JOUER EN GROUPE

JOUER EN GROUPE

   Si vous voulez devenir meilleur dans votre instrument ou tout simplement découvrir de nouvelles expériences, alors jouer en groupe est ce qu’il vous manquait ! Oui, mais… Comment faire ? Avec qui jouer ? Quelles erreurs faut-il éviter de faire ? Vous le saurez en lisant cet article. 🙂

I. L’IMPORTANCE DE JOUER EN GROUPE

   Au-delà du simple divertissement, jouer en groupe est bien plus bénéfique que vous ne pouvez l’imaginer. Que vous soyez guitariste, pianiste, violoncelliste, percussionniste, harpiste ou subcountrabassflûtisteoui, ça existe !, intégrer une formation de musiciens vous fera aborder un nouveau type d’exercices que vous ne retrouverez jamais ailleurs. Les bienfaits ? Il sont multiples :

1. LE PARTAGE

   La première chose que jouer en groupe apporte est de vous ouvrir aux autres et de partager votre amour pour la musique. C’est peut-être bénin, mais ne vous êtes-vous jamais senti seul et isolé derrière votre instrument, à un tel point que vous en perdiez votre motivation ? Eh bien, c’est tout à fait normal ! Et l’idée simple d’échanger avec d’autres musiciens vous redonne des objectifs, de nouvelles perspectives, de nouveaux opinions et une vision des choses différente. En bonus, vous serez davantage ouvert d’esprit, et c’est tout ce qu’on peut vous souhaiter si vous êtes musicien. 🙂

2. L’ÉPANOUISSEMENT

   Il en va de votre âme de musicien de vous épanouir lorsque vous jouez de votre instrument, et jouer en groupe y participe grandement ! Au bout d’une centaine de concerts, un musicien habitué de la scène sera – normalement – toujours aussi excité à l’idée de se représenter devant un public et de donner de toutes ses tripes pour assurer le show ! Pour reprendre une bonne dose d’endorphine et d’adrénaline, n’hésitez alors pas à vous chercher un petit groupe ! Le bon stress est bénéfique pour la santé. 😉

3. DÉVELOPPER SON OREILLE MUSICALE

   Jouer en groupe développe énormément votre oreille ! C’est incontestable. Si vous voulez être en rythme et faire coïncider votre musique, vous serez bien obligé d’écouter vos partenaires avant vous-même. D’où une nouvelle difficulté à travailler. 😉Vous devrez donc connaître votre morceau sur le bout des doigts pour pouvoir travailler le résultat final après vous être regroupés pour jouer ensemble.

4. ÉLARGIR SON SENS CRITIQUE

   Vous allez avoir besoin de développer votre sens critique pour juger vous-même – et en commun avec vos amis – du résultat de votre travail d’équipe pour pouvoir l’améliorer encore et encore, ce qui peut vous amener à faire une erreur en particulier… à retrouver dans le point n°IV. 😉

5. DU POINT DE VUE D’UN PROFESSEUR 👨‍🏫

   Si vous êtes professeur de musique et que vous souhaitez faire vivre de nouvelles expériences à vos élèves, alors demandez-lui d’aller vous faire un café inscrivez-le à des masterclass de musiciens professionnels où il pourra énormément apprendre et échanger avec d’autres élèves, qu’ils soient de niveaux inférieurs ou supérieurs à lui. Faites-le également jouer lors de concerts et auditions de fin d’année pour lui permettre de connaître cette sensation mitigée d’excitation et de stress qui ne pourra lui apporter que des bonnes choses pour sa future carrière de musicien, ou simplement pour l’ouvrir à de nouvelles pratiques. 🙂

II. COMMENT FAIRE POUR S’INITIER À JOUER EN GROUPE ?

   Voilà, jouer en groupe, c’est bien beau… Mais comment faire pour en intégrer un facilement, ou de simplement jouer avec d’autres personnes qu’avec votre ordinateur adoré ? Une part d’humanité, quoi !!

