COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT : PARTIE 3 : ARRANGER POUR PLUSIEURS INSTRUMENTS

COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT : PARTIE 3 : ARRANGER POUR PLUSIEURS INSTRUMENTS

COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT : PARTIE 3 :

ARRANGER POUR PLUSIEURS INSTRUMENTS

 

COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT : PARTIE 3 :

ARRANGER POUR PLUSIEURS INSTRUMENTS

 

Cet article est disponible en Podcast Audio que vous pouvez écouter et télécharger ci-dessous :

COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT - PARTIE 3 : ARRANGER POUR PLUSIEURS INSTRUMENTS

   Grâce aux podcasts de Enseigner La Musique, vous pourrez écouter les derniers articles parus ou vos articles préférés à tout moment : dans le train, dans le bus, en voiture, pendant votre bain ou avant que vous vous endormiez ! 😃Je pense vraiment qu’écouter des podcasts pendant nos temps de déplacement est un de meilleurs moyens de gagner du temps tous les jours😉

Bonjour et bienvenue dans cette 3ème partie de l’article consacré à la composition d’un accompagnement. 🙂

   Après avoir vu comment trouver des accords, puis de quelle façon les agencer dans un morceau pour essayer de trouver des accompagnements originaux, nous allons nous consacrer dans cette dernière partie à analyser l’association des différents instruments que l’on peut trouver dans différents styles de musique pour que vous voyiez quelle place occupe chacun d’entre eux. 😉Pour cela, on va s’attaquer à la musique classique puis à la musique populaire. 🙂

I. L’ARRANGEMENT HARMONIQUE AU SEIN DE LA GRANDE MUSIQUE

   La « Grande Musique », ou musique « classique »,  est un pionnier en terme de composition. Son nom de « classique », qui est un abus de langage, caractérise également la musique romantique, baroque, mais aussi contemporaine et néo-classique. C’est comme si vous ne faisiez pas la différence entre du Black Métal et du Rockabilly ! En effet, les formations d’instruments sont les mêmes mais le style est totalement différent. Eh bien c’est exactement la même chose pour les différents styles que l’on trouve dans la musique dite « classique » ! Que l’on soit en romantique, baroque ou tout autre style, les formations d’instruments restent les mêmes suivant les types d’œuvres. 😉Voyons donc 3 des formations instrumentales qui ont marqué l’histoire pour analyser quelle place occupe chaque instrument à chaque fois. 🙂

A. COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT POUR LA MUSIQUE DE CHAMBRE

   La musique de chambre désigne une formation d’instrumentistes qui, à la base, étaient destinés à jouer dans les appartements des nobles et des fortunés, le Roi y compris. Ils n’étaient donc pas nombreux et chaque instrumentiste possédait sa propre place dans le morceau, contrairement à un orchestre où plusieurs violons peuvent interpréter le thème principal, par exemple.

   Il existe plusieurs formations pour de la musique de chambre. Dans la plupart des cas, un piano est présent pour assurer une partie accompagnatrice complète tout en ajoutant une note aiguë en plus des autres instruments. Si il n’y a pas de piano, un violoncelle, un tuba, ou un basson peuvent être chargés de cette partie grave.

   Les parties aiguës, elles, peuvent être interprétées par n’importe quel instrument au registre aigu : une flûte traversière, un violon, une trompette, une clarinette, un hautbois, etc.

   Pour rajouter du corps, une 3ème catégorie d’instruments est ajoutée afin de jouer les parties « intermédiaires » aux lignes de basse et aux lignes mélodiques aiguës. Des violons altos, cors, trombones, flûtes altos, saxophones barytons ou ténors peuvent être alors utilisés pour cela.

   Les accords que l’on pourra chercher se situeront donc dans la partie jouée par les instruments graves et éventuellement dans la partie médium, comme dans cette œuvre pour Trio de Schubert : 🙂

   Par ailleurs, il faut savoir que la grande majorité des formations que l’on trouvera dans la musique de chambre sera la formation pianovioloncelleviolon et le quatuor à cordes. Voyons donc de plus près la composition d’un quatuor à cordes. 😉

B. COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT POUR UN QUATUOR À CORDES

   Un quatuor à cordes est une formation musicale composée de deux violons, d’un violon alto et d’un violoncelle, les violons assurant les parties aiguës, le violon alto la partie intermédiaire et le violoncelle la partie grave de la basse.

   Dans ce type de formations, les deux violons ne possèdent évidemment pas la même ligne mélodique : ils se répondent, jouent à la tierce l’un par rapport à l’autre, mais toujours dans la même tessiture, contrairement au violon alto qui, joué en Clé d’Ut 3, possède déjà un registre un peu plus grave.

   Dans la musique classique, il est difficile de repérer des accords d’accompagnements comme on pourrait le trouver dans la musique populaire puisqu’il s’agit d’une association de plusieurs lignes mélodiques à des hauteurs différentes. Il arrive cependant d’en écouter suivant les œuvres et à certains endroits plutôt que d’autres au sein d’un même morceau. Du coup, si l’on ne se concentre que sur ces moments-là, vous pourrez discerner des accords si vous regroupez les notes de chaque instrument, ce qui vous donnera des accords à 4 sons la plupart du temps, puisque 4 instruments ! 😉Voici un petit exemple avec le « Lever de Soleil » de Joseph Haydn qui nous le montre dès le début de l’œuvre :

C. COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT POUR UN ORCHESTRE

   Il existe différentes configurations d’un orchestre. Il peut être symphoniqueou philharmonique, d’harmonie ou de type bagad. La différence entre chacun d’entre eux réside dans la formation instrumentale qui les composent :

Un orchestre symphonique est constitué des 4 familles d’instruments, soit les cuivres, les bois, les cordes et les percussions ;

Un orchestre d’harmonie n’est constitué que des bois, des cuivres et des percussions ;

Les orchestres de type bagad sont des orchestres reprenant des morceaux du répertoire traditionnel, tels les bagads bretons ou écossais, intégrant ainsi des cornemuses, des bombardes, des percussions légères et tout un tas d’autres instruments additionnels, en plus des chanteurs.

   Bien que la taille de ces orchestres soit bien plus importante que les trio, quatuors, quintettes et toutes autres petites formations utilisées en musique de chambre, le principe d’harmonisation est le même. Tous les instruments au registre grave joueront les parties graves – il peut y en avoir plusieurs de différentes – tandis que les instruments de registre médiums et aigus joueront les parties qui leurs correspondront.

   C’est cette union à travers tous ces instruments et la recherche du timbre qui sera importante pour le résultat final du rendu de l’œuvre. De façon caricaturale, les percussions et les cuivres vont d’ailleurs être présents pour marquer les instants forts et percutants alors que les bois et les cordes mettront davantage en valeur la rapidité des mouvements et la mélancolie recherchée à certains moments. En effet, on ne peut pas faire une généralité de ceci et tout dépend de la composition de l’œuvre en elle-même. 😉

   Bon, mais tout ceci est très complexe. D’ailleurs, la musique classique n’est pas appelée la « grande musique » pour rien ! Et il sera plus compliqué de composer dans ce style de musique plutôt que dans la musique populaire. Et c’est sûrement ce que vous recherchez si vous êtes là. 😉Alors, sans plus tarder, voyons tout cela !

