3 Principes pour VAINCRE le stress

Vous travaillez assidument mais, dès que vous jouez, vous ratez tout à chaque fois à cause du stress et de la timidité que vous n’arrivez pas à gérer ? Je vous parle de tout ça ici… 😉

Souvent, quand j’entends parler les gens qui apprennent la musique,

Une phrase me revient souvent :

« Moi je n’arriverais jamais à être bon, parce que je suis trop timide et je n’arrive pas à jouer en public ou même devant juste UNE seule personne… »

Et c’est assez triste à entendre…

D’ailleurs, je sais que beaucoup de mes élèves se sentent stressés quand ils se retrouvent en cours à me jouer le morceau qu’ils ont travaillé chez eux,

Et ils me disent avec indignation qu’ils l’ont pourtant révisé mais qu’en me le jouant, ils n’y arrivent plus…

J’en ai même une qui m’a dit être déçue parce que : « elle ne pourrait jamais me montrer comment elle se débrouillait chez elle ».

C’est vraiment dommage !

Alors si, vous aussi, vous êtes dans ce cas-là, laissez-moi vous dire que…

Vous êtes tout à fait NORMAL.

Ce fait de ne pas réussir aussi bien que ce qu’on l’espérerait lorsqu’on joue devant quelqu’un ce qu’on a travaillé chez soi,

C’est juste une question de timidité inconsciente et de stress.

Et pour y remédier, voici 3 points qui vous permettront de comprendre comment les combattre :

I. Travaillez votre morceau à son maximum.

Comme je vous l’ai dit dans d’autres articles,

Il faut que vous soyez capable de maîtriser votre morceau à 200% pour pouvoir le rejouer à 100% en condition de live ou devant quelqu’un.

Que vous soyez capable de vous souvenir des doigtés, des nuances, des rythmes, des suites de notes et de tout ce que vous aurez besoin pour mener à bien votre morceau.

En fait, il faudrait que vous soyez capable de le jouer de mémoire, sans utiliser de partition.

Et même dans ces conditions, vous pourriez ENCORE vous tromper.

Les mains moites, des dizaines de pensées à la minute qui viennent perturber votre concentration, l’ambiance d’un lieu inhabituel par rapport à ce que vous connaissez,

Tout ça peut totalement vous faire perdre votre pied à terre et vous faire échouer.

Voilà pourquoi jouer en live est un VRAI travail à part entière.

Tout comme je vous le disais pour la guitare, apprenez à rester à votre place et n’essayez pas d’en faire plus que ce que vous savez faire,

Surtout si vous n’êtes pas habitué aux conditions de live.

Encore une fois, c’est une question d’habitude.

Apprenez à maîtriser à 200% ce que vous travaillez et vous aurez une chance de vous en tirer en toutes circonstances, même si le plafond de la salle s’écroule.

À partir de ce moment-là et seulement là, votre échec ne sera plus voué qu’à d’autres raisons,

Mais des raisons qui peuvent être difficiles à contrer et qui demandent une grande force mentale plus que physique.

II. Renforcez votre concentration

Effectivement, l’une des choses à travailler, c’est votre concentration.

La concentration est un gros problème chez la plupart des gens, et pas seulement qu’en musique.

Mais le fait est que, en musique, elle est indispensable.

Il est courant de voir des gens jouer un morceau, et s’arrêter en plein milieu pour reprendre la suite,

Ou bien se tromper à un endroit… puis à un autre…

Alors qu’il n’y a pas vraiment de raison de se tromper à cet endroit quand on voit la difficulté qu’il y a ailleurs.

Et ce problème, c’est totalement lié à la concentration.

Voilà pourquoi il vaut mieux éviter de commencer à travailler des morceaux populaires,

Qui sont souvent plus longs que 2 minutes et qui peuvent aller jusqu’à 3 ou 4 minutes !

Ces morceaux-là sont de vrais PIÈGES pour tout autodidacte débutant, et notamment au piano.

Ben oui, ça serait :

« vraiment trop cool de savoir jouer ce morceau, il est trop beau…

Oh, il a pas l’air si dur que ça… je vais l’apprendre ! »

Grave erreur.

Mais je vous en reparlerai dans d’autres articles et vidéos, c’est prévu.

En attendant, pour travailler votre concentration, je vous conseille 2 choses :

La première, c’est de travailler des morceaux courts pour commencer.

Ce ne sont probablement pas des morceaux très palpitants,

Mais ils ont le mérite d’être taillés pour votre niveau et, surtout, ils sont suffisamment longs pour que vous les jouiez sans vous tromper du début jusqu’à la fin.

Du moins, c’est tout à fait jouable.

Le tout en lisant bien évidemment votre partition, et non en faisant appel à votre mémoire, j’entends bien !

Il faut que vous soyez capable de lire votre partition sans forcer, comme si vous lisiez un livre.

Et bien sûr, d’alterner entre lecture de partition et comment vous le jouez sur votre instrument.

Ça vous demandera peut-être un peu de travail au début, mais c’est la meilleure manière de parvenir à jouer des morceaux de plus en plus longs sans vous torturer l’esprit en vous demandant :

« Euh… est-ce que c’était cette touche-là, déjà ?… »

Alors, faites-moi plaisir, et faites cet effort-là.

Le 2nd conseil que je peux vous donner, c’est de travailler vos morceaux LENTEMENT.

Je vous le répète suffisamment : travailler lentement peut vous apporter de réels bienfaits, sur le court comme sur le long terme.

Certes, ça peut être ch**** et longué, mais après tout, je vous rappelle que vous avez décidé d’apprendre la musique,

Et tout comme l’apprentissage de quelque domaine que ce soit, il va vous falloir être patient, persévérant et prendre le temps d’avancer à votre rythme, sans brûler les étapes. 😉

Et ça, pareil, je vous en reparlerai…

En attendant, travailler lentement possède également un autre avantage : celui de vous faire passer davantage de temps sur votre morceau.

C’est logique : si vous jouez un morceau à 60 à la noire plutôt qu’à 120, vous mettrez 2 fois plus de temps pour arriver au bout.

Et donc, un exercice de 30s pourra vite se transformer en une minute !

Et une minute non stop en restant concentré, croyez-moi, ce n’est pas si évident que ça, notamment lorsqu’on débute.

Vous comprenez l’importance du travail lent ?

Ça va vous permettre de mettre l’accent sur vos erreurs, vos mauvaises positions, vos mauvais doigtés, vos mauvaises maîtrises diverses et variées,

Ça va vous permettre de ne pas brûler les étapes et d’augmenter progressivement le tempo au fur et à mesure,

Et ça vous permettra de faire travailler votre cerveau et de renforcer votre concentration pour la suite.

Et donc, ça vous aidera à l’être de plus en plus en prestation scénique ou lorsque vous jouerez devant quelqu’un.

III. Apprenez à garder votre sang-froid et à vous canaliser.

Et c’est sûrement l’un des 3 piliers le plus compliqué à travailler.. Et à maîtriser.

Quand vous jouez devant quelqu’un, votre concentration peut être abattue en un claquement de doigt,

Simplement parce que vous pouvez ne pas faire preuve d’assez de sang-froid,

Et que tu soyez trop stressé.

L’une des chose que je peux vous conseiller à ce niveau-là,

C’est de travailler votre respiration et de vider toutes les pensées négatives qui pourraient vous traverser l’esprit,

Pour que seule la concentration soit présente.

Mais c’est quelque chose de très dur à accomplir, et ça peut mettre des années avant de constater une évolution…

Alors, comme je vous l’ai dit,

L’une des façons grâce à laquelle vous allez pouvoir y remédier, c’est de vous y habituer.

Et après tout, notre vie est régie par une multitude d’habitudes qui, mises bout à bout,

Font ce que nous sommes.

Si vous êtes capable de travailler vos émotions en prenant l’habitude de la situation,

Si vous pouvez te forcer à vous créer de bonnes habitudes et à effacer les mauvaises,

Alors vous aurez énormément progressé sur vous-même.

Maintenant, comprenez bien une chose.

Si l’un de ces piliers s’écroule, alors toute la fondation s’écroulera,

Et il y a de grandes chances que vous vous vautriez.

Ça peut être une grosse gamelle comme un simple trébuchage, mais ce ne sera pas parfait comme vous l’auriez souhaité.

Si votre concentration et votre sang-froid sont au taquet mais que vous ne connaissez pas suffisamment bien votre morceau,

Vous pouvez cafouiller.

Si vous connaissez votre morceau et que vous êtes au maximum de votre concentration mais que vous n’arrivez pas à garder votre sang-froid,

Ça peut partir en vrille.

Si vous faites preuve d’un égo à toute épreuve, que vous êtes habitué à jouer en live ou devant des gens et que vous maîtrisez votre morceau comme il faut,

Un trébuchage inattendu peut être causé par un manque crucial de concentration.

Dans un cas comme dans un autre, l’erreur peut vite devenir inévitable, et c’est un pur cercle vicieux.

En vous trompant, vous vous penserez être encore moins à la hauteur qu’avant,

Ça peut démolir votre confiance en vous et détruire votre moral,

Tout en augmentant votre stress, votre timidité intérieure,

Et vous empêcher d’atteindre vos objectifs par la suite.

Alors, au lieu de tout ça, et si jamais vous vous trompez pour l’une de ces 3 raisons,

Remettez-vous rapidement en jambe et mettez le doigt sur ce que vous pouriez simplement améliorer pour la suite !

L’erreur n’est pas une fatalité,

C’est simplement un moyen de progresser en comprenant ses faiblesses.

Et comme cet article est déjà bien assez long, je vais clôturer en vous disant ceci :

Pour devenir meilleur en musique, vous allez devoir essuyer bon nombre d’échecs,

Mais il vous faut vous en servir comme levier pour vous construire une armure qui, avec le temps,

Vous donnera tout ce dont vous avez toujours voulu obtenir…

… Que ce soit en musique, ou non.

Laissez-moi un commentaire ! 🙂

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