COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT :

PARTIE 2 : DÉVELOPPER AU-DELÀ DES ACCORDS 

COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT :

PARTIE 2 : DÉVELOPPER AU-DELÀ DES ACCORDS 

  Bien le bonjour et bienvenue dans la 2nde partie de cet article consacré à la composition harmonique pour trouver de beaux accompagnements pour vos mélodies ! 🙂Vous pouvez retrouver la première partie en cliquant ici : Partie 1 : Trouver Des Accords.

   Aujourd’hui, vous allez découvrir comment développer votre partie accompagnatrice de façon plus riche et plus personnalisée pour embellir vos accords et vos lignes mélodiques. Cela vous parle peut-être peu… C’est pourquoi cet article est fait pour vous ! 😉

I. LES RENVERSEMENTS D’ACCORDS

   Lorsque l’on parle d’accords parfaits, on imagine des « triades » avec des notes organisées de la façon toniquetiercequinte comme sur ci-dessous :

   Cependant, si vous enchaînez des accords parfaits les uns à la suite des autres en conservant cette position-là, vous allez vite vous rendre compte que votre accompagnement sonne d’une façon « robotique ». Si vous passez d’un accord de Do Majeur – Do – Mi – Sol – à un accord de Sol Majeur – Sol – Si – Ré, vous vous rendez compte que l’intervalle entre le Do et le Sol, le Mi et le Si et le Sol et le sont des quintes montantesou des quartes descendantes.

   Or, le fait d’enchaîner des « quintes parallèles » ou des « quartes parallèles » va à l’encontre des règles de la musique dite « traditionnelle ». Beaucoup de styles l’utilisent, notamment dans le chant grégorien ou dans le Rock, mais sur un piano, le résultat est vite impersonnel et répétitif. Comment alors remédier à cela ?

1. L’UTILISATION DU RENVERSEMENT D’ACCORDS

   Le renversement d’accord est primordial si vous souhaitez varier l’interprétation de vos accords. Je ferais d’ailleurs un article sur le sujet pour mieux vous expliquer en détail son fonctionnement. 😉

   Pour résumer, un accord parfait est constitué de 3 notes, ce qui lui donne 3 possibilités d’accords dont la note à la base – à la basse du coup… 😉– est différente. Par exemple, un accord de Do Majeur pourra avoir soit le Do, soit le Mi soit le Sol à la basse, comme ceci :

On appelle :

La 1ère forme l’état fondamental ;

La 2nde le 1er renversement ;

La 3ème le 2nd renversement.

Et vous pouvez constituer tous vos accords de ces 3 façons différentes ! 🙂Le but du jeu est de savoir quel forme utiliser et dans quel cas ! 😉

N.B. : Attention ! Seule la note à la basse permet de déterminer l’état de l’accord. Par exemple, les deux accords ci-dessous seront tous les deux à l’état fondamental puisque le Do est toujours à la basse :

Maintenant, pour faire le bon choix, il faut prendre en compte 2 paramètres :

La note se situant en haut, étant la plus aiguë, ressortira toujours plus que les autres notes du fait que ce qui est aigu paraît plus fort et percutantdû physiquement aux courbes isotoniques, mais là n’est pas le sujet… ;

Les notes à la basse doivent se suivre de façon « logique » de manière à ce que l’on discerne une ligne mélodique lorsque l’on passe d’un accord à un autre. En effet, il vaut mieux faire « chanter » la basse en organisant les notes basses de manière organisée plutôt qu’elles soient totalement incohérentes entre elles. 😉;

2. QUELQUES EXEMPLES À ANALYSER

  1. Des accords au service d’une mélodie aiguë : KeaneSomewhere Only We Know

   Dans ce morceau du célèbre groupe de Pop-Piano-Rock, composé d’une batterie, d’une basse et d’un piano pour la partie instrumentale, c’est le piano qui a le rôle d’organiser les accords d’accompagnement tout en ajoutant une basse complémentaireavec la main gauche – et une mélodie dans l’aigu pour jouer le gimmick du morceau – que l’on peut écouter dans l’introduction.