II. L’ARRANGEMENT HARMONIQUE DANS LA MUSIQUE POPULAIRE

A. COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT DANS LE JAZZ & LE BLUES

Les premiers styles de musique populaires qui sont apparus en faisant apparaître des formations d’instrumentistes ont été le Jazz et le Blues.

Ces styles de musique étaient composés au minimum d’une batterie, d’un piano, d’une contrebasse et d’une section de cuivres.

   Par la suite, le Blues, le Blues Rock puis le Rockabilly ont fait intervenir des guitares électriques en plus du piano pour assurer une partie rythmique plus marquée et des solos plus déchaînés !

   Il  n’en reste pas moins que, quelle que soit la formation utilisée, la contrebasse et la partie grave du piano restent les pionniers de la rythmique et de la partie accompagnatrice. Si vous voulez créer une solide base d’accords ou ligne basse mélodique avec de l’ampleur, orientez-vous vers ces deux instruments. 😉Écoutez donc cette superbe reprise de Isn’t She Lovely de Stevie Wonder… en version Jazz ! 😉

   Pour toute la partie aiguë, c’est la main droite du piano, les cuivres aux registres les plus aigus ou le chant qui s’en occupent. La guitare, si elle est présente, se charge de jouer les accords ou les petits gimmicks et solos par-ci par-là, comme dit précédemment. Et enfin, les cuivres restants – saxophones, trombones, etc. – permettent de faire des questions-réponses avec le reste du groupe ou de rajouter des petites touches d’agrémentations dans le registre médium. En résumé, une bonne formation qui tourne bien ! 😉Voici un exemple parfait : le très célèbre Sweet Home Chicago des Blues Brothers :

B. COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT DANS LA POP, LE ROCK…

   Après l’apparition du Rockabilly, le Rock est apparu sous toutes ses formes : Punk Rock, Classic Rock, Hard Rock, Métal, etc., depuis les 50’s jusqu’à aujourd’hui ! Le style a bien évolué, mais les instruments, eux, pas vraiment. 😉

   99% des groupes ayant joué dans ces styles de musique possédaient une ou plusieurs guitares, une basse électrique, une batterie et des parties vocales – des leads et des chœurs. Pas mal de fois, on pouvait trouver  un piano ou des claviers pour compléter l’harmonisation des morceaux avec des nappes d’accords. Ainsi :

Les parties de chants et les passages solistes de riffs ou de solos des guitares occupent le registre aigu ;

La guitare électrique dans son mode rythmique sert à jouer les accords qui vont accompagner les parties solistes ;

Les synthés, pianos et autres instruments additionnels – s’il y en a – se rajoutent aux guitares électriques pour s’occuper de l’harmonisation d’accords dans le registre médium et ainsi rajoutent une ambiance au morceau ;

Enfin, la basse, elle, est affectée aux parties graves en supplément de la main gauche du piano, s’il y en a un bien sûr.

   Dans la Pop, dérivée de « Musique Populaire », qui regroupe donc tout un tas d’artistes et de styles, c’est un peu le même principe. Les instruments sont simplement un tant soit peu plus électroniques et créés à partir de synthétiseurs et de logiciels de MAO Musique Assistée par Ordinateur. On peut d’ailleurs clairement différencier la Pop des 80’s jusqu’aux 2000’s de la pop actuelle. À cette « époque-là » – ben oui je ne suis né qu’en 1996 😁, les boîtes à rythmes restaient encore de vraies batteries et les accompagnements rythmiques étaient assurés par des guitares électriques et des basses électriques, tout comme pour Florent Pagny ou Jean-Jacques Goldman par exemple. Des artistes comme M Pokora qui, à l’époque, faisaient du R’n’B, s’orientent aujourd’hui vers les nouveaux styles émergents de l’électro et de la VaporWavetrès tendance en 2019. 😉

   Mais également, des groupes comme Linkin Park, mélangeant Rap, Scratch et Métal ou comme All Time Low, plutôt de style Pop-Punk pendant longtemps, se voient aujourd’hui se diriger vers un style plus « accessible » pour tout le monde, avec un accès plus commercialmême si c’en est fini pour Chester Bennington, le leader de Linkin Park. 😢

   Green Day, de style Punk-Rock, ont failli dériver vers ce style avec leurs 3 albums ¡Uno!, ¡Dos! et ¡Tré! avant de se rendre compte que ce n’étaient pas les valeurs qu’ils avaient défendues pendant toutes ces années, ce à quoi ils ont réagi en regroupant les meilleurs morceaux de ces 3 albums en un seul appelé Demolicious, au son du bon vieux Punk Rock de garage d’autrefois ! 🙂

Écoutez donc la différence entre un morceau de Linkin Park en 2000 et en 2017 :

 

Forgotten issu de l’album Hybrid Theory :

Halfway Right issu de l’album One More Light :

   Eh oui, c’est bien le même groupe. 😉En revanche, même étant un adorateur de ce groupe à son origine, je trouve qu’ils ont su dompter ce style électro-pop intelligemment et que le rendu final est loin d’être mauvais. 🙂À vous de vous faire votre propre opinion, bien sûr !

 

B. COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT DANS L’ÉLECTRO

   Et d’ailleurs, comme on l’a vu avec les exemples précédents, la Pop est souvent très liée à l’électro. Tout comme entre le Rock et la Pop, la frontière est mince et les 2 styles se chevauchent par endroits.

   En électro, il n’est d’ailleurs plus question du tout d’utiliser de vrais instruments, mais simplement des instruments électroniques ou des samples de sons créés à partir de logiciels de MAO. D’ailleurs, vous remarquerez que la basse est agréablement forte et ronde, avec un timbre qui s’apparente à tout ce qu’on peut écouter dans les tubes de l’étépour faire court. 😉

C’est ce que l’on appelle un 808, dans le jargon. : une onde sinusoïdale modélisée et modifiée à partir d’un synthétiseur.

   Pour les accords et les parties accompagnatrices se situant dans le registre médium, on utilise des nappes d’instruments s’apparentant aux cordes frottées ou des sons spéciaux créés de toute pièce pour le morceau.

Pour les parties lead, d’autres instruments artificiels sont utilisés et proposent des gimmicks répétitifs, tels les riffs de guitare dans le Rock.

   Beaucoup d’instrumentales – c’est comme ça que l’on appelle les parties instrumentales accompagnant le chanteur en électro – sont composées selon ce schéma-là et sont également très populaires dans l’univers du Rap actuel. Voilà deux petits exemples d’instrumentales que j’ai moi-même composées lorsque je faisais un petit peu de beatmaking pour des clients :

   Voilà, nous en avons fini avec cette dernière partie d’article ! J’espère qu’avec les 3 parties au complet, vous allez pouvoir composer de beaux accompagnements pour vos mélodies et que vous allez pouvoir les faire sonner de façon originale dans vos compositions. 😉

Vous pouvez également retrouver les 2 autres parties en cliquant sur les boutons ci-dessous :

Sur ce, je vous souhaite une bonne journée les zikos ! 😃

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

Pour laisser un commentaire, remplissez les champs requis et appuyez sur la touche “Entrée” de votre clavier.

COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT : PARTIE 2 : DÉVELOPPER AU-DELÀ DES ACCORDS

COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT : PARTIE 2 : DÉVELOPPER AU-DELÀ DES ACCORDS

COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT :

PARTIE 2 : DÉVELOPPER AU-DELÀ DES ACCORDS

COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT :

PARTIE 2 : DÉVELOPPER AU-DELÀ DES ACCORDS

Cet article est disponible en Podcast Audio que vous pouvez écouter et télécharger ci-dessous :

   Grâce aux podcasts de Enseigner La Musique, vous pourrez écouter les derniers articles parus ou vos articles préférés à tout moment : dans le train, dans le bus, en voiture, pendant votre bain ou avant que vous vous endormiez ! 😃Je pense vraiment qu’écouter des podcasts pendant nos temps de déplacement est un de meilleurs moyens de gagner du temps tous les jours😉

  Bien le bonjour et bienvenue dans la 2nde partie de cet article consacré à la composition harmonique pour trouver de beaux accompagnements pour vos mélodies ! 🙂Vous pouvez retrouver la première partie en cliquant ici : Partie 1 : Trouver Des Accords.

   Aujourd’hui, vous allez découvrir comment développer votre partie accompagnatrice de façon plus riche et plus personnalisée pour embellir vos accords et vos lignes mélodiques. Cela vous parle peut-être peu… C’est pourquoi cet article est fait pour vous ! 😉

I. LES RENVERSEMENTS D’ACCORDS

   Lorsque l’on parle d’accords parfaits, on imagine des « triades » avec des notes organisées de la façon toniquetiercequinte comme sur ci-dessous :

   Cependant, si vous enchaînez des accords parfaits les uns à la suite des autres en conservant cette position-là, vous allez vite vous rendre compte que votre accompagnement sonne d’une façon « robotique ». Si vous passez d’un accord de Do Majeur – Do – Mi – Sol – à un accord de Sol Majeur – Sol – Si – Ré, vous vous rendez compte que l’intervalle entre le Do et le Sol, le Mi et le Si et le Sol et le sont des quintes montantesou des quartes descendantes.

   Or, le fait d’enchaîner des « quintes parallèles » ou des « quartes parallèles » va à l’encontre des règles de la musique dite « traditionnelle ». Beaucoup de styles l’utilisent, notamment dans le chant grégorien ou dans le Rock, mais sur un piano, le résultat est vite impersonnel et répétitif. Comment alors remédier à cela ?

1. L’UTILISATION DU RENVERSEMENT D’ACCORDS

   Le renversement d’accord est primordial si vous souhaitez varier l’interprétation de vos accords. Je ferais d’ailleurs un article sur le sujet pour mieux vous expliquer en détail son fonctionnement. 😉

   Pour résumer, un accord parfait est constitué de 3 notes, ce qui lui donne 3 possibilités d’accords dont la note à la base – à la basse du coup… 😉– est différente. Par exemple, un accord de Do Majeur pourra avoir soit le Do, soit le Mi soit le Sol à la basse, comme ceci :

On appelle :

La 1ère forme l’état fondamental ;

La 2nde le 1er renversement ;

La 3ème le 2nd renversement.

Et vous pouvez constituer tous vos accords de ces 3 façons différentes ! 🙂Le but du jeu est de savoir quel forme utiliser et dans quel cas ! 😉

N.B. : Attention ! Seule la note à la basse permet de déterminer l’état de l’accord. Par exemple, les deux accords ci-dessous seront tous les deux à l’état fondamental puisque le Do est toujours à la basse :

Maintenant, pour faire le bon choix, il faut prendre en compte 2 paramètres :

La note se situant en haut, étant la plus aiguë, ressortira toujours plus que les autres notes du fait que ce qui est aigu paraît plus fort et percutantdû physiquement aux courbes isotoniques, mais là n’est pas le sujet… ;

Les notes à la basse doivent se suivre de façon « logique » de manière à ce que l’on discerne une ligne mélodique lorsque l’on passe d’un accord à un autre. En effet, il vaut mieux faire « chanter » la basse en organisant les notes basses de manière organisée plutôt qu’elles soient totalement incohérentes entre elles. 😉;

2. QUELQUES EXEMPLES À ANALYSER

  1. Des accords au service d’une mélodie aiguë : KeaneSomewhere Only We Know

   Dans ce morceau du célèbre groupe de Pop-Piano-Rock, composé d’une batterie, d’une basse et d’un piano pour la partie instrumentale, c’est le piano qui a le rôle d’organiser les accords d’accompagnement tout en ajoutant une basse complémentaireavec la main gauche – et une mélodie dans l’aigu pour jouer le gimmick du morceau – que l’on peut écouter dans l’introduction.

   Néanmoins, même si ce morceau n’est pas très chargé en accords renversés, il est intéressant d’observer que les notes les plus aiguës des accords forment une belle ligne mélodiquequi rentrent d’ailleurs vite dans la tête… Nous sommes donc un tant soit peu hors-sujet vis-à-vis des accords renversés mais cet exemple est important pour vous montrer ce qui est renversé et ce qui ne l’est pas, puisque la meilleure façon de montrer quelque chose, c’est d’analyser son/ses contre-exemple(s)… 😉

2. Une basse chantante au sein des accords : QueenBohemian Rhapsody

   Ah ! Rien de tel qu’un bon chef-d’œuvre de Mercury et de ses acolytes pour comprendre les notions classiques de la composition au sein de la musique actuelle. 😉Et en effet, dans Bohemian Rhapsody, on peut remarquer beaucoup d’accords qui paraissent « bizarres » au premier abord. Alors, certains sont hors-tonalité, d’autres accentuent davantage l’aspect mélodique que l’aspect harmonique… Et enfin, certains autres mélangent ces 2 particularités tout en étant plus ou moins renversés ! Que de complexité, tout ça… 😰

Pour rester le plus simple possible dans les explications, nous n’allons donc nous concentrer que sur 2 cas au sein de ce morceau.

Dans l’introduction, un peu après l’entrée du piano – à 0’40, les accords descendent de façon mélodique en enchaînant l’état fondamental sur le Mib Majeur à un 1er renversement sur le Sib Majeurdonc avec un Ré, la tierce Majeure, à la basse :

 Dans la partie plus « étrange » du morceau, juste avant les « Galileo », à 3’14, le piano joue un enchaînement d’accord plus difficiles à identifier à l’oreille. Ce sont en fait des accords très altérés qui, de plus, sont renversés pour le n°1 et le n°3. Regardez :

   Vous remarquez ici que la basse reste le plus possible autour des mêmes notes – les notes La bémol, Sol et Mi n’étant séparés que de quelques demi-tons entre elles. C’est une règle importante en composition baroque, classique et romantique. Autrement dit, très bien joué de la part du groupe pour la composition d’un album Opéra-Rock à l’échelle grandeur nature actuelle. 😉

3. Un mélange de mélodie aiguë et de renversements d’accords marqués: Elton JohnSong For Guy

   Dans ce dernier exemple, on s’attaque à un pionnier de la musique britannique, j’ai nommé Mr. Elton John ! Et ce n’est pas pour rien qu’il a révolutionné la culture Pop-Rock. Si on se penche un peu plus sur ce morceau de Song For Guy, joué entièrement au piano – et agrémenté de batterie et de quelques percussions, on se rend compte que les accords sont riches, très recherchés et que chacun a la place qui lui correspond.

   Si on n’analyse que l’introduction, on peut remarquer déjà bon nombre d’accords renversés sous les deux formes ainsi que des accords utilisés comme « accords de passage », pour faire substitution aux notes de passage. Autant dire que Mr. John ne fait pas les choses à moitié. 😁

   Une alternance d’accords renversés sous la 1ère forme, sous la 2nde forme, tout en faisant chanter les notes supérieures des accords pour une mélodie délicate. Un mix des 2 exemples précédents, en soi ! Chapeau, Sir ! 🎩

II. DES ACCORDS AUX LIGNES MÉLODIQUES

   Comme on l’a vu dans l’extrait de Bohemian Rhapsody, les notes de la basse peuvent tout à fait « chanter » tout en agrémentant des accords qui vont servir d’accompagnements. Et c’est là toute une technique. 😉

1. FAIRE CHANTER SA BASSE HARMONIQUE

   Écrire une basse harmonique ou, plus communément dit, jouer des accords à partir d’une basse chiffrée, relève du domaine de l’harmonie et est destiné aux musiciens plus expérimentés. Il convient notamment de maîtriser les chiffrages d’accords, dont chaque chiffre indique le renversement de chacun de ces accords. J’en ferais d’ailleurs prochainement un article pour ceux que cela intéresserait. Pour être tenu au courant, inscrivez-vous simplement à la newsletter en remplissant les champs ci-dessous et vous serez notifié par mail ! 🙂

   En attendant, voici l’exemple d’une partition chiffrée qui vous montre que l’on peut réaliser de très beaux accords tout en faisant chanter la basse d’une manière fluide et liée autour d’une ligne mélodique. 😉

   Cet exemple prouve qu’à partir de 2 ou 3 renversements d’accords – 3 pour les accords à 4 notes, on peut arriver à composer une mélodie à la basse tout en intégrant les notes de celle-ci au sein d’accords !

   Même si Elton John ou Freddie Mercury étaient des purs génies en la matière, vous n’avez cependant pas besoin d’être un crack en harmonie musicale pour composer de jolis morceaux recherchés. 😉Vous peinerez sûrement au début, mais le tout est de tester, retester, essayer, réessayer jusqu’à trouver ce qui sonnera le mieux à votre oreille. 🙂

2. QUELQUES EXEMPLES DE RÉARRANGEMENTS D’ACCORDS

   Au-delà de l’aspect harmonique pur, vous pouvez agrémenter votre ligne mélodique en y ajoutant des notes de passage entre chacune des notes intégrées aux accords, ce qui donnera un résultat plus naturel et plus chantant.

  1. Guns N’RosesSweet Child O’Mine

   C’est notamment le cas dans l’intro à 0’15 de ce morceau des Guns N’Roses. La basse joue une vraie mélodie à part entière en se basant sur les notes de l’accord joué à la guitare mais jongle d’une note à l’autre en jouant conjointement des notes de passage qui donnent un effet plutôt sympa. 🙂Je vous laisse écouter par vous-même :

2. Avenged Sevenfold Crimson Day:

   Ce très beau morceau du groupe repose sur une guitare puissante soutenue par une basse jouant principalement les notes fondamentales de chaque accord, telle une belle balade Hard-Rock comme on en a connu dans les années 80 – Wind Of Change de Scorpions pour ne citer qu’eux

   Et de ce fait, à plusieurs moments du morceau, on peut distinguer des montées et descentes harmoniques jouées par la basse et par la guitare qui l’accompagne, mélangeant ainsi accords à l’état fondamentalqui représentent quand même la plus grosse partie du morceau – avec des accords renversés sous la 1ère et 2nde forme.

   Par exemple, à 0’26, on peut écouter un accord de Sol Majeur descendant sur un accord de Mi mineur par l’intermédiaire d’une petite note de passage dans le grave de la guitare – juste avant la reprise du chant « But storms won’t last… » – qui est un Fa#. Et ce Fa# est en effet des plus importants car il représente en réalité une note de passage parfaite entre un Sol et Mi lorsqu’on est en tonalité de Sol Majeur – 1# à la Clé sur le Fa, donc

   Mais il représente également la tierce de l’accord de Ré MajeurRé – Fa# – La , qui est l’accord du Vème degré de la gamme de Sol Majeur. Ainsi, si en plus du Fa#, on avait joué un et un La pour compléter et réaliser un accord de Ré Majeur complet, on aurait obtenu un accord renversé sous sa 1ère forme ! Eh oui, Fa# – Ré – La par exemple, qui est assez courant. 🙂On note cet accord un Ré/Fa#, ou un Ré Majeur avec une base de Fa#.

   De cette façon, on peut aisément lier la basse en faisant Sol – Fa# – Mi tout en imaginant non pas 2 accords différents, mais 3 : Sol Majeur, Majeur et Mi mineur, aussi bizarre que cela puisse paraître. 😉

   On retrouve d’ailleurs ce même phénomène dans le couplet de Nothing Else Matters de Metallica à 1’00 tout pile à chaque fois que la guitare reprend une nouvelle partie du couplet. (Vous ne verrez dorénavant plus les choses de la même façon 😉)

   Si on continue un peu plus loin dans le morceau, à 0’57 la guitare – électrique, cette fois-ci – réalise une montée d’accords sur lesquels la basse joue des notes conjointement liées : Mi – Fa# – Sol – La – Si – Do. Cependant, les accords ne sont pas tous des accords du même nom… Voici un tableau récapitulant ces 6 accords avec le degré auxquels ils appartiennent, la note jouée à la basse et, en conséquence, le renversement de chacun des accords. Je vous rappelle que la forme nom d’accord/note correspond à un accord dont la basse est indiquée après le slash 🙂:

   De plus, encore plus loin dans le morceau, le groupe réitère le schéma mais cette fois-ci en descendant, à 1’29.

Voici le schéma d’accords :

   En réalité, l’accord de Ré Majeur est maintenu tout le long de la descente et c’est la basse qui joue conjointement les notes pour descendre jusqu’au Sol, ce qui nous donne en théorie une suite d’accords plus complexes mais qui sont en réalité des simples accords parfaits – de Ré Majeur – avec une basse indépendante. Voilà ce que seraient ces accords en théorie :

   Et d’ailleurs, cet enchaînement d’accords a été repris d’un de leurs anciens morceaux : Warmness On The Soul, qui reprend le schéma à 0’53, et toujours en Mi mineur – avec un seul dièse à la Clé. Comme quoi, les gars ont des idées bien ancrées. 😉Très beau morceau de piano au passage, je vous le conseille fortement ! 🙂

III. 5 EXEMPLES D’ACCOMPAGNEMENTS À UTILISER POUR COMPOSER

   Dans la plupart des cas, lorsque l’on compose une ligne d’accompagnement, on ne joue pas de simples accords plaqués. Cela est totalement anti-musical – si on peut dire ainsi – et ne permettra pas de faire ressortir des émotions du morceau que l’on compose. Alors, pour remédier à cela, je vous propose 5 « types » d’accompagnements que l’on peut trouver dans la grande majorité des cas ! 😉

1. LES ARPÈGES ALLER-RETOUR

   Cet exemple illustre parfaitement ce que l’on retrouve dans les grandes œuvres classiques et romantiques, et notamment chez Chopin et Liszt. Le procédé est… « simple »… en théorie. Le tout est de trouver les bons enchaînements d’accords et de les faire sonner aussi brillamment que l’ont fait ces 2 génies de la musique, parmi tant d’autres ! Il vous suffira de développer votre accord, qu’il soit parfait, de 7ème, de 9ème ou de toute autre nature, et de jouer toutes les notes qui le composent – certaines notes peuvent être rejouées à l’octave supérieur – sur un nombre de notes identiques et de façon récurrente, avec toujours le même motif. Dans l’exemple ci-dessus, on remarque pour la 4ème mesure que l’accord complet est un Do# mineur décomposé sur 12 triolets de croches par mesure. Les notes sont d’ailleurs, dans l’ordre :

2. LES ACCORDS « PAR DÉVELOPPEMENT »

Pour rester dans le domaine du romantique, et notamment de Chopin, on peut se rendre compte d’un procédé que celui-ci utilise très souvent :

   Dans ce cas-là, les accords sont toujours exécutés temps par temps. Mais chacun de ceux-ci étant composé de 3 croches – étant en ternaire, chaque temps vaut une noire pointée, ou 3 croches, l’accord ne se développe pas d’un coup mais en 3 fois. En général, sur la première croche, on va jouer la note de basse de l’accord – qui n’est pas forcément la note fondamentale de l’accord, si l’accord est renversé – et venir jouer le reste de l’accord de façon équitablement réparti sur les deux croches restantes.

3. LA WALKING BASS DANS LE JAZZ & LE BLUES

   Dans le Jazz, Blues et Rockabilly, la basse est généralement jouée par un instrument indépendant de celui qui joue les accords. Il faut savoir que, dans ces styles, les 3 accords principalement utilisés peuvent être soit mineurs soit Majeurs, et il s’agit souvent d’accords de 7ème, que nous aborderons dans un prochain article. 😉Pour la basse, on se base sur la gamme de la tonalité principale et on la joue conjointement de façon régulière – souvent en croche – en essayant d’intégrer de temps en temps la « blue note » qui donne ce petit côté « blues ». Le terme de « Walking Bass » rappellerait une basse qui « marche », littéralement. 😁Regardez ce petit cover de ce formidable morceau des Lynyrd Skynyrd pour comprendre ce que je veux vous dire. 🙂

   Si vous n’êtes pas bassiste, c’est également un exemple de motif que vous pouvez réaliser à la main gauche du piano, ou à la guitare comme dans cet exemple du Guitar Boogie d’Arthur Smith repris par l’extraordinaire Tommy Emmanuel :

4. LA BASSE ALTERNÉE

   Bien que la basse alternée puisse prendre plusieurs formes, elle se caractérise toujours par une alternance de la note de la basse – incroyable, non ? 😉– avec le reste de l’accord du 1er degré de la gamme, la première basse jouant le 1er degré de la gamme et la seconde le 5ème degré, par exemple.

   On peut retrouver ce genre de motifs en binaire 2/4 ou 3/4. Dans ce dernier cas, on peut parler de la Basse de Mário Mascarenhas, un accordéoniste qui a très souvent utilisé cette technique. Il s’agit de jouer la basse sur le premier temps et le reste de l’accord joué répétitivement sur le 2nd et 3ème temps, ce qui peut faire penser à un rythme de valse🙂Pour le 2/4, voici un exemple que l’on peut retrouver lorsque l’on écoute le couplet de ¿Viva La Gloria? (Little Girl) de Green Day.

5. LA BASSE D’ALBERTI

   Comme je l’ai expliqué dans l’article sur le lexique de la musique, une Basse d’Alberti est un procédé mélodique joué par les parties accompagnatrices dont le principe est d’alterner 3 notes suivant un motif répétitif : note basse, note intermédiaire, note aiguë. C’est ce que l’on retrouve au début de la Sonate en Do Majeur K545 de Mozart :

   Voilà, je pense avoir fait un petit peu le tour de cette 2nde partie d’article autour de la composition d’accords ! J’espère qu’elle vous aura appris de nouvelles notions et que vous vous sentirez inspiré pour créer vous-même vos propres accompagnements ! 🙂

Sur ce, n’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous en pensez et de partager le lien de l’article tout autour de vous. 😊

À bientôt pour la 3ème et dernière partie de l’article autour de l’arrangement ! 😉

P.S. : Si vous voulez revoir la première partie de cet article, vous pouvez y accéder en ci-dessous :

Si vous voulez par contre accéder à la 3ème partie de l’article, vous pouvez le faire en cliquant sur le bouton ci-dessous :

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

Pour laisser un commentaire, remplissez les champs requis et appuyez sur la touche “Entrée” de votre clavier.

COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT : PARTIE 1 : TROUVER DES ACCORDS

COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT : PARTIE 1 : TROUVER DES ACCORDS

COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT :

PARTIE 1 : TROUVER DES ACCORDS

 

COMPOSER UN ACCOMPAGNEMENT :

PARTIE 1 : TROUVER DES ACCORDS

 

Cet article est disponible en Podcast Audio que vous pouvez écouter et télécharger ci-dessous :

   Grâce aux podcasts de Enseigner La Musique, vous pourrez écouter les derniers articles parus ou vos articles préférés à tout moment : dans le train, dans le bus, en voiture, pendant votre bain ou avant que vous vous endormiez ! 😃Je pense vraiment qu’écouter des podcasts pendant nos temps de déplacement est un de meilleurs moyens de gagner du temps tous les jours😉

   Bienvenue dans ce nouvel article traitant aujourd’hui de la composition et de l’improvisation à travers l’approche harmonique. Pfiou… Ça commence bien ! 😥

Et en français, ça donne quoi ? 😁

Et en français, ça donne quoi ? 😁

   Eh bien, tout comme vous l’indique le titre, nous allons nous pencher sur la construction des lignes d’accompagnement afin de comprendre comment former des accords en fonction d’une mélodie, de les développer et de les arranger pour tous types de formations, que ce soit pour composer ou pour improviser avec d’autres musiciens. 😉

   Pour cela, j’ai décidé de scinder cet article en 3 grandes parties afin de ne pas trop vous surcharger d’informations et de vous faire comprendre par étapes comment détailler rigoureusement ce processus. 🙂

   Ainsi, pour la première partie de ce sujet, nous allons d’abord nous consacrer à savoir comment trouver des accords qui s’adaptent agréablement à une mélodie.

   N.B. : Bien entendu, les différents artistes connus à ce jour ont – presque – toujours utilisé des accords qui collaient parfaitement avec leurs parties vocales ou instrumentales aigues, mais beaucoup d’entre eux sont sortis des sentiers battus et, de par le fait que ce sont des vrais artistes, ont réussi à créer des chefs d’œuvres tout en ne respectant pas les codes de la composition « traditionnelle ». Sachez donc que, suivant les instruments que vous utilisez, le rythme que vous composez, le contexte du style et tout un tas d’autres paramètres, vos combinaisons d’accords ne sonneront pas de la même façon. C’est l’assemblage réfléchi et novateur de ces associations qui feront de vous un véritable artiste. 🙂

   Pour notre part, nous allons nous pencher sur les techniques « classiques » de la composition afin de mieux disséquer l’harmonie. C’est parti ! 😉

I. ANALYSER LES ACCORDS

   Avant de composer vous-même vos propres accords, il vous faut, dans un premier temps, savoir les reconnaître au sein de différents morceaux et comprendre leurs enchaînements.

   Mais, avant toute chose, et si vous ne l’avez toujours pas fait, je vous recommande fortement de télécharger mon guide « Les Bases de la Musique au Piano et à la Guitare » qui vous expliquera, en plus de beaucoup d’autres choses, comment comprendre les intervalles, les degrés et la formation des accords parfaits, ce qui est, pour cet article, une chose primordiale. 🤷‍♂Profitez-en, il est entièrement gratuit ! 🙂

Bien, maintenant que tout le monde est à jour, nous pouvons continuer. 😉

   Le but du jeu, dans les 3 morceaux suivants, est de repérer les différents accords que l’on trouve. Autrement dit, trouver les accords correspond à retrouver l’ordre des différents degrés que l’on peut trouver dans la gamme associée au morceau.

Pour rappel, une Gamme de Do Majeur sera constituée des 7 degrés suivants :

   Et on peut donc associer chacun des 7 degrés à des accords parfaits – c’est-à-dire des accords composés de 3 sons que sont la tonique, la médiante et la dominante – qui respecteront toujours le même ordre schématique quelle que soit la Gamme Majeure empruntée.

   N.B. : Ces accords doivent bien entendu respecter absolument l’armure générale associée à la tonalité. Ainsi, en Do Majeur, il n’y a aucune altération à la Clé, ce qui nous la fait jouer seulement sur les touches blanches du clavier. 

L’ordre de ces accords est le suivant – toujours pour rappel :

Ce qui nous donne, en résumé :

Voilà, maintenant vous êtes fin prêts pour l’exercice. 🙂

1. The Beatles – Let It Be :

   Règle n°1 : Pour trouver la tonalité d’un morceau de style variété-pop-rock-électro dans 90% des cas, fiez-vous au 1er accord et au dernier accord joué, ou du 1er accord joué en début de couplet ou de refrain. Si vous trouvez plusieurs fois le même accord à ces différents instants du morceau, vous pourrez alors en conclure que vous êtes dans la tonalité qui porte le même nom que cet accord.

   Dans Let It Be, les 1er et dernier accords joués sont un Do Majeur, ainsi que le premier accord des couplets, même si le refrain commence par un accord différent. Dans ce cas-là, nous pouvons donc affirmer que nous sommes bel et bien en Do Majeur, donc dans une gamme Majeure – si le premier accord avait été un Do mineur, nous aurions été dans une gamme mineureIncroyable, non ? 😉

Ce morceau, bien qu’aux allures plutôt mélancoliques, est donc issu d’une gamme de Do Majeure – les gammes Majeures reflètent des sentiments plutôt joyeux et les gammes mineures des ressentis plutôt tristes.

▶ Du fait que nous sommes en Do Majeur, l’armure ne sera donc composée d’aucun dièse ni d’aucun bémol.

   Règle n°2 : Toujours en variété-pop-rock-électro, il existe une suite d’accords « miracle » qui permet de composer très facilement de beaux morceaux. Dans le milieu, on parle du « chapeau des accords magiques que l’on ressort à toutes les sauces », comme le dit si bien PvNova. 😉L’ordre importe peu. Tant que les degrés suivants sont présents, le succès est assuré :

I – IV – V – VI

I – IV – V – VI

Dans notre gamme de Do Majeur, les accords correspondants sont donc :

Do MajeurFa MajeurSol MajeurLa mineur

Do MajeurFa MajeurSol MajeurLa mineur

   Pour rappel, un accord est Majeur ou mineur en fonction de l’ordre d’apparition de ses deux tierces. Si la 1ère tierce est Majeure, alors l’accord sera Majeur. A contrario, si la 1ère tierce est mineure, alors l’accord sera mineur :

   Je vous le rappelle : si vous commencez à être un peu perdu, je vous invite fortement à télécharger le guide, sinon vous aurez énormément de mal à tout assimiler ce qui va suivre. 😉

Mais l’ordre de ces degrés peut également être comme cela :

VI – IV – V – I

VI – I – IV – V

VI – IV – V – I

VI – I – IV – V

Eh bien, dans Let It Be, la suite des 4 accords pendant le couplet est :

Do MajeurSol MajeurLa mineur  Fa Majeur

Do MajeurSol MajeurLa mineur  Fa Majeur

Soit :

I – V – VI – IV

I – V – VI – IV

   N.B. : Maintenant que vous maîtrisez parfaitement la notion de degrés, vous pouvez noter, pour revenir à la règle n°1, que si vous hésitez entre une tonalité en Do Majeure – Ier degré – et une tonalité en La mineur – qui est l’accord qui correspond au VIème degré de la gamme de Do Majeur, alors c’est que vous ne vous êtes pas trompés. 😉

   En effet, on appelle ces deux gammes des gammes relativesexpliqué dans le guide – et, par conséquent, l’armure est identique dans les deux cas. Dans ces cas-là, comme il faut bien choisir, privilégiez la tonalité Majeure si le 1er accord est Majeur ou que l’atmosphère générale du morceau est objectivement plutôt joyeuse. Dans le cas d’une atmosphère plus triste ou d’un premier accord mineur, partez sur une tonalité mineure. 🙂

   Règle n°3 : Parmi les 7 degrés connus, seulement 4 de ces accords sont utilisés de façon très récurrente. Mais il reste encore le n°II, le n°III et le n°VII !

   En réalité, pour les plus avancés en solfège, le VII est un peu spécial puisqu’il est plutôt utilisé comme 1er renversement d’un accord de quinte de dominante, qui n’est donc rien d’autre qu’un Vème degré, comme son nom l’indique.

Pour les autres, oubliez ce charabia pour le moment et concentrez-vous principalement sur les accords de IIème et IIIème degrés. 😉

   Si on regarde l’agencement des accords en fonction des degrés de la gamme de Do Majeur – cf. le schéma ci-dessus, on se rend compte que ces 2 degrés sont donc des accords mineurs, étant composé des notes Ré-Fa-La pour le IIème degré et de Mi-Sol-Si pour le IIIème – les tierces sont mineures entre le Ré-Fa et le Mi-Sol.

   Et en effet, dans notre exemple, le refrain n’est pas constitué des mêmes accords que le couplet. Du moins, à moitié : la 1ère moitié est différente, tandis que la 2nde moitié est identique à la 2nde moitié du couplet.

   N.B. : La 2nde moitié du couplet intègre un 2nd Fa Majeur à la place du La mineur, tandis que la main gauche du piano, exécutant la basse, descend en jouant Fa-Mi-Ré-Do.

Le 1er accord est un accord de La mineur, soit de VIème degré ;

Il est suivi par un accord que l’on n’a pas encore écouté jusqu’à maintenant : un accord de IIIème degré. On le trouve généralement en amorce d’un accord de IVème ou de VIème degré. Et c’est le cas dans notre exemple puisque :

Les 2 accords suivants sont connus : un accord de Fa Majeur – IVème degré – et un accord de Do Majeur – Ier degré – pour terminer.

En récapitulatif, on obtient ça :

2. Ed Sheeran – Perfect :

   Pour ce second exemple, on peut distinguer 3 parties différentes d’enchaînements d’accords : les couplets, les refrains et les petits interludes après les refrains – à 1’52. 

   • Pour les couplets :

   Tout comme pour Let It Be, le premier accord est un accord Majeur et, bien que ce morceau puisse nous mettre la larme à l’œil, il a un caractère plutôt joyeux, donc Majeur.

   Cependant, notre premier accord Majeur n’est plus un Do mais un Lab. Nous serons donc en tonalité de Lab Majeur. Les différents accords que l’on peut avoir en fonction des degrés sont donc :

Lab MajeurSib Mineur Do mineurRéb MajeurMib MajeurFa mineur – Sol diminué

Lab MajeurSib Mineur Do mineurRéb MajeurMib MajeurFa mineur – Sol diminué

   Je vous invite d’ailleurs à les reproduire sur votre guitare ou sur votre piano pour les écouter et pour vous entraîner à les construire en fonction de leur état Majeur ou mineur.

   N.B. : Faites attention aux intervalles que vous construisez : si votre premier intervalle est une tierce Majeure, la seconde tierce de l’accord sera donc mineure et inversement !

Ainsi, dans les couplets de Perfect, les 4 accords sont :

Pour les refrains :

   On part a priori sur le même schéma d’accords, mais pas dans le même ordre. En effet, on commence par un accord mineur. On a donc le choix entre le IIème, IIIème ou le VIème degré. On va donc privilégier le choix du VIème degré… Et on tombe dans le mille : c’est un accord de Fa mineur ! Les accords suivants sont les mêmes, mais dans cet ordre-là :

Pour les interludes :

   Les accords sont encore identiques, mais joués 2x plus rapidement et dans un ordre encore différent. Ainsi, pour un interlude composé sur 8 accords, on aura :

   N.B. :  Le 2nd accord pourra peut-être vous paraître un peu différent du fait que c’est un accord renversé. Ainsi, il n’est pas joué Mib-Sol-Sib mais Sol-Sib-Mib, avec le Sol en bas, ce qui donne un sentiment de continuité dans la mélodie de la basse et donc une plus grande fluidité. Mais ce n’est pas le sujet de cet article. 🙂

Vous voyez, quand je vous dis que ce sont des accords magiques… 😉

3. Green Day – Boulevard Of Broken Dreams :

   Pour terminer, attardons-nous sur ce grand classique du groupe de Punk Rock mondialement connu, Green Day. Il faut savoir que le Punk a toujours utilisé et utilise toujours – pour les irréductibles groupes encore en lice – les suites d’accords parfaits selon l’agencement des accords magiques.

   Cependant, la différence réside dans le fait que ces accords ne sont constitués que de la tonique et de la quinte, enlevant ainsi toute notion de Majeure ou de mineure déterminée par la tierce – Majeure ou mineure. En effet, comme les accords sont joués par des guitares électriques très saturées, l’ajout de la tierce donnerait un résultat brouillon, alors que la tonique et la quinte à elles seules donnent un effet de puissance, d’où le nom de Power Chordsou Accords de Puissance.

   Néanmoins, même si les accords ne sont pas explicitement Majeurs ou mineurs, ils sont quand même empruntés à une gamme, donc à une tonalité, et sont joués selon les degrés de cette tonalité, tout comme les exemples précédents. Et vous ne me croirez pas si je vous dis que l’armure de Boulevard Of Broken Dreams est exactement la même que Perfect : 4 bémols à la Clé ! Nous serions donc… en Lab Majeur ?

Eh bien oui Mais non ! 😉

Eh bien oui Mais non ! 😉

   En fait, Perfect commence par un accord de Lab Majeur et a une consonance plutôt joyeuse, ce qui nous donne une tonalité en Lab Majeur. Or, Boulevard Of Broken Dreams commence par un accord de Fa mineur et les couplets sont plutôt tristes, d’où une tonalité mineure. Mais, comme dit un peu plus haut, ceci est tout à fait logique puisque 2 gammes relatives possèdent exactement la même armure… et c’est exactement ce à quoi nous assistons. 🙂

Et notre couplet aura les accords suivants :

… Sib MAJEUR ? Mais, le Sib, accord du IIème degré de la Gamme Majeure, n’est pas censé être mineur ? 🤔

… Sib MAJEUR ? Mais, le Sib, accord du IIème degré de la Gamme Majeure, n’est pas censé être mineur ? 🤔

   Eh bien en fait, 3 des 7 accords peuvent être joués dans le mode opposé duquel ils sont prédestinés à être joués. Il s’agit des IIème, IIIème et IVème degré. En effet, les IIème et IIIème degrés peuvent devenir Majeurs et le IVème degré peut devenir mineur lorsqu’ils sont associés à certains accords. La raison se situe au niveau des différentes gammes mineures qui existent, mais encore une fois, ce n’est pas le sujet de cet article et nous y reviendrons plus tard. 🙂

Pour le refrain, les accords sont presque les mêmes et dans un ordre différent :

   Remarquez qu’il s’agit du même ordre que pour les refrains de Perfect sauf que la suite d’accords commence par le Réb Majeur et se termine par le Fa mineur, soit un décalage d’un accord… 😉

   Voilà, maintenant que nous avons vu ensemble ces 3 exercices, je vous recommande d’essayer de trouver par vous-même les accords de tous les morceaux que vous connaissez ! De cette façon, vous ne vous lasserez pas d’écouter ce qu’il vous plaît et cela vous fera un entraînement très efficace ! 😉Néanmoins, si vous planchez sur certains, c’est peut-être qu’ils sont trop compliqués à décrypter pour le moment, comme la plupart des morceaux d’Elton John par exemple. Auquel cas, ne vous en faites pas, je vous recommande de vous entraîner d’abord sur les 10 morceaux ci-dessous que vous connaissez à coup sûr ! 🙂Voici la méthode à suivre :

Dans un premier temps, cherchez avec votre instrument la note fondamentale du premier accord que vous entendez : vous saurez que votre accord aura le nom de cette note ;

• Essayez donc cet accord sur votre instrument dans son mode Majeur puis dans son mode mineur pour voir lequel correspond le mieux ;

Une fois l’accord principal trouvé, vous pouvez donc en déduire la tonalité et l’armure associée – aidez-vous du guide pour cela, à partir de la page 62 ;

Si et seulement si vous êtes dans un mode mineur, trouvez la tonalité relative Majeure associée.

