J’ADORE MON MÉTIER DE PROFESSEUR DE MUSIQUE : 3 PRINCIPES POUR Y PARVENIR

J’ADORE MON MÉTIER DE PROFESSEUR DE MUSIQUE : 3 PRINCIPES POUR Y PARVENIR

CARNAVAL D’ARTICLES : J’ADORE MON MÉTIER : 3 PRINCIPES POUR Y PARVENIR

CARNAVAL D’ARTICLES : J’ADORE MON MÉTIER : 3 PRINCIPES POUR Y PARVENIR

   Aujourd’hui, je vous parle de moi… Pour changer… 😅… Mais aussi de mon métier de professeur de musique ! Alors, je vois déjà certains profs qui sont en train de se dire :

« Aaaah, qu’est-ce qu’il va encore nous sortir comme **** aujourd’hui ? »

« Aaaah, qu’est-ce qu’il va encore nous sortir comme **** aujourd’hui ? »

   Et pourtant, dans cet article, je vais développer pour vous les 3 grands principes qui m’ont permis de devenir professeur de musique à mon compte et d’arriver à avoir plus d’une trentaine de demandes d’inscription en l’espace d’un an et demi ! C’est énorme, puisque pour ne pas être submergé de travail et gagner correctement sa vie (au minimum 1800€ net par mois en province, cotisations entrepreneuriales, impôts et investissement matériel nécessaire compris), il vous faut travailler au minimum 4h par jour, alors que la plupart des gens travaillent au minimum 6h par jour et certains beaucoup plus, pour des salaires moins gratifiants

   Les conseils que je vais donc vous apporter sont donc pour moi très importants, bien qu’il ne suffisse pas simplement que de 3 conseils pour monter correctement son école de musique… sinon ça serait trop simple ! 😉

   N’hésitez donc pas à donner votre avis dans les commentaires et à indiquer sur quels principes vous misez, vous, avant tout, pour développer votre école de musique. 🙂

   Cet article a été écrit dans le cadre des événements interblogueurs « 3 principes essentiels pour réussir dans votre domaine » et « J’adore mon job, je vous dis comment j’y suis parvenu ! » organisés par Antonin du blog Apprendre À Investir, blog pour faire ses premiers pas dans l’investissement en bourse et Anne-Claire du blog Bouge Ta Vie Pro, qui vous invite à réenchanter votre vie professionnelle. J’ai d’ailleurs particulièrement apprécié les articles : « 3 déclics qui ont changé ma vie professionnelle. » et « Investir de façon socialement responsable ». 😉

I. ÊTRE UN PROF DE MUSIQUE COMPÉTENT

   Tout d’abord, c’est bien normal, il vous faut être compétent dans votre domaine…

« Non, sans blague ? »

« Non, sans blague ? »

   Si si, j’vous jure ! 😮 … 😉

   Sérieusement, bien sûr qu’il faut savoir de quoi vous parlez avant de donner des cours. Si vous avez besoin d’un électricien pour votre maison, vous ne vous attendez pas à ce qu’il vous demande la différence entre un fusible et un domino ! Bon, eh bien, c’est le même principe. Mais ça, vous vous en doutez bien ! 😁

   Maintenant, il faut savoir que personne ne sait TOUT en musique. Et pourtant, ce n’est pas ce qui empêche énormément de personnes à vouloir devenir professeur de musique à leur compte ! Personnellement, il y a des domaines musicaux que je maîtrise bien moins que les autres et certains que je n’ai jamais pratiqué, comme la composition orchestrale par exemple !

   Alors, il est sûrement vrai que je pourrai sans doute faire des miracles – par rapport à ce que je crois être 😂– grâce à toutes les connaissances que j’ai accumulées au fil du temps, mais c’est un domaine que je n’ai jamais exploré. En effet, il faut écouter énormément de musique classique pour mesurer l’enjeu d’une composition orchestrale, notamment pour le cinéma, et pouvoir écouter concrètement le rendu de la composition après l’écriture. Or, pour le Rock ou le piano, je n’ai aucun souci pour le jouer après l’avoir écrit, mais pour écouter un rendu de musique classique avec 10 familles d’instruments, il faudra que mon logiciel ne plante pas sous le poids de toutes les pistes audio utilisées, que je sache comment écrire les partitions note par note sur le logiciel avec les différents instruments virtuels et que je comprenne comment les « humaniser » pour donner toute l’ampleur orchestrale recherchée !

   En soit, quand on a l’habitude de faire de la MAO, ce n’est pas trop un souci, mais cela demande un temps considérable au début, temps que je n’ai pour le moment pas le luxe de m’offrir. 🙂

   Bon mais, si je vous dis tout ça, c’est parce qu’il faut savoir fixer à l’avance ce que l’on se DOIT de connaître pour pouvoir l’enseigner mais de ne pas attendre indéfiniment pour se lancer !

   Pour repartir sur un exemple personnel – rapide, cette fois, je vous le promet, j’ai dû apprendre à me servir de tous types de matériel audio et vidéo lorsque j’étais au BTS Audiovisuel, de faire des grilles d’affectation incompréhensibles, d’assimiler une très grande dose d’informations théoriques et pratiques, tout ça pour utiliser du matériel qui ira, au final, capter des sons pour les retransmettre sur un quelconque support !

   C’est très vulgairement résumé, mais lorsque je suis rentré à France Bleu, je me suis rendu compte qu’un simple bachelier sans aucune connaissance du son pouvait tout à fait faire de la réalisation d’antenne et arriver à faire du mixage de type « radio » sans trop se prendre la tête ! D’ailleurs, aujourd’hui, le BTS Audiovisuel Son est obligatoire pour rentrer à Radio France alors qu’il ne l’était pas il y a de cela 20 ans !

   Voilà, tout ça pour vous dire que l’on peut avoir fait des études à rallonge avec des diplômes à n’en plus savoir quoi faire mais que, si l’on ne lance pas à un moment ou à un autre dans la pratique, on n’arrivera jamais à être compétent !

   Ainsi, pour être un bon professeur de musique, il vous faut connaître avant toute chose toutes les notions de solfège et avoir pratiqué votre instrument au moins plusieurs années pour rester crédible auprès de vos élèves. 🙂

   La meilleure solution pour développer vos capacités d’instrumentistes, c’est de prendre avant toute chose des cours avec  un professeur si ce n’est pas déjà le cas. Du côté de la théorie, vous pouvez aisément vous former gratuitement avec tout ce que l’on peut trouver sur la toile !

 C’est d’ailleurs pour ça que je vous propose de télécharger gratuitement mon guide des Bases de la Musique au Piano et à la Guitare qui vous permettra de faire le point sur tout ce dont vous connaissez et tout ce qui vous manque dans votre théorie musicale. 😉

   Comme il s’agit de (grosses) bases, il y a des tas de sujets qui ne sont pas évoqués, tels les modes ou l’harmonie, mais croyez-moi, si vous avez des élèves qui viennent vous demander des cours pour débuter un instrument, vous êtes tranquille pendant un moment avec l’intégralité de ce livre. 😉

   En tout cas, quelque soit la façon dont vous vous formez, il vous faut bien entendu un certain seuil de compétence pour pouvoir l’enseigner aux autres, c’est évident. 🙂

II. UN RELATIONNEL SOIGNÉ ENTRE LE PROFESSEUR ET SES ÉLÈVES

   Le 2nd point important pour développer son école de musique et de savoir s’adapter à tous ses élèves, qu’ils soient de tous âges, de tous caractères et quelque soit leur demande. C’est pour ça qu’il faut, comme je vous l’ai dit dans le point précédent, savoir se fixer des limites de compétences au-delà desquelles vous savez que vous ne pourrez pas répondre favorablement à certaines demandes. 🙂

   Par exemple, si vous n’avez pas une oreille très développée pour pouvoir improviser ou retrouver des accords et des mélodies à l’oreille, je vous conseille de rester sur une approche assez « classique » en accompagnant simplement vos élèves vers une meilleure pratique de leur instrument via le biais des partitions, ce que la plupart des professeurs enseignent d’ailleurs à leurs élèves pour 90% d’entre eux.

   En effet, pour ma part, j’initie mes élèves les plus âgéset ceux qui sont en demande de pouvoir se débrouiller seuls le plus rapidement possible – à des exercices sur l’oreille relative à travers la reconnaissance d’accords et la mise en situation concrète des armures et des tonalités. 😉Mais bien sûr, beaucoup de professeurs ne le font pas, et ce n’est d’ailleurs pas pour cela que ce sont de mauvais professeurs, au contraire. 🙂

   En tout cas, quelque soit l’élève que vous avez en face de vous, vous devez savoir DÈS LE DÉBUT ce que vous pourrez lui apprendre et ce qu’il désire apprendre en venant prendre des cours avec vous. 😉

   Un cas assez récurrent que l’on rencontre chez les professeurs de guitare électrique est que certains d’entre eux enseignent du solfège à une dose assez intense à leurs élèves alors que ces derniers ne le désirent pas. D’ailleurs, on peut très facilement faire apprendre la guitare à n’importe qui sans utiliser AUCUNE notion théorique !

   Le tout, c’est d’incorporer progressivement au fil des cours une mise en théorie de ce que l’élève sait jouer, et non l’inverse comme au piano par exemple. 🙂Ainsi, il saura faire la différence entre une noire et une blanche au bout de quelques cours, mais ce n’est pas la priorité au tout début.

D’où un point très important :

   Donnez envie aux élèves de revenir prendre des cours chez vous ! Tout ce qu’ils cherchent, c’est de pouvoir jouer leurs morceaux préférés – même si ce sont des versions simplifiées – et de pouvoir s’amuser avec leur instrument plutôt que de croupir sous des tas de notions théoriques dont la moitié ne leur serviront pas avant plusieurs années dans leur carrière de guitaristes, voire jamais !

   S’adapter, c’est la clé. 😉

   De plus, chacun de vos élèves doit se sentir considéré. En effet, vous devez être sérieux dans votre statut de professeur de musique, mais n’oubliez pas que vous êtes là pour véhiculer votre passion avant tout et que la musique est faite pour développer des sentiments, contrairement aux cours scolaires de mathématiques ou de géographie… Même si certains aiment beaucoup expérimenter les équations à 2 inconnues (sans mauvais jeu de mot 😉)… Mais ça c’est un autre sujet. 😁

   Ne vous prenez donc pas la tête ! Préparez simplement votre cours à l’avance si vous n’êtes pas encore très expérimenté mais, avant toute chose, sachez rester vous-même et n’hésitez pas à considérer vos élèves comme des bonnes connaissancesdans une certaine mesure bien entendu – qui viennent passer un moment plaisant et mettre de côté leurs problèmes quotidiens pour venir exprimer leurs émotions sur un instrument. Eh bien, mine de rien, ça fait autant de bien qu’une série de longueurs à la piscine. 😉Après, chacun son truc… 😂

III. DÉVELOPPER UN RÉSEAU EN TANT QUE PROFESSEUR DE MUSIQUE

   Enfin, pour pouvoir espérer vivre de sa passion en tant que professeur de musique, il est important de considérer cette activité comme une entreprise à part entière !

   Pour cela, il existe une recette un peu miracle que j’ai mis en œuvre à 2 reprises et qui, de façon assez magique, a fonctionné les 2 fois ! De plus, je sais que cette recette est utilisée par d’autres entrepreneurs et que ça leur a également été bénéfique, puisqu’aujourd’hui ils vivent entièrement de leur entreprise en s’étant, du coup, lancés de cette façon. 🙂

A. UN SITE INTERNET ACCROCHEUR

   Tout d’abord, vous devez créer un site internet qui vous servira de vitrine. Dessus, vous devez faire figurer les cours que vous pouvez proposer en fonction de la tranches d’âge, vos tarifs, une page de contact, des coordonnées, etc.

Et c’est le premier pilier sur lequel vous devez savoir vous créer une force !

Pourquoi ?

Pourquoi ?

   Eh bien, c’est simple. 😉Tapez « école de musique » suivi du nom de votre ville dans Google et sélectionnez entre 3 et 5 sites d’écoles qui se présentent à vous. Maintenant, comparez le design de chacun d’entre eux… Pas fameux, n’est-ce pas ? Je suis prêt à mettre ma main à couper que vous allez tomber sur des sites assez « vieillots », parfois trop colorés et trop enfantins, qui rappellent ce qui se faisait énormément il y a de cela une quinzaine d’années… Maintenant, comparez-les à ce site.

   Ouiii, c’est mon site ! 😀N’y voyez aucune vantardise, j’ai été totalement formé pour créer un site avec un tel design, donc je n’ai pas beaucoup de mérite. 😉Néanmoins, j’ai un nombre de visites plus conséquent tous les mois, et ça, c’est top ! 😃

   Je ne dis pas que ces écoles de musique n’ont aucun élève, bien au contraire ! 😁Mais le design est, aujourd’hui en 2019, une chose essentielle si l’on désire se différencier de la concurrence sur le Web – voire bientôt 2020, étant donné qu’on est déjà en décembre 2019 D’ailleurs, avez-vous fait votre liste au P Bon je m’égare. 😁

   Les sites qui vendent des vêtements, de la technologie, des inventions innovantes ou des services très spécifiques pour des entreprises se doivent d’avoir un design impeccable afin d’augmenter leur rentabilité au maximum !

   Mais la différence entre les entreprises qui sont représentées par ces sites et votre entreprise de professeur de musique, c’est que vous, vous n’aurez pas besoin d’appâter de nouveaux clients tous les jours ou toutes les semaines ! Bien sûr, certains élèves partiront sûrement, soit rapidement soit avec le temps, mais vous aurez eu tellement de demandes que les places seront vite remplacées, croyez-moi. 😉

   C’est pour cela que la plupart des sites des écoles de musique sur lesquels on peut tomber ne possèdent pas un design de fou. Peut-être sont-elles déjà toutes blindées en terme d’élèves et se moquent d’avoir de nouvelles inscriptions.

   Seulement, si vous souhaitez vous lancer et avoir vos premiers élèves rapidement, les gens auront plus tendance à vous appeler en premier lieu si votre site leur parle immédiatement ! De ce fait, vous obtiendrez beaucoup plus de visites par mois et cela boostera votre SEO (Search Engine Optimization) sur Google, appelé plus communément référencement naturel. 😉Et d’ailleurs, en parlant de ça…

B. DÉVELOPPER SON SEO

   Afin de vous placer sur la 1ère page de Google voire même en 1ère position devant vos concurrents, je vous conseille de travailler votre référencement naturel ! Pour cela, je vous recommande de visiter ce site qui vous permettra d’apprendre tout ce qu’il faut savoir sur le SEO. 🙂

   Personnellement, quand j’ai créé mon site, je n’y connaissais rien en SEO et j’ai quand même pu avoir énormément de demandes de cours ! C’est pour ça que je n’ai pas retravaillé le référencement du site et que vous ne me trouverez sûrement pas sur la 1ère page de Google. 🙂(Alors que c’est le cas pour le blog depuis quelques mois 😉)

(Je suis en navigation privée, afin d’être totalement transparent avec vous ! 😁)

   Vous pouvez d’ailleurs vous créer un compte sur des plateformes comme Superprof ou Kelprof afin de vous rendrez visible sur d’autres terrains et ainsi recevoir d’autres demandes supplémentaires. 🙂

C. SAVOIR ÊTRE UN PROFESSEUR DE MUSIQUE RECOMMANDABLE

   Enfin, il vous faut être un bon professeur dès le tout début afin de marquer les esprits ! Du moins, il faut que les gens qui se baladent sur Google à la recherche de cours de musique le sachent… 😉Pour cela, il n’existe qu’un seul moyen : vous devez recevoir, sur votre site, des retours positifs d’anciens élèves et des avis sur vos capacités à donner des cours de musique !

   Mais, vous devez vous dire :

« D’accord, t’es bien gentil, mais comment peut-on recevoir des avis alors qu’on n’a jamais donné de cours ?! »

« D’accord, t’es bien gentil, mais comment peut-on recevoir des avis alors qu’on n’a jamais donné de cours ?! »

   Eh bien, il vous suffit simplement de préparer un cours d’initiation allant de 30min à 1h que vous proposerez gratuitement à une dizaine de vos amis et qui ont toujours souhaité jouer de la musique mais qui, comme 70% des gens, n’ont jamais eu le temps ou les moyens de s’y mettre…

   Et grâce à ça, vous allez pouvoir satisfaire leur curiosité, leur donner éventuellement l’envie de prendre des cours – mais bon, ça c’est bonus, ça ne m’est arrivé personnellement que pour une personne qui, au bout de quelques cours, n’a pas continué 😁– et pouvoir récolter leurs avis sur votre site Web ! Soyez transparent : dites-leur bien que c’est pour cette cause-là que vous leur offrez un cours. Si ce sont des personnes un minimum bienveillantes, il ne devrait pas y avoir de souci. 😉

   Ainsi, vous pouvez intégrer ces différents avis sur votre site à la mainou avec des plug-ins tout prêts – afin de créer ce que l’on appelle de la « Social Proof » envers vos futurs clients, élément essentiel afin de leur donner confiance en votre école et en vous.

   Mais si cela est essentiel, il l’est d’autant plus de se créer un compte Google Business qui permettra à Google de mieux référencer votre site, de faire apparaître une petite image lors de la recherche à côté de votre site Web mais qui permettra également de recevoir des avis directement sur Google, chose que les gens aiment beaucoup regarder car très rapidement consultable et très utile pour se donner un avis eux-mêmes sans même vous avoir rencontré ! 🙂

   Et le bonus final, c’est qu’après avoir donné  une dizaine de cours, vous saurez comment se déroule un cours de musique du côté professeur, ce qui vous donnera une base pour mieux progresser directement avec vos vrais élèves par la suite. Une expérience du terrain avant le grand saut, quoi ! 🙂

 

   Voilà, j’espère que cet article vous aura plu !

   N’hésitez d’ailleurs pas à me le dire dans les commentaires et à me donner votre propres astuces qui ont marché pour vous pour réussir l’élaboration de votre école de musique !

   À bientôt pour un prochain article ! 😉

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

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PÉDAGOGIE 2.0 : MA VISION DE L’ÉDUCATION

PÉDAGOGIE 2.0 : MA VISION DE L’ÉDUCATION

PÉDAGOGIE 2.0 : MA VISION DE L’ÉDUCATION

PÉDAGOGIE 2.0 : MA VISION DE L’ÉDUCATION

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, article un peu différent puisque nous allons parler éducation !

   D’une part, vous avez dû le remarquer, beaucoup de formations existent sur Internet afin d’apprendre des choses que vous n’auriez pas forcément apprises au sein d’une école, quelle qu’elle soit. Mais pourquoi une personne lambda achèterai-t-elle une formation auprès de quelqu’un dont elle ne sait rien et sans même le rencontrer en vrai ?

   D’une autre part, l’éducation actuelle dans les collèges, lycées, institutions publiques et privées est sans cesse réformée afin, d’abord, de faire évoluer de plus en plus la pédagogie et, ensuite, pour faire face à cette nouvelle concurrence connectée.

   Dans un cas comme dans l’autre, les avis fusent et divergent en tous sens ! C’est pourquoi j’ai beaucoup été attiré par le sujet de ce carnaval d’articles lancé par Mickaëline du blog L’Avis De Mickaëline afin de donner mon point de vue à propos de la pédagogie de demain, incluant notamment la façon avec laquelle je la verrais évoluer ainsi que mes idées personnelles de perspective futures. 🙂J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié son article proposant des idées sur l’aide donnée aux enfants dyslexiques afin qu’ils aient recours à une éducation plus adaptée. Vous pouvez d’ailleurs y accéder en cliquant ici !

   Pour ceux qui ne connaîtraient pas le principe – et pourtant j’y participe souvent 😉, un carnaval d’articles est un événement réunissant des blogueurs autour d’un sujet commun et partagent leurs points de vue sur celui-ci. Cette méthode est un excellent moyen de faire découvrir de nouvelles idées aux lecteurs des différents blogs et de leur apporter des réponses sur d’autres sujets pouvant les intéresser !

 

Alors, sans plus tarder, attaquons je vous prie ! 😉

I. LA PÉDAGOGIE EN COURS

   Tout d’abord, il existe 2 types de cours avec un professeur : les cours groupés et les cours individuels. Je vous propose donc 2 idées qui peuvent s’appliquer dans les 2 cas ainsi qu’une dernière que je séparerai pour le cours groupé puis pour le cours individuel. 🙂

A. RECHERCHER DES MÉTHODES ALTERNATIVES

   Rabâcher des notions d’une certaine façon depuis des années à son ou ses élèves peut-être positif si la méthode utilisée est reconnue et qu’elle fonctionne. Or, quelques fois, certaines méthodes créées par des éducateurs ne s’adaptent pas à la plupart des élèves, ce qui peut souvent amener à des échecs. De plus, et c’est souvent le cas, certaines méthodes conviennent à une majorité des élèves mais une minorité a encore beaucoup de mal à comprendre les notions évoquées.

   Le professeur doit donc s’assurer de trouver de nouvelles méthodes afin que tout le monde puisse arriver au même stade au bout du compte.

   Cette recherche de méthodes alternatives peut alors s’appliquer pour des cours en classe ou pour des cours privés, comme c’est le cas avec les cours de musique par exemple – oh tiens, ça par exemple Quelle coïncidence ! 😁

   Pour donner un exemple concret, une de mes élèves âgée de 7 ans avait beaucoup de mal pour comprendre les durées de notes entre la ronde4 temps, la blanche2 temps, la noire1 temps – et la croche1/2 temps.

   Sa mère m’a donc proposé d’appliquer une méthode qu’elle avait découvert sur Internet : la Méthode Cuisenaire !

   Il s’agit d’une méthode assez révolutionnaire permettant à l’enfant de mieux aborder les premières opérations en les assimilant à des longueurs et à des couleurs, faisant ainsi intervenir la mémoire visuelle, tactile, mais également auditive ! Ainsi, la mise en action de ces 3 types de mémoire permet d’accélérer le processus d’apprentissage et de remédier aux lacunes rencontrées.

   Enfin, c’est une excellente méthode afin de développer l’auto-correction, permettant ainsi à l’enfant de se rendre compte lui-même des erreurs qu’il fait et donc de réfléchir par lui-même à une autre solution.

   Du coup, depuis, mon élève a beaucoup mieux réussi à gérer les problèmes mathématiques rencontrés dans le solfège dont elle n’avait pas encore appris les notions à l’école. 🙂

   Ainsi, comme avec la méthode Cuisenaire, un professeur devra chercher au maximum de nouvelles méthodesdéjà existantes ou que lui-même pourra inventer – afin de résoudre les problèmes de ces élèves les plus en difficulté. D’ailleurs, les inventer lui-même ne pourra qu’être que ce qu’il y aura de plus adaptatif pour ses élèves. 😉

B. ANNONCER LES OBJECTIFS AU FUR ET À MESURE

   Lorsque j’étais au lycée, au moment de la rentrée, quelques uns de mes professeurs nous présentaient dès le début l’ensemble des thèmes que l’on allait aborder tout au long de l’année afin que l’on visualise mieux ce que l’on étudierait et qu’on ne se sente pas submergé par un travail sans fin mais, qu’à l’inverse, on reste motivé !… Du moins, c’est ce qu’ils croyaient. 😁

   Assez tristement, c’est seulement aujourd’hui que je me rends compte que cette étape qui précède le commencement des cours en eux-mêmes est primordiale et qu’il ne faut pas hésiter à revenir dessus en cas de coup de mou durant l’année.

   Néanmoins, lorsque l’on est au lycée, nos professeurs sont toujours là pour nous accompagner lorsque nous en avons besoin – ou du moins, en majorité, pour ne pas évoquer les professeurs qui sont eux-mêmes lassés par leur travail et dont les élèves sont le cadet de leurs soucis Mais bref, ce n’est pas le sujet ! 😁

   L’avancée vers l’objectif final qu’est la clôture du programme voire le passage d’un examenbrevet, baccalauréat – se fait donc naturellement, à condition bien sûr de suivre les instructions de son professeur.

   Néanmoins, même si, au lycée, l’annonce du programme en début d’année n’est pas jugée à sa juste valeur de la part des élèves, cette technique n’en reste pas moins mauvaise et il est important de continuer à l’employer. Ainsi, pour les cours privés dans quelque domaine que ce soit, l’élève aura davantage d’attention envers ce programme qui le conditionnera dès le départ dans une démarche plus efficace vers sa réussite, bien qu’il ne comprenne peut-être pas la moitié des notions évoquées ! 😁

C. SAVOIR S’ADAPTER À SES ÉLÈVES

1. EN COURS GROUPÉ

   Pour moi, la pédagogie adaptative est la meilleure des pédagogies dans le sens où chacun peut avoir ses problèmes et avancer à son rythme tout en atteignant quand même l’objectif final au même titre que ceux ayant des facilités ou qui comprennent les cours sans trop de problème.

   C’est pourquoi, pour un professeur, il est important de prévoir un cours parallèle qu’il faudra inclure au cas où au sein de son cours afin d’aider les élèves en difficulté.

Pourquoi le prévoir à l’avance ?

Pourquoi le prévoir à l’avance ?

   Eh bien, il y aura toujours des élèves qui mettront plus de temps que d’autres à comprendre les notions évoquées et, pendant qu’il faudra reprendre avec eux quelques passages du cours, les autres devront en profiter pour avancer sur des exercices.

   Certes, tout ceci existe d’ores et déjà dans l’éducation nationale, mais il est quand même important de l’évoquer pour que, si vous-même êtes professeur novice ou professeur en dehors de l’Éducation Nationale, vous le preniez en compte pour que vous ayez le moins d’élèves possibles en difficulté. 🙂

2. EN COURS INDIVIDUEL

   Tout comme pour les cours en groupes, il faut plus que jamais savoir s’adapter aux besoins de ses élèves lorsqu’il s’agit de cours individuels, d’autant plus qu’il est plus simple de préparer des cours personnalisés et propres à chacun que des cours adaptés directement à un groupe de 25 personnes.

   Après avoir appris à connaître ses différents élèves, les attentes, les lacunes et les objectifs de chacun d’entre eux, il est donc indispensable d’adapter son cours jours après jours afin que tout le monde puisse arriver à atteindre son objectif, que cela prenne 3 mois ou 1 an.

II. LA PÉDAGOGIE SUR INTERNET

   Comme je le disais en introduction, il existe aujourd’hui de plus en plus de façons de se former sur Internet, quel que soit le domaine que vous recherchez.

   Cette nouvelle méthode d’enseigner est différente de l’enseignement national proposé par les institutions dans le sens où ces formations proposent d’accéder directement au savoir que l’on recherche en s’épargnant des étapes non nécessaires que l’on pourrait apprendre dans des formations reconnues par l’État.

   Bien évidemment, et pour reprendre l’exemple du BTS Audiovisuel que j’ai passé en 2016, je ne dis pas que certaines matières sont inutiles. Bien au contraire, elles sont toutes indispensables, même les matières de Culture Audiovisuelle et Artistique – qui, entre nous, m’endormaient plus qu’autre chose 😁– mais qui sont néanmoins nécessaires à la formation de tout bon technicien qui se respecte travaillant dans l’Audiovisuel aujourd’hui. 🙂

   Un des autres cours auquel je n’avais pas envie d’assister était l’EEJ, l’Environnement Économique et Juridique. Et pourtant, c’est une matière tout aussi importante que les autres puisque c’est grâce à elle que l’on apprend à trouver les différents débouchés après l’obtention du diplôme ainsi que les différents régimes auxquels on peut adhérer : CDD, CDDu, intermittence, Freelance, etc. Bon, en plus, notre professeur aimait beaucoup nous raconter des anecdotes et était très sympathique, ce qui faisait quand même passer l’heure assez rapidement. 😉

   En attendant et pour ne pas non plus vous raconter toute ma vie, même si je sais que vous trouvez ça passionnant (méwibiunsur… 😁), si j’avais souhaité me former directement sur Internet pour apprendre le métier de Technicien Son – ce qui aurait été chose compliquée quand même pour ce type de métier, j’aurais fait abstraction de ces matières et j’aurais directement appris les notions liées aux grilles d’affectation des tables de mixage, de la configuration et de l’exploitation des logiciels dédiés, de la physique acoustique ainsi que la principale liste du matériel utilisé dans ce domaine.

   Mais pour ne pas m’éterniser sur mon parcours personnel, je vous propose de découvrir tout de suite 3 techniques qui sont, pour moi, très importantes afin d’amorcer un bon début de pédagogie via le tremplin d’Internet ! 🙂

A. UTILISER L’INTERACTIVITÉ NUMÉRIQUE

Aujourd’hui, et plus que jamais, le numérique fait partie de notre vie.

Personnellement, je ne prône pas le développement avancé de la technologie et de l’intelligence artificielle, entre autres. En effet, j’estime que l’Homme a encore le dessus dans beaucoup de domaines par rapport à la machine qui n’est là que pour servir d’outil et rien d’autre. De plus, nul n’est à l’abri d’un dysfonctionnement technologique en comparaison au cerveau humain ! Quoi que, y a quand même des cas isolés parmi les humains où on se demande si certains n’ont pas disjonctés Mais bon, passons ! 😁

« Il a pété un boulon lui » – Extrait du sketch « L’audition du Cid » des Inconnus

   De plus, certains films nous font réfléchir sur l’évolution des « machines » au sein de la société humaine, comme Matrix, Terminator ou Tron par exemple !

Bon mais, je m’égare trèèèès loin du sujet principal là donc on referme la parenthèse ! 😁

   Tout ça pour dire que je ne suis pas enthousiaste plus que ça à propos de l’évolution du numérique. Mais il faut reconnaître qu’il est compliqué de vivre sans aujourd’hui et que tout passe par la technologie et Internet… et même l’apprentissage !

   En effet, toute formation peut être suivie depuis la toile puisqu’une innovation apparue ces dernières années a été la création de multiples méthodes afin d’apprendre quelque chose en l’expérimentant directement chez soi avec le matériel approprié !

   Pour faire plus court, de nombreux outils interactifs ont toujours été plus ou moins développés pour apprendre telle ou telle discipline !

   Je me souviens que dans ma jeune enfance (entre 1998 et 2005… eh oui c’est pas vieux…), j’aimais beaucoup dessiner avec un logiciel interactif qui s’appelait « Disney Magic Artist Studio »… Que de souvenirs…

Mais ça, c’était avant… 😉

   Aujourd’hui, énormément de nouveaux logiciels interactifs ont été créés sur ordinateur à la manière des consoles de jeux qui existaient déjà depuis longtemps en 2000 : Atari, NES, MegaDrive, Super Nintendo et j’en passe !

   Un des jeux sorti en 2011 qui aurait pu servir comme une méthode d’enseignement s’appelle Rocksmith, un jeu de guitare dans lequel une VRAIE guitare est utilisée pour apprendre à jouer les morceaux originaux grâce à un système mélangeant Guitar Hero à l’apprentissage sur tablature.

Ingénieux, donc !

Ingénieux, donc !

   Cependant, le jeu n’a pas eu autant de succès que son prédécesseur Guitar Hero dans le fait que c’était davantage un logiciel d’enseignement qu’un jeu vidéo à part entière. Néanmoins, bon nombre de guitaristes ont appris quelques morceaux grâce à ce « jeu », ce qui en fait pour moi un des meilleurs softs de guitares lorsqu’on a vraiment envie d’apprendre la guitare de façon fun en partant de zéro ! 😉

   Ce qu’il faut en retenir, c’est qu’on peut arriver à apprendre énormément de choses grâce à une application et qu’aujourd’hui, plus que jamais, le temps est à l’innovation et qu’il faut se creuser la tête – et avoir un peu les moyens quand même Oui parce qu’une application à développer ça coûte cher 😁– pour proposer de nouveaux moyens d’enseignement à ceux qui… eh bien, qui ne demandent que ça au final : apprendre facilement depuis chez eux. 🙂

Attention : Je le répète et l’assure à 200%, quelque logiciel ou programme virtuel que ce soit ne pourra JAMAIS remplacer un vrai professeur en chair et en os. 😉

B. PROPOSER UN SUIVI PERSONNALISÉ

   Lorsque l’on achète une formation en ligne, le tout est quand même d’être guidé et de ne pas être lâché dans la nature, d’autant plus après avoir déboursé une somme plus ou moins conséquente !

Je comprends que tous les formateurs en ligne ont un nombre plus ou moins important d’élèves, mais je préconise de créer un suivi personnalisé pour chacun d’entre eux afin de :

Donner de la plus-value à sa formation et que le retour de la part des clients soit le plus positif possible ;

Les aider personnellement en cas de problème.

   La meilleure solution qui existe est d’organiser des séances de coaching commun, au cours de la quelle les différents membres inscrits à la formation posent leurs questions. Ainsi, tout le monde peut participer pour répondre à telle personne ou telle autre, ce qui peut, de plus, créer des liens et former des groupes d’entraides par la suite sur les réseaux sociaux – par exemple.

   Le tout est de créer ce « point de réunion virtuel » autour duquel tout le monde peut donner son avis, échanger, se questionner et pendant lequel le formateur peut répondre aux interrogations et aux attentes de chacun. 🙂

C. POUVOIR SUIVRE LES COURS À SON RYTHME

   Mais l’avantage principal d’une formation sur Internet est que l’on peut suivre les cours à son domicile et surtout… à son rythme ! 😉

   Par exemple, cela fait plus d’un an aujourd’hui, en ce dimanche 29 septembre, que je suis une formation sur Internet dont le visionnage des cours aurait dû être terminé depuis plus de 3 mois maintenant. Or, j’ai préféré prendre mon temps afin de faire correctement les choses, quel que soit le temps que cela puisse prendre. 🙂

   Ainsi, si un formateur quelconque crée le moyen de pouvoir suivre la formation à un rythme qui n’appartient qu’à chacun, ce sera d’autant mieux pour son image. 🙂

D. LE POINT NÉGATIF D’UNE FORMATION SUR INTERNET

   Néanmoins, il y a quelques points négatifs qu’on peut reprocher à une formation sur Internet et qu’il est important d’exposer :

• L’incapacité de pouvoir rencontrer son mentor. 

Mise à part lors d’éventuels événements créés par le formateur, les élèves ne le rencontreront jamais en face à face ce qui, en soit, n’est pas forcément dérangeant pour aboutir à la fin de la formation. Mais certaines personnes se sentiront mieux de pouvoir rencontrer leur mentor et de discuter directement avec lui plutôt que derrière leur écran. 🙂

Si vous souhaitez devenir formateur sur Internet, je vous conseille donc de créer, par la suite, des événements regroupant tous vos élèves à la même manière que les séances de coaching commun, mais cette fois… en vrai ! 😉

• La perte de motivation sur le long terme.

La perte de motivation est un réel problème rencontré par les autodidactes ou par ceux qui suivent une formation en restant seuls chez eux, derrière leur écran. C’est pourquoi, dans le prix de la formation, il existe des cours prévus pour redonner du boost au moral et pour trouver de nouveaux moyens pour mieux cibler ses objectifs. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous renvoie sur mon article Rester Focus Sur Ses Objectifs  que vous pourrez retrouver dans l’eBook du Carnaval d’Articles créé pour l’occasion en cliquant ici auquel Mickaëline et 10 autres blogueurs ont d’ailleurs participé ! 🙂

   Enfin, pour reparler de ce que je vous disais au début (et pour refermer la boucle 😉), le fait d’exposer le programme de la formation dès le début avec le plan détaillé des chapitres peut aider à retrouver la motivation si l’on veut tout faire pour arriver au bout coûte que coûte. 🙂

   Voilà, j’espère que cet article du Carnaval d’Articles lancé par Mickaëline autour de la pédagogie de demain vous aura permis de comprendre un peu ma vision de l’enseignement tel qu’il devrait être aujourd’hui et pour les années à venir.

   Mais j’espère aussi que vous aurez de nouvelles références à suivre afin de mieux comprendre comment travailler en fonction de la situation dans laquelle vous vous trouvez. 😉

   N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous en pensez et quelle est, pour vous, une des meilleures façons d’enseigner. 🙂

Sur ce, je vous dit à bientôt sur le blog pour un nouvel article passionnant ! 🙂

 

À la prochaine les zikos !

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JOUER EN GROUPE

JOUER EN GROUPE

JOUER EN GROUPE

JOUER EN GROUPE

   Si vous voulez devenir meilleur dans votre instrument ou tout simplement découvrir de nouvelles expériences, alors jouer en groupe est ce qu’il vous manquait ! Oui, mais… Comment faire ? Avec qui jouer ? Quelles erreurs faut-il éviter de faire ? Vous le saurez en lisant cet article. 🙂

I. L’IMPORTANCE DE JOUER EN GROUPE

   Au-delà du simple divertissement, jouer en groupe est bien plus bénéfique que vous ne pouvez l’imaginer. Que vous soyez guitariste, pianiste, violoncelliste, percussionniste, harpiste ou subcountrabassflûtisteoui, ça existe !, intégrer une formation de musiciens vous fera aborder un nouveau type d’exercices que vous ne retrouverez jamais ailleurs. Les bienfaits ? Il sont multiples :

1. LE PARTAGE

   La première chose que jouer en groupe apporte est de vous ouvrir aux autres et de partager votre amour pour la musique. C’est peut-être bénin, mais ne vous êtes-vous jamais senti seul et isolé derrière votre instrument, à un tel point que vous en perdiez votre motivation ? Eh bien, c’est tout à fait normal ! Et l’idée simple d’échanger avec d’autres musiciens vous redonne des objectifs, de nouvelles perspectives, de nouveaux opinions et une vision des choses différente. En bonus, vous serez davantage ouvert d’esprit, et c’est tout ce qu’on peut vous souhaiter si vous êtes musicien. 🙂

2. L’ÉPANOUISSEMENT

   Il en va de votre âme de musicien de vous épanouir lorsque vous jouez de votre instrument, et jouer en groupe y participe grandement ! Au bout d’une centaine de concerts, un musicien habitué de la scène sera – normalement – toujours aussi excité à l’idée de se représenter devant un public et de donner de toutes ses tripes pour assurer le show ! Pour reprendre une bonne dose d’endorphine et d’adrénaline, n’hésitez alors pas à vous chercher un petit groupe ! Le bon stress est bénéfique pour la santé. 😉

3. DÉVELOPPER SON OREILLE MUSICALE

   Jouer en groupe développe énormément votre oreille ! C’est incontestable. Si vous voulez être en rythme et faire coïncider votre musique, vous serez bien obligé d’écouter vos partenaires avant vous-même. D’où une nouvelle difficulté à travailler. 😉Vous devrez donc connaître votre morceau sur le bout des doigts pour pouvoir travailler le résultat final après vous être regroupés pour jouer ensemble.

4. ÉLARGIR SON SENS CRITIQUE

   Vous allez avoir besoin de développer votre sens critique pour juger vous-même – et en commun avec vos amis – du résultat de votre travail d’équipe pour pouvoir l’améliorer encore et encore, ce qui peut vous amener à faire une erreur en particulier… à retrouver dans le point n°IV. 😉

5. DU POINT DE VUE D’UN PROFESSEUR 👨‍🏫

   Si vous êtes professeur de musique et que vous souhaitez faire vivre de nouvelles expériences à vos élèves, alors demandez-lui d’aller vous faire un café inscrivez-le à des masterclass de musiciens professionnels où il pourra énormément apprendre et échanger avec d’autres élèves, qu’ils soient de niveaux inférieurs ou supérieurs à lui. Faites-le également jouer lors de concerts et auditions de fin d’année pour lui permettre de connaître cette sensation mitigée d’excitation et de stress qui ne pourra lui apporter que des bonnes choses pour sa future carrière de musicien, ou simplement pour l’ouvrir à de nouvelles pratiques. 🙂

II. COMMENT FAIRE POUR S’INITIER À JOUER EN GROUPE ?

   Voilà, jouer en groupe, c’est bien beau… Mais comment faire pour en intégrer un facilement, ou de simplement jouer avec d’autres personnes qu’avec votre ordinateur adoré ? Une part d’humanité, quoi !!

En réalité, cette question relève de problèmes sociaux, ce sur quoi je ne pourrai probablement rien vous apporter… 😁

Cependant, il existe quelques techniques pour vous permettre de jouer avec d’autres musiciens… que voici : 😉

1. TOUT COMMENCE EN COURS…

   Si vous prenez des cours, votre professeur s’associera souvent à vous pour vous faire apprendre vos morceaux, ce qui est déjà un bon début. Mais, par la suite, et s’il ne vous le propose pas de lui-même, demandez-lui s’il serait envisageable qu’il organise des séances avec d’autres de ses élèves jouant le même style de musique que vous.

   N.B. : Si vous êtes professeur de musique et que vous ne le faites pas déjà, vous aurez compris que c’est ce que je vous recommande de faire afin d’améliorer l’optique de votre enseignement. Vous vous ferez au passage une réputation de professeur qui vit avec son temps et qui sait ce qui est bon pour ses élèves, de quoi crédibiliser davantage votre activité vis-à-vis des mamans parents… 😉😁

2. LES BŒUFS

  Participez à des bœufs musicaux dans le(s) style(s) que vous préférez et faites le plein de connaissances et d’expériences en alternant une bonne bière avec une bonne vieille reprise que vous partagez et… éclatez-vous ! Si le courant passe bien, qui sait ? Peut-être aurez-vous envie de construire quelque chose ? Un bon petit bébé groupe ! 😀

3. LES ÉVÉNEMENTS LOCAUX

  Inscrivez-vous également à un maximum d’événements se déroulant dans votre région : tremplins, concerts, bœufs – mais je l’ai déjà dit 😄, soirées karaoké et barbecue, tout est bon à prendre ! 😉Avec un peu de chance, vous partagerez un amour réciproque autour du Rock N’Roll… et de la cochonnaille ! 🙂Et là vous pourrez vous dire… Merci le sauciflard ! 😀

4. LES SITES DE « RENCONTRE »

  Enfin, inscrivez-vous sur des sites de rencontre pour célibataires endurcis… de la musique bien sûr ! 😁Je ne plaisante pas, vous pouvez vous inscrire sur des sites comme Band Mix ou sur divers forums – EasyZic, Zic Learn, La Plateforme Audio, etc., pour faire connaître vos capacités et trouver automatiquement groupes qui auraient besoin de tel ou tel musicien, et tout cela près de chez vous ! 😀

III. AVEC QUI JOUER ?

   En règle général, jouer avec n’importe quel musicien vous sera bénéfique puisque c’est avant tout le rapport humain qui prédomine sur ce type d’activité. Néanmoins, si vous voulez vous sentir en harmonie avec vos partenaires, alors privilégiez d’abord les musiciens jouant le même style musical que vous. Par exemple, si vous jouez du Blues, du Funk, du Rock, du Métal, du Reggae ou de la Variété (plutôt orientée Anglo-Saxonne), les instruments que vous pourrez intégrer dans 99% des cas seront la batterie, le clavier (piano et synthétiseur), la basse et la guitare électrique. Mais vous pouvez très bien y ajouter des cordes frottées – violon, alto, violoncelle, contrebasse, des cuivres – trompette, cor, trombone, tuba, des bois – clarinette, saxophone, basson, hautbois et d’autres instruments moins répandus dans ces styles-là, comme des percussions provenant d’Afrique ou d’Asie, par exemple. C’est même le cas pour la musique classique : tous les instruments sont bons à être mélangés, y compris les guitares électriques ! Certes, ce style s’apparente au métal néo-classique mais, comme l’indique le nom, la composition des morceaux est fondée sur une très grande connaissance de la théorie appliquées aux périodes baroques, romantiques, classiques, etc. Bref, à la Grande Musique !

   En résumé, vous l’aurez compris, la musique peut être jouée par tout le monde et avec tout le monde. C’est un langage universel dont tout le monde doit profiter pour sa diversité et sa richesse culturelles🙂

IV. QUELLES ERREURS À ÉVITER ?

  Dès que vous parvenez à intégrer une formation, il convient de ne pas faire n’importe quoi pour respecter la bonne ambiance au sein de ce groupe et de développer les choses plutôt que de les faire reculer. Bien entendu, la première règle serait de bien agir les uns avec les autres. Mais une fois encore, je ne suis pas assistant social et je pense que vous n’êtes pas ici pour que je vous donne des règles de bonne conduite en société. 😉😂 Non, je vais simplement vous donner quelques conseils à respecter au mieux pour construire le plus rapidement votre autonomie au sein du groupe et que vous puissiez l’intégrer le plus longtemps possible🙂

1. CONNAÎTRE SES MORCEAUX SUR LE BOUT DES DOIGTS

  Avant d’arriver à chaque répétition, il vous sera conseillé de connaître vos morceaux le plus possible par cœur, donc sans utiliser de partitions. Cette méthode est très répandue dans les groupes de Rock, mais beaucoup moins pour les formations classiques dans lesquelles chaque musicien a besoin de sa partition pour savoir où il en est. Cependant, vous remarquerez que, dans les grands orchestres classiques, les musiciens n’en ont pas, et ce pour une bonne raison : la partition fait davantage état d’obstacle à l’interprétation qu’elle n’aide à y parvenir. Si vous connaissez votre morceau par cœur, la seule chose dont vous devrez vous préoccuper est d’être parfaitement en phase avec les autres musiciens sans vous préoccuper – ou très peu – de votre partie personnelle. Appliquez donc ce conseil et vous verrez que les problèmes que vous rencontrerez en répètes seront bien différents des simples fautes techniques personnelles. 😉

2. ÉCOUTEZ VOUS LES UNS LES AUTRES

  Voilà 30 ans que vous pratiquez la musique, 5 groupes que vous avez intégré, 200 représentations auxquelles vous avez participé, et vous pensez que tout ce qui pourra arriver en répète avec votre nouveau groupe plus « amateur » que vous ne sera pas de votre faute ? DÉTROMPEZ-VOUS ! Vous devez sûrement le savoir, mais vous le niez sûrement par moment. 😉

   Lors d’une répétition, les erreurs à corriger doivent concerner ce qui touche directement à l’interprétation du morceau par le groupe au complet. Si vous vous foirez sur votre solo, tant pis ! Demandez à reprendre à cet endroit afin de corriger vos éventuelles erreurs. Mais si tout le monde est calé et que le problème vient de vous, notez-le sur un carnet et vous saurez que c’est ce que vous aurez à travailler pour la prochaine répète – ou pour le concert qui doit arriver dans quelques heures 😁. Le principal en répète est d’écouter d’abord les autres avant de s’écouter soi-même. Ainsi, et grâce à votre sens critique, vous saurez ce qui est bon à corriger et vous ouvrirez votre esprit à l’interprétation d’un morceau réalisé par 1 groupe et non par 3, 4, 8 ou 20 musiciens. Voilà pourquoi – pour conclure sur le point précédent, il est important que vous maîtrisiez votre partie sur le bout des doigts et que vous vous remettiez sans cesse en question, dans l’intérêt du groupe🙂

3. RÉAGISSEZ INTELLIGEMMENT

   Lorsque l’on répète un morceau chez soi, l’erreur à ne pas faire est de jouer le morceau d’une traite du début jusqu’à la fin si, au cours de ce morceau, plusieurs erreurs ou imperfections sont réalisées et que vous vous dites « je les remarque mais… bon… ça passe ! ».

NON !!

NON !!

  Dès que vous remarquez la moindre erreur, l’esprit à avoir est de se concentrer principalement sur chacune de ces petites erreurs et de les répéter en boucle jusqu’à les jouer 10 foispour ne pas dire 50 – sans vous tromper. Chose difficile, mais réalisable avec de la motivation.

  En groupe, le même genre d’erreurs peut arriver. Un cafouillage au niveau d’un enchaînement ? Une approximation de l’interprétation à un moment donné ? Pas de problème, on refait !

  Mais plus simple à dire qu’à faire ! Si vous êtes seul à l’avoir remarqué, peut-être ne voudrez-vous pas ennuyer vos amis pour un petit détail ?…

  … Vous êtes en répétition ! Chaque petit détail compte et se doit d’être corrigé. Sinon, quand le ferez-vous ? Forcez-vous donc à prendre la parole, il n’y a aucune mauvaise remarque – si cela reste dans le cadre du morceau, bien entendu 😉. Ne reprenez donc pas tout le morceau : entraînez-vous seulement sur la partie qui pose problème. Ici, la motivation qui vous manquerait est rattrapée par l’excitation commune dégagée au sein de votre groupe, le problème étant simplement d’oser dire les choses plutôt que de faire comme si elles n’avaient pas d’importance. C’est de cette façon que votre groupe grandira : si chacun des membres trouve des choses à améliorer, vous améliorerez l’intégralité de vos morceaux et le résultat n’en sera que plus beau🙂

V. BONUS : QUELQUES ANECDOTES DE GROUPES…

  Les plus grands groupes de l’histoire de la musique ont tous leur histoire et leurs anecdotes, et certaines sont plus croustillantes que d’autres. Je vous laisse juger par vous-même. 😉

1. METALLICA

  En 1981, Metallica n’était formé que de Lars Ulrich à la batterie et de James Hetfield à la guitare rythmique et au chant suite à des petites annonces postées par le batteur afin de faire une session Jam – ou bœuf – avec Iron Maiden, Diamond Head et Tygers Of Pan Tang – normaaal. En 1982, suite à une seconde annonce pour trouver un guitariste lead, Dave Mustaineaujourd’hui le guitariste/chanteur et leader du groupe Megadeth – répondit à l’appel et Metallica était prêt à enregistrer son premier album : Hit The Lights, avec Hetfield à la basse avant le recrutement de Ron McGovney, leur premier bassiste.

   En 1983, avant l’enregistrement de l’album – qui devait s’appeler Metal Up Your Ass, le groupe décide de virer Mustaine en raison de son sérieux penchant pour l’alcool, la drogue et de son violent comportement.

   PS : En réalité, la raison officielle viendrait du fait que James aurait donné un coup de pied au chien de Mustaine après que celui-ci ait sauté sur la voiture de Ron et que, suite à la bagarre ayant éclaté entre les deux guitaristes, rien n’aurait plus été pareil.

   C’est alors que Kirk Hammett, du groupe Exodus, fait son apparition pour le remplacer et réaliser l’enregistrement à sa place. Mustaine se plaignit alors à maintes reprises en évoquant le fait que Hammett lui aurait « volé son boulot » et la place de meilleur guitariste qui lui était destinée en n’omettant pas d’ajouter qu’il en avait « plein le cul ».

   En 1985, pour la sortie de l’album Killing Is My Business… And Business Is Good avec Megadeth – oui, on fait pas dans le tendre dans le Thrash Metal, vous l’aurez remarqué…, il décide d’inclure la chanson Mechanixqui n’est autre que le renom de « The Four Horsemen » qu’il avait composé lorsqu’il était au sein de Metallica – afin de prouver à Metallica qu’il n’était pas incapable de jouer de la guitare. Aujourd’hui encore, c’est un sujet qui divise la grande communauté des métalleux de ce monde. 🤘🙏

   Fort heureusement, Megadeth et Metallica font aujourd’hui partie du Big 4, un ensemble des 4 plus grands groupes de Metal – et originellement de Thrash Metal – et partagent quelques scènes communes avec Anthrax et Slayer. « Killing Is My Business… And Business Is Good. » 😉

2. « GUN’S N’ROSES » – CHINESE DEMOCRACY

   Oui, « Gun’s N’Roses » entre guillemets. En effet, l’album sorti en 2008 ne faisait apparaître qu’Axl Rose en tant que membre officiel du groupe après que Slash le quitte en 1996. C’est donc Brian MayQueen – et Moby qui l’accompagnent – entre autres – pour l’enregistrement de cet album qui a coûté, tenez-vous bien, pas moins de 20 Millions de Dollars – d’après ce que l’on dit… Un très beau morceau que je vous recommande est « This I Love » :

3. AVANT NIRVANA…

Le nom du premier groupe de Kurt Cobainde Nirvana – s’appelait Fecal Matter, ou Matière Fécale. Du propre tout ça… 💩

4. DU BON SON POUR LES VACHES 🎧🐄🎧

Everybody Hurts du groupe R.E.M. faisait produire davantage de lait aux vaches que lorsqu’elles écoutaient Back In The USSR des Beatles.

5. UNE ERREUR DE TACTIQUE

  Dick Rowe refusa de produire les Beatles dans les années 60 en leur disant : « Rentrez chez vous à Liverpool, les groupes à guitares sont voués à disparaître ». Pour rattraper son mauvais flair, il décida quand même de produire les Rolling Stones. Ouf !

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10 RÉSOLUTIONS POUR LA NOUVELLE ANNÉE EN TANT QUE MUSICIEN ET PROFESSEUR DE MUSIQUE ET COMMENT LES TENIR

10 RÉSOLUTIONS POUR LA NOUVELLE ANNÉE EN TANT QUE MUSICIEN ET PROFESSEUR DE MUSIQUE ET COMMENT LES TENIR

10 RÉSOLUTIONS POUR LA NOUVELLE ANNÉE EN TANT QUE MUSICIEN ET PROFESSEUR DE MUSIQUE ET COMMENT LES TENIR

 

 

10 RÉSOLUTIONS POUR LA NOUVELLE ANNÉE EN TANT QUE MUSICIEN ET PROFESSEUR DE MUSIQUE ET COMMENT LES TENIR

   En cette période de fête et de changement d’année, il est temps pour nous tous de se fixer de nouveaux objectifs et de sortir de notre zone de confort pour mieux évoluer. Voici donc une liste de 10 résolutions que je vous propose de tenir sur cette nouvelle année, 5 en tant que Musicien puis 5 en tant que Professeur de Musique.

 

5 BONNES RÉSOLUTIONS QUAND ON EST MUSICIEN :

1. ENTRAÎNEZ-VOUS UN PEU PLUS À L’EXERCICE DE VOTRE INSTRUMENT.

  Jouer régulièrement vous donnera envie de découvrir de nouveaux morceaux, de nouvelles techniques et ne fera que développer vos capacités. Le piège dans lequel il ne faut pas tomber est celui de « procrastiner » intelligemment : par paresse ou par lassitude, la plupart des musiciens ont tendance à jouer et rejouer des morceaux qui leur plaisent au lieu d’en apprendre de nouveaux. En agissant de cette façon, vous entretiendrez vos capacités mais vous n’apprendrez rien de plus.

« Mais comment s’y tenir ? »

« Mais comment s’y tenir ? »

   Soyez curieux quotidiennement et ne vous laissez jamais aller à la facilité. Pour cela, faites une liste des morceaux que vous auriez envie de savoir jouer et commencez par apprendre le premier morceau de cette liste dès MAINTENANT. Peut-être ne mettrez-vous que 10 minutes pour le connaître parfaitement, mais au moins, vous l’aurez fait. Le but, bien évidemment, est de se donner l’objectif de savoir jouer des morceaux qui vous donneront du fil à retordre. Pour rester efficace, 15 minutes par jour de pratique est un minimum si l’on veut progresser rapidement, le mieux étant d’y passer entre 30 minutes et 1 heure par jour.  🙂

 

2. METTEZ EN PRATIQUE VOS CAPACITÉS MUSICALES AU SEIN D’UN GROUPE.

 

   Chaque musicien cherche à atteindre un objectif différent. Que l’on cherche à vouloir composer, à savoir jouer le maximum de reprises pour agrandir son répertoire, à vouloir enseigner ses connaissances autour de soi, ou bien à devenir indépendant en sachant improviser sur tous styles de musique, tout seul ou en groupe, chacun doit vivre de la musique comme bon lui semble. Là où je veux en venir, c’est que la plupart des musiciens opteront davantage pour l’idée de rencontrer d’autres musiciens et de monter un groupe. C’est une expérience unique qui vous permettra de travailler la musique sous un autre angle, en écoutant les autres et soi-même et de mettre en œuvre des techniques de jeu que vous n’auriez pas utilisées si vous aviez été seul, chez vous, sur votre canapé😉N’oubliez pas que la musique se partage avant tout et qu’à plusieurs, elle est d’autant plus enivrante. 🙂

   Bien entendu, il faut s’octroyer du temps pour les répétitions, pour connaître tous les morceaux sur le bout des doigts à chacune d’entre elles et pour prendre en compte les imprévus que vous rencontrerez. Mais sachez également par avance que les concerts que vous donnerez vous amèneront à faire une multitude de nouvelles rencontres et que vous en découvrirez plus sur ces ambiances en étant musicien que si vous n’étiez qu’un simple spectateur. 🙂

« Oui, mais comment intégrer un groupe ? »

« Oui, mais comment intégrer un groupe ? »

   Tous les groupes possèdent une histoire qui leur est propre. Mais beaucoup d’entre eux se sont créés à la suite d’un événement inattendu. Or, si vous avez envie d’intégrer un groupe dès à présent, il existe aujourd’hui d’autres méthodes plus rapides que d’attendre de rencontrer d’autres musiciens par le biais du Saint-Esprit – même si prier Satan peut être une solution si vous jouez du métal 😜. La première chose à faire est de s’intéresser aux soirées et scènes musicales qui s’organisent dans votre localité est de ne pas hésiter à y aller le plus souvent possible. Si vous préférez le jazz, vous rencontrerez probablement les mêmes personnes dans beaucoup des représentations qui mettront le jazz en valeur. De plus, des soirées « bœuf » sont organisées régulièrement autour de vous pour vous permettre de monter sur scène et jouer ainsi avec des musiciens que vous ne connaissez pas pour passer un bon moment. 🙂Si vous maîtrisez correctement votre instrument et en participant le plus possible à ce type de soirées, vous serez vite remarqué et vous commencerez à vous faire un nom. À partir de là, vous aurez sûrement beaucoup d’opportunités de jouer avec de très bons musiciens qui vous proposeront peut-être d’intégrer leur groupe. 🙂

   Mais vous pouvez également vous inscrire sur des sites dédiés à la rencontre de musiciens autour de vous et de choisir de contacter les profils que vous trouverez les plus intéressants. 😉

 

3. OUVREZ-VOUS À UN NOUVEAU STYLE DE MUSIQUE.

 

   Que ce soit en musique ou dans n’importe quel autre domaine, rien n’est plus difficile que de sortir de sa zone de confort. En réalité, ce que l’on aime avant tout lorsque l’on écoute une musique réside dans le fait qu’on la connaît en long, en large et en travers. L’être humain est avant tout attiré par ce dont il a l’habitude et n’ose pas s’aventurer en territoire inconnu par peur d’y laisser des plumes ou d’être déçu. C’est exactement le cas avec la musique. Chacun d’entre nous préférera écouter un de ses albums favoris plutôt que de découvrir de nouveaux morceaux qui le décevront peut-être.

   Alors, pour cette nouvelle année, sautez le pas et ouvrez-vous à des playlists d’un genre tout autre de celui que vous écoutez généralement ! 🙂Ne faites d’ailleurs pas dans la dentelle : choisissez un style de musique que vous ne pensez pas supporter et lancez une playlist réunissant les titres les plus connus ou un album mythique d’un artiste qui a eu énormément de succès dans ce style. Durant les prochaines semaines, écoutez plusieurs fois cette même playlist ou cet album en l’alternant avec ce que vous écoutez quotidiennement pour ne pas vous sentir trop dépaysé. J’en vois déjà certains d’entre vous qui sont en train de se dire : « Oui mais moi, quand je rentre du travail, j’ai envie de me détendre en écoutant ce qui me plaît… » et vous avez tout à fait raison ! 😉

« Mais alors, comment faire pour s’y tenir ? »

« Mais alors, comment faire pour s’y tenir ? »

  Eh bien, si vous êtes musiciens et que vous aimez écouter de la musique, alors je présume que vous en écoutez à longueur de journée, que vous soyiez en train de cuisiner, dans la salle de bain ou dans la voiture ! 😉Certains en écoutent même peut-être en s’endormant, comme c’est mon cas… Oui je sais, c’est pas bien ! 😁

  Eh bien, pour diffuser votre nouvelle playlist, choisissez les moments qui vous sont le moins agréables et qui vous demandent peu de concentration sur la musique. De cette façon, votre inconscient intègrera plus facilement ce qu’il entendra et cela vous permettra de mieux assimiler ce nouveau style. Bien entendu, choisissez votre situation en fonction du style que vous écoutez d’ordinaire et de celui que vous avez choisi.

• Par exemple, si vous êtes du genre à écouter de la musique classique et que vous vous mettez à écouter du Punk Rock, privilégiez les moments en voiture pour cela.

 • À l’inverse, si vous écoutez de la Trap et que vous voulez vous mettre à écouter de la Variété Acoustique, choisissez de le faire au moment de vous endormir ou lorsque vous prenez votre douche. Bien entendu, la liste est longue et c’est à vous de la compléter. 😉

4. REPRENEZ DES COURS.

 

   Rien n’est plus insupportable pour un musicien que de tourner en rond. A chaque fois que vous prenez votre instrument, vous avez l’impression de jouer les mêmes choses en boucle, les mêmes schémas et de ne pas avancer techniquement… Reprenez donc quelques cours ! Bien que vous sachiez sûrement déjà très bien jouer, l’oreille et les conseils d’un professeur vous apporteront des richesses insoupçonnées qui vous feront progresser rapidement et qui vous redonneront de la motivation. Et, quand le moral est bon, tout paraît déjà beaucoup moins insurmontable. 🙂

« Le problème, c’est que les cours privés coûtent cher et qu’il faut prendre le temps de les prendre régulièrement… »

« Le problème, c’est que les cours privés coûtent cher et qu’il faut prendre le temps de les prendre régulièrement… »

   Je vous rassure, si vous êtes déjà un bon musicien, seulement un cours de temps en temps vous sera suffisant pour vous rebooster. 😉Vous pouvez ainsi vous permettre un cours par mois et agrémenter vous-même ce que vous avez vu en cours avec vos propres recherches. 🙂

 

5. COMMENCEZ UN NOUVEL INSTRUMENT.

 

   Pour les plus audacieux d’entre vous, vous pouvez opter pour l’apprentissage d’un nouvel instrument qui vous permettra d’élargir vos horizons. Étant donné qu’un instrument à vent ne se joue pas du tout de la même manière qu’un instrument à cordes et, qu’au sein des vents, un bois ne fonctionne pas de la même manière qu’un cuivre, changer d’instrument vous apportera un état d’esprit différent pour interpréter la musique. 🙂

« C’est bien beau, mais un instrument, ça coûte cher et il faut avoir le temps de pratiquer ! »

« C’est bien beau, mais un instrument, ça coûte cher et il faut avoir le temps de pratiquer ! »

   Effectivement, un instrument n’est pas donné et il faut s’octroyer du temps supplémentaire pour tout réapprendre de nouveau. Pour remédier à ce problème de coût, choisissez donc un instrument d’occasion et bas de gamme pour commencer afin de déterminer si cela vous plaira vraiment toujours autant au bout d’un certain temps. Vous apprendrez très bien son mode de fonctionnement et vous pourrez facilement vous faire les doigts dessus. En ce qui concerne le temps passé à son apprentissage, passez-y au minimum 10 à 15 minutes par jour. Si vous avez plus de temps, c’est encore mieux mais l’essentiel est de rester régulier. De cette façon, vous progresserez rapidement et vous pourrez, par la suite, augmenter votre temps de pratique sans trop vous épuiser à tout comprendre comme vous l’aurez fait au tout début. 🙂

 

5 BONNES RÉSOLUTIONS QUAND ON EST PROFESSEUR DE MUSIQUE :

1. SOYEZ DAVANTAGE À L’ÉCOUTE DE VOS ÉLÈVES.

   Pour être un bon Professeur de Musique, il faut savoir être à l’écoute de ses élèves et s’adapter à chacun d’entre eux pour répondre au mieux à leurs attentes. Si vous exercez cette profession depuis des années déjà, vous devez savoir vous adapter très facilement. Cependant, on peut avoir l’habitude de donner régulièrement des cours à des élèves sans forcément être le professeur qui correspond le mieux à certains d’entre eux. De plus, lorsque l’on débute, il n’est jamais évident de savoir comment améliorer les cours que l’on donne à ses élèves. 😉

« Comment faire, donc, pour savoir si ce que vous leur apportez correspond vraiment à chacun d’entre eux ? »

« Comment faire, donc, pour savoir si ce que vous leur apportez correspond vraiment à chacun d’entre eux ? »

   Eh bien, posez-leur la question, tout simplement ! 😁Demandez-leur de faire une liste de toutes les choses qu’ils ont aimé avec vous et de toutes celles qu’ils aimeraient voir améliorées. 🙂Par exemple, si, au début, un élève voulait simplement apprendre la guitare pour pouvoir mieux jouer au sein de son groupe sans passer par tous les méandres du solfège et qu’il vous dit qu’il aimerait pratiquer un peu plus plutôt que de faire de la théorie pure pendant une partie du cours, proposez-lui de n’étudier qu’un chapitre du solfège tous les deux cours du mois et de laisser la place à plus de pratique les deux autres cours. Le solfège est malheureusement un inévitable. 😔Mais ! En l’espace de quelques mois, l’intégralité de celui-ci pourra être assimilé et du temps pour plus de pratique d’instrument peut être dégagé par la suite. 😉Sachez donc doser ce que vous enseigner à chacun en fonction de ce qu’ils ont réellement besoin et de ce qui les intéressera le plus🙂

 

2. ÉCRIVEZ VOUS-MÊME VOS PROPRES PARTITIONS.

   Il faut savoir que les parents des élèves en bas âge que vous avez ont choisi d’envoyer leurs enfants dans VOTRE école de musique plutôt que dans une autre ou que dans un conservatoire. 😉Il faut donc que vous leur prouviez qu’ils ont fait le bon choix en les inscrivant chez vous ! Et la plus belle preuve qu’ils puissent avoir est de voir leur enfant épanoui à chaque fin de cours avec l’envie de revenir rapidement pour le prochain. 🙂 

« Mais comment faire pour arriver à un tel résultat ? »

« Mais comment faire pour arriver à un tel résultat ? »

  Il existe beaucoup de moyens de donner à vos élèves l’envie de revenir chez vous, mais la principale est de lui donner ce dont il est venu chercher : savoir jouer un morceau qu’il adore alors qu’il n’a que quelques mois de pratique ! 😃Quel enfant n’a pas eu envie de savoir jouer « Libérée, Délivrée » du film « La Reine des Neiges », « Life Is A Highway » des Rascal Flattschanson du film Cars lorsque Flash McQueen prend la route pour la Californie 😉– ou bien toute autre musique de dessin animé ?

   Voilà ce qu’ils sont venus chercher ! Alors… offrez-le leur ! 😉Pour cela, réécrivez de façon très simplifiée la mélodie du chant – ou les accords pour les plus avancés – et apprenez-leur la partition. Étant donné leur faible niveau, ils ne parviendront pas à jouer seuls les accords et la mélodie pour rejouer le morceau à eux seul. Dans ce cas, accompagnez-les ! En jouant ces morceaux avec eux, l’envie qu’ils auront de revenir prendre un cours avec vous n’en sera que plus grande. 🙂

   Ne croyez pas ceci compliqué et laborieux. Le but est ici de retranscrire de la façon la plus simple possible le morceau original. Vous pouvez même modifier la tonalité si jamais il demande de jouer trop de touches noires – pour le piano par exemple. Au début, vous mettrez sûrement quelques heures pour le faire. Mais, en le faisant régulièrement, vous finirez par y arriver de plus en plus rapidement – c’est comme tout ! 😁. Je vous conseille d’utiliser le site flat.io pour vous aider à retranscrire directement vos partitions sur ordinateur. C’est un site gratuitpour la version lite – permettant d’écrire très librement des partitions et de les extraire sous format Audio, PDF ou MIDI.🙂Si vous voulez plus d’informations à ce propos, je vous invite à cliquer ici pour découvrir comment bien utiliser flat.io. 😊

  Dites-vous bien que dès qu’une partition sera terminée, elle sera renouvelable pour tous vos futurs élèves. 😉Le début peut être long, mais, avec le temps, vous arriverez à créer un important répertoire que vos élèves adoreront ! Je vous préconise d’écrire une partition par semaine car, en général, quelques heures suffisent pour le faire. En gardant ce rythme hebdomadaire, vous mettrez de moins en moins de temps pour chaque nouvelle partition et vous aurez fait également un gros travail au niveau de votre écoute personnelle. 😄

 

3. RENDEZ LES COURS PLUS IMMERSIFS ET ENCORE PLUS CONCRETS.

     Comme dit précédemment, la musique est quelque chose qui se partage.

« Quoi de plus naturel que de faire jouer ses différents élèves ensemble sur un même morceau ? »

« Quoi de plus naturel que de faire jouer ses différents élèves ensemble sur un même morceau ? »

   Si vous n’enseignez qu’un seul instrument, faites leur jouer des morceaux comportant plusieurs parties du même instrument pour que chacun joue une partie différente et qu’ils puissent recréer ensemble le morceau original. 🙂Si peu de morceaux simples existent pour organiser une alliance de ce style, vous pouvez tout aussi bien faire ce que je viens d’expliquer précédemment et réécrire vous-même vos propres arrangements afin d’adapter des musiques connues pour plusieurs flûtes, plusieurs guitares, plusieurs trompettes ou plusieurs percussions, par exemple. Plus vous enseignerez d’instruments et plus la variété d’élèves que vous pourrez former au sein d’un groupe deviendra intéressante. Ces cours donneront envie aux élèves de revenir à vos cours et leur inculqueront une manière différente de jouer de la musique : celle de l’écoute des autres avant toute chose ! 🙂

 

4. ABORDEZ UNE NOUVELLE PÉDAGOGIE.

   Peut-être l’aurez-vous remarqué si vous avez des élèves en très bas âge… Les mathématiques sont souvent un problème ! Eh oui, en musique, il est vite nécessaire de comprendre les opérations de base afin de réaliser correctement les différents rythmes, de décomposer les intervalles ou d’agencer correctement les mesures. Or, à l’âge de 6 ans, même si les premières additions sont abordées à l’école, il n’en est pas forcément de même pour les multiplications et les divisions. Ce qui est des plus évidents pour nous peut être des plus abstraits pour ces petits bouts de choux. 🤷‍♂

« Alors, que faire ? Nous n’allons quand même pas mettre les cours en pause tant que ces opérations n’auront pas été vues à l’école ? »

« Alors, que faire ? Nous n’allons quand même pas mettre les cours en pause tant que ces opérations n’auront pas été vues à l’école ? »

   Bien sûr que non ! À la place, mettez plutôt en place votre PROPRE méthode d’enseignement des mathématiques de base afin d’inculquer facilement les choses les plus simples à l’enfant. 😉Optez par exemple pour la méthode Cuisenaire, célèbre pour son utilisation de réglettes en bois de tailles différentes et permettant à l’enfant de comprendre les notions du partage et de la contenance. Si une explication plus approfondie de cette méthode vous intéresse, vous pouvez consulter l’article rédigé à cet effet en cliquant ici. 😉

   En attendant, pour les élèves de cet âge-là, demandez avant tout qu’un même parent soit toujours présent aux cours pendant les premiers mois jusqu’à ce que l’enfant comprenne de lui-même avec vous. 🙂Un enfant de 6 ans livré à lui-même ne pourra pas être concentré sur ce que vous lui apprendrez s’il n’a pas une petite pression de la part de ses parents. Cela évitera les « Euh je me souviens plus… » à chaque fois que ces derniers lui demanderont ce qu’il aura appris en rentrant du cours !

 

5. ORGANISEZ UN ÉVÉNEMENT.

   Si vous ne l’avez pas déjà fait, commencez à préparer un événement que vous pourriez réaliser à la fin de l’année scolaire afin de la clôturer en beauté. De cette manière, vous pourrez prévoir de nouveaux thèmes de morceaux avec vos élèves, leur fixer un objectif et leur enseigner tout ce qu’une représentation scénique implique : stress, concentration, excitation, fierté, et la liste est longue… Vous renforcerez votre expertise auprès d’eux et gagnerez ainsi davantage en crédibilité auprès de leurs parents. 😉

« D’accord, mais quel évènement pourrais-je organiser ? »

« D’accord, mais quel évènement pourrais-je organiser ? »

Vous avez plusieurs possibilités :

• Vous pouvez opter pour un « simple » concert regroupant l’ensemble de vos élèves et dont chacun d’entre eux jouerait un morceau qu’il aurait préparé, seul ou en groupe avec d’autres élèves.

• Mais vous pouvez également organiser une masterclass avec un professionnel que vous pouvez faire venir afin que vos élèves abordent la musique d’un point de vue différent de celui de leur professeur préféré ! 😁Pour plus de fun, couplez cette masterclass avec un concert afin de rendre le moment encore plus festif !

• Enfin, vous pouvez préparer un enregistrement en studio pour la journée ou enregistrer vous-mêmes vos élèves si vous disposez du matériel nécessaire. Leur offrir une « trace » de ce qu’ils auront appris en un an avec vous ne rendra leur envie de vous revoir que plus trépidante. 😀

     Voilà, la liste des bonnes résolutions à tenir pour cette nouvelle année s’achève ici ! Bien entendu, chacun peut y apporter les siennes afin de rendre cette dernière encore meilleure. Si c’est le cas, n’hésitez pas à le mettre dans les commentaires. 😉En espérant que cet article vous aura plu et qu’il aura répondu à vos attentes, auquel cas, je vous invite à le partager autour de vous le plus possible. 🙂Il a été rédigé à l’occasion de l’événement interblogueurs 2019 « Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions » du blog Devenez Meilleur d’Olivier Roland. Voici d’ailleurs un des articles de ce blog que j’apprécie beaucoup : comment gagner de l’argent avec votre art ?

Sur ce, je vous dis à bientôt sur le blog Enseigner la Musique pour d’autres articles encore plus palpitants dans le domaine de la Musique ! 😉

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

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3 HABITUDES POUR ÊTRE UN PROFESSEUR DE MUSIQUE ZEN

3 HABITUDES POUR ÊTRE UN PROFESSEUR DE MUSIQUE ZEN

3 HABITUDES POUR ÊTRE UN PROFESSEUR DE MUSIQUE ZEN

3 HABITUDES POUR ÊTRE UN PROFESSEUR DE MUSIQUE ZEN

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   Grâce aux podcasts de Enseigner La Musique, vous pourrez écouter les derniers articles parus ou vos articles préférés à tout moment : dans le train, dans le bus, en voiture, pendant votre bain ou avant que vous vous endormiez ! 😃Je pense vraiment qu’écouter des podcasts pendant nos temps de déplacement est un de meilleurs moyens de gagner du temps tous les jours😉

     Le stress est un symptôme difficilement contrôlable. Je sais de quoi je parle, étant un grand stressé depuis toujours ! Cependant, depuis peu, je suis devenu professeur de musique à mon compte afin de vivre de ma passion, et le stress a été un point qu’il a fallu que j’élimine rapidement. En effet, jamais auparavant je ne me serais vu donner des cours à des élèves de tout âge, de 6 à 77 ans. C’est pourtant bel et bien ce que je fais aujourd’hui !

   Alors, si vous aussi êtes dans mon cas, que vous êtes musicien depuis toujours et que professeur de musique est LA solution qui vous permettrait de vivre de la musique de façon sereine, mais que, de nature, vous êtes un(e) grand(e) stressé(e), voici pour vous 3 habitudes à mettre en œuvre dès maintenant afin de lutter contre ce stress qui vous gâche la vie !

 

I. L’AMBIANCE DU COURS

 

Le 1er point est le contexte dans lequel le cours doit se dérouler.

     Il faut savoir qu’une ambiance confortable et chaleureuse rendra le cours d’autant plus détendu et propice à l’apprentissage. De plus, vous vous sentirez en harmonie avec votre lieu de travail, ce qui vous donnera davantage confiance en vous et renforcera votre crédibilité et votre expertise envers votre élève. Ce dernier, quant à lui, se sentira apaisé et décontracté, ce qui favorisera sa concentration sur le cours que vous lui donnerez. C’est pour cela qu’il est préférable, dans la mesure du possible, de donner vos cours à votre domicile ou dans un local destiné à vos cours de musique. Il y a plusieurs raisons à ceci :

 

  • Tout d’abord, le simple fait d’aller donner un cours chez quelqu’un vous fait dépenser de l’énergie – aussi faible soit-elle, énergie que vous n’auriez pas à dépenser si c’est cette personne qui se déplace jusqu’à chez vous. De cette façon, vous avez le moyen d’anticiper son arrivée et de préparer tout le matériel que vous voudrez mettre à sa disposition – instrument, accordeur, amplificateur, chaîne Hi-Fi, ordinateur, etc., ce qui vous donnera « l’avantage du terrain » ;
  • Ensuite, l’ambiance présente chez un élève sera forcément différente chez un autre élève. Les conditions de travail diffèreront donc elles aussi. Cet argument paraît bénin, et pourtant. Regardez ces 2 images. Dans laquelle vous sentiriez-vous le plus à l’aise pour recevoir un cours ou pour en donner un ?

   Je pense que la 2nde photo vous a davantage attiré que la 1ère, n’est-ce pas ? 😉 En soi, c’est la décoration et la disposition du matériel qui permet « d’ouvrir » l’espace de la pièce et lui apporter moins d’amertume. 🙂

  • Enfin, le fait de donner un cours dans un endroit que l’on ne connaît pas peut être gênant la première fois et, bien qu’on y retourne régulièrement, nous nous sentons toujours un peu étranger à cet endroit. Mais, me direz-vous, si c’est l’élève qui se déplace chez le professeur, n’est-ce pas lui qui devrait être stressé, dans ce cas ? Eh bien, oui… et non ! D’abord, la majorité des élèves que vous aurez seront âgés entre 6 ans et 25 ans – sauf si vous avez beaucoup de demandeurs d’un âge plus « avancé », mais la plupart des élèves désirant apprendre la musique se doivent d’avoir du temps pour le faire, et pour cela, rien de mieux que d’être encore à l’école. Or, lorsque l’on est très jeune, on s’habitue plus rapidement à un lieu que ne le ferait un adulte. Mais le stress se contrôle également plus facilement lorsque l’on est très jeune. C’est le contexte scolaire qui permet d’expliquer en partie cela, notamment le changement de classes, de professeurs, ou simplement à cause de l’effectif conséquent d’élèves au sein des écoles, collèges et lycées. Ce qui rejoint le 2nd point : l’élève qui ira prendre des cours chez vous sera habitué à ne pas en recevoir chez lui, étant un habitué des salles de classe pour son contexte éducatif. Dans le cas inverse, recevoir un cours à son domicile lui donnerait le sentiment de ne pas réellement travailler, ou d’avoir affaire à un cours « à la cool », sans grande importance. Tant de petites choses qui peuvent faire baisser votre confiance en vous, qu’il faut donc éviter à tout prix. 🙂

   Voilà pourquoi il est important de toujours garder un espace de travail dédié à une activité, que celle-ci soit musicale, sportive, artistique ou tout simplement destinée à un moment de détente.

 

II. L’ORGANISATION DE SES COURS

 

La 2nde habitude à mettre en place, lorsque l’on est professeur, est de savoir bien s’organiser. 

   Cela paraît évident, une bonne organisation est primordiale pour éviter le stress, et pourtant la plupart des professeurs débutants ne savent pas comment s’y prendre pour bien préparer leurs cours, ou bien oublient ce qu’ils ont fait avec chacun de leurs élèves au cours précédent. Pour ma part, j’utilise une technique particulièrement efficace qui me permet de toujours être à jour, que l’élève soit venu la veille ou il y a deux semaines, me débarrassant de tout stress inutile. Bien évidemment, chaque professeur développera et utilisera la technique qui lui semblera la mieux adaptée, mais celle que je vais vous expliquer maintenant reste très simple à intégrer, facile à appliquer et donne de bons résultats. De plus, elle ne vous demandera que 5 minutes de votre temps au maximum à la fin de chaque cours. Il est donc réellement indispensable de ne pas faire l’impasse dessus. 🙂

     Étant professeur de solfège, de guitare et de piano, prenons le cas dans lequel je donnerais des leçons de solfège et de piano à un élève débutant son 4ème mois de cours. La liste des choses que nous abordons est la suivante :

 

POUR LE SOLFÈGE :

  • Une leçon sur un nouveau chapitre ;
  • Une feuille d’exercices à remplir chez soi pour mettre le cours en application ;
  • De la lecture de notes ;
  • De la lecture rythmique.

 

POUR LE PIANO :

 

  • Continuer le dernier morceau en accélérant le tempo et en améliorant les derniers détails.

 

Il sera alors nécessaire, à la fin de chaque cours, de noter les 3 choses suivantes qui sont indispensables pour éviter de stresser inutilement :

  • Ce qui a été fait pendant le cours : l’Apprentissage ;
  • Ce que l’élève doit faire pour la prochaine fois : les Révisions ;
  • Ce que moi, en tant que professeur, je me dois de préparer pour son prochain cours : la Préparation.

Je vous conseille de mémoriser la première lettre de ces 3 mots qui sont : A, R et P.

N.B. : Pour vous en rappeler, pensez à une harpe (ARP), pour rester dans le domaine musical. 🙂

Vous pouvez noter ceci de 2 manières :

  • Sur une Note Mémoou dans Word, dans votre smartphone ou sur votre ordinateur, en créant une nouvelle page pour chaque élève que vous aurez. De cette façon, vous n’aurez plus qu’à remplacer rapidement le résumé de l’ancien cours par le nouveau.

Exemple : Remplacer « N°6 Page 12 » par « N°1 Page 13 ».

  • Mais la meilleure manière reste encore… le papier ! Dégotez-vous un petit cahier de texte à intercalaires, ces derniers vous permettant de classer chacun de vos élèves. Afin de créer une logique sur votre fiche récapitulative et, accessoirement, de gagner de la place, résumez les 2 premiers points sur la même ligne, puis écrivez le dernier point en dessous.

Voici donc ci-contre les deux façons de procéder en reprenant l’exemple de notre cours :

Résumé Sur Word
Résumé sur Smartphone
Résumé dans un cahier à intercalaires
N.B. : “V.M.” signifie “Vitesse Métronome”.

 

     De cette façon, vous n’oublierez jamais ce que vous donnerez à faire à vos différents élèves, et vous ne vous sentirez jamais en position passive vis-à-vis d’eux, ce qui valorisera d’autant plus votre confiance en vous.

     Si vous l’ignoriez, sachez que le cerveau humain a été conçu dans le fait de traiter massivement de l’information, et non pour la stocker. Prenez donc ces 5 minutes en fin de cours pour mettre à l’écrit votre séance au lieu de la garder dans un coin de votre tête. Vous verrez, vous vous sentirez soulagés, libérés  délivrééés 🎵🎶- et vous saurez que vous n’aurez plus qu’à relire vos notes pour être toujours à jour dans vos pensées et dans le programme que vous enseignerez. De quoi réduire considérablement votre dose de stress jusqu’au prochain cours. 🙂

 

III. AVOIR L’ÂME D’UN MUSICIEN

 

   Le dernier point à prendre en compte pour atténuer le stress en tant que professeur de musique résulte dans l’origine-même de ce qu’est, à la base, un professeur de musique : un musicien.

   En effet, dès lors que l’on se lance dans l’auto-entreprenariat pour devenir professeur de musique à son compte, on peut se retrouver confronté à régler différents problèmes, qu’ils soient d’ordre administratif, financier, ou dans l’organisation du travail elle-même. Il est donc primordial de ne jamais oublier que l’enseignement de la musique passe avant tout par l’amour de la musique, et qu’il faut réussir à trouver du temps pour soi pour continuer à pratiquer son instrument.

   En général, le plus dur est de s’y mettre. Il est vrai que l’idée de se reposer dans son canapé et de jouer à la console après une longue journée de travail peut être plaisante. Vous pouvez quand même vous octroyer ces petits moments de détente pour souffler un peu, bien sûr, afin d’éviter le surmenage et le stress inutile. Mais à la place, attrapez plutôt votre instrument et commencer à jouer un morceau, puis 2, puis 3… Vous verrez, si vous aimez réellement jouer de la musique – ce que j’espère si vous voulez devenir professeur 😉, vous passerez une heure à jouer sans réellement vous en rendre compte. Au final, le simple fait d’avoir joué de la musique vous aura procuré un sentiment de détente quasi-similaire à celui de rester couché dans votre canapé, à la différence qu’il aura également augmenté votre productivité. 😉

   Il ne faut pas oublier non plus que garder une pratique régulière de son instrument permet d’entretenir sa technicité sur les différents morceaux que l’on apprend et que l’on a appris. C’est néanmoins essentiel afin de garder une certaine cohérence envers ses élèves. Cela vous permettra en effet de pouvoir déchiffrer les nouveaux morceaux de vos élèves en un coup d’œil – quand le niveau reste encore assez débutant, ce qui vous permettra d’avoir continuellement une longueur d’avance sur eux, valorisant ainsi votre crédibilité et votre expertise tout en diminuant votre stress. Il est d’ailleurs important de jouer le morceau de votre élève chez vous, aussi simple soit-il, afin que vous puissiez vous rendre compte des problèmes qu’il pourra rencontrer dessus. Cela vous fera alors aborder le cours suivant sous un angle différent.

   En tout cas, que vous jouiez de votre instrument pour votre plaisir personnel, pour vous perfectionner personnellement ou pour accompagner au mieux votre élève, l’essentiel est de jouer, jouer et encore jouer ! Cette potion miracle qu’est la pratique de la musique vous permettra de faire le vide dans votre esprit, de vous apaiser intérieurement, mais aussi de vous perfectionner en matière de maîtrise technique et de déchiffrage, améliorant ainsi vos capacités de professeur. En prenant cela en compte, vous verrez votre stress diminuer jusqu’à totalement disparaître au fil du temps, en même temps que votre confiance en vous s’intensifiera et deviendra de plus en plus naturelle.

   Le stress, bien que présent chez la plupart des gens, peut se contrôler d’une multitude de façons. S’il se dévoile lorsque l’on a peur de ne pas être à la hauteur de nos objectifs, alors la meilleure solution reste encore… de les atteindre ! 😉 Il est vrai qu’attendre son tour pour faire un discours devant 1000 personnes a de quoi vous mettre les nerfs en pelote ! En comparaison, un cours de musique restera assez simple à organiser et n’engendrera donc pas trop de stress, à condition de mettre en pratique les 3 techniques que je vous ai présentées dans cet article. N’hésitez donc pas à les utiliser sans modération. 😀

   Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager autour de vous. Il a été écrit à l’occasion de l’événement interblogueurs 2018 “3 habitudes zen indispensables pour être zen au quotidien” du blog Habitudes Zen. Ce blog est un incontournable en matière de zen-attitude, et l’un de mes articles préférés que je vous conseille fortement d’aller lire est celui-ci.

   Pour plus d’articles se rapportant à la musique et sur comment bien enseigner ce merveilleux domaine, je vous invite à lire mes autres articles sur mon blog Enseigner La Musique.

Merci d’avoir pris quelques minutes de votre temps pour me lire, et ¡Viva la música! 🙂

3 HABITUDES POUR ÊTRE UN PROFESSEUR DE MUSIQUE ZEN

   Le stress est un symptôme difficilement contrôlable. Je sais de quoi je parle, étant un grand stressé depuis toujours ! Cependant, depuis peu, je suis devenu professeur de musique à mon compte afin de vivre de ma passion, et le stress a été un point qu’il a fallu que j’élimine rapidement. En effet, jamais auparavant je ne me serais vu donner des cours à des élèves de tout âge, de 6 à 77 ans. C’est pourtant bel et bien ce que je fais aujourd’hui !

   Alors, si vous aussi êtes dans mon cas, que vous êtes musicien depuis toujours et que professeur de musique est LA solution qui vous permettrait de vivre de la musique de façon sereine, mais que, de nature, vous êtes un(e) grand(e) stressé(e), voici pour vous 3 habitudes à mettre en œuvre dès maintenant afin de lutter contre ce stress qui vous gâche la vie !

 

I. L’AMBIANCE DU COURS

 

Le 1er point est le contexte dans lequel le cours doit se dérouler.

Il faut savoir qu’une ambiance confortable et chaleureuse rendra le cours d’autant plus détendu et propice à l’apprentissage. De plus, vous vous sentirez en harmonie avec votre lieu de travail, ce qui vous donnera davantage confiance en vous et renforcera votre crédibilité et votre expertise envers votre élève. Ce dernier, quant à lui, se sentira apaisé et décontracté, ce qui favorisera sa concentration sur le cours que vous lui donnerez. C’est pour cela qu’il est préférable, dans la mesure du possible, de donner vos cours à votre domicile ou dans un local destiné à vos cours de musique. Il y a plusieurs raisons à ceci :

 

  • Tout d’abord, le simple fait d’aller donner un cours chez quelqu’un vous fait dépenser de l’énergie – aussi faible soit-elle, énergie que vous n’auriez pas à dépenser si c’est cette personne qui se déplace jusqu’à chez vous. De cette façon, vous avez le moyen d’anticiper son arrivée et de préparer tout le matériel que vous voudrez mettre à sa disposition – instrument, accordeur, amplificateur, chaîne Hi-Fi, ordinateur, etc., ce qui vous donnera « l’avantage du terrain » ;
  • Ensuite, l’ambiance présente chez un élève sera forcément différente chez un autre élève. Les conditions de travail diffèreront donc elles aussi. Cet argument paraît bénin, et pourtant. Regardez ces 2 images. Dans laquelle vous sentiriez-vous le plus à l’aise pour recevoir un cours ou pour en donner un ?

    Je pense que la 2nde photo vous a davantage attiré que la 1ère, n’est-ce pas ? 😉 En soi, c’est la décoration et la disposition du matériel qui permet « d’ouvrir » l’espace de la pièce et lui apporter moins d’amertume. 🙂

    • Enfin, le fait de donner un cours dans un endroit que l’on ne connaît pas peut être gênant la première fois et, bien qu’on y retourne régulièrement, nous nous sentons toujours un peu étranger à cet endroit. Mais, me direz-vous, si c’est l’élève qui se déplace chez le professeur, n’est-ce pas lui qui devrait être stressé, dans ce cas ? Eh bien, oui… et non ! D’abord, la majorité des élèves que vous aurez seront âgés entre 6 ans et 25 ans – sauf si vous avez beaucoup de demandeurs d’un âge plus « avancé », mais la plupart des élèves désirant apprendre la musique se doivent d’avoir du temps pour le faire, et pour cela, rien de mieux que d’être encore à l’école. Or, lorsque l’on est très jeune, on s’habitue plus rapidement à un lieu que ne le ferait un adulte. Mais le stress se contrôle également plus facilement lorsque l’on est très jeune. C’est le contexte scolaire qui permet d’expliquer en partie cela, notamment le changement de classes, de professeurs, ou simplement à cause de l’effectif conséquent d’élèves au sein des écoles, collèges et lycées. Ce qui rejoint le 2nd point : l’élève qui ira prendre des cours chez vous sera habitué à ne pas en recevoir chez lui, étant un habitué des salles de classe pour son contexte éducatif. Dans le cas inverse, recevoir un cours à son domicile lui donnerait le sentiment de ne pas réellement travailler, ou d’avoir affaire à un cours « à la cool », sans grande importance. Tant de petites choses qui peuvent faire baisser votre confiance en vous, qu’il faut donc éviter à tout prix. 🙂

    Voilà pourquoi il est important de toujours garder un espace de travail dédié à une activité, que celle-ci soit musicale, sportive, artistique ou tout simplement destinée à un moment de détente.

    II. L’ORGANISATION DE SES COURS

     

    La seconde habitude à mettre en place, lorsque l’on est professeur, est de savoir bien s’organiser.

    Cela paraît évident, une bonne organisation est primordiale pour éviter le stress, et pourtant la plupart des professeurs débutants ne savent pas comment s’y prendre pour bien préparer leurs cours, ou bien oublient ce qu’ils ont fait avec chacun de leurs élèves au cours précédent. Pour ma part, j’utilise une technique particulièrement efficace qui me permet de toujours être à jour, que l’élève soit venu la veille ou il y a deux semaines, me débarrassant de tout stress inutile. Bien évidemment, chaque professeur développera et utilisera la technique qui lui semblera la mieux adaptée, mais celle que je vais vous expliquer maintenant reste très simple à intégrer, facile à appliquer et donne de bons résultats. De plus, elle ne vous demandera que 5 minutes de votre temps maximum à la fin de chaque cours. Il est donc réellement indispensable de ne pas faire l’impasse dessus. 🙂

       Étant professeur de solfège, de guitare et de piano, prenons le cas dans lequel je donnerais des leçons de solfège et de piano à un élève débutant son 4ème mois de cours. La liste des choses que nous abordons est la suivante :

    POUR LE SOLFÈGE :

    • Une Leçon sur un nouveau chapitre ;
    • Une Feuille d’exercices à remplir chez soi pour mettre le cours en application ;
    • De la Lecture de Notes ;
    • De la Lecture Rythmique ;

     

    POUR LE PIANO :

    • Continuer le dernier morceau en accélérant le tempo et en améliorant les derniers détails.

    Il sera alors nécessaire, à la fin de chaque cours, de noter les 3 choses suivantes qui sont indispensables pour éviter de stresser inutilement :

    • Ce qui a été fait pendant le cours : l’Apprentissage ;
    • Ce que l’élève doit faire pour la prochaine fois : les Révisions ;
    • Ce que moi, en tant que professeur, je me dois de préparer pour son prochain cours : la Préparation.

    Je vous conseille de mémoriser la première lettre de ces 3 mots qui sont : A, R et P.

    N.B. : Pour vous en rappeler, pensez à une harpe (ARP), pour rester dans le domaine musical. 🙂

    Vous pouvez noter ceci de 2 manières :

    • Sur une Note Mémo (ou dans Word), dans votre smartphone ou sur votre ordinateur, en créant une nouvelle page pour chaque élève que vous aurez. De cette façon, vous n’aurez plus qu’à remplacer rapidement le résumé de l’ancien cours par le nouveau.

    Exemple : Remplacer « N°6 Page 12 » par « N°1 Page 13 ».

    • Mais la meilleure manière reste encore… le papier ! Dégotez-vous un petit cahier de texte à intercalaires, ces derniers vous permettant de classer chacun de vos élèves. Afin de créer une logique sur votre fiche récapitulative et, accessoirement, de gagner de la place, résumez les 2 premiers points sur la même ligne, puis écrivez le dernier point en dessous.

    Voici donc ci-contre les deux façons de procéder en reprenant l’exemple de notre cours :

    Résumé Sur Word
    Résumé sur Smartphone
    Résumé dans un cahier à intercalaires
    N.B. : “V.M.” signifie “Vitesse Métronome”.

     

         De cette façon, vous n’oublierez jamais ce que vous donnerez à faire à vos différents élèves, et vous ne vous sentirez jamais en position passive vis-à-vis d’eux, ce qui valorisera d’autant plus votre confiance en vous.

         Si vous l’ignoriez, sachez que le cerveau humain a été conçu dans le fait de traiter massivement de l’information, et non pour la stocker. Prenez donc ces 5 minutes en fin de cours pour mettre à l’écrit votre séance au lieu de la garder dans un coin de votre tête. Vous verrez, vous vous sentirez soulagés, libérés  délivrééés 🎵🎶- et vous saurez que vous n’aurez plus qu’à relire vos notes pour être toujours à jour dans vos pensées et dans le programme que vous enseignerez. De quoi réduire considérablement votre dose de stress jusqu’au prochain cours. 🙂

     

    III. AVOIR L’ÂME D’UN MUSICIEN

       Le dernier point à prendre en compte pour atténuer le stress en tant que professeur de musique résulte dans l’origine-même de ce qu’est, à la base, un professeur de musique : un musicien.

       En effet, dès lors que l’on se lance dans l’auto-entreprenariat pour devenir professeur de musique à son compte, on peut se retrouver confronté à régler différents problèmes, qu’ils soient d’ordre administratif, financier, ou dans l’organisation du travail elle-même. Il est donc primordial de ne jamais oublier que l’enseignement de la musique passe avant tout par l’amour de la musique, et qu’il faut réussir à trouver du temps pour soi pour continuer à pratiquer son instrument.

       En général, le plus dur est de s’y mettre. Il est vrai que l’idée de se reposer dans son canapé et de jouer à la console après une longue journée de travail peut être plaisante. Vous pouvez quand même vous octroyer ces petits moments de détente pour souffler un peu, bien sûr, afin d’éviter le surmenage et le stress inutile. Mais à la place, attrapez plutôt votre instrument et commencer à jouer un morceau, puis 2, puis 3… Vous verrez, si vous aimez réellement jouer de la musique – ce que j’espère si vous voulez devenir professeur 😉, vous passerez une heure à jouer sans réellement vous en rendre compte. Au final, le simple fait d’avoir joué de la musique vous aura procuré un sentiment de détente quasi-similaire à celui de rester couché dans votre canapé, à la différence qu’il aura également augmenté votre productivité. 😉

       Il ne faut pas oublier non plus que garder une pratique régulière de son instrument permet d’entretenir sa technicité sur les différents morceaux que l’on apprend et que l’on a appris. C’est néanmoins essentiel afin de garder une certaine cohérence envers ses élèves. Cela vous permettra en effet de pouvoir déchiffrer les nouveaux morceaux de vos élèves en un coup d’œil – quand le niveau reste encore assez débutant, ce qui vous permettra d’avoir continuellement une longueur d’avance sur eux, valorisant ainsi votre crédibilité et votre expertise tout en diminuant votre stress. Il est d’ailleurs important de jouer le morceau de votre élève chez vous, aussi simple soit-il, afin que vous puissiez vous rendre compte des problèmes qu’il pourra rencontrer dessus. Cela vous fera alors aborder le cours suivant sous un angle différent.

       En tout cas, que vous jouiez de votre instrument pour votre plaisir personnel, pour vous perfectionner personnellement ou pour accompagner au mieux votre élève, l’essentiel est de jouer, jouer et encore jouer ! Cette potion miracle qu’est la pratique de la musique vous permettra de faire le vide dans votre esprit, de vous apaiser intérieurement, mais aussi de vous perfectionner en matière de maîtrise technique et de déchiffrage, améliorant ainsi vos capacités de professeur. En prenant cela en compte, vous verrez votre stress diminuer jusqu’à totalement disparaître au fil du temps, en même temps que votre confiance en vous s’intensifiera et deviendra de plus en plus naturelle.

       Le stress, bien que présent chez la plupart des gens, peut se contrôler d’une multitude de façons. S’il se dévoile lorsque l’on a peur de ne pas être à la hauteur de nos objectifs, alors la meilleure solution reste encore… de les atteindre ! 😉 Il est vrai qu’attendre son tour pour faire un discours devant 1000 personnes a de quoi vous mettre les nerfs en pelote ! En comparaison, un cours de musique restera assez simple à organiser et n’engendrera donc pas trop de stress, à condition de mettre en pratique les 3 techniques que je vous ai présentées dans cet article. N’hésitez donc pas à les utiliser sans modération. 😀

       Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager autour de vous. Il a été écrit à l’occasion de l’événement interblogueurs 2018 “3 habitudes zen indispensables pour être zen au quotidien” du blog Habitudes Zen. Ce blog est un incontournable en matière de zen-attitude, et l’un de mes articles préférés que je vous conseille fortement d’aller lire est celui-ci.

       Pour plus d’articles se rapportant à la musique et sur comment bien enseigner ce merveilleux domaine, je vous invite à lire mes autres articles sur mon blog Enseigner La Musique.

    Merci d’avoir pris quelques minutes de votre temps pour me lire, et ¡Viva la música! 🙂

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