En réalité, cette question relève de problèmes sociaux, ce sur quoi je ne pourrai probablement rien vous apporter… 😁

Cependant, il existe quelques techniques pour vous permettre de jouer avec d’autres musiciens… que voici : 😉

1. TOUT COMMENCE EN COURS…

   Si vous prenez des cours, votre professeur s’associera souvent à vous pour vous faire apprendre vos morceaux, ce qui est déjà un bon début. Mais, par la suite, et s’il ne vous le propose pas de lui-même, demandez-lui s’il serait envisageable qu’il organise des séances avec d’autres de ses élèves jouant le même style de musique que vous.

   N.B. : Si vous êtes professeur de musique et que vous ne le faites pas déjà, vous aurez compris que c’est ce que je vous recommande de faire afin d’améliorer l’optique de votre enseignement. Vous vous ferez au passage une réputation de professeur qui vit avec son temps et qui sait ce qui est bon pour ses élèves, de quoi crédibiliser davantage votre activité vis-à-vis des mamans parents… 😉😁

2. LES BŒUFS

  Participez à des bœufs musicaux dans le(s) style(s) que vous préférez et faites le plein de connaissances et d’expériences en alternant une bonne bière avec une bonne vieille reprise que vous partagez et… éclatez-vous ! Si le courant passe bien, qui sait ? Peut-être aurez-vous envie de construire quelque chose ? Un bon petit bébé groupe ! 😀

3. LES ÉVÉNEMENTS LOCAUX

  Inscrivez-vous également à un maximum d’événements se déroulant dans votre région : tremplins, concerts, bœufs – mais je l’ai déjà dit 😄, soirées karaoké et barbecue, tout est bon à prendre ! 😉Avec un peu de chance, vous partagerez un amour réciproque autour du Rock N’Roll… et de la cochonnaille ! 🙂Et là vous pourrez vous dire… Merci le sauciflard ! 😀

4. LES SITES DE « RENCONTRE »

  Enfin, inscrivez-vous sur des sites de rencontre pour célibataires endurcis… de la musique bien sûr ! 😁Je ne plaisante pas, vous pouvez vous inscrire sur des sites comme Band Mix ou sur divers forums – EasyZic, Zic Learn, La Plateforme Audio, etc., pour faire connaître vos capacités et trouver automatiquement groupes qui auraient besoin de tel ou tel musicien, et tout cela près de chez vous ! 😀

III. AVEC QUI JOUER ?

   En règle général, jouer avec n’importe quel musicien vous sera bénéfique puisque c’est avant tout le rapport humain qui prédomine sur ce type d’activité. Néanmoins, si vous voulez vous sentir en harmonie avec vos partenaires, alors privilégiez d’abord les musiciens jouant le même style musical que vous. Par exemple, si vous jouez du Blues, du Funk, du Rock, du Métal, du Reggae ou de la Variété (plutôt orientée Anglo-Saxonne), les instruments que vous pourrez intégrer dans 99% des cas seront la batterie, le clavier (piano et synthétiseur), la basse et la guitare électrique. Mais vous pouvez très bien y ajouter des cordes frottées – violon, alto, violoncelle, contrebasse, des cuivres – trompette, cor, trombone, tuba, des bois – clarinette, saxophone, basson, hautbois et d’autres instruments moins répandus dans ces styles-là, comme des percussions provenant d’Afrique ou d’Asie, par exemple. C’est même le cas pour la musique classique : tous les instruments sont bons à être mélangés, y compris les guitares électriques ! Certes, ce style s’apparente au métal néo-classique mais, comme l’indique le nom, la composition des morceaux est fondée sur une très grande connaissance de la théorie appliquées aux périodes baroques, romantiques, classiques, etc. Bref, à la Grande Musique !

   En résumé, vous l’aurez compris, la musique peut être jouée par tout le monde et avec tout le monde. C’est un langage universel dont tout le monde doit profiter pour sa diversité et sa richesse culturelles🙂

IV. QUELLES ERREURS À ÉVITER ?

  Dès que vous parvenez à intégrer une formation, il convient de ne pas faire n’importe quoi pour respecter la bonne ambiance au sein de ce groupe et de développer les choses plutôt que de les faire reculer. Bien entendu, la première règle serait de bien agir les uns avec les autres. Mais une fois encore, je ne suis pas assistant social et je pense que vous n’êtes pas ici pour que je vous donne des règles de bonne conduite en société. 😉😂 Non, je vais simplement vous donner quelques conseils à respecter au mieux pour construire le plus rapidement votre autonomie au sein du groupe et que vous puissiez l’intégrer le plus longtemps possible🙂

1. CONNAÎTRE SES MORCEAUX SUR LE BOUT DES DOIGTS

  Avant d’arriver à chaque répétition, il vous sera conseillé de connaître vos morceaux le plus possible par cœur, donc sans utiliser de partitions. Cette méthode est très répandue dans les groupes de Rock, mais beaucoup moins pour les formations classiques dans lesquelles chaque musicien a besoin de sa partition pour savoir où il en est. Cependant, vous remarquerez que, dans les grands orchestres classiques, les musiciens n’en ont pas, et ce pour une bonne raison : la partition fait davantage état d’obstacle à l’interprétation qu’elle n’aide à y parvenir. Si vous connaissez votre morceau par cœur, la seule chose dont vous devrez vous préoccuper est d’être parfaitement en phase avec les autres musiciens sans vous préoccuper – ou très peu – de votre partie personnelle. Appliquez donc ce conseil et vous verrez que les problèmes que vous rencontrerez en répètes seront bien différents des simples fautes techniques personnelles. 😉

2. ÉCOUTEZ VOUS LES UNS LES AUTRES

  Voilà 30 ans que vous pratiquez la musique, 5 groupes que vous avez intégré, 200 représentations auxquelles vous avez participé, et vous pensez que tout ce qui pourra arriver en répète avec votre nouveau groupe plus « amateur » que vous ne sera pas de votre faute ? DÉTROMPEZ-VOUS ! Vous devez sûrement le savoir, mais vous le niez sûrement par moment. 😉

   Lors d’une répétition, les erreurs à corriger doivent concerner ce qui touche directement à l’interprétation du morceau par le groupe au complet. Si vous vous foirez sur votre solo, tant pis ! Demandez à reprendre à cet endroit afin de corriger vos éventuelles erreurs. Mais si tout le monde est calé et que le problème vient de vous, notez-le sur un carnet et vous saurez que c’est ce que vous aurez à travailler pour la prochaine répète – ou pour le concert qui doit arriver dans quelques heures 😁. Le principal en répète est d’écouter d’abord les autres avant de s’écouter soi-même. Ainsi, et grâce à votre sens critique, vous saurez ce qui est bon à corriger et vous ouvrirez votre esprit à l’interprétation d’un morceau réalisé par 1 groupe et non par 3, 4, 8 ou 20 musiciens. Voilà pourquoi – pour conclure sur le point précédent, il est important que vous maîtrisiez votre partie sur le bout des doigts et que vous vous remettiez sans cesse en question, dans l’intérêt du groupe🙂

3. RÉAGISSEZ INTELLIGEMMENT

   Lorsque l’on répète un morceau chez soi, l’erreur à ne pas faire est de jouer le morceau d’une traite du début jusqu’à la fin si, au cours de ce morceau, plusieurs erreurs ou imperfections sont réalisées et que vous vous dites « je les remarque mais… bon… ça passe ! ».

NON !!

NON !!

  Dès que vous remarquez la moindre erreur, l’esprit à avoir est de se concentrer principalement sur chacune de ces petites erreurs et de les répéter en boucle jusqu’à les jouer 10 foispour ne pas dire 50 – sans vous tromper. Chose difficile, mais réalisable avec de la motivation.

  En groupe, le même genre d’erreurs peut arriver. Un cafouillage au niveau d’un enchaînement ? Une approximation de l’interprétation à un moment donné ? Pas de problème, on refait !

  Mais plus simple à dire qu’à faire ! Si vous êtes seul à l’avoir remarqué, peut-être ne voudrez-vous pas ennuyer vos amis pour un petit détail ?…

  … Vous êtes en répétition ! Chaque petit détail compte et se doit d’être corrigé. Sinon, quand le ferez-vous ? Forcez-vous donc à prendre la parole, il n’y a aucune mauvaise remarque – si cela reste dans le cadre du morceau, bien entendu 😉. Ne reprenez donc pas tout le morceau : entraînez-vous seulement sur la partie qui pose problème. Ici, la motivation qui vous manquerait est rattrapée par l’excitation commune dégagée au sein de votre groupe, le problème étant simplement d’oser dire les choses plutôt que de faire comme si elles n’avaient pas d’importance. C’est de cette façon que votre groupe grandira : si chacun des membres trouve des choses à améliorer, vous améliorerez l’intégralité de vos morceaux et le résultat n’en sera que plus beau🙂

V. BONUS : QUELQUES ANECDOTES DE GROUPES…

  Les plus grands groupes de l’histoire de la musique ont tous leur histoire et leurs anecdotes, et certaines sont plus croustillantes que d’autres. Je vous laisse juger par vous-même. 😉

1. METALLICA

  En 1981, Metallica n’était formé que de Lars Ulrich à la batterie et de James Hetfield à la guitare rythmique et au chant suite à des petites annonces postées par le batteur afin de faire une session Jam – ou bœuf – avec Iron Maiden, Diamond Head et Tygers Of Pan Tang – normaaal. En 1982, suite à une seconde annonce pour trouver un guitariste lead, Dave Mustaineaujourd’hui le guitariste/chanteur et leader du groupe Megadeth – répondit à l’appel et Metallica était prêt à enregistrer son premier album : Hit The Lights, avec Hetfield à la basse avant le recrutement de Ron McGovney, leur premier bassiste.

   En 1983, avant l’enregistrement de l’album – qui devait s’appeler Metal Up Your Ass, le groupe décide de virer Mustaine en raison de son sérieux penchant pour l’alcool, la drogue et de son violent comportement.

   PS : En réalité, la raison officielle viendrait du fait que James aurait donné un coup de pied au chien de Mustaine après que celui-ci ait sauté sur la voiture de Ron et que, suite à la bagarre ayant éclaté entre les deux guitaristes, rien n’aurait plus été pareil.

   C’est alors que Kirk Hammett, du groupe Exodus, fait son apparition pour le remplacer et réaliser l’enregistrement à sa place. Mustaine se plaignit alors à maintes reprises en évoquant le fait que Hammett lui aurait « volé son boulot » et la place de meilleur guitariste qui lui était destinée en n’omettant pas d’ajouter qu’il en avait « plein le cul ».

   En 1985, pour la sortie de l’album Killing Is My Business… And Business Is Good avec Megadeth – oui, on fait pas dans le tendre dans le Thrash Metal, vous l’aurez remarqué…, il décide d’inclure la chanson Mechanixqui n’est autre que le renom de « The Four Horsemen » qu’il avait composé lorsqu’il était au sein de Metallica – afin de prouver à Metallica qu’il n’était pas incapable de jouer de la guitare. Aujourd’hui encore, c’est un sujet qui divise la grande communauté des métalleux de ce monde. 🤘🙏

   Fort heureusement, Megadeth et Metallica font aujourd’hui partie du Big 4, un ensemble des 4 plus grands groupes de Metal – et originellement de Thrash Metal – et partagent quelques scènes communes avec Anthrax et Slayer. « Killing Is My Business… And Business Is Good. » 😉

2. « GUN’S N’ROSES » – CHINESE DEMOCRACY

   Oui, « Gun’s N’Roses » entre guillemets. En effet, l’album sorti en 2008 ne faisait apparaître qu’Axl Rose en tant que membre officiel du groupe après que Slash le quitte en 1996. C’est donc Brian MayQueen – et Moby qui l’accompagnent – entre autres – pour l’enregistrement de cet album qui a coûté, tenez-vous bien, pas moins de 20 Millions de Dollars – d’après ce que l’on dit… Un très beau morceau que je vous recommande est « This I Love » :

3. AVANT NIRVANA…

Le nom du premier groupe de Kurt Cobainde Nirvana – s’appelait Fecal Matter, ou Matière Fécale. Du propre tout ça… 💩

4. DU BON SON POUR LES VACHES 🎧🐄🎧

Everybody Hurts du groupe R.E.M. faisait produire davantage de lait aux vaches que lorsqu’elles écoutaient Back In The USSR des Beatles.

5. UNE ERREUR DE TACTIQUE

  Dick Rowe refusa de produire les Beatles dans les années 60 en leur disant : « Rentrez chez vous à Liverpool, les groupes à guitares sont voués à disparaître ». Pour rattraper son mauvais flair, il décida quand même de produire les Rolling Stones. Ouf !

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