   Néanmoins, même si ce morceau n’est pas très chargé en accords renversés, il est intéressant d’observer que les notes les plus aiguës des accords forment une belle ligne mélodiquequi rentrent d’ailleurs vite dans la tête… Nous sommes donc un tant soit peu hors-sujet vis-à-vis des accords renversés mais cet exemple est important pour vous montrer ce qui est renversé et ce qui ne l’est pas, puisque la meilleure façon de montrer quelque chose, c’est d’analyser son/ses contre-exemple(s)… 😉

2. Une basse chantante au sein des accords : QueenBohemian Rhapsody

   Ah ! Rien de tel qu’un bon chef-d’œuvre de Mercury et de ses acolytes pour comprendre les notions classiques de la composition au sein de la musique actuelle. 😉Et en effet, dans Bohemian Rhapsody, on peut remarquer beaucoup d’accords qui paraissent « bizarres » au premier abord. Alors, certains sont hors-tonalité, d’autres accentuent davantage l’aspect mélodique que l’aspect harmonique… Et enfin, certains autres mélangent ces 2 particularités tout en étant plus ou moins renversés ! Que de complexité, tout ça… 😰

Pour rester le plus simple possible dans les explications, nous n’allons donc nous concentrer que sur 2 cas au sein de ce morceau.

Dans l’introduction, un peu après l’entrée du piano – à 0’40, les accords descendent de façon mélodique en enchaînant l’état fondamental sur le Mib Majeur à un 1er renversement sur le Sib Majeurdonc avec un Ré, la tierce Majeure, à la basse :

 Dans la partie plus « étrange » du morceau, juste avant les « Galileo », à 3’14, le piano joue un enchaînement d’accord plus difficiles à identifier à l’oreille. Ce sont en fait des accords très altérés qui, de plus, sont renversés pour le n°1 et le n°3. Regardez :

   Vous remarquez ici que la basse reste le plus possible autour des mêmes notes – les notes La bémol, Sol et Mi n’étant séparés que de quelques demi-tons entre elles. C’est une règle importante en composition baroque, classique et romantique. Autrement dit, très bien joué de la part du groupe pour la composition d’un album Opéra-Rock à l’échelle grandeur nature actuelle. 😉

3. Un mélange de mélodie aiguë et de renversements d’accords marqués: Elton JohnSong For Guy

   Dans ce dernier exemple, on s’attaque à un pionnier de la musique britannique, j’ai nommé Mr. Elton John ! Et ce n’est pas pour rien qu’il a révolutionné la culture Pop-Rock. Si on se penche un peu plus sur ce morceau de Song For Guy, joué entièrement au piano – et agrémenté de batterie et de quelques percussions, on se rend compte que les accords sont riches, très recherchés et que chacun a la place qui lui correspond.

   Si on n’analyse que l’introduction, on peut remarquer déjà bon nombre d’accords renversés sous les deux formes ainsi que des accords utilisés comme « accords de passage », pour faire substitution aux notes de passage. Autant dire que Mr. John ne fait pas les choses à moitié. 😁

   Une alternance d’accords renversés sous la 1ère forme, sous la 2nde forme, tout en faisant chanter les notes supérieures des accords pour une mélodie délicate. Un mix des 2 exemples précédents, en soi ! Chapeau, Sir ! 🎩

II. DES ACCORDS AUX LIGNES MÉLODIQUES

   Comme on l’a vu dans l’extrait de Bohemian Rhapsody, les notes de la basse peuvent tout à fait « chanter » tout en agrémentant des accords qui vont servir d’accompagnements. Et c’est là toute une technique. 😉

1. FAIRE CHANTER SA BASSE HARMONIQUE

   Écrire une basse harmonique ou, plus communément dit, jouer des accords à partir d’une basse chiffrée, relève du domaine de l’harmonie et est destiné aux musiciens plus expérimentés. Il convient notamment de maîtriser les chiffrages d’accords, dont chaque chiffre indique le renversement de chacun de ces accords. J’en ferais d’ailleurs prochainement un article pour ceux que cela intéresserait. Pour être tenu au courant, inscrivez-vous simplement à la newsletter en remplissant les champs ci-dessous et vous serez notifié par mail ! 🙂

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   En attendant, voici l’exemple d’une partition chiffrée qui vous montre que l’on peut réaliser de très beaux accords tout en faisant chanter la basse d’une manière fluide et liée autour d’une ligne mélodique. 😉

   Cet exemple prouve qu’à partir de 2 ou 3 renversements d’accords – 3 pour les accords à 4 notes, on peut arriver à composer une mélodie à la basse tout en intégrant les notes de celle-ci au sein d’accords !

   Même si Elton John ou Freddie Mercury étaient des purs génies en la matière, vous n’avez cependant pas besoin d’être un crack en harmonie musicale pour composer de jolis morceaux recherchés. 😉Vous peinerez sûrement au début, mais le tout est de tester, retester, essayer, réessayer jusqu’à trouver ce qui sonnera le mieux à votre oreille. 🙂

2. QUELQUES EXEMPLES DE RÉARRANGEMENTS D’ACCORDS

   Au-delà de l’aspect harmonique pur, vous pouvez agrémenter votre ligne mélodique en y ajoutant des notes de passage entre chacune des notes intégrées aux accords, ce qui donnera un résultat plus naturel et plus chantant.

  1. Guns N’RosesSweet Child O’Mine

   C’est notamment le cas dans l’intro à 0’15 de ce morceau des Guns N’Roses. La basse joue une vraie mélodie à part entière en se basant sur les notes de l’accord joué à la guitare mais jongle d’une note à l’autre en jouant conjointement des notes de passage qui donnent un effet plutôt sympa. 🙂Je vous laisse écouter par vous-même :

2. Avenged Sevenfold Crimson Day:

   Ce très beau morceau du groupe repose sur une guitare puissante soutenue par une basse jouant principalement les notes fondamentales de chaque accord, telle une belle balade Hard-Rock comme on en a connu dans les années 80 – Wind Of Change de Scorpions pour ne citer qu’eux

   Et de ce fait, à plusieurs moments du morceau, on peut distinguer des montées et descentes harmoniques jouées par la basse et par la guitare qui l’accompagne, mélangeant ainsi accords à l’état fondamentalqui représentent quand même la plus grosse partie du morceau – avec des accords renversés sous la 1ère et 2nde forme.

   Par exemple, à 0’26, on peut écouter un accord de Sol Majeur descendant sur un accord de Mi mineur par l’intermédiaire d’une petite note de passage dans le grave de la guitare – juste avant la reprise du chant « But storms won’t last… » – qui est un Fa#. Et ce Fa# est en effet des plus importants car il représente en réalité une note de passage parfaite entre un Sol et Mi lorsqu’on est en tonalité de Sol Majeur – 1# à la Clé sur le Fa, donc

   Mais il représente également la tierce de l’accord de Ré MajeurRé – Fa# – La , qui est l’accord du Vème degré de la gamme de Sol Majeur. Ainsi, si en plus du Fa#, on avait joué un et un La pour compléter et réaliser un accord de Ré Majeur complet, on aurait obtenu un accord renversé sous sa 1ère forme ! Eh oui, Fa# – Ré – La par exemple, qui est assez courant. 🙂On note cet accord un Ré/Fa#, ou un Ré Majeur avec une base de Fa#.

   De cette façon, on peut aisément lier la basse en faisant Sol – Fa# – Mi tout en imaginant non pas 2 accords différents, mais 3 : Sol Majeur, Majeur et Mi mineur, aussi bizarre que cela puisse paraître. 😉

   On retrouve d’ailleurs ce même phénomène dans le couplet de Nothing Else Matters de Metallica à 1’00 tout pile à chaque fois que la guitare reprend une nouvelle partie du couplet. (Vous ne verrez dorénavant plus les choses de la même façon 😉)

   Si on continue un peu plus loin dans le morceau, à 0’57 la guitare – électrique, cette fois-ci – réalise une montée d’accords sur lesquels la basse joue des notes conjointement liées : Mi – Fa# – Sol – La – Si – Do. Cependant, les accords ne sont pas tous des accords du même nom… Voici un tableau récapitulant ces 6 accords avec le degré auxquels ils appartiennent, la note jouée à la basse et, en conséquence, le renversement de chacun des accords. Je vous rappelle que la forme nom d’accord/note correspond à un accord dont la basse est indiquée après le slash 🙂:

   De plus, encore plus loin dans le morceau, le groupe réitère le schéma mais cette fois-ci en descendant, à 1’29.

Voici le schéma d’accords :

   En réalité, l’accord de Ré Majeur est maintenu tout le long de la descente et c’est la basse qui joue conjointement les notes pour descendre jusqu’au Sol, ce qui nous donne en théorie une suite d’accords plus complexes mais qui sont en réalité des simples accords parfaits – de Ré Majeur – avec une basse indépendante. Voilà ce que seraient ces accords en théorie :

   Et d’ailleurs, cet enchaînement d’accords a été repris d’un de leurs anciens morceaux : Warmness On The Soul, qui reprend le schéma à 0’53, et toujours en Mi mineur – avec un seul dièse à la Clé. Comme quoi, les gars ont des idées bien ancrées. 😉Très beau morceau de piano au passage, je vous le conseille fortement ! 🙂

III. 5 EXEMPLES D’ACCOMPAGNEMENTS À UTILISER POUR COMPOSER

   Dans la plupart des cas, lorsque l’on compose une ligne d’accompagnement, on ne joue pas de simples accords plaqués. Cela est totalement anti-musical – si on peut dire ainsi – et ne permettra pas de faire ressortir des émotions du morceau que l’on compose. Alors, pour remédier à cela, je vous propose 5 « types » d’accompagnements que l’on peut trouver dans la grande majorité des cas ! 😉

1. LES ARPÈGES ALLER-RETOUR

   Cet exemple illustre parfaitement ce que l’on retrouve dans les grandes œuvres classiques et romantiques, et notamment chez Chopin et Liszt. Le procédé est… « simple »… en théorie. Le tout est de trouver les bons enchaînements d’accords et de les faire sonner aussi brillamment que l’ont fait ces 2 génies de la musique, parmi tant d’autres ! Il vous suffira de développer votre accord, qu’il soit parfait, de 7ème, de 9ème ou de toute autre nature, et de jouer toutes les notes qui le composent – certaines notes peuvent être rejouées à l’octave supérieur – sur un nombre de notes identiques et de façon récurrente, avec toujours le même motif. Dans l’exemple ci-dessus, on remarque pour la 4ème mesure que l’accord complet est un Do# mineur décomposé sur 12 triolets de croches par mesure. Les notes sont d’ailleurs, dans l’ordre :

2. LES ACCORDS « PAR DÉVELOPPEMENT »

Pour rester dans le domaine du romantique, et notamment de Chopin, on peut se rendre compte d’un procédé que celui-ci utilise très souvent :

   Dans ce cas-là, les accords sont toujours exécutés temps par temps. Mais chacun de ceux-ci étant composé de 3 croches – étant en ternaire, chaque temps vaut une noire pointée, ou 3 croches, l’accord ne se développe pas d’un coup mais en 3 fois. En général, sur la première croche, on va jouer la note de basse de l’accord – qui n’est pas forcément la note fondamentale de l’accord, si l’accord est renversé – et venir jouer le reste de l’accord de façon équitablement réparti sur les deux croches restantes.

3. LA WALKING BASS DANS LE JAZZ & LE BLUES

   Dans le Jazz, Blues et Rockabilly, la basse est généralement jouée par un instrument indépendant de celui qui joue les accords. Il faut savoir que, dans ces styles, les 3 accords principalement utilisés peuvent être soit mineurs soit Majeurs, et il s’agit souvent d’accords de 7ème, que nous aborderons dans un prochain article. 😉Pour la basse, on se base sur la gamme de la tonalité principale et on la joue conjointement de façon régulière – souvent en croche – en essayant d’intégrer de temps en temps la « blue note » qui donne ce petit côté « blues ». Le terme de « Walking Bass » rappellerait une basse qui « marche », littéralement. 😁Regardez ce petit cover de ce formidable morceau des Lynyrd Skynyrd pour comprendre ce que je veux vous dire. 🙂

   Si vous n’êtes pas bassiste, c’est également un exemple de motif que vous pouvez réaliser à la main gauche du piano, ou à la guitare comme dans cet exemple du Guitar Boogie d’Arthur Smith repris par l’extraordinaire Tommy Emmanuel :

4. LA BASSE ALTERNÉE

   Bien que la basse alternée puisse prendre plusieurs formes, elle se caractérise toujours par une alternance de la note de la basse – incroyable, non ? 😉– avec le reste de l’accord du 1er degré de la gamme, la première basse jouant le 1er degré de la gamme et la seconde le 5ème degré, par exemple.

   On peut retrouver ce genre de motifs en binaire 2/4 ou 3/4. Dans ce dernier cas, on peut parler de la Basse de Mário Mascarenhas, un accordéoniste qui a très souvent utilisé cette technique. Il s’agit de jouer la basse sur le premier temps et le reste de l’accord joué répétitivement sur le 2nd et 3ème temps, ce qui peut faire penser à un rythme de valse🙂Pour le 2/4, voici un exemple que l’on peut retrouver lorsque l’on écoute le couplet de ¿Viva La Gloria? (Little Girl) de Green Day.

5. LA BASSE D’ALBERTI

   Comme je l’ai expliqué dans l’article sur le lexique de la musique, une Basse d’Alberti est un procédé mélodique joué par les parties accompagnatrices dont le principe est d’alterner 3 notes suivant un motif répétitif : note basse, note intermédiaire, note aiguë. C’est ce que l’on retrouve au début de la Sonate en Do Majeur K545 de Mozart :

   Voilà, je pense avoir fait un petit peu le tour de cette 2nde partie d’article autour de la composition d’accords ! J’espère qu’elle vous aura appris de nouvelles notions et que vous vous sentirez inspiré pour créer vous-même vos propres accompagnements ! 🙂

Sur ce, n’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous en pensez et de partager le lien de l’article tout autour de vous. 😊

À bientôt pour la 3ème et dernière partie de l’article autour de l’arrangement ! 😉

P.S. : Si vous voulez revoir la première partie de cet article, vous pouvez y accéder en cliquant ici.

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

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