend à 2 doigts, notamment pour le Bend Unisson ou le Bend de Quintepar exemple, annulaire en case 14, corde de Sol, bendé / et auriculaire case 15, corde de Si qui ne bouge pas. Mais, comme toujours, avec un peu d’entraînement, vous y parviendrez facilement puisque, dans le Rock, c’est la technique la plus utilisée en solos. Vous avez donc tout intérêt à vous y atteler, que ce soit pour ce morceau ou pour un autre. 😉

8. THE KIDS AREN’T ALRIGHT – THE OFFSPRING

   Aaaah, The Offspring. Du bon Punk Rock des années 90. Côté rythmique, il y a du boulot : Palm Mute, rapidité de la main droite – pour les droitiers – et changements de Power Chords à la main gauche – Whaaaa Non ça c’est le plus simple en fait 😁. Mais le Punk Rock, c’est aussi des solos simples mais puissants qui ravissent les guitaristes et désolent les parents et les voisins ! 😁Et, en effet, avec The Kids Aren’t Alright, TOUS LES DÉBUTANTS pourront commencer à faire du bruit chez eux !

   Dans ce solo, vous n’avez même pas à gérer l’aller-retour au médiator. Seules les techniques du Bend et du Double Bend sont requises… Autrement dit, le plus fun😉

7. KNOCKIN’ ON HEAVEN’S DOOR – GUN’S N’ROSES

   Reprise de Bob Dylan par les Gun’s N’Roses, Knockin’ On Heaven’s Door est l’un des morceaux les plus joués aujourd’hui par les groupes débutants. En effet, il ne comporte que 4 accords différents, se joue à un tempo plutôt lent et fait l’unanimité lors d’événements populaires. De plus, ses parties solistes sont facilement accessibles à tous les guitaristes en herbe puisqu’elles intègrent quelques techniques qui sont utilisées dans la plupart des solos de guitare électrique : l’aller-retour au médiator pour la vitesse des notes et la technique du Bend et ses dérivés. Une fois ces deux techniques maîtrisées, le solo est à vous ! Comme quoi, tout le monde peut savoir jouer du Slash ! 🙂

6. AIN’T TALKING ABOUT LOVE – VAN HALEN

   En voilà un groupeet un guitariste ! – qui en jette ! Qui aurait pu penser qu’un guitariste débutant pourrait arriver à jouer du Van Halen ? Eh bien, avec Ain’t Talking About Love, voilà qui est chose faite ! 80% du solo se réalise en se baladant sur la corde de Si tout en grattant simultanément la corde de Mi à vide. EA-SY. Et, comme si cela ne suffisait pas, le solo se termine sur une alternance de Hammer-On / Pull-Off entre les cases 17 et 20 de la corde de Si, facilement réalisable avec de la distorsion. Rien de plus simple pour s’imaginer comme un dieu de la guitare après seulement quelques heures de pratique. 😉Bon, en réalité, le schéma réel de fin est composé de 4 notes et peut être plus difficile à adopter pour les débutants… Mais bon, c’est déjà un début ! 😁Voici ce schéma : 🙂

5. WHEN YOU WERE YOUNG – THE KILLERS

   Alors là, avec When You Were Young, on commence fort le Top 5 des solos de guitare électrique les plus simples. Il s’agit simplement de notes répétées à la suite en allers simples au médiator. Vous pouvez néanmoins les jouer en aller-retour, si vous préférez. Mais la difficulté restera inchangée dans un cas comme dans l’autre. 😁Mais attention, malgré sa simplicité, ce solo garde tout son intérêt dans cette chanson et est très renommé dans le monde du Rock Alternatif😉

4. HOLIDAY – GREEN DAY

Ah ! On se rapproche de la pole position !

   Après The Offspring, et pour continuer dans la lancée des groupes de Punk Rock, voici en exclusivité, mesdames et messieurs… Green Day et leurs solos dignes des plus grands virtuoses de la guitare ! Ah ben non, en fait… 😁

   Il est vrai que ces solos font partie des plus simples au monde, mais cela ne change en rien le fait qu’ils s’intègrent parfaitement au style du groupe et qu’ils sont parfaitement bien composés. 🙂

   En attendant, il vous sera extrêmement facile de jouer ce solo d’Holiday, et y arriver vous permettra de vous intégrer plus facilement avec d’autres musiciens, étant donné que cette chanson fait partie des playlists de la plupart des groupes émergents à leur début, tel Knockin’ On Heaven’s Door ou Smells Like Teen Spirit... Non, en vrai, cela ne changera rien ! 😁Mais vous aurez au moins le sentiment de jouer un puissant solo de Punk Rock et, après tout, c’est ça l’essentiel. 🙂

3. SMELLS LIKE TEEN SPIRIT – NIRVANA

   Ah ben, en parlant de Smells Like Teen Spirit, la voilà qui fait partie de notre Top 10 ! Après tout, Kurt Cobain était bien loin d’être un Guitar Hero… Rien qu’à écouter le live de The Man Who Sold The World en Unplugged à la MTV, on le remarque assez bien. 😉

   Voilà pourquoi Smells Like Teen Spirit reste un solo très répandu mais très simple, et qui sait faire son effet en toutes circonstances. Apprenez-le et vous en tirerez une certaine satisfaction, j’en suis certain. 😊

2. SEVEN NATION ARMY – WHITE STRIPES

🔊 Poooo, po-lo-po-po-poooo poooo… 🔊

🔊 Poooo, po-lo-po-po-poooo poooo… 🔊

   Ah pardon, on n’est pas dans les tribunes… 😁Et pourtant, la plupart des gens connaissent Seven Nation Army grâce – ou à cause, à vous de voir… – aux matchs sportifs et aux concerts. 😉

   Mais, pour ceux qui l’ignoraient – et j’espère que vous n’êtes pas dans ce cas-là 😉, l’origine de cet « hymne » provient des White Stripes ! Et dans leur enregistrement, le petit solo de guitare a son effet saisissant tout en étant simple comme bonjour à réaliser ! 🙂Avant tout, c’est l’effet fuzz très prononcé qui permet de lui donner pareille ampleur, mais la réalisation technique en elle-même, c’est vraiment du pipi de chat ! Après, si vous voulez vraiment le faire sonner comme dans la version originale, munissez-vous d’un bottleneck et faites « flotter » les notes comme de vrais texans. 😉

Et voilà, on arrive à notre première place ! 😀

Et le grand gagnant est…

1. CALIFORNICATION – RED HOT CHILI PEPPERS

Eh oui, les Red Hot et leur fameux Californication ! 🙂Can’t Stop aurait également pu faire l’affaire, mais il fallait bien choisir. 😁

   John Frusciante est un excellent guitariste, qui sait tout aussi bien maîtriser les solos que la propreté de ses plans rythmiques… et qui sait aussi rester à sa place lorsqu’il le faut, ce qui est le plus dur chez les guitaristes. 😉

   Dans Californication, il a su placer les bonnes notes aux bons endroits durant son solo, et c’est pour cela que la chanson est entièrement accessible à tous les guitaristes débutants, de l’intro au solo… Et jusqu’à la fin, bien entendu !

Si vous n’êtes pas convaincu, alors travaillez-la et vous verrez qu’il n’y a rien de plus simple ! 🙂

Voilà, ceci était le Top 10 que j’estimais le plus hétéroclite tout en restant parmi les grands standards du Rock. Mais, bien sûr, chacun possèdera son propre classement et… heureusement, j’ai envie de dire ! 😉

D’ailleurs, si vous avez des morceaux que vous auriez aimé voir dans ce classement, n’hésitez pas à le dire dans les commentaires ! De cette façon, vous ferez profiter tous ceux qui recherchent de nouveaux solos à travailler ! 😊

Sur ce, je vous souhaite bon courage dans votre entraînement, et à bientôt pour un prochain article. 😊

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

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LE VIBRATO À LA GUITARE 🎸

LE VIBRATO À LA GUITARE 🎸

LE VIBRATO À LA GUITARE

LE VIBRATO À LA GUITARE

Le vibrato… Vous avez sûrement déjà écouté ce terme technique un jour ou l’autre… sauf si, bien sûr, vous êtes pianiste. 😁Quoi que

I. QU’EST-CE QUE LE VIBRATO ?

   Le vibrato est une technique propre à tous les instruments à corde qui signifie « faire vibrer » en italien. Mais me direz-vous, un chanteur ne peut-il pas réaliser de vibrato avec sa voix ? Eh bien, la réponse est… si ! Et ce parce que, lui aussi, il possède des cordes – vocales – qui peuvent rentrer en vibration de telle façon à reproduire ce joli effet. 😉

   Mais, pour revenir dans le domaine guitaristique qui est le nôtre, le vibrato est caractérisé comme étant un « tremblement » de la corde par un ou plusieurs doigts qui, sous l’effet rotatif du poignet, permettent de faire légèrement varier la fréquence de vibration de la corde, et de ce fait sa hauteur.

Cette variation peut n’être que de quelques commas1/9 de ton – à plusieurs quarts de tons.

II. QUAND UTILISE-T-ON LE VIBRATO ?

   Le vibrato peut être utilisé dans beaucoup de situations. En chant lyrique, il sera très utilisé sur les longues notes tenues par les chanteurs, par exemple. Mais en guitare, étant donné qu’il existe beaucoup de styles de guitare – classique, folk, électro-acoustique, électrique – le vibrato peut se manifester sous plusieurs formes. Il peut d’ailleurs être provoqué de façon :

• « Classique » comme on nous l’enseigne dans les conservatoires sur une guitare avec des cordes en nylon ;

• Plus puissante et plus intense, notamment avec l’utilisation de la guitare électrique et d’une distorsion digne de l’enfer. 🔥🤘Parfois, on utilise des outils supplémentaires pour accentuer cet effet de vibrato et, couplé avec d’autres techniques de guitare, cela peut être du plus bel effet… Je vous laisse juger par vous-même en lisant la suite… 😉

III. COMMENT RÉALISER LE VIBRATO À LA GUITARE ?

Voyons donc comment réaliser les différents vibratos à la guitare, suivant le type de guitare que l’on utilise. 🙂

A) LE VIBRATO À LA SAUCE CLASSIQUE

   La façon classique de réaliser un vibrato est, comme je l’ai dit plus haut, enseignée dans les conservatoires pour une utilisation sur guitare classique.

   Ainsi, pour réaliser un beau vibrato sur une guitare avec des cordes en nylon, il suffit d’appuyer fortement sur une case avec un doigt et de faire pivoter son poignet de gauche à droite sans faire bouger l’extrémité du doigt sur le manche. De cette façon, et parce que nous ne sommes que des simples êtres humains et non des robots – 😉, le mouvement de poignet fera quand même bouger la position du doigt sur la corde et donc fera plus ou moins varier la hauteur de la note de quelques hertz, causant ainsi notre bel effet. 🙂Vous l’aurez compris, vous ne pourrez pas exécuter cette technique sur une corde à vide, simplement en appuyant sur une case !

   N.B. : Étant donné qu’une guitare est composée de bois et que celui-ci reste souvent relativement souple, il est possible de jouer une corde à vide et de lui donner un petit effet de vibrato :

1. Avec votre main côté chevalet, prenez appui sur le haut de la table d’harmonie, à côté de la terminaison du manche ;

2. Avec votre main côté manche, appuyez en contre-sens derrière la tête de la guitare.

Vous pouvez tout aussi bien faire l’inverse, en tirant la tête de la guitare vers vous tout en exerçant une pression en-dessous du chevalet.

Faites néanmoins attention de ne pas endommager votre belle. 😉

B) LE VIBRATO INTENSE ET PUISSANT

   À l’image de la méthode douce énoncée précédemment, le vibrato peut être exécuté moins « tendrement » si on l’utilise sur une guitare électrique avec – beaucoup 😁– de distorsion. 😀Cette technique est d’ailleurs très utilisée par bon nombre de guitaristes de métal qui cherchent à accentuer une note en particulier durant leurs riffs ou solos.

   Cette fois, un doigt n’est plus suffisant pour réaliser un vibrato digne de ce nom. En effet, 2 ou 3 doigts sont placés sur la case – avec les doigts de support placés, bien évidemment, derrière le doigt principal 😉– et tous sont sollicités pour tirer sur la corde comme pour réaliser un bend, soit de bas en haut dans la direction des bords du manche. Couplez cela à une harmonique artificielle et obtenez un mélange – trèsagressif. Un vrai vibrato à la sauvage. 😉

QUOI ?? Il existe encore pire ?!

QUOI ?? Il existe encore pire ?!

C) LE VIBRATO À LA BARBARE

   Vous vouliez du vibrato à la dure, à la viking, résonant dans les fins fonds de l’enfer ? Alors ne restez pas sur votre vibrato fait à la main. Dénaturez tout et faites appel… À LA MACHINE. 🤖

(Pochette de l’Album : Dystopia – Megadeth)

   Si vous utilisez une guitare électrique, autant aller au bout des choses. Utilisez une tige de vibrato montée sur un Floyd Rose ! 😉

Pour rappel :

   L’effet d’une tige de vibrato est d’abaisserou de monter – le chevalet afin de détendreou de tendre – les cordes entre celui-ci et le sillet et, donc, de modifier la hauteur propre de la corde à vide. Suivant la résistance de la guitare et selon si l’on utilise ou pas un Floyd Rose, les cordes peuvent être détendues de plusieurs tons en moins d’une seconde.

   En général, et comme pour l’exemple précédent, l’utilisation de la tige de vibrato peut être couplée à un jeu riche en harmoniquesplus artificielles que naturelles, d’ailleurs 😉. On peut distinguer des effets appelés de « Screaming » ou de « Dive Bombing » à la Steve Vaï ou à la Satriani, comme expliqué dans l’article sur les harmoniques que vous pouvez retrouver en cliquant ici. 🙂

IV. QUELQUES EXEMPLES…

   Voici quelques exemples pour illustrer nos différents cas, en partant de la guitare acoustique jusqu’à la méthode barbare sur guitare électrique avec tige de vibrato ! 🙂

Giulio RegondiNocturne « Rêverie » Op.19 – Interprété par Drew Henderson

➡ Giulio RegondiNocturne « Rêverie » Op.19 – Interprété par Drew Henderson

B.B. KingBlues Boys Tune

Rusty CooleyUnder The Influence

Rusty CooleyUnder The Influence

HavokPeace Is In Pieces

Eddie Van HalenEruption

Eddie Van HalenEruption

Merci d’avoir lu cet article ! J’espère que j’aurai pu vous éclairer davantage sur cette belle technique qu’est le vibrato. 🙂

S’il vous a plu, n’hésitez pas à le partager autour de vous. 🙂

Sur ce, je vous dis à très bientôt pour un prochain article ! 😀

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LES ACCORDS D’OCTAVE

LES ACCORDS D’OCTAVE

LES ACCORDS D’OCTAVE

LES ACCORDS D’OCTAVE

   Tout le monde sait ce qu’est un accord, que l’on soit musicien ou pas. Du moins, tout le monde en a déjà écouté, même sans savoir comment cela s’appelait. 😉En revanche, les accords d’octave sont une particularité d’accords assez méconnus pour le grand public et  chez les guitaristes débutants et qui, pourtant, a son importance. 😉Voyons ça maintenant ! 🙂

I. QU’EST-CE QU’UN ACCORD D’OCTAVE ?

   Rappelons d’abord ce qu’est un accord. C’est une combinaison de plusieurs notes qui, jouées simultanément, forment un nouvelle forme de sonorité servant, la plupart du temps, à accompagner et soutenir une mélodie. Et il est vrai qu’en général, les accords que nous connaissons sont souvent des accords parfaits, composés de 3 sons : la note fondamentale, la tierceMajeure ou mineure – et la quinte juste. On peut également rajouter une 4ème note, l’octave de la fondamentale, afin de renforcer et d’enrichir harmoniquement l’accord.

   Or, d’après la définition, un accord peut tout à fait n’être formé que de 2 sons seulement. À partir du moment où ces deux notes sont jouées en même temps, elles sont considérées comme formant un accord. 🙂

   Maintenant, revenons-en à nos moutons. Comme indiqué dans leurs noms, les accords d’octave sont des accords formés de deux notes dont la 1ère est la note fondamentale et la 2nde, l’octave ! Forcément, vous ne vous attendiez pas du tout à cela, c’est tout simplement incroyable… 😜

   Et le plus merveilleux, c’est qu’il est possible de les réaliser sur une guitare comme sur un piano, mais pas sur une batterie – en même temps, quelle idée… 😁– ou sur un instrument monophonique tels que les instruments à vent !

   En théorie, lorsque l’on parle d’accords d’octave, on veut souvent mentionner une technique de guitare plutôt qu’une technique de piano. En effet, au piano, ces accords sont souvent utilisés pour faire ressortir davantage une note, à la main gauche – pour renforcer la basse de l’accompagnement – comme à la main droite – pour donner de l’ampleur à la mélodie. Voici un exemple pour chacun des deux cas :

   Pour les jouer, il suffit d’utiliser le pouce et l’auriculaire. Pour les suites d’accords d’octave, il est préférable d’alterner entre l’auriculaire et l’annulaire afin de ne pas crisper et d’aller plus vite.

   Mais mais mais ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est l’accord d’octave au sein du jeu des guitaristes. 😉 En fait, ces accords demandent une technique bien à eux et sont utilisés dans des situations très différentes de celles rencontrées au piano. Alors, sans plus tarder, voyons ça tout de suite !

II. COMMENT FORME-T-ON UN ACCORD D’OCTAVE ?

   Les accords d’octaves sont essentiellement utilisés par les guitaristes leads pour accompagner des Power Chords joués par les guitaristes rythmiques – ou des accords parfaits lorsque les guitares sont acoustiques ou sont utilisées avec un son clean. C’est un simple procédé d’accompagnement, mais pourtant très important !

   De plus, n’étant formés que d’une seule note dans le résultat sonore – en considérant que l’association de la note fondamentale et de l’octave, composés des harmoniques de l’une et de l’autre, ne forment au final qu’une seule note plus riche, ces accords d’octave peuvent être utilisés à tout moment sans craindre une dissonance trop marquante, à condition, bien entendu, de respecter les lois harmoniques de la musique. Mais ça, ça va de soi ! 😉

   En résumé, ces accords sont principalement utilisés en complément d’une ligne harmonique et durant des parties chantées ou simplement instrumentales.

   Même si, plus haut, je disais que les guitares pouvaient être acoustiques, il faut savoir que ces accords sont principalement utilisés dans le domaine de la guitare électrique, et notamment dans le Punk Rock, même si d’autres styles voisins les utilisent de temps à autres. 🙂

Voyons donc quelques exemples afin de mieux les visualiser :

Pour former un accord d’octave à la guitare, il faut partir de la position d’un Power Chord.

Un Po’ quoi ?

Un Po’ quoi ?

   Si vous êtes un guitariste avancé, ou si vous avez lu mon guide « Les Bases de la Musique au Piano et à la Guitare », vous avez déjà dû entendre parler de ce mot barbare. 🙂

👉 Pour ceux qui ont raté le coche, sachez donc qu’un Power Chorden français Accord de Puissance – est un accord formé simplement d’une note fondamentale, d’une quinte juste et parfois de l’octave. Il s’agit donc d’un accord parfait auquel on aurait enlevé la tierce. Il est beaucoup utilisé lorsque des guitares électriques saturées rentrent en jeu puisque les associations tonique / tierce et tierce / quinte donnent un rendu brouillon si trop de distorsion est ajoutée au son de la guitare. Ainsi, en ne conservant le 1er et le 5ème degré – la tonique et la quinte, on obtient un résultat électrisant plutôt sympa que l’on retrouve essentiellement dans le Punk Rock, le Hard Rock et le Métal🙂🤘

Et sur le manche, ça donne quoi ?

Et sur le manche, ça donne quoi ?

   Eh bien, pour former un Power Chord, il vous faut partir d’une case sur la corde de Mi grave ou de La grave – 1ère ou 2nde corde – et poser vos doigts de la façon suivante sur les cordes supérieures :

   Ainsi, pour jouer un accord d’octave, il faut simplement se baser sur un Power Chord composé d’une tonique, d’une quinte et d’une octave et… devinez quoi ?… enlever la quinte ! 😃

Et voilà ce que ça donne :

   Cela dit, pour jouer ces accords, c’est une autre paire de manches de guitare – 😜. Ces accords doivent être joués avec force et en ayant une ampleur dans le mouvement de poignée de la main droite. Il convient donc de gratter l’ensemble des cordes de la guitare mais de ne laisser entendre QUE les deux notes que l’on a frettées. Il faut donc arriver, avec les autres doigts non utilisés, de bloquer toutes les autres cordes.

   Vous trouverez cela compliqué au début, il n’y a pas de doute. Cependant, bonne nouvelle : la position ne changeant pas d’un accord à l’autre, vous y parviendrez automatiquement au bout d’un moment, après un peu d’entraînement, et une fois acquise, cette technique le sera à vie 🙂

III. DANS QUELS CONTEXTES UTILISER DES ACCORDS D’OCTAVES ?

 Les accords d’octaves sont essentiellement utilisés par les guitaristes leads pour accompagner des Power Chords joués par les guitaristes rythmiques – ou des accords parfaits lorsque les guitares sont acoustiques ou sont utilisées avec un son clean. C’est un simple procédé d’accompagnement, mais pourtant très important !

   De plus, n’étant formés que d’une seule note dans le résultat sonore – en considérant que l’association de la note fondamentale et de l’octave, composés des harmoniques de l’une et de l’autre, ne forment au final qu’une seule note plus riche, ces accords d’octave peuvent être utilisés à tout moment sans craindre une dissonance trop marquante, à condition, bien entendu, de respecter les lois harmoniques de la musique. Mais ça, ça va de soi ! 😉

   En résumé, ces accords sont principalement utilisés en complément d’une ligne harmonique et durant des parties chantées ou simplement instrumentales.

   Même si, plus haut, je disais que les guitares pouvaient être acoustiques, il faut savoir que ces accords sont principalement utilisés dans le domaine de la guitare électrique, et notamment dans le Punk Rock, même si d’autres styles voisins les utilisent de temps à autres. 🙂

Voyons donc quelques exemples afin de mieux les visualiser :

IV. QUELQUES EXEMPLES…

Summer / Sum 41

Summer / Sum 41

Savior / Rise Against

Tender Surrender / Steve Vaï

Tender Surrender / Steve Vaï

No Use For A Name / International You Day

A Day To Remember / We Got This

A Day To Remember / We Got This

Voilà, j’espère que cet article vous aura plu. 🙂Si c’est le cas, n’hésitez pas à le partager et à en discuter autour de vous ! 😊

À la prochaine pour un nouveau sujet passionnant ! 😉

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

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