• Listez dans l’ordre tous les accords de cette gamme degré par degré;

• Marquez les 4 degrés les plus utilisés : I, IV, V et VI ;

À l’aide de votre instrument, essayez de trouver les différents accords du morceau à l’oreille et notez-les une fois trouvés ! 😉

Astuce : Si chanter ne vous pose pas de souci, essayez de chanter ce que jouerait la basse pour trouver la note fondamentale de chaque accord et ainsi les différents degrés utilisés.

1. The CranberriesZombie

1. The CranberriesZombie

2. Mike Posner – I Took A Pill In Ibiza

3. Dean Lewis – Be Alright

3. Dean Lewis – Be Alright

4. James Blunt – You’re Beautiful

5. AviciiWake Me Up

5. AviciiWake Me Up

6. Bon Jovi – It’s My Life (Refrain)

7. Linkin Park – Numb

7. Linkin Park – Numb

8. Francis Cabrel – Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai

9. Plain White T’s – Hey There Delilah

9. Plain White T’s – Hey There Delilah

10. Bruno Mars – The Lazy Song

II. RÉFÉRER SES ACCORDS À LA MÉLODIE

   Maintenant que vous êtes un maître dans le domaine de l’analyse harmonique, vous commencez à comprendre un petit peu les rouages de la musique. 🙂

Voici donc une 1ère méthode afin de commencer à composer de beaux accords pour vos mélodies ! 😉

   Dès que vous avez trouvé votre mélodie, écrivez-la sur une partition… Eh oui, il va falloir y passer ! 😃Si vous ne savez pas le faire, chantez votre mélodie en boucle et essayez de la reproduire sur votre instrument. Normalement, si vous connaissez vos notes, vous devriez réussir à replacer les bonnes notes dans l’ordre en les réécrivant sur une partition, même si vous ne savez pas écrire le rythme.

   Une fois votre mélodie retranscrite sur une portée vierge – sans rythme et barres de mesure, mettez un petit trait en-dessous des notes où vous voudriez que l’accord change. De cette façon, vous déterminerez vos mesures. Si vous ne savez pas du tout à quel moment votre accord devra changer, vous pouvez essayer d’imaginer une batterie jouant par-dessus :

Ou bien :

Ou bien :

Une fois ceci fait, dressez la liste de toutes les notes qui tombent au début de chaque nouvelle case où un changement d’accord est observé.

   Eh bien, à partir de toutes ces notes, vous allez pouvoir réussir trouver de beaux accords les accompagnant ! Le but est de faire un tableau en indiquant pour chaque note les 3 accords qui possèdent cette note. Cependant, comme nous n’allons pas utiliser le VIIème degré, vous n’aurez que 6 lignes d’accords possibles et non 7. Voici un exemple de tableau réalisé pour une tonalité de Fa# mineur.

   D’après ce que l’on sait, Fa# mineur est la tonalité mineure relative de La Majeur et donc possède 3# à la Clé. Les 6 accords possibles – si l’on retire le 7ème – sont les suivants :

La MajeurSi MineurDo# mineurRé MajeurMi MajeurFa# mineurSol# diminué

La MajeurSi MineurDo# mineurRé MajeurMi MajeurFa# mineurSol# diminué

Voici donc ce tableau :

   Voilà, maintenant il ne vous reste plus qu’à essayer différents accords pour une même note et de juger par vous-même lesquels vont les mieux ensemble. 🙂

III. TESTER LES COMBINAISONS D’ACCORDS

   Maintenant que vous commencez à associer différentes combinaisons d’accords en fonction des notes de la mélodie, continuez dans cette lancée mais n’hésitez également pas à essayer des accords par vous-même, même si ils n’ont pas forcément de lien avec chacune des notes.

   En effet, certaines notes de la mélodie sont dites « de passage » et ne servent qu’à faire la transition entre deux notes « réelles », ce qui peut grandement limiter votre créativité si vous n’allez pas explorer plus loin. 😔Et pour cela, voici 2 petites méthodes que je vous propose :

1. TESTEZ À PARTIR DE RÉFÉRENCES

   Dans un premier temps, écoutez énormément de morceaux de musique pour vous donner un maximum d’idées qui pourraient rappeler ce que vous essayez de composer. Écoutez d’abord des musiques dans le style que vous voulez composer, puis allez écouter des musiques issues des styles voisins avant de terminer par vous aventurer dans des styles de musique éloignés du vôtre. Vous serez toujours étonné de ce que vous pourrez découvrir. 😉

   De plus, que vous écoutiez du reggae, du rock, de la variété, du rap, de la funk, du métal, de l’orchestration cinématographique, du punk, du blues ou de l’accordéon musette, vous retrouverez les accords magiques partout sur votre chemin. Vraiment merveilleux, n’est-ce pas ? 🙂

2. CHERCHEZ PAR VOUS-MÊME

   Enfin, comme vous savez maintenant construire des accords parfaits, entraînez-vous à réaliser l’intégralité de ces accords dans n’importe quelle gamme puis de les mélanger pour essayer de trouver de nouvelles sonorités et de nouvelles combinaisons ! Cela vous fera d’ailleurs un super entraînement pour développer votre oreille relative et vous n’en sortirez que gagnant, croyez-moi ! 😉

   Au bout d’un moment, étant donné qu’il existe une infinité de musiques qui utilisent ces agencements pirates des accords, l’association de certains de ces accords au hasard devrait vous rappeler peut-être telle ou telle musique. Si cela vous arrive, c’est que vous êtes vraiment sur la bonne voie ! 😃

   J’espère que cette première partie d’article vous aura plu. Si c’est le cas, n’hésitez pas à l’écrire en commentaire, pour me dire si cela vous a aidé à trouver de nouvelles idées pour vos accompagnements ! Et puis, si jamais vous butez sur tel ou tel problème, marquez-le aussi afin que je puisse réfléchir aux points que je pourrais éclaircir. 🙂

Si vous souhaitez accéder directement à la 2nde partie de cet article qui s’appelle : « Développer Au-Delà Des Accords », vous pouvez sur le bouton ci-dessous : 🙂

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

Pour laisser un commentaire, remplissez les champs requis et appuyez sur la touche “Entrée” de votre clavier.

Pin It on Pinterest