🎙 Interview d’un Compositeur : le YouTubeur MAX YME 🎸

🎙 Interview d’un Compositeur : le YouTubeur MAX YME 🎸

INTERVIEW D’EXPERT : MAX YME, YOUTUBEUR & COMPOSITEUR

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous proposer mon Interview avec le célèbre YouTubeur Max Yme🤗

Vous en apprendrez plus sur son métier de compositeur, sur les coulisses de sa chaîne YouTube ainsi que sur ses quelques opinions à propos de la vie des artistes musiciens et sur… plein d’autres choses ! 😅

Bon visionnage ! 🙂

Antoine : Bonjour à tous, je suis actuellement chez Max Yme pour la petite interview en tant que toi. Je suis ravi d’être ici, merci à toi de m’accueillir chez toi, dans tes locaux.

 

Max : Je t’en prie, c’est un plaisir.

 

Antoine : Du coup, je voudrais commencer très simplement, est-ce que tu pourrais te présenter : qui tu es, ce que tu fais ?

 

Max : Je m’appelle Max Yme, je suis musicien professionnel, c’est-à-dire que mon travail c’est faire la zik. On pourra rentrer plus dans les détails plus tard. Et je suis YouTubeur également, j’ai une chaîne YouTube depuis 4 ans qui fait un peu partie de ma sphère professionnelle en fait. Ça fait un peu à la fois vitrine, ça fait aussi un peu catharsis quand j’ai envie de parler d’un truc qui me tient à cœur. Et à côté de ça, je suis aussi musicien dans des groupes, j’ai plusieurs projets, on pourra peut-être en parler si tu veux…

 

Antoine : Carrément !

 

Max : Grosso modo c’est ma vie.

 

Antoine : D’accord, ça marche. Donc du coup, musicien professionnel, qui dit musicien, dit une formation peut-être en musique… ?

 

Max : Absolument pas.

 

Antoine : Absolument pas ?

 

Max : J’ai eu une école quand j’étais gamin. Même pas un conservatoire, vraiment une école lambda à la con dans un bled pommé de Franche-Comté…

 

Antoine : École d’éveil musicale en fait…

 

Max : Non quand même. J’apprenais du Fernando Sor, des trucs comme ça. Ce n’était pas des trucs de trou du cul, mais on va dire assez éloignés de ce qu’au final j’avais envie de faire. Et j’ai eu un prof de guitare pendant deux ans, de mes 13 à 15 ans qui est ensuite devenu limite un père de substitution, enfin on a eu un lien très fort. Il est décédé l’année dernière, j’ai fait une vidéo en son honneur sur le métal progressif français. Et ensuite depuis mes 15 ans en fait, tout ce que je sais, je l’ai appris moi-même. On va dire, c’est 80% de l’autodidacte. C’est moi avec des vidéos, avec des artistes que j’aimais, des techniques que j’ai essayé d’apprendre moi-même, que je pense avoir plus ou moins réussi à maîtriser. Et du coup voilà, ça fait partie de mon niveau.

 

Antoine : Tu penses quand même que tu aurais eu une autre formation, peut-être un meilleur niveau si tu avais fait genre, un DEM, un MIMA… ?

 

Max : Non, je pense que je me serais suicidé si j’avais fait ça.

 

Antoine : Ce n’est pas pour toi quoi.

 

Max : Non. En fait, moi ce que j’aimais bien avec ce prof-là, c’est qu’il me donnait les impulsions qui me donnaient envie ensuite d’apprendre par moi-même. Et moi c’est tout ce qu’il me fallait. Il ne me fallait pas des cours où je reste assis pendant 12 heures à apprendre les harmonies de mon cul, avec des armures qui sont totalement imbectables. Je n’avais pas absolument pas envie d’être dégouté par la musique et la théorie musicale. Et en fait la théorie musicale, j’ai eu envie de l’apprendre par moi-même, du coup je pense avoir un bagage théorique qui est…

 

Antoine : Solide.

 

Max : Plutôt solide pour un guitariste. Je sais lire des partitions, je connais mes modes, je connais les harmonies, les trucs comme ça. Pour un guitariste, c’est déjà très bien.

 

Antoine : C’est déjà pas mal.

 

Max : Ouais, ouais. Non mais les guitaristes c’est un peu les teubé de la musique…

 

Antoine : Les feignants tu veux dire…

 

Max : Non, les teubés !

 

Antoine : Il faut aller à l’essentiel quand même. On ne va pas se faire chier avec tout le solfège, c’est directement tablature, on a un morceau, on veut l’apprendre.

 

Max : Oui, mais en général ils n’ont pas les neurones suffisants pour apprendre. Enfin, bref…

 

Antoine : Du coup, si je viens te rencontrer aujourd’hui, c’est pour te parler d’un thème en particulier, c’est comment devenir libre financièrement grâce à la musique. Et donc, toi dans ton cas, c’est que tu es compositeur.

 

Max : Oui.

 

Antoine : Est-ce que tu pourrais nous en dire plus, nous expliquer comment tu as mis ça en place, quels sont tes clients types, etc. ?

 

Max : En fait, moi si tu veux au départ, je n’avais aucune idée de comment faire, tout ce que je savais c’est que… J’ai fait des études d’ingénieur. Tout ce que je savais c’est que ça ne me plaisait absolument pas et je voulais faire musicien, c’est vraiment parti de ça quoi. Ça ne s’est pas fait, jusqu’à ce que j’ai à peu près 25 ans. Parce qu’en fait au départ, financièrement, ça n’allait pas trop. Et en fait, le truc c’est qu’à 25 ans, tu peux avoir des aides à l’auto entreprenariat et si tu veux, c’est ça qui m’a donné envie de commencer la musique.

Parce que forcément quand tu commences, tu n’as pas de clients, c’est hyper dur et tout. Et donc, quand tu as 25 ans, l’Etat te file une aide quand tu commences à créer ton entreprise. Donc, moi je me suis dit « bon bah, je vais faire ça, comme ça, pendant les 3 premiers mois… » je ne sais plus, c’est les 3-4 premiers moi où j’ai mon entreprise, « l’Etat va me donner des sous pour que je puisse être un peu tranquille et que j’ai le temps de me faire un petit carnet, de trouver des clients et tout ça ». J’ai fait vraiment tout ce que je pouvais. J’ai fait de la pub sur ma chaîne, j’ai commencé à m’inscrire sur des sites de commandes client, des sites qui te payent au lance-pierre, on ne va pas se mentir. Je te prends par exemple le site Fiver, alors ils sont très sympa chez Fiver, tu peux avoir plein de clients qui viennent du monde entier, donc ça c’est vachement bien aussi. Mais alors, c’est un peu des rats quand même. Ils te prennent 20%. Pas de souci, c’est un peu élevé mais ok, mais ils te prennent aussi 20% sur tes pourboires.

 

Antoine : Ah bon, d’accord !

 

Max : Les gens te filent des pourboires et ils te prennent 20% dessus, donc c’est un peu abusé quand même. C’est un peu abusé, mais bon voilà, je veux dire Fiver, ça m’a quand même permis de décoller donc, c’était plutôt chouette pour moi.

 

Antoine : C’est dédié qu’à la composition où tu as plein de choses dessus ?

 

Max : Non, tu as plein de choses, c’est une plateforme de Freelance.

 

Antoine : Ah oui d’accord.

 

Max : C’était plutôt chouette, mais après c’est vrai que le gros inconvénient de Fiver et vraiment ce que moi je reprocherai à cette plateforme, c’est qu’il y a toutes les nationalités qui peuvent aller sur ce site. C’est-à-dire que toi, tu vas proposer tes compos, mais à côté il y a une chinois qui va te proposer la même chose pour 5 fois moins, parce que le niveau de vie ne va pas être le même tu vois. Donc pendant que tu es la, tu fais « hum hum d’accord, bon bah qu’est-ce qui me différencie ? ». J’étais obligé de ne pas faire mes compos trop cher, ce qui m’emmerde parce que clairement, je ne faisais pas payer ces compos-là à leur juste valeur, ça m’emmerdait énormément.

Et puis pour le niveau de vie dans un pays comme la France, ce n’est pas suffisant quoi. Ça m’a permis de décoller, c’était cool, j’ai pu faire ma pub, grâce à ça j’ai pu avoir un Portfolio. J’ai quand même… je dois avoir presque une centaine de clients sur Fiver. Donc, quand tu as une centaine de clients qui t’ont mis 5 étoiles, bon tu peux envoyer ça à d’autres clients et ça les met en confiance. Regardez, j’ai quand même 100 personnes qui m’ont dit juste avant que ce n’était pas mal ce que je faisais, donc peut-être que mes services vous intéresseront.

Et du coup après Fiver en fait, vu que ça m’a permis de me lancer, après j’ai parlé sur ma chaîne de mes clients, des clients que j’avais déjà en fait. Et si tu veux, quand j’ai commencé à parler de clients, j’avais fait un Raw Talk sur mes clients, et en fait c’est à partir de là que les gens se sont dit : « Ah ben c’est vrai il compose lui ! » Et du coup, il y a de plus en plus de gens, régulièrement qui viennent me demander mes services pour des compos. Des fois c’est des professionnels, des fois c’est des particuliers, ça dépend en fait. Mais du coup, ça a vraiment boosté ma carrière qui était déjà plus ou moins lancée.

 

Antoine : D’accord. Quels sont les principales demandes de tes clients en fait ? Je pense que c’est divers et varié, mais…

 

Max : Ouais, c’est assez divers et varié. La plupart du temps, c’est des gens qui viennent me demander un morceau original. Ils sont là, ils font : « Ouais j’aimerais un truc un peu heavy métal s’il te plait, tu peux me faire ça ? » Moi je leur dis « Ok, je ne fais pas de chant. » De base, je ne fais pas de chant. La plupart des gens qui me demandent ça, c’est soit des gens qui sont dans des groupes, qui sont absolument nuls en termes de composition et qui veulent que quelqu’un compose leur truc. Je n’ai jamais compris ce concept, mais apparemment il y en a qui adorent ça, donc pourquoi pas, allez-y, moi j’adore faire ça de toute façon. Et puis, des fois c’est des chanteurs qui ont envie de chanter, qui ont envie de compos originales pour chanter dessus et je leur fais ça. Et des fois aussi c’est des gens qui ont les idées, mais qui n’ont pas les moyens ou qui n’ont pas le talent. Alors, ils me demandent de refaire proprement, une compo enregistrée totalement de manière dégueulasse, qu’ils ont faite il y a 15 ans dans leur garage. Il me dit : « Ah j’aimerai bien que tu me refasses ça. » Moi je lui dis : « Ouais ok, pas de problème. » Ça m’est déjà arrivé, de temps en temps.

Et j’ai aussi des entreprises qui viennent me contacter pour des jingles, des trucs un peu Metal ou des fois des trucs un peu Funky ou Electro, ça m’arrive de voguer dans ces styles-là. En fait si tu veux, quand tu es compositeur, forcément il y a des gens qui vont te demander des trucs, qui vont te faire sortir de ta zone de confort. Je fais du Metal, moi à la base Heavy Metal, Hard Rock, années 80-90, ça c’est ce que je préfère. Je fais aussi du Prog, puisque j’aime beaucoup explorer les trucs au sein du Metal. Mais clairement, quand tu as un turc qui arrive et qui te dis : « Ouais excuse moi j’aimerai bien que tu me fasses une espèce de morceau pseudo électro, à partir d’une note de synthé… »

 

Antoine : Tu relèves le défi.

 

Max : Bah ouais. Parce qu’à un moment donné, il faut manger à la fin du mois, donc, tu te dis « Ok, je vais essayer ça. » Alors, tu essayes et tu t’entraînes et au final, à force de bosser là-dessus, tu y arrives. J’ai fait des choix, il y a des trucs que j’ai choisi de ne pas faire, en musique, mais j’ai aussi décidé d’élargir mon domaine de compétence, donc musique électronique en utilisant tous les trucs du genre Ableton, etc. Je me suis auto-formé à Ableton. Et puis, le blues, le Funk, ces trucs-là, un peu de la Soul, j’essaye de me former à tous ces niveaux, même un peu à la musique orchestrale.

Mais après je sais que mon domaine de prédilection c’est les musiques « extrêmes » et c’est plus ça ma branche quoi. Les gens viennent me voir aussi parce que j’ai un style qui est finalement assez Hard Rock, Heavy Metal, et c’est vrai qu’aujourd’hui, les styles qui sont proposés chez les compositeurs Metal, c’est plus du Metal du front de merde, genre Nu Metal mes couilles ou alors, des trucs trop extrêmes genre Death, Black et au final tu n’as quasiment plus personne qui va te proposer des compos Heavy Metal. Alors que c’est ça que les gens recherchent le plus. C’est vraiment être con sans déconner.

Non, mais du coup, moi je suis un peu dans ma zone de confort même si j’essaye de m’élargir pour justement ne pas être trop monomaniaque et en même temps j’ai un style qui plaît. Enfin, j’évolue dans un style, qui se trouve être un style qui plaît pas mal aux gens en général, donc c’est plutôt pas mal pour les compos.

 

Antoine : Oui effectivement quand tu es musicien, il faut essayer de t’intéresser… pas que à ce que t’aime.

 

Max : Tu es obligé. De toutes façons, je ne vais pas te mentir, à peu près un tiers, voire un peu plus de mes clients, c’est des gens qui ne vont pas du tout me demander du Hard Rock ou du Metal. Donc, tu es obligé de t’adapter un peu quand même.

 

Antoine : Ouais. Et donc du coup grâce à tout ça, combien de temps tu estimerais que tu as mis pour être financièrement indépendant grâce à ton activité ?

 

Max : Bah justement j’ai été financièrement indépendant à peu près à partir du moment où je l’ai commencée cette activité. Mais du coup, pour la mettre en place, il m’a fallu 2 ans.

 

Antoine : Ah quand même ! Et dans ces 2 ans, il y avait quoi en fait ?

 

Max : De la déprime. Non mais en fait, j’avais déjà des groupes, je composais surtout pour moi, mais bon globalement je ne gagnais pas d’argent, du coup je n’étais pas indépendant et ça me rendait triste, je n’aimais pas ça, je n’ai jamais aimé cette situation. Je voulais absolument être indépendant mais en même temps, je ne voulais pas avoir un taf d’esclave. Je voulais quand même… C’est un concept, mais je voulais avoir un travail qui me plaise. C’est ouf. Après je me suis dit « Mais tiens, et si ma passion j’en faisais mon travail ? » Ce que j’ai trouvé plutôt judicieux et du coup j’en suis là.

 

Antoine : Ce n’est pas une mauvaise idée effectivement. La plupart des gens ne font pas un métier qui les passionne.

 

Max : Ouais, la plupart des gens vont te dire : « Oui moi tu vois, je me lève tous les matins pour aller à un travail, moi j’ai un travail et tout. » Ouais tu as perdu 45 ans de ta vie connard va. Il arrive à 65 ans, « J’aurais dû profiter. » Bah oui, tu aurais dû profiter. Moi je veux dire, je suis plutôt encore jeune, et je te garantis qu’en 3 ans de ma vie, j’ai certainement plus profité que la plupart des gens en 40 ans.

 

Antoine : C’est possible.

 

Max : Parce que si tu veux mon métier me permet de travailler à distance, donc si j’emmène mon matos pour aller ailleurs en fait, c’est possible. Donc, finalement, je voyage pas mal dans la France, je rencontre plein de gens, j’ai le temps de faire plein de choses parce que j’arrive à… Parce qu’en fait si tu veux quand tu es auto-entrepreneur, tu travailles un peu quand tu veux. Tu n’es pas obligé de mettre un pantalon le matin, tu peux travailler en slip devant ton bureau chez toi…

 

Antoine : Ça c’est top.

 

Max : Et en fait si tu veux, tu as tout ce temps qui a été gagné. Tu ne te fais pas chier à déprimer dans un bureau, tu es chez toi, tu as ton environnement, tu es confort… Après il y en qui ont besoin d’être concentrés donc, ça ne leur va pas d’être chez eux. Moi ça me va très bien puis qu’en plus je vis seul. Donc c’est vraiment génial pour moi.

 

Antoine : Oui je suis d’accord. Moi je donne des cours de musique, si j’étais en slip, ben avec mes élèves ce ne serait pas la même chose.

 

Max : Je le suis des fois, parce que je fais des cours Skype !

 

Antoine : Il n’existe pas que compositeur, comme je viens de te le dire, professeur de musique j’en suis, mais tu peux être aussi intermittent en tant que musicien professionnel, bien sûr.

 

Max : Ouais bien sûr.

 

Antoine : Tu connais un peu ce statut, tu t’es un petit peu intéressé ?

 

Max : Oui, oui. Je connais le statut d’intermittent, mais en fait, il y a plusieurs trucs pour lesquels j’ai choisi de ne pas le faire. Déjà parce que moi ça me stress de ouf, de devoir attendre l’aumône tous les ans pour espérer combler mes heures de chômage parce que c’est comme ça que ça marche le métier d’intermittent.

Il faut que tu aies un contrat, soit 43 contrats, soit 507 heures par an, un truc comme ça.

 

Antoine : La première année en tout cas…

 

Max : Ouais, soit l’un soit l’autre. Mais c’est quand même vachement compliqué à rassembler. D’autant plus que moi, ce n’est pas l’art du spectacle que je fais, je vends des compos à des gens. C’est-à-dire il y a quelqu’un qui a besoin d’une compo, je la lui vends. C’est ça en fait. C’est un peu compliqué de faire ce genre de truc. Et puis, surtout, moi comme je vends un service, je me suis dit « Bon, pourquoi je ne mettrais pas ça en profession libérale, parce que ça rentre totalement, et donc en fait, moi maintenant, je suis un profession libérale. » Donc, le statut des professions libérales, si tu veux j’ai presque envie de dire c’est comme l’intermittence mais par mois. C’est-à-dire que si tu n’arrives pas à avoir un salaire correct (et ça c’est pour toutes les professions libérales), tu as ce qu’on appelle une aide à l’auto-entreprenariat, je crois que c’est l’équivalent d’une RSA par exemple.

Mettons, les mois où tu fais genre, pas du tout de client, eh ben tu as quand même cette aide-là qui vient combler pour que tu aies un petit revenu d’appoint, pour ne pas que tu te retrouves sans rien pendant un mois. Mais ça c’est vraiment toutes les professions libérales : médecin, avocat… mais après, médecin ou avocat, il y a moyen que tu gagnes plus d’un RSA par mois. Mais des fois, musicien, tu vas faire un très, très bon mois, et puis il y a des mois où tu ne vas pas faire de clients. Genre avant Noël, tu vas faire plein de clients, et juste après Noël, le  mois de janvier où plus personne n’a de thune, là ça va être un petit peu la dèche. Mais après c’est 1 ou 2 mois dans l’année, ce n’est pas tout le temps. Donc tu t’en sors quand même. Normalement je n’ai pas une micro entreprise, je crois que c’est un statut particulier au sein de l’entreprenariat, je ne me rappelle plus exactement. Mais profession libérale, tu es auto entrepreneur.

 

Antoine : Bien sûr, tu es à ton compte bien sûr. Mais je ne crois pas que ce soit exactement le même régime. Je crois que tu es plus taxé en profession libérale…

 

Max : On va partir du principe qu’on s’en branle, si ça te va…

 

Antoine : Voilà c’était juste pour expliquer vite fait. Mais effectivement, on peut faire les 2 de toutes façons. Après à vous de calculer pour les taxes et pour les machins.

 

Max : En fait quand tu commences, tu as ce qu’on appelle l’ACRE, c’est une aide à la création d’entreprise, et si tu veux au départ tu n’es taxé qu’à 5.5%… C’est très peu, c’est vraiment super bien et puis ça… alors la première année, ensuite c’est progressif, c’est-à-dire tous les 9 mois, tu regagnes 5.5 et à la fin au bout de 3 ans je crois, peut-être un peu plus, tu arrives à 22 %, qui est le taux maximum.  

 

Antoine : Du coup est-ce que tu peux nous faire écouter un ou quelques extraits de compositions que tu aurais faites ? De genres différents quoi.

 

Max : Ouais bien sûr. Je peux même carrément te partager le projet principal sur lequel je suis entrain de plancher en ce moment, qui est un projet Heavy Metal que je fais avec mon pote chanteur Terry. Donc, allez voir sa chaine TDF’S Metal Forge. C’est un super chanteur et il habite pas loin de chez moi en plus. Et on a vraiment une approche musicale qui est très similaire, ce qui fait qu’on compose très vite. L’album on l’a commencé il y a 5 mois et instrumentalement il est déjà fini, au niveau des tests, c’est déjà bien, bien avancé. Et au niveau des chants, lui il est encore entrain de faire les chants, mais cette année ça sort quoi.

 

Antoine : On a hâte d’écouter ça alors.

 

**************** MUSIQUE ******************

 

Antoine : Tu es sur YouTube depuis un bout de temps maintenant. Pour revenir là-dessus, tu m’as dit que ça t’a beaucoup aidé, pour avoir des clients bien sûr, après Fiver…

 

Max : Ouais.

 

Antoine : Du coup, toi au niveau de ta chaîne, tu expliquais aussi que tout ce qui te passe à l’esprit, tu aimais bien le faire partager aux autres…

 

Max : J’essaye de garder une ligne directrice quand même, mais sinon ouais.

 

Antoine : Du coup, ce que tu évoques dessus, en gros c’est quoi ? Pour ceux qui ne connaissent vraiment pas, sans entrer dans les détails ?

 

Max : Metal, Metal progressif, Metal d’un point de vue « sociologique », je n’aime pas le dire comme ça, parce que ça fait pompeux, ça fait genre je suis un intellectuel et tout alors qu’en fait je passe mon temps à gueuler sur les autres. Mais, globalement j’aime bien parler de Metal, de musique. Par exemple, moi ce qui me tient à cœur c’est aussi de défendre le droit des artistes, parce que putain j’en ai vraiment marre qu’on se foute de notre gueule, à un moment donné, il faut arrêter les conneries. Et ça c’est mon format des Raw Talks qui me permet justement de faire valoir un petit peu la considération pour les artistes. Ce qui m’a permis entre autre d’avoir une tribune pour pouvoir dézinguer le Rockin’1000 de Philippe Manœuvre là, puisqu’à un moment donné il faut arrêter de se foutre de notre gueule. Des gens comme ça qui ne font rien de leur putain de journée, qui sont payés des milliers pour faire… Lui il a été payé des milliers pour faire la setlist du Rockin’1000, pour en faire un peu la com’. Sans déconner l’avocat qu’il y a dans mon frigo il s’y connait mieux en Rock, c’est incroyable.

 

Antoine : C’est vrai que dire que Eddie Van Halen c’est le seul meilleur guitariste que le monde ait connu…

 

Max : Non mais tu vois bien quoi.

 

Antoine : Juste Devin Townsend, juste ce mot. Tu prends ce mec, c’est un artiste…

 

Max : En fait, le problème avec Philippe Manœuvre c’est que ce mec-là est au Rock ce qu’un fer à repasser est à une course de formule 1. C’est-à-dire qu’on ne sait pas ce qu’il fou là, il ne sert à rien tout simplement. Et du coup, moi ce qui m’énerve aussi c’est que les gens qui font des chroniques, les chroniqueurs, les gens qui parlent en fait… C’est-à-dire qui consomment de l’art, et qui ne font que parler de l’art sans jamais rien produire d’eux même.

 

Antoine : En théorie quoi.

 

Max : Non mais il en faut de ces gens-là. Le problème c’est qu’aujourd’hui, on a tendance à plus écouter ces gens-là que les artistes eux même. Les artistes, on a tendance à dire, ferme ta gueule toi, tu ne sais que faire de la musique, mais ton avis il ne vaut rien, tu ne sais pas réfléchir en fait. À un moment donné fermez-là quoi, on est là…

 

Antoine : C’est grâce à vous qu’il y a de la musique…

 

Max : Oui. C’est ça en fait. Les gens ont souvent plus tendance à respecter les chroniqueurs, les gens qui vont consommer de la musique toute leur vie machin, des fois qui n’en consomment pas, mais qui ne connaissent rien, et qui parlent quand même, comme Philippe Manœuvre. Mais le problème c’est qu’on oublie un peu la parole des artistes. Déjà c’est un métier, il faut arrêter de penser que c’est juste le plaisir ou c’est une passion. C’est un métier qu’on passe notre temps à dénigrer.

Tu vois mon YouTube m’a permis de parler quand même de la condition des artistes en tournée, j’ai parlé dans un de mes épisodes d’une tournée complètement à chier qu’on avait fait avec mon groupe Drenalize Hard Rock, on sort notre album cette année. On va sortir des clips aussi prochainement donc, je tiendrai des gens informés par rapport à ça. Et ça s’est renforcé… Ma conviction de défendre les artistes avec ce format-là s’est renforcé quand j’ai fait un épisode sur Christine Angot chroniqueuse chez « On n’est pas couché », qui avait dit que artiste c’était un plan B, un truc comme ça. Artiste c’est toujours le plan B parce qu’avant on veut toujours faire autre chose parce que c’est systématiquement mieux. Artiste c’est le truc moins bien quand on n’a plus de solution. C’est vraiment le dénigrement constant de ce métier qui fait que à la fin les artistes ne sont pas reconnus, les artistes vivent dans la précarité, et ça commence à faire chier quoi. Et tu vois, ces gens-là qui te disent que tu ne vas jamais réussir dans la vie, c’est les mêmes qui ne veulent pas te payer quand tu fais un truc.

 

Antoine : Ah oui, parce que ça va de pair.

 

Max : C’est vraiment des connards…

 

Antoine : Le mot est dit !

 

Max : Non mais sérieusement, ces gens-là… Je ne vais pas citer de nom en particulier, parce que sinon, c’est injure publique. Mais ces gens-là, ce sont des connards. Mais regarde, Philippe Manœuvre, ce n’est pas lui le problème, mais l’évènement, le Rockin’1000, rien que le fait d’aller à Paris pour apprendre 20 putains de morceaux, se faire chier à faire une répète avec 1 000 autres musiciens sous la canicule et ne pas être logé, ne pas être défrayé, ne pas être payé, enfin rien du tout.

 

Antoine : Oui, surtout sur Paris.

 

Max : Voilà c’est ça. Ne pas être défrayé, ne pas… Déjà ne pas être payé je trouve ça scandaleux, mais en plus ne pas être défrayé ni quoi que ce soit, mais on marche sur la tête. Et les gens ils applaudissent, ils font, oui, c’est un bon moment, tu rages. Mais, oui, je rage parce que vous êtes cons. C’est tout.

 

Antoine : J’ai vu quelques commentaires quand même des gens qui y ont été et qui ont dit « Ouais, c’était super » effectivement. Moi je l’ai fait, mais pas à Paris, le même jour il y avait… Moi je l’ai fait dans les arènes de Dax, ça s’appelait le We Are The Band, et c’était beaucoup plus humain que ça, qu’apparemment, moi de mes connaissances, de ceux qui l’ont vécu par rapport à Paris. Je veux déjà, les arènes de Dax c’est un peu plus petit, on était 750 musiciens, pas 1 000, mais c’est presque pareil. Mais même sans ça franchement, c’était vraiment super. En plus c’est beaucoup moins cher d’accéder à Dax qu’à Paris au Stade de France. C’était vraiment une association qui créait ça en fait.

 

Max : Oui non mais d’accord. Je ne sais pas, tu prends des pilotes de formules 1, tu prends des boulangers, je suis sûr ils adorent faire leur métier ces gens-là, mais va leur dire de faire ça gratuit. D’accord eux, ce n’était pas leur métier, c’étaient des amateurs, tout ça. Mais quand est-ce que les gens comprendront que tout travail mérite salaire en fait. À un moment donné, il faut savoir se faire respecter, il faut arrêter de se foutre de la gueule des gens.

Et j’irai même plus loin : C’est que Philippe Manœuvre, lui il va dire qu’il adore chroniquer des trucs, il adore le Rock, le Rockin’1000 pour lui c’est un évènement, machin… Tu crois qu’il n’a pas été payé peut-être ? Donc voilà, il faut arrêter de se foutre de la gueule du monde. Et puis lui il a servi à pas grand-chose, il fait juste une setlist avec 20 morceaux que tout le monde connaît. Genre, waouh, bravo la culture, merci champion, et puis il a quand même été payé je pense, un sacré bon cachet quoi. Alors qu’au final ceux qui ont fourni le plus de travail, c’était les mecs qui étaient dedans, le stade. Qui pour la plupart ont trouvé ça trop génial machin… Oui, mais désolé mes cocos, vous, vous êtes fait bien niquer, parce que normalement, on est payé pour ce genre de prestations. Voilà. Alors, ça ne t’empêche pas de kiffer, mais il faut quand même être payé. Parce qu’en fait, je t’explique le principal problème de ne pas payer ces personnes-là pour un tel service, c’est qu’après tu vas disrupter complètement le marché. À partir du moment où les gens se rendent compte que tu peux inviter des musiciens pour jouer gratos, eh ben ils vont arrêter de te payer en fait. Tu es un groupe, tu veux faire un concert dans un café, c’est déjà extrêmement dur d’avoir un cachet. Les gens tellement c’est des gros rats, ils ne veulent pas te filer d’argent. Alors, si en plus, il y a des gens qui revendiquent le fait de jouer gratuitement pour le plaisir, on ne va pas s’en sortir en fait. Arrêtez de buter l’industrie de la musique, parce que sinon, il n’y aura plus d’artistes et ce sera bien fait pour votre gueule. Non mais clairement.

 

Antoine : Pour le coup, effectivement, un évènement comme ça, au stade de France, ça peut coûter très cher, il y a besoin comme tu disais de faire payer les gens qui venaient en voiture, avec les tarifs entre bus, hôtel…

 

Max : Ouiiiii, c’est du foutage de gueule.

 

Antoine : C’est vrai que ça en est. Après le prix aussi il faut justifier si seulement tout revenait aux techniciens à tous ceux qui mettaient ça en place effectivement. Mais pas pour qu’il y ait du salaire, faudrait que ce soit associatif encore une fois. Qu’il y ait un minimum de budget en jeu quand même. Comme ce qui s’est passé à Dax. Moi je pense qu’il n’y a personne dans les groupes qui a été payé et tout ça…

 

Max : Justement un exemple, à Évreux…

 

Antoine : En Normandie ?

 

Max : Voilà, en Normandie, ils ont fait la même chose avec 1 000 musiciens. Ils ont fait un peu moins de compos, je crois qu’ils ont fait 7 ou 8, ils étaient 1 000, voilà. Et en fait, c’était gratuit, ils n’ont pas engrangé d’argent avec ça. À la limite quand c’est un évènement gratuit, je comprends que les musiciens viennent gratuitement. Personne ne gagne d’argent, ok. Mais là, dans ce truc-là, ils se sont fait, je ne sais pas combien de pognon, mais ils n’ont même pas donné un billet de 100 aux musiciens alors que ce n’est pas beaucoup au final. 50 000, 100 000€ qu’est-ce que c’est par rapport à toute la thune qu’ils ont engrangé avec ça. Donc, voilà, à un moment donné, il faut arrêter de se foutre de la gueule du monde.

 

Antoine : Je voulais rebondir juste sur ce que tu disais tout à l’heure comme quoi, être musicien, c’est un plan B en fait. Pour moi je le vois différemment, tu aimes la musique, tu le fais en plan A, ça ne marche pas, ton plan B c’est un métier que tu n’aimes pas forcément. Si les gens aiment vraiment la musique et veulent en faire un métier, il faut vraiment qu’ils voient ça comme un plan A et pas comme, oui d’abord je vais faire caissier et puis ensuite je ferai. Caissier c’est très bien, il faut de tout bien sûr, mais ce n’est pas un métier de rêve je pense. 

 

Max : Bah attend, ce n’est pas un métier de rêve pour tout le monde, après… je veux dire, effectivement, tu n’as pas forcément de… je ne pense pas que tu es de grandes aventures en étant caissier, mais il y a des gens, ça leur convient.

 

Antoine : Oui !

 

Max : Il y a des gens ça leur convient, parce qu’ils disent « voilà, j’ai mon petit métier tranquille et le soir je peux faire mes autres trucs. » Mais moi je ne veux pas ça. Est-ce que tu crois vraiment que les gens comme Johann Sebastian Bach, ou Wagner, ils composaient leurs symphonies en rentrant de 12 heures d’usine ? Non. Tu rentres de 12 heures d’usine aujourd’hui qu’est-ce que tu as envie faire ? Tu as juste envie d’enlever tes putains de godasses, te mettre devant Netflix et ne rien foutre de ta putain de soirée.

C’est ça, tu n’es pas productif, tu es lessivé après une journée de travail manuel ou des trucs comme ça. À voir des connards défiler devant ta caisse : « Ah j’ai oublié de peser mes carottes, attendez madame, je reviens. » Oh la la. Ça doit être vraiment chiant. Tu arrives chez toi, ton cerveau dégouline par tous les trous en fait, tu n’as absolument plus aucune substance nécessaire à la création de quoi que ce soit. Donc, à un moment donné, oui, il faut comprendre qu’un musicien c’est un taf à plein temps. Et moi là, je suis sur 4 projets musicaux en même temps. Là on a fini l’album avec Terry, donc ça fait un album sur les 4. Quasiment 2, parce que l’album de Drenalize moi mes parties instrumentales, elles sont terminées. Je suis lessivé. Il me faut un temps de récupération. Et ça, tu ne peux pas l’avoir quand tu as un autre métier à côté.

 

Antoine : Je comprends. Ou alors, tu le fais comme ça. Et du coup pour finir sur YouTube, tu expliquais que dans tes vidéos, dès que la caméra est allumée, tu as un petit personnage qui est en toi et qui ressort ?

 

Max : Ouais. Mais même là un peu.

 

Antoine : Oui, ça se ressent très bien effectivement. Ce n’est pas une vidéo Raw Talk mais on n’est pas loin !

 

Max : C’est la caméra qui me fait cet effet. Je deviens tout fifou devant une caméra. Non mais c’est parce que déjà YouTube c’est un monde qui est… Enfin, internet de base, c’est un monde qui est sans pitié. C’est-à-dire, tu fais une connerie, les gens, ils vont retenir, ils vont te lyncher dessus pendant des années, des fois. S’ils n’aiment pas ta gueule ils vont te lyncher dessus. Et des fois ils vont passer à autre chose, mais s’ils te revoient ils ne vont pas hésiter à te ressortir ça, ou des trucs comme ça. C’est très cynique, les gens ont tendance à dire ce qu’ils pensent, un peu plus. Même des fois, à exagérer le côté méchant, parce qu’ils sont derrière l’ordi alors… Quand ils me voient en vrai, les gens n’osent rien faire, ils n’osent rien dire parce que bizarrement un clavier c’est plus facile. Et du coup, en fait, quand tu es sur Internet, il faut faire attention. Donc, si tu fais attention, il te faut une protection. Moi ma protection, c’est le personnage.

Et moi c’est ma façon de séparer le privé et le professionnel. C’est pour ça que j’ai horreur des YouTubeurs life style par exemple. Des gens qui vont essayer de faire des trucs zens, machin et tu sens qu’ils balancent les mêmes conneries dans la vrai vie. Moi ces gens-là me font peur. Non mais si tu veux, c’est trop intime pour moi ce genre d’approche. Donc, j’essaye de mettre ça un petit peu en scène, d’avoir une grosse verve devant la caméra, d’écrire aussi mes vidéos. J’essaye d’écrire le plus de vidéos possible. Je ne les écris pas toutes, mais j’essaye d’en écrire. Et j’essaye d’avoir un ton qui s’éloigne assez du ton que je peux employer dans la vraie vie. Comme ça les gens ils voient bien la différence, et ils voient bien… Enfin, les gens qui me sont proches, ils voient bien que je ne suis pas pareil et qu’au final c’est plus gratifiant pour les personnes de mon entourage de savoir qu’elles connaissent le vrai « moi », le « moi » d’Internet, je le réserve à Internet. Et aussi il faut savoir que comme moi j’ai beaucoup de choses à dire, parce qu’il y a beaucoup de choses qui m’énervent, donc je gueule, donc je suis cynique, donc des fois il y a des trucs qui ne vont pas plaire aux gens, c’est obligé que je vais me prendre un retour de flamme. Donc à un moment donné, si tu n’es pas solide en fait, tu te fais bouffer sur Internet. Donc, il faut être solide. Tu vois ce que je veux dire ?

 

Antoine : Oui. Et puis effectivement, le personnage, ça permet au moins, question de critique, on critique ton personnage aussi dans ce cas-là, plus que toi.

 

Max : Ouais bien sûr. Et du coup, ce qui est vachement bien, c’est que les gens ils me critiquent, ils essayent de faire ma psychologie, en essayant de se baser sur la psychologie du personnage qui est en vidéo, et du coup, moi je suis là, quand je regarde leurs commentaires, je fais : cette personne n’a pas du tout cerné ma mentalité. Et du coup ça fait que… je te jure, la quasi-totalité des haters tapent à côté. Les mecs ne me touchent pas, c’est un truc de fou. Et c’est pour ça que moi je le vis très bien d’avoir des vagues de haters parce que…

 

Antoine : Ils te font de la pub gratuitement.

 

Max : Non mais, ils font de la pub gratuitement, et en plus ils sont complètement cons. Moi ça me fait rire tu vois, vraiment.

 

Antoine : Mais je pense que c’est compliqué… enfin ce n’est pas fait pour tout le monde aussi, en fonction du caractère. Moi peut-être aussi je pense. Arriver à se détacher de ce qu’on dit. J’en ai quelques-uns, alors que je ne pense pas être méchant. Non mais il y en a toujours qui ne sont pas d’accord avec moi, avec ma façon de faire, que ça marche pour moi, mais que eux, ce n’est pas leur façon de faire. Notamment entre les professeurs de musique, surtout à leur compte. « Mais toi, tu as la méthode universelle… » Non, ce n’est pas vrai du tout, en fait c’est ma méthode, je sais qu’elle marche depuis… Moi c’est comme ça qu’on me l’a enseignée, c’est comme ça que je l’enseigne, ça marche. Après si tu as une façon différente, tant mieux pour toi.

 

Max : Non mais de toute façon, quoi que tu fasses, tu auras toujours des connards qui ne font rien pour te dire que tu ne fais pas bien. « Toi tu fais quoi ? – Je vais au McDo. » C’est bien, super projet de vie connard, rentre chez toi putain. Tu vois, c’est des gens qui ne vont rien foutre de leur vie, de leur putain d’existence en fait, qui vont toujours te faire la leçon, te dire que « gnagna, tu devrais faire ci, tu devrais faire ça. » Ta gueule en fait, je fais ce que je veux.

 

Antoine : Et ça plaira forcément à d’autres gens.

 

Max : Voilà. En fait, si tu essayes de trouver le truc parfait, tu ne fais pas. Moi ce que je dis, voilà, il y a des gens, ils essayent de calculer pendant 300 milles ans avant de se lancer dans un truc. Moi je suis plus de ceux qui font, même si ce n’est pas parfait, tu fais point. Fais des trucs en fait. Tu fais des trucs et puis tu verras qu’après tu vas te perfectionner, après ce sera de mieux en mieux. Mais au moins, tu commences à faire des trucs. Parce que si tu attends le bon moment pour le faire, bah tu ne fais jamais rien.

 

Antoine : Ouais voilà. Justement c’est le grand principe de l’entreprenariat, il faut oser se lancer. Au début, c’est sûr que ce n’est pas parfait. Cyprien ce n’est pas mon idole forcément, mais il montrait, sur sa première vidéo qu’il avait faite, c’était horrible.

Max : Le YouTube d’avant les années 2010, c’était quelque chose.

Antoine : Tout le monde se perfectionne et puis on n’en retient que le meilleur. Après si c’est bien fait, voilà…

Max : On retient l’évolution aussi. On retient l’évolution et puis en fait, si tu veux… je veux juste tempérer quelque chose que tu dis, c’est que : « lancez-vous dans l’auto-entreprenariat », essayez de vous lancer si vous avez envie de vous lancer ! Je ne force pas les gens à se lancer dans un truc, sinon ça fait trop macroniste.

Antoine : « Les startups ».

Max : Du coup, si tu as envie de te lancer, si tu as un projet. Mais, il faut que tu trouves la force de le faire parce que sinon, tu vas le regretter toute ta vie. En fait, si tu veux, je ne dénigre pas l’esprit salarié. Je suis entrain de te dire que, si les gens ont envie d’être auto-entrepreneurs, s’ils ont un truc en tête et qu’ils se disent : Ah ouais, ça serait bien de faire ça. Ben essayez de le faire. Essayez de le faire et même si ce n’est pas parfait au début, lancez-vous. Parce que sinon, vous allez le regretter toute votre vie.

Antoine : Du coup, on arrive vers la fin de l’Interview. Là je vais poser quelques questions que j’ai eues de mes lecteurs en fait.

Max : Ah vas-y. J’adore moi.

Antoine : Alors du coup : « D’abord tu utilises un ton acide dans tes remarques, qui plait à beaucoup de gens et qui forcément en énerve d’autres, quelle est la raison de cette intonation ? » Même si tu en as un petit peu parlé déjà…

Max : Parce qu’en plus tu veux que je sois gentil ?! Non mais, à un moment donné il faut arrêter les conneries là, c’est quoi ce bordel ?

Antoine : C’est le personnage.

Max : Ouais voilà, c’est le personnage. Et puis en fait, je ne sais pas moi, ce n’est pas forcément… Le ton n’est pas forcément acide, c’est cru surtout. C’est-à-dire que, moi ce que j’aime bien ce n’est pas prendre 4 chemins pour arriver à dire un truc. Si tu veux, quand les gens vont parler d’Opeth, si un mec il n’aime pas Opeth et qu’il va présenter quand même ce groupe sur internet, il va faire : « Alors oui, moi je vous explique quand même, ce n’est pas tout à fait mon style, ce n’est que mon avis personnel… » C’est bon ta gueule, arrête de t’excuser pendant 3 minutes. Moi j’arrive, je dis c’est de la merde. Voilà. Et puis les gens ils comprennent. Alors, ça les énerve qu’on touche à leur groupe préféré, mais à un moment donné, il faut savoir que, que je dise que c’est mon avis ou pas, ça reste mon avis. Les gens ils disent : « Ouais, mais tu prends ton avis pour une vérité générale. » Mais c’est le cas de tout le monde connard. À un moment donné quand tu dis, « C’est de la merde » ou alors « je pense que c’est de la merde », c’est quoi la différence ? Parce que dans tous les cas, tu le penses. Tu vois… ?

Antoine : Après il y en a qui se fixent quand même sur l’opinion générale pour en déduire des choses. C’est là qu’ils disent, du coup ce n’est pas mon avis, mais en règle générale, tout le monde pense ça, donc ça a l’air d’être de la merde.

Max : Ce n’est pas ça que je te dis, c’est qu’il y a des gens, ils vont s’excuser de ne pas aimer un truc. Ils vont dire, oui alors, c’est vrai que ce groupe là, ce n’est pas trop mon style, je n’aime pas trop voilà, mais bon… Moi j’arrive, je dis ça c’est de la merde, mais bon c’est vrai qu’il y en a qui aiment bien. C’est tout. Mais ça reste ce que je pense. Et si les gens, ils n’ont pas compris ça bah tant pis. Je ne vais pas prendre le temps de m’excuser, de dire ce que je pense par rapport à des groupes, et puis je ne vais pas prendre le temps non plus de leur expliquer que tout ce que je dis, ça reste mon opinion. C’est évident, quand même quand tu regardes une vidéo de quelqu’un.

Et puis si tu veux, ce que j’aime bien dans ce style direct c’est que ça va dans le vif du sujet directement. Tu n’as pas de langue de bois et tout. Je pense que c’est ça aussi que les gens aiment bien ou alors ils sont captivés, même s’ils n’aiment pas. Peut-être qu’ils n’aiment pas, mais ils sont captivés je pense par ce style où tu ne passes pas par 4 chemins pour dire ce que tu penses. Et puis aussi je pense que ce qu’ils aiment bien c’est le fait que je ne passe pas mon temps… Avant je le faisais plus c’est vrai, mais aujourd’hui, j’ai arrêté de me justifier ou de faire quoi que ce soit. Là je vois des apprentis haters, des apprentis troll sur le net qui essayent un peu de faire pareil que moi, en Metal ou des trucs comme ça. Ils essayent un peu d’avoir ce ton-là, mais ils n’ont pas les épaules, ça se voit en fait. Parce qu’à toutes les vidéos, ils reparlent des rageux, ils reparlent des haters, ils font : « Ouais bah, si tu n’aimes pas mes vidéos, tu n’as qu’à ne pas les regarder, machin. » Et puis après, ils essayent de faire les trolls tu vois. Mais ça se voit que ça ne marche pas, parce qu’ils n’assument pas en fait, ça se voit qu’ils n’ont pas les épaules.

Les mecs, ils se mettent déjà dans tous leurs états, alors qu’ils ont quoi, 30 fois moins d’abonnés que moi ? Alors, imagine quand tu en as 33 000 et que tu as une grosse exposition, le nombre de haters dans la gueule que tu te prends. Moi aujourd’hui je n’en ai rien à foutre, vraiment rien à foutre. J’ai une superbe vie, je m’en bats les couilles. Et le problème c’est que, quand déjà à 1 000 abonnés tu fais genre le hater et tout, alors que tu n’as pas les épaules pour le faire, là tu te casses la gueule tu vois, là clairement, moi je ne donne pas cher de la peau de ces gens-là. Je ne vais pas citer de noms en particulier puisque ce serait un affront de faire de la pub à ce genre de déchets. Mais en gros, ce qu’il faut comprendre c’est que ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir supporter ce genre de ton. Mais aussi le fait est que, quand tu arrêtes de te justifier, quand tu ne prêtes pas attention aux haters et que tu continues quand même à donner ton avis de manière cru…

Il y en a que j’adore sur YouTube, il s’appelle Glenn de Spector Studio, c’est un anglophone. Et le mec, il a cet avis cru, sans concession et il balance tout comme ça en mode un peu haters, mais il connait à fond son sujet. J’adore regarder ses vidéos. Dans le même style, tu as Become The Night, qui est aussi un progueux un peu élitiste comme ça, comme j’aime, qui fait provoque mais qui dit aussi ce qu’il pense de manière assez cru et qui a une bonne capacité d’analyse. Et moi je pense que c’est des gens comme ça qu’il faut en fait. Il faut arrêter d’avoir des gens qui vont te dire « oui alors, ça ce n’est pas trop mon style, mais je reconnais qu’ils ont quand même une grande qualité musicale, ce n’est que mon avis. Tu as trop de gens qui sont comme ça et la plupart de ces gens-là, quand ils font une Interview, quand ils font un Vlog ou quand ils font un truc dans le genre, ils ont tendance à ne se concentrer que sur le bon côté de ce qu’ils voient.

Et en fait, le problème quand tu ne te concentres que sur le bon côté, quand tu dis que tout est bien, quand tu ne vois que le positif à chaque fois, limite ça désintéresse parce qu’en fait, dans la vie on sait qu’il n’y a pas que des bons côtés. Et du coup, ça décrédibilise ton propos je trouve en fait. Et ça donne l’impression que tu ne sais pas analyser les choses quand tu dis que tout est bien. Donc, moi j’essaye de ne pas me donner de filtre, quand je n’aime pas un truc, je dis que je ne l’aime pas. Quand j’aime un truc, je dis que j’aime bien. Et j’essaye d’analyser les 2 côtés et là les gens, ils voient quelqu’un qui a l’esprit critique derrière en fait. C’est tout. Et en fait, tes vidéos après elles sont plus captivantes.

Antoine : Je suis d’accord. Mais je pense que ce n’est pas donné à tout le monde.

Max : Ce n’est pas donné à tout le monde, ça je te l’accorde. Il faut être capable d’affronter le shitstorm, moi honnêtement, ça ne me fait rien, mais il y en a que ça touche beaucoup, moi je le comprends tout à fait.

Antoine : Après, moi je suis plus dans « l’éducation », c’est genre, plus à titre d’apprentissage de la musique plutôt que de râler sur un sujet. Donc, c’est moins mon style et c’est plus pour ça que je me suis orienté sur ce genre de vidéo. Même, tu vois, d’interviewer des gens comme toi qui savent de quoi ils parlent. Après moi je pense que je n’aurais peut-être pas autant les épaules que toi pour le supporter, mais de toutes façons, au bout d’un moment, si jamais j’ai beaucoup, beaucoup de vues, il va bien falloir que le fasse quand même, que je fasse du tri quoi…

Max : Mais fais ton style. Chacun son style et c’est très bien comme ça.

Antoine : Du coup, j’avais encore 2 autres petites questions. Absolument rien à voir du coup. Quelle est l’utilité de la connaissance de l’harmonie en composition ?

Max : Ben, ça te permet de rendre les trucs plus beau quoi, c’est tout. D’habiller les compos, savoir ce que c’est qu’une tierce par exemple. Moi qui fait du Heavy Metal, si tu ne sais pas ce que c’est qu’une tierce, tu es mort. Alors, là clairement tu ne peux pas composer de Heavy Metal si tu ne sais pas ce que c’est.

Antoine : Pour ceux qui ne connaissent pas, comment tu pourrais clarifier ce que c’est que l’harmonie en fait ? Parce que peut-être que la question est un petit peu floue pour beaucoup.

Max : Je n’en sais rien. Je n’ai pas de formation, mais pour moi, l’harmonie c’est la connaissance des gammes, des modes, des intervalles.

Antoine : Des accords aussi.

Max : Oui des accords. Un accord, c’est juste une suite d’intervalles en fait qui sont joués simultanément. Voilà, pour moi c’est ça.

Antoine : Je pense que c’est plus compliqué que ça dans le fond, mais effectivement ça se résume à ça. En tout cas du coup, c’est important. Intervalles, degrés, gammes, modes.

Max : Oui exactement, j’ai oublié les degrés.

Antoine : Du coup la dernière petite question et c’est plus en mode « vas-y » : Qu’est-ce que tu penses du Metalcore ? Parce que j’ai eu cette question aussi, donc je te le demande comme ça.

Max : Je trouve que…. C’est intéressant que tu poses la question parce qu’en fait, c’est de la merde !

Antoine : Moi j’aime bien, mais j’aime tout… Enfin, j’aime beaucoup, beaucoup de choses, mais c’est vrai que du coup…  

Max : Méfie-toi, parce que les gens qui disent « J’aime tout », en général c’est ceux qui n’aiment rien.

Antoine : Si j’aime beaucoup, beaucoup de choses…

Max : Tu sais les gens qui disent « j’écoute de tout », en général, ils écoutent de la pop, du RNB de l’électro, c’est terminé.

Antoine : Ça on est d’accord. En covoiturage souvent : « Tu écoutes de tout ? – Ah oui, oui, de tout. – Donc, du Rock aussi ? – Ah non, pas le Rock. » 

Max : Non mais, tu leur fait écouter du Root Rock des années 70 ou alors du Free Jazz tu vois. Et tu regardes comment leurs visages se décomposent comme ça.

Antoine : « Moi j’écoute NRJ, j’écoute FUN… – Donc, tu n’écoutes pas tout quoi. » C’est 1 %.

Max : Tu n’écoutes rien. 1 % tu es mignon. 0.0001 % de tout le spectre musical. Sachant que là, on va parler que de musique occidentale. Si on commence à aller dans les autres pays, et qu’on s’intéresse aux musiques traditionnelles dans le monde entier, c’est un spectre qui est…

Antoine : Énorme.

Max : Oui, énormissime. Enfin bref, le Metalcore…

Antoine : Ce n’est pas ta tasse de thé en tout cas.

Max : Non, ça ne m’intéresse pas. Honnêtement, je pourrais développer mais je n’ai pas envie, c’est de la merde.

Antoine : Typiquement des groupes Metalcore ? Bullet For My Valentine, Killswitch Engage.

Max : Killswitch Engage… Bullet… Il y en a d’autres si tu veux, mais…

Antoine : C’est vrai que ça fait un peu Rock Ado en fait…

Max : Il n’y a pas que ça… Si tu veux moi, il y a des trucs de Killswitch que j’aime bien, ce n’est pas le problème. C’est juste que, le problème c’est que c’est des gimmicks vus et revus. Moi je trouve que ça tourne un petit peu en rond. Il y a des trucs que j’adore, genre Dream Shade, qui est considéré comme du Metalcore, très mélodique que j’aime beaucoup. Mais bon voilà, moi ce n’est pas un style qui m’intéresse de base. C’est toute cette hype, des styles « modernes », tu vas trouver aussi de Deathcore, le Djent… il y a tellement 300 milliards de groupes par an de ce genre de truc, et il y en a tellement peu qui son retenables que moi ça me fait chier. Je préfère évoluer dans mon style. Moi c’est Prog, Heavy. Je suis plus dans un style des années 80, 90. J’essaye d’intégrer des trucs un peu modernes.

Mais moi du Djent, si on s’arrête à Animals As Leaders, ça ne me pose pas de problèmes tu vois. Mais si on commence à aller plus loin dans le Djent, ça commence vite à me faire chier. J’essaye de prendre mes influences qui ne sont pas toutes modernes et de les remettre au goût du jour, avec ma patte, mon style. Il y a des trucs que je fais, je sais que c’est ma patte parce que les gens quand ils écoutent, ils disent « Ah on sent que c’est toi qui compose et tout. » Donc apparemment j’ai une patte, j’en suis très content et je ne vais pas chercher plus loin si tu veux. J’ai un groupe… je le dis souvent mon groupe fétiche, c’est Freak Kitchen qui a maintenant 26 ans de carrière, 27 je crois un truc comme ça…

Antoine : Ah ouais, d’accord.  

Max : Ce n’est pas un groupe tout récent. Mais Mattias Eklundh c’est un mec qui va se renouveler constamment. C’est un guitariste de fou, avec un niveau incomparable. Tu écoutes déjà ce qu’il faisait sur Appetizer, il y a 25 ans c’est démentiel. Vraiment, il a un niveau bien, bien meilleur que Malmsteen je trouvais.

Antoine : Ah ouais ?

Max : Ouais, ouais. Et en plus il a une propreté inhumaine, une rapidité incroyable et puis des idées, des effets avec sa guitare… tu ne sais pas d’où il… moi j’écoutais ça, je me disais « Mais d’où il sort ça ce mec ? » Il n’a aucune pédale, rien du tout, il fait tout rien qu’avec la guitare. Et même aujourd’hui il se renouvelle, il tente des trucs. Ce n’est pas toujours bien, mais il tante des trucs et il n’essaye pas de se mettre dans cette « hype moderne », avec tous ces groupes qui ont un son qui est vraiment beaucoup trop homogène en fait. Si tu veux, les mecs ils allument BIAS FX, ils mettent le preset Tosin Abasi et ils font tout leur album comme ça. Je n’en peux plus. C’est toujours le même son de guitare à chaque fois. Quelle horreur.

Antoine : Sur ce, on a terminé, est-ce que tu as un dernier truc à dire ?

Max : Tu n’as pas une question encore ?

Antoine : Non j’ai tout.

Max : Ah d’accord ok. Dernier truc à dire, je ne sais pas ? Chips. J’aime bien terminer mes interviews avec le mot « chips ».

Antoine : Dans mon interview précédente c’était « Brest ». Le groupe disait, un mot de la fin, « Brest ». Toi c’est « chips » ?

Max : Ouais, ouais. J’adore. Du coup, je peux aussi te montrer des trucs à la gratte, si tu veux en dernière partie de vidéo, je ne sais pas.

Antoine : Avec plaisir. Carrément, c’est une bonne idée. Du coup, qu’est-ce que tu aimerais nous montrer ?

Max : Je ne sais pas, toi tu veux que je te montre quoi ? Tu veux des techniques…

Antoine : Ouais. Déjà, une petite technique assez sympa, en sweeping tiens ! Autour du sweeping.

Max : Ouais. Si tu veux. Le sweeping… moi je n’estime pas être super évolué en terme de sweeping. Moi si tu veux j’aime bien faire des… Si tu veux j’aime bien m’inspirer de plans un peu néoclassiques pour faire du sweep et c’est dans ce type de sweep que connaître les intervalles, ça devient assez utile. En général, tu sais, les plans un peu néoclassiques c’est très con, c’est octave, tierce, quinte. Et tu fais ça dans tes plans en sweep à chaque fois.

Antoine : D’accord.

Max : Donc là, pour le coup, c’est un truc que je n’avais vu sur un plan à la Jason Becker. Tu le connais Jason Becker ?

Antoine : Ouais

Max : Là en fait, on est en tonalité de La, et on est en… c’est du La mineur naturel. Donc on se met en La mineur naturel en général. Vu que là ce n’est que tierce, quinte. Ça peut aller dans d’autres gammes bien sûr. Mais là si tu veux, on est sur fonda, tierce, quinte. On fait fonda, tierce, quinte, fonda, tierce, quinte.

Antoine : Et, refonda du coup.

Max : Ouais. Si tu veux, ça c’est le genre de plan qui m’intéressait pour plusieurs raisons. Déjà parce que tu as quand même un certain écart à faire à la fin. Donc, je me dis ouais, c’est cool pour s’entrainer, etc. Tu utilises le petit doigt. Et puis aussi parce que, en plein milieu, tu es obligé d’utiliser un mini barré, avec ton annulaire. Et donc, ça, ce n’est pas mal pour travailler la technique, tu vois. Tu vois quand tu le places comme ça, de manière assez propre,  pas comme là je l’ai fait. J’ai fait un peu dégeulasse pardon. Mais du coup, c’est la classe quand même.  Moi ce que j’aime utiliser dans le sweeping… Comment j’aime utiliser le sweeping, c’est en petits morceaux. Et quand tu l’utilises en petits morceaux à l’intérieur d’une shred, on appelle plus ça vraiment du sweeping, on appelle ça de l’économy picking.

Antoine : Ah ouais.

Max : Tu vois ce que c’est…

Antoine : Comme Néo.

Max : Comme NéoGéoFanatic. Enfin, moi je n’utilise pas ses techniques et puis je n’ai pas son niveau surtout, mais en gros le truc c’est que… Le sweep, pour ceux qui ne connaissent pas le sweep, c’est une technique qui va balayer les cordes, comme pour un accord, sauf qu’on va le faire plus lentement, on ne va pas le faire simultanément. Et du coup, on va pouvoir balayer, on va pouvoir justement faire un effet de balayage sur les cordes, qui va être joli en fait finalement. Et l’économy picking du coup c’est faire, grosso modo, la même chose, mais par petites touches. Il y a un plan que j’adore faire, c’est ça.

Et en fait là si tu veux, c’est assez con, mais en fait tu vas balayer sur 3 cordes, tu vas faire un peu de shred, ensuite tu vas rebalayer sur 3 cordes, un peu de shred… Donc là c’est un mouvement qui est assez complet. Et c’est ce genre d’exo que j’aime beaucoup, des exos qui sont complets en fait, qui utilisent beaucoup de techniques… enfin, plusieurs en tout cas en même temps. Là je balaye 3 cordes. Shred ensuite. Un petit slide. Et là je recommande. Je me suis gouré, on recommence.

Antoine : Ce que tu appelles shred en fait, c’est le fait de jouer vite, de gratter vite en fait.

Max : Oui, c’est de l’aller/retour. De l’aller/retour simple et basique. Mais normalement les techniques de shred en fait, ça inclue aussi le tapping, le sweeping, des trucs comme ça. Après je dis shred par abus de langage.  

Antoine : Tu as un jeu solo très prononcé et très rapide.

Max : En gros quand je vais commencer, je vais faire les 3 premières cordes en sweeping. Donc là ce n’est que de l’aller. Ensuite aller/retour. Slide. Donc, là ce n’est que de l’aller/retour. Et là en suite, je recommande à faire le mini sweep. Et si tu veux, par petites touches je vais faire, un peu d’aller, un peu de shred, un peu d’aller, un peu de shred. L’économy en fait c’est ça quoi. C’est le fait de place un petit peu de sweep de temps en temps. C’est le fait d’économiser des aller/retour en fait.

Antoine : Oui, au lieu de faire bas/haut…

Max : Exactement. Et quand tu économises des aller/retour, tu gagnes en vitesse, tu gagnes plein d’autres choses en fait. Tu gagnes en optimisation. Je pourrais te donner aussi d’autres plans. Moi ce que j’aime bien en ce moment c’est de chercher des plans en me basant sur les intervalles. Tout à l’heure je t’ai parlé du sweeping en faisait octave, tierce, quinte. Là je cherche des méthodes d’économy picking mais en me basant pareil sur des intervalles. Là mon dernier truc c’est un espèce de plan qui marie octave, tierce, quinte, septième. Je te l’ai montré tout à l’heure, je peux te le remontrer. Là c’est en tonalité de Ré, la pentatonique de Ré quoi. Là je me mets en gamme pentatonique de Ré. Mais du coup on peut faire des trucs très sympas avec une pentatonique. Je te montre. Donc là si tu veux, c’est un truc… En fait c’est octave, tierce, quinte, septième.

Antoine : C’est la gate je pense qui fait ça.

Max : Ouais c’est la gate qui fait ça, mais c’est aussi dur de le faire lentement. Mon annulaire était en train de chier un petit peu. Mais du coup, ce que j’aime avec cet exo c’est qu’il y a tout. Je me suis créé un plan perso où il y a aurait de tout. C’est-à-dire au début là tu as de l’économy. Tu as aussi un peu des hammers-on. Et puis à la fin tu as la petite partie tapping. Alors, la petite partie tapping qui est très triki, parce que j’utilise mon majeur et mon annulaire. Donc, tu utilises 2 doigts pour le tapping. Et donc là c’est déjà un petit peu plus compliqué quand tu as l’habitude de n’utiliser qu’un doigt par exemple. Là je m’entraine à en utiliser 2, j’espère plus tard en utiliser 3 ou 4. Quand j’aurai le niveau de Chris Broderick, enfin j’espère un jour.

Et tu vois, en fait, ce mouvement-là, il y a 3/4 mois, avec l’annulaire, j’y arrivais pas du tout quoi. Et donc à force de m’entraîner, ben là je maîtrise un peu mieux. Mais j’espère vraiment, plus tard, utiliser mon annulaire comme j’utilise mon majeur pour le tapping, c’est-à-dire beaucoup et de manière naturelle. Genre comme ça je continue à tenir le médiator avec mon index et mon pouce et j’ai mon majeur qui est dispo pour faire le tapping. L’annulaire est fort, ne sous-estimez pas la valeur de l’annulaire.

Antoine : Le pouvoir de l’anneau. Alors qu’au piano c’est vrai que par exemple, aux deux mains on travaille tous les doigts.

Max : Alors, t’as moins d’effets sur un piano, tu vois. Par exemple une note à la guitare je peux la faire sonner de 70 000 manières différentes. Alors que le piano, tu peux travailler la vélocité, peut-être un peu le vibrato.

Antoine : Le vibrato, non. Tu peux travailler la nuance et la pression effectivement.

Max : Oui, c’est la vélocité, ça. Tu vois non plus techniquement, tu peux pas travailler quand même grand-chose, alors qu’une note de guitare, je peux la jouer normalement, tu peux faire une harmonique, je peux la vibrer, je peux faire un bend, tu vois je peux faire vraiment tout ce que je veux quoi. Et puis des fois, tu changes à peine la direction du médiator, le son de ton accord ou de ta note il va déjà changer donc tu vois il y a déjà plein de manières de faire sonner une note à la guitare. Le nombre de nuances possible sur ce genre d’instruments, c’est vraiment un truc que je trouve génial.

Antoine : Alors au piano attention, on m’a fait souvent travailler sur les différentes nuances, mais c’est comme sur tous les instruments : batterie, violon, flûte… Mais là, c’est vrai que la guitare, tu peux faire des bends, tu peux faire des harmoniques que tu peux pas faire sur un piano, ça on est bien d’accord. À moins de gratter dans le piano même, mais ça c’est un peu compliqué.

Bon alors pour terminer, tu te fais plaisir, avec un solo de la mort qui tue. Tu fais ce que t’as envie ! En « Metalcore » !

Max : Oui, j’en sais rien… Oui, je peux te faire un truc avec une backing track… Que j’étais en train de travailler l’autre fois. J’ai travaillé hier sur le morceau de Drenalize… Un morceau qu’on était en train de composer justement pour faire des solos. Je peux peut-être te jouer ça. Je vais essayer de t’improviser un truc. Je sais pas ce que je fais.

 

——————————————-Musique———————————————

Max : Voilà franchement je te l’ai à moitié improvisé parce que je sais pas, j’avais envie de faire un truc différent de ce que j’allais faire sur l’album. Vous aurez un autre truc sur l’album, je me suis encore plus marré. Le solo a été terminé hier du coup. Là je t’ai fait un truc moins bien. Je suis pas content de ce que j’ai fait mais voilà. C’était un peu redondant même par endroits mais… je sais pas si le rendu est sympa mais en tout cas ça c’est… ce sera un morceau qui sera uniquement dédié à mettre les solos en avant sur l’album parce qu’on a vraiment envie de mettre la grosse pétée, un bon coup de pied dans le Hard-Rock français, et le morceau s’appelle « Passage En Force »…

Donc l’autre gratteux, donc mon pote Julien Brunelo, lui aussi il va faire un putain de gros solo sa mère, et c’est un excellent gratteux également, donc on se fait bien plaisir là-dessus.

Ben j’espère que ça te fait plaisir…

Antoine : Ah oui carrément…

Max : Maintenant casse-toi.

Antoine : Ben en tout cas j’ai hâte d’écouter l’album final ! Où c’est qu’on pourra le retrouver ? Vas-y, fais ta petite pub !

Max : Ah ben du coup là normalement si on démerde bien vous pourrez le retrouver dans les bacs et puis en vente sur le net, sur toutes les plateformes de téléchargement et puis en physique, bon on va se démerder pour avoir une grosse maison de prod qui va nous permettre de le vendre partout. Donc t’inquiète pas là-dessus…

Antoine : Ça devrait se savoir. Très bien. Et puis toi du coup ta chaîne, on peut te retrouver… ?

Max : Sur Max Yme. Et me retrouver sur Max Wayne, MaxYmeMusic, ma chaîne secondaire qui a pas beaucoup d’abonnés, qui est pas très active, mais ça risque peut-être de changer avec mes projets musicaux qui avancent. Mais voilà principalement sur Max Yme, mon Instagram, mon Facebook, j’y suis assez actif donc hésitez pas.

Bon allez, bisous sur les fesses à tout le monde !

 

Antoine : Et puis merci Maxime ! « Max Yme » ! 😉

 

Max : Max Yme voilà… ‘tention, toi.

🎵 Interview d’Un Groupe De Musique : Desert Dew 🎙️

🎵 Interview d’Un Groupe De Musique : Desert Dew 🎙️

INTERVIEW D’UN GROUPE DE MUSIQUE : DESERT DEW 🎙️

   Aujourd’hui, et après l’interview de Didier Besse en tant que professeur de guitare, je vous propose de découvrir l’interview que j’ai réalisée auprès du groupe Desert Dew, groupe émergeant de la scène limousine avec, à son bord, pas un, mais bien 2 professeurs de musique ! Une rencontre très enrichissante pour moi qui, je l’espère, le sera également pour vous !

Bon visionnage ! 🙂

Antoine : Nous voici dans le local de répétition du groupe Desert Dew. J’ai décidé aujourd’hui de faire l’interview exclusive on va dire. Je ne sais pas si vous avez beaucoup l’occasion de faire des interviews après ?

Romain : On a fait un passage radio…

Valentin : Un seul passage.

Romain : Un seul passage. On a fait une interview.

Antoine : D’accord. Donc vous êtes à l’aise devant la caméra, il n’y a pas de souci. Est-ce que vous pouvez me parler de votre groupe et vous présenter individuellement ?

Jillian : Bonjour, nous sommes le groupe Desert Dew formé avec les membres actuels depuis un petit peu plus d’un an.

Romain : Avec des variations quand même de plus ou moins 30%.

Timothée : Oui, oui, on a quand même vachement varié. On avait des chanteurs, maintenant il ne reste plus que moi. Et du coup, je pense que ça va être la forme la plus stable qu’on va pouvoir trouver maintenant, c’est-à-dire à quatre. On ne peut pas en retirer la maintenant, sinon ça va commencer à manquer. On a Romain Villeneuve le guitariste.

Romain : Enchanté.

Timothée : Jillian Lamargue l’autre guitariste. Valentin Madrange le batteur et moi-même, Timothée Étroit, bassiste et chanteur.

Antoine : D’accord. Et donc, ça fait combien de temps que vous jouez au sein de Desert Dew alors ?

Timothée : Le dernier arrivé du coup c’était Romain.

Romain : Ouais, moi Août 2018, le dernier arrivé.

Jillian : Moi aucune idée. En même temps que Valentin.

Valentin : En fait, nous on est arrivé un an un peu avant justement. On a commencé, c’était les bribes de Desert Dew finalement. C’était le début. On a commencé à jouer un peu ensemble et puis après pour une forme un peu plus sérieuse, on a voulu avoir un guitariste de plus finalement et puis voilà il nous a rejoint.

Antoine : En guitariste solo du coup ?

Valentin : Rythmique !

Romain : C’est lui (Jillian) qui est solo, il est le plus fort…

Antoine : Parce que justement vous en termes de d’expérience musicale que vous avez même dans le passé, est-ce que vous en auriez quelques-unes comme ça à nous dire, musicalement ?

Romain : Le Pole Dance. Non, sérieusement, j’ai commencé à jouer en groupe ça doit être en 2007 ou 2008. Quelques concerts en 2012 – 2013 avec un projet qui s’appelait Octo c’était un peu plus post hardcore. C’était un peu plus sévère comme ambiance musicale on va dire.

Antoine : Vous le style que vous jouez c’est quoi exactement ?

Timothée : Ça c’est compliqué. Je crois qu’on a tous entendu des versions différents de ce qui pourrait s’apparenter à du Rock Alternatif. Tout le monde s’accorde à dire que c’est le Rock Alternatif je crois.

Valentin : Moi je dirais que c’est du Rock Indé, après voilà.

Romain : Ouais voilà c’est pour ça que c’est dur de caser un style parce qu’on a pas mal de styles différents quand même. Il y a des morceaux qui frôlent le métal, d’autres qui frôlent la pop, d’autres qui sont purement rock, d’autres qui sont presque semblables à de la rythmique metalcore, comme Forever.

Valentin : Un peu funk disco, très très peu…

Romain : Le tout reste cohérent. Il n’y a pas non plus un style défini, on ne s’est pas dit : allez on fait tel style et puis on ne sort pas.

Valentin : Mais ça tourne quand même autour du rock, rock alternatif.

Timothée : C’est pour ça que rock alternatif ça convient bien, on gravite autour de ça.

Antoine : Vous avez déjà sorti un album ensemble ?

Timothée : Pas encore fait pour l’instant, on y travail. On est en train de réfléchir un petit peu sur les manières d’enregistrer le son parce que forcément chacun a des petites exigences particulières. Et c’est vrai qu’on n’est pas forcément tous d’accord tout le temps et puis au-delà même de ça, c’est déjà un gros investissement de chercher ce qu’on veut comme son, etc. Selon le matériel qu’on va devoir acheter, micro, etc.

Antoine : Du coup vous comptez le faire vous-mêmes ?

Timothée : Pour le coup ouais, carrément.

Romain : Après, on va être honnête, on a fait un premier test où c’est moi qui enregistrais et ce n’est pas bon du tout. Les prises ne sont pas correctes.

Antoine : Ce n’est pas facile d’enregistrer un groupe.

Romain : Ouais. Surtout là on a fait ça dans le local, la batterie a pris beaucoup de reverb. Et puis on a peut-être pas aussi l’expérience nécessaire pour mixer un truc pris comme ça.

Antoine : C’est vrai que des gros groupes de métal comme As I Lay Dyin’ par exemple, le mixage c’est un truc vraiment hardcore. D’ailleurs moi j’ai fait un peu d’expérience de son et je me demande vraiment comment les mecs ils font. Ils sont vraiment forts. Et à côté on écoute d’autres enregistrements rock, ce qui se fait sur Limoges, des fois ce n’est pas terrible quoi.

Romain : Au final, le truc c’est que Timothée a un meilleur rendu avec ce qu’il a fait en numérique pur. On a fait un enregistrement en branchant directement la carte son et en jouant avec des VST. Et pour l’instant le rendu est bien plus propre, bien plus joli, c’est plus lisse, c’est beaucoup plus équilibré et tout.

Timothée : C’est comme ça qu’on a procédé pour les démos de SoundCloud qui sont actuellement disponibles, d’ailleurs.

Antoine : Ah d’accord. De toute façon on écoutera des extraits tout à l’heure du groupe. On va pouvoir un peu découvrir l’univers en live et puis en clip. Parce que là c’est la petite nouveauté…

Jillian : Il sort demain. Mais pour vous, ce ne sera pas demain, il sort le jeudi 21 novembre à 18h sur le YouTube.

Romain : Ce n’est pas demain du coup…

Antoine : Là on est entrain de dire qu’on est entrain de tourner le 20 novembre donc, je vais mettre 3 semaines pour monter la vidéo, je suis un peu un glandeur en fait.

Valentin : C’est déjà disponible. Est-ce qu’on peut dire le titre de la chanson ?

Antoine : Bien sûr.

Valentin : La chanson elle s’appelle « Y People ».

Antoine : Et le morceau que vous voulez jouer en live c’est quoi ?

Jillian : Eh oui.

Romain : On pourrait essayer Early Time et Illusions… On prendra la meilleure.

Antoine : On va faire comme ça. Sinon, pour revenir un petit peu sur vos expériences, avec les expériences de concerts que vous avez eues, vous en avez eu beaucoup de concerts avec ce groupe ?

Jillian : Avec la formation actuelle ?

Antoine : Ouais.

Jillian : Non. Un !

Timothée : C’était le tout premier la semaine dernière.

Romain : Depuis que moi je les ai rejoint, je pense qu’on a fait une quinzaine de concerts. Au début on avait Nicolas et Eloïse qui étaient au chant. Après on s’est séparés de Nicolas, donc, il n’y a eu que Eloïse. Et puis finalement Eloïse nous a quittés parce qu’elle était en cinquième année de médecine du coup c’était un peu compliqué. Et du coup elle a fait son dernier concert avec nous le 31 août. Donc là en fait, on s’est mis vraiment à travailler à 4 que depuis septembre.

Antoine : D’accord. Et vous avez de propositions pour la suite qui arrivent ?

Jillian : Ouais. La prochaine c’est la Croix Rock…

Romain : La Croix Rock à John Lennon, le 18 janvier au profit de la Croix Rouge. En compagnie de Wisthling Beez, Prain et un groupe super de rock qui chante en français et qui s’appelle Jimm.

Timothée : Ils sont de Paris.

Romain : Ils sont de Paris ouais. C’est vraiment cool ce qu’ils font. Ils ont 3 albums au compteur et c’est vraiment sympa. Après un février il y a un petit tour dans l’Est.

Timothée : On a un petit tour effectivement qui se profile vers la Suisse. Je vais peut-être trouver une date qui pourrait aller vers la bas. Et puis pour Pâques on va partir peut-être sur la Belgique aussi.

Antoine : Donc, un bon petit tour d’Europe.

Timothée : Un bon petit tour. Dans l’idée d’exporter notre rock au maximum.

Antoine : Donc ça, ça fait partie de vos projets à venir. Le clip donc, est déjà presque sorti. Après l’album à enregistrer, vous avez déjà assez de compositions pour ça ?

Romain : Actuellement on a une heure de set.

Antoine : Que en composition ?

Romain : Que en composition.

Antoine : Donc, il y a quand même de la matière.

Romain : Oui oui, il y a de la matière.

Antoine : D’accord. Ce n’est pas mal déjà tout ça. Après du coup, je voulais venir sur toi Jillian, parce que Jillian est prof de musique. C’est pour ça aussi que je fais cette interview, parce qu’il y a quand même deux profs de musique dans le groupe, qui vont donner leurs expériences personnelles. Donc, Julien tu es prof de guitare. Après je viendrai à toi Valentin. Donc, tu es à EML musique, c’est ça ?

Jillian : EML ouais.

Antoine : Musique ?

Jillian : Non, non EML. Ecole de Musique de Limoges. Et aussi à Couseix. Je suis aussi à l’école de musique de Couseix. C’est ma troisième année en tant que prof.

Antoine : Et comment ça se passe du coup quand tu es dans une structure ? On te dit les élèves que tu dois avoir ou tu peux les choisir ?…

Jillian : Je peux les choisir, oui et non. Je les prends de toute façon. Mais là par exemple, je suis arrivé à un moment où les seules horaires qui sont disponibles c’est trop tôt ou trop tard. Donc, 21h ou 16h. Comme on est sur du temps périscolaire, c’est vite compliqué pour les enfants entre 8 et 15 ans de venir à 16h, 15h etc. Donc, non je ne les choisis pas.

Antoine : Est-ce que dans l’avenir, tu aurais pour projet de monter toi-même ta propre école de musique pour être justement plus libre, plus t’orienter sur tous les âges d’élèves ? Comme ça tu peux prendre des gens qui sont plus âgés et qui peuvent se libérer en journée éventuellement ?

Jillian : Là déjà on s’en fout à l’EML, il y a de 8 à 60 ans, si ce n’est plus d’ailleurs. Moi j’ai 3 élèves qui ont entre 45 et 55 à peu près. Rien à voir. Après tu parlais de liberté, dans l’école que je veux faire, oui forcément je veux faire un truc où j’ai une autonomie. Mais en fait, déjà à l’EML et à Couseix je suis un peu libre parce que je fais mes cours et je suis libre de faire ce que je veux. En cours, si j’ai envie de faire autre chose que ce qu’on m’a donné, les éléments, c’est les morceaux de la rock school en fait, si j’ai envie de faire autre chose, je peux. Dans mon école, moi dans l’idéal ce que je voudrais faire c’est faire un truc comme je fais maintenant, faire un peu différemment avec chaque élève. Je sais qu’il y en a qui sont là pour jouer de tout. Les rock schools sont très bien parce qu’ils vont du blues à la bossanova, jazz, métal, reggae. Il y a de tout. C’est cool. Et puis il y en a d’autres qui me disent, moi je veux faire du rock, je veux faire du U2, Pink Floyd, etc. Ok. On va soit faire des études de style pour arriver à faire ce qu’il a envie. Ou carrément bosser les solos si le niveau est déjà acquis.

Antoine : Parce que les solos c’est plein de petits détails qui se mettent bout à bout.

Jillian : Voilà, c’est ça. C’est compliqué de leur expliquer que ce n’est pas possible tout de suite.

Antoine : Malheureusement. Ou alors il faut le simplifier à fond des fois.

Jillian : Du coup l’intention n’y est plus quoi.

Antoine : Ton parcours musical pour en arriver là ?

Jillian : Il est très simple. J’ai commencé à 8 ans. J’ai commencé à Nieul 2 ans, et après je suis parti directement à Couseix avec Anthony BELINGARD à la guitare. Et je suis resté 10 ans avec lui à Couseix. Il m’a amené jusqu’à ce qu’on appelle le CEM, le Certificat d’Etude Musical. Et je l’ai eu et après on a postulé avec Valentin en même temps à Tulle pour le DEM, le Diplôme d’Etude Musical.

Antoine : C’est comme ce qui se passe au conservatoire en fait…

Jillian : C’est ça. Sauf qu’à Limoges, ils n’en présentent pas en musiques actuelles. Donc c’est vite lourd. Du coup, on devrait essayer de le passer cette année.

Valentin : On va le passer cette année.

Jillian : On va le passer cette année et on devrait l’avoir. Et du coup on va aussi passer l’entrée de diplôme d’Etat. C’est théoriquement le dernier truc à avoir pour être prof, même si on l’est déjà. On l’a fait par pistonnage. Et aussi parce que les gens nous connaissaient, ils savaient comment on était, comment on réagissait avec la personne en face, etc. Et ils savaient par où on était passé aussi niveau études. Donc ils savaient ce qu’on savait jouer. Donc, on a été pris aussi par rapport à ça et voilà.

Antoine : Du coup, tu as commencé la guitare dès le début quand tu as commencé les cours en fait. Tu as pas fait trop de solfège ?

Jillian : Si, si beaucoup. En fait à Nieul si, beaucoup. Et à Couseix aussi en fait. C’est un solfège vachement différent. Donc à Nieul c’était du solfège très classique, donc ce que tout le monde a dû faire et ce que tout le monde appelle « le truc chiant ». Mais en ayant eu Tony Lardais en solfège et aussi en pratique collective, il a su m’amener ce côté un peu fun du coup et pas « j’y vais à reculons ». Mais maintenant quand j’ai des élèves qui viennent et qui disent : « Ah non, le solfège je n’ai pas du tout envie d’en faire.

– Pourquoi ?
– Il y a tout le monde qui dit que c’est relou ».

Ça ne veut rien dire. Et puis les ¾ des gens n’en n’ont pas fait comme moi j’en ai fait par exemple. Il y a plein de trucs qui sont hyper intéressants. Du moment qu’on veut découvrir entièrement la musique.

Romain : C’est vrai qu’arrivé à certain stade, ça manque de ne pas en avoir fait. Quand j’achetais des bouquins pour essayer des trucs, je ne comprenais pas sur les enchaînements. Et puis en lisant le livre tu dis ah oui…

Jillian : C’est un peu comme plein de choses, le début est fastidieux, mais la suite est bien.

Antoine : Et si toi tu devais enseigner le solfège, comment tu devrais l’aborder en fait ?

Jillian : J’en fait de toute façon. Pendant les cours de guitare à Limoges, on ne présente pas de cours purs et durs de solfège. C’est pendant le cours particulier de guitare qu’on le fait aussi. Donc je l’aborde simplement et ludiquement on va dire. On présente une corde. Un corde c’est 3 notes, et on explique que c’est dans l’ordre si tu montes sur la corde, tu montes dans la gamme. Généralement tu leur dis gamme, tout de suite ça ne comprend rien. Tu dis l’ordre des notes c’est quoi ? « Ah ben, Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do. » Voilà, donc mi, fa, sol, c’est dans l’ordre aussi. On passe à la deuxième corde, etc. Ça c’est pour les cours avec la guitare. Après tout dépend du niveau de l’élève aussi. Mais j’essayerai de le ramener… Je ne sais pas si tu connais la théorie des Balls, la web série. Il dit qu’il faut faire vibrer les choses dans le même plan que nous. Et c’est un peu l’idée. Le solfège classique ça ne m’a pas plu et ça ne plait plus beaucoup parce que les gens bah…

Antoine : C’est l’école après l’école quoi…

Jillian : Voilà, c’est ça. Par contre ce qui m’a plu dans les cours de Tony, c’est : Ah ben tu vois, on a un renversement… Bon, je te fais écouter Noir Désir. Ah ouais c’est cool. Parce que j’aime bien Noir Désir par exemple.

Antoine : Mettre en pratique directement la théorie quoi…

Jillian : C’est ça. Faire vibrer l’élément en même temps que nous au même plan. C’est comme ça que j’aborderais les cours je pense.

Antoine : Pour la guitare c’est une bonne méthode. Pour le piano, je prends le piano parce que je suis pianiste et je ne joue qu’au piano. Mais c’est juste qu’il faut une grosse base de solfège pour pouvoir déjà juste commencer à regarder une partition et déchiffrer.

Jillian : Et c’est là, l’univers qu’il y a aussi entre le piano et la guitare par exemple. C’est que le piano, ce qui est je trouve ultra bien, c’est qu’on a cette réflexion permanente sur, j’ai joué un Sol Majeur 7 par exemple, qu’est-ce qu’il y a comme note ? Alors que moi tu me dis, je joue un Sol Majeur 7, la position elle est la même partout. Alors qu’au piano, c’est aussi mécanique, mais il y a quand même cette réflexion un peu position.

Antoine : C’est vrai que quand tu joues d’un sol 7e à un sol# 7e, sur la guitare c’est juste une case, mais sur le piano, il faut tout décaler.

Jillian : C’est ça ouais.

Romain : Ce n’est pas si chiant que ça en fait.

Antoine : Ce n’est pas si chiant, à condition de s’intéresser vraiment à ce que c’est plutôt que de faire ça, apprendre bêtement, de mettre directement en pratique.

Romain : Si on ne connaît pas les notes, au final, on ne connaît jamais vraiment son instrument, on ne sait jamais ce qu’on fait. Pourquoi ton Fa, il est à tel endroit ? Pourquoi quand tu fais ton accord de Sol tu mets ton doigt dans cette position. Si tu n’as pas eu un minimum tu ne comprendras jamais pourquoi.

Jillian : Ouais. J’avais un prof qui me disait ça. C’est aussi la différence qu’il y avait entre plaisir et école. C’est qu’à l’école, moi ce qu’on le disait souvent, j’ai oublié la phrase… La compréhension n’est pas la clé de la réussite.

Romain : Bah si.

Jillian : Non, non. On te demande d’apprendre, pas de comprendre. Moi j’ai eu mon bac comme ça.

Antoine : Oui, parce qu’au bac, tout ne t’intéressait pas aussi.

Jillian : Oui. Bah moi, il n’y avait rien qui ne m’intéressait. En musique, il y a des élèves, des fois je vois qu’ils ne comprennent pas et je me dis bah, ce n’est pas cool. Ce n’est pas cool pour lui et je me dis juste, il faut que je fasse ça parce que je dois le faire. Et ça je n’aime pas. Rien qu’aujourd’hui du coup c’est… Il y a une élève qui m’a dit, je ne comprends pas. Alors que le truc est simple pour moi, mais du coup j’ai passé 10 minutes à lui expliquer pour qu’elle comprenne et pas qu’elle se dise la position d’un barré c’est ça et c’est tout. Et moi je n’aime pas ça. Donc, l’idée c’est ça que j’inculquerai.

Antoine : Très bien. Moi je suis un peu de ton avis en fait. On ne se revendique pas forcément excellent pédagogue mais lorsqu’on le fait, on voit que ça marche, du coup on continue et puis on voit que les gens ça les intéresse plus en fait.

Romain : Surtout dire à des gens : apprends, apprends, apprends. Si tu ne comprends pas, ce n’est pas grave, tant que tu me recraches ce que je veux, ça va. Bah non, ça ne marche pas. Ça va juste saouler.

Antoine : Ou alors au bout d’un moment il faut lui expliquer si jamais les enfants sont petits tout ça. Au début, quand on t’apprend l’ordre des dièses et des bémols, on va pas t’expliquer le cycle des quintes, tout ça. C’est pour ça qu’il y a des trucs des fois, il faut essayer de comprendre comment ça fonctionne. Au moins les premiers dièses, les bémols, comprendre.

Jillian : Ouais c’est ça. Amener petit à petit. De toutes façons c’est des cours de 30 minutes. Je le fais avec des élèves de 45 ans. Ils me font : « Ouais, moi je veux que tu me donnes tout.
– Bah d’accord allez c’est parti, alors tonique – tierce – quinte, la tierce c’est ce qui fait mineur majeur
– Ok… »

Antoine : Et pour les élèves du coup qui sont plus âgés effectivement, tu donnes toujours une demi-heure ou plus ?

Jillian : Ça n’a rien à voir avec l’âge. 30 minutes c’est bien parce qu’on a le temps de dire assez de choses et pas trop. Parce que plus tu en dis, plus il faut retenir. Il y a cette théorie qui dit, le cerveau ne peut pas se concentrer 30 minutes d’affilées. Moi je suis sûr que c’est vrai parce que le mien, il n’arrive pas à se concentrer plus de 2 minutes. Mais je vois des élèves, surtout les jeunes c’est vrai, même les plus âgés, si je leur fais 30 minutes non-stop, à la fin ils ont mal au crâne où ils décrochent à un moment. Tu leur parles, tu leur parles et tu regardes dans les yeux, tu vois que c’est absorbées les paroles et puis après : attends, tu as dit quoi il y a 5 minutes ?

Antoine : Si je te fais un petit plan des cours que je donne : moi je n’ai que des pianistes, effectivement j’avais un guitariste mais au final du coup, il est parti, je n’ai que des pianistes. Et ce que je fais c’est que je passe un petit quart d’heure juste en entraînement de solfège, lecture de notes, lecture de sol, fa et lecture de rythme. Si il y a une petite leçon qui va avec une petite notion genre, gamme, les intervalles, les armures. Ça ne va pas à plus de 15 minutes. Et après le reste du temps, je dure environ une demi-heure au piano entre l’entraînement des gammes, plus le petit morceau qu’on a fait ensemble. Et plus le temps de parole, ça fait bien une heure au final. Donc moi je prends plus le temps de faire ça posé. En toute objectivité, qu’est-ce que tu en penserais toi par exemple ? Est-ce que tu dirais non c’est beaucoup trop ou alors…

Jillian : Ben là, tout dépend de l’âge je pense aussi.

Antoine : Ouais, voilà tout dépend de l’âge. Effectivement, moi je donne des cours de 30 minutes aux petits et jusqu’à une heure pour les plus grands après.

Jillian : Un adulte, même si le cerveau ne se concentre pas une heure… Déjà comme tu l’as dit, il y a le temps de parole et il y a aussi le fait que tu changes de matière. Parce que même si on reste dans la musique, ça change de matière. On fait du rythme et de la compréhension harmonique on va dire, de la compréhension de la musique en générale. Et après tu fais le morceau je suppose, et tout ce qui mélodie.

Antoine : Voilà c’est ça le piano en lui-même.

Jillian : Bah ouais voilà, c’est ça. Donc, moi je pense que c’est bien.

Antoine : Enfin, après bien ou pas, je ne sais pas effectivement mais il y a plusieurs méthodes pour enseigner. Il y en a souvent qui disent : Ah non, il n’y a qu’une méthode pour enseigner…

Jillian : Non, mais je déteste ça déjà… J’en ai déjà rencontré, première fois que je l’ai vu, ça s’est très mal passé en fait. Je n’ai rien dit, et puis comme j’ai une grande gueule, bah il y a un moment où c’est sorti quoi. Et ça ne s’est pas mal passé mais, c’était tendu. Maintenant ça va mieux, parce qu’on a tous les deux fait un pas, etc. Mais c’est vrai que moi je prends les choses telles qu’elles sont et assez directes. Je prends au premier degré, sauf si je vois que c’est de l’humour mais je prends vite au premier degré. C’est vrai que si tu me dis : ouais mais ta méthode c’est de la merde, je ne vais pas dire « On va voir ton taux de réussite par rapport au mien. » Parce que moi mon taux de réussite en 3 ans, il n’est pas hyper, hyper élevé. Mais je vois que mes élèves ils reviennent et ils n’y vont pas à reculons.

Antoine : C’est ça. Et ils travaillent chez eux parce qu’ils aiment bien ça aussi.

Jillian : La plupart du temps ouais. A part ceux qui ne sont pas motivés mais… Il y en a toujours un ou deux mais… Ouais c’est vrai que la manière de dire « Cette méthode c’est nul, il faut faire comme ça. » Non, ça ne marche pas. Moi j’ai des potes qui ont appris à faire du vélo sans les petites roues.

Antoine : Directement.

Jillian : Bah voilà. C’est pareil, il n’y a pas une méthode.

Romain : Et puis, les graviers ça forge.

Antoine : C’est clair ouais. Bon du coup, Valentin, si on se concentre plus sur toi en tant que prof de batterie. Alors, la batterie n’a rien à voir avec le piano, guitare, mais ça peut quand même être intéressant.

Valentin : Exactement. Justement il faut quand même un peu avoir aussi des bases en rythme, en notes. On n’a pas grand-chose à faire des notes sur le coup, on est beaucoup plus centré sur le rythme. Donc, du coup il faut quand même apprendre à l’élève qu’est-ce que c’est qu’une noire, qu’est-ce que croche, etc.

Antoine : C’est quoi une croche ?

Valentin : Qu’est-ce que c’est une croche ? Une croche c’est la moitié d’une noire.

Antoine : C’est quoi une noire ?

Valentin : C’est un temps…

Antoine : Ça va être très long !

Valentin : Ça va être long, on ne va pas faire un cours de solfège. Mais par exemple pour les élèves, ce que j’essaye de faire au premier cours, c’est que j’essaye déjà de leur apprendre à tous ceux qui débutent, le même rythme. Le rythme que tous les batteurs ont appris. Et il y en a qui y arrivent assez vite, et d’autres beaucoup moins. Et donc, à ceux qui vont y arriver beaucoup moins, on va y aller par tâtonnement, je vais leur expliquer comment ça marche un peu plus en profondeur. Et si vraiment ils n’y arrivent pas justement, on va vraiment commencer à revoir les bases en solfège. Du coup je vais commencer à être un peu plus dans du solfège juste pour ces bases-là. Pour ceux qui vont un peu plus vite, là on va commencer à voir un peu plus de rythme.

Antoine : D’accord. Comment se déroule un cours de batterie pour toi comme tu l’enseignes ? Est-ce que c’est différent d’un cours de guitare, d’un cours de piano ?

Valentin : On ne va pas vraiment faire de la lecture de note, on va plutôt revoir un peu les rythmes que l’on a vu la semaine précédente ou les morceaux, s’il y en a qui ont des morceaux. Déjà il faut qu’ils prennent le temps de s’installer, ça prend un petit temps parce que chaque batteur a une corpulence ou une taille différente, il faut qu’ils soient à l’aise. Il y en a qui sont droitiers, il y en a qui sont gauchers, donc il faut inverser le sens de la batterie. Ça, ça prend déjà un petit peu de temps dans le cours. Et après, il y en a qui ont plus bossé que d’autres, ceux qui ont plus bossé, la chose qu’ils avaient à voir, ça va aller beaucoup plus vite, donc on va commencer sur quelque chose de différent, un nouveau rythme, un nouveau morceau. Et ceux qui n’ont pas travaillé, on repasse dessus, on rabâche un petit peu. Si au bout de 3 mois, on est toujours au même rythme, je vais commencer un petit peu… Voilà, c’est un peu la même chose en guitare. C’est similaire finalement.

Antoine : Ouais un petit peu d’accord effectivement. Alors toi du coup tu as ton école à toi ou c’est dans la même structure ?

Valentin : C’est la même structure. A l’EML.

Antoine : D’accord. C’est musique actuelle…

Valentin : Musique actuelle ouais.

Antoine : Prof de basse aussi du coup ?

Valentin : Il y a une prof de basse. Deux profs de guitare, un prof de saxophone et il y a un autre prof de batterie en plus. C’est ça ?

Jillian : Ouais.

Valentin : Il y a 2 profs de batterie à l’EML. Moi j’ai la plupart des élèves et il y a un deuxième qui prend les élèves qui restent le jeudi. Bref pendant les jours où je ne suis pas là, il a quelques élèves.

Antoine : C’est un petit peu comme à Nancy, la MAI du coup.

Valentin : Moins prestigieux mais oui. On n’en est pas là mais dans cette école il y a quand même eu des masterclass avec notamment des gens comme Kevin Reveyrand, Francis Arnaud, qui sont des gens… Des musiciens qui ont tourné avec Aznavour, des gros musiciens quoi. Donc je suis à l’EML depuis cette année.

Antoine : Ok, c’est tout récent. Du coup on t’a un peu délaissé Timothée. Parce que tu n’es QUE bassiste… Oula, je vais me faire des ennemis…

Timothée : Eh ouais, malheureusement je ne suis que bassiste et en plus je ne suis même pas prof.

Antoine : C’est intéressant la basse. C’est un peu comme la guitare de toutes façons, l’apprentissage de la basse. Toi tu as appris comment en fait ?

Timothée : Je suis le mec qui a appris tout seul. J’ai appris comme ça, parce qu’un jour je me suis dit « Tiens je vais faire de la batterie ou de la basse, je ne sais pas trop. » J’ai vu le prix d’une batterie, j’ai dit bon, je vais faire de la basse alors. Et voilà comment ça a commencé quoi.

Antoine : Tu t’es mis du coté rythmique plutôt que…

Timothée : Ouais clairement je me suis positionné tout de suite sur le côté rythmique d’abord. Entre les deux, j’ai préféré tout de suite la basse. Et au final j’ai appris vraiment à l’ancienne. Genre j’ai pris un morceau et je me suis dit : « Tiens, ça sonne comment… » Et j’ai réussi à le retrouver vite fait sur la basse. Voilà, comme tous les gars qui ont appris tout seul dans leur coin, ça a fait son petit chemin. Après du coup, je ne peux pas dire que je suis prof de basse, je ne peux pas avoir la prétention de dire que je vais apprendre quelque chose à quelqu’un.

Antoine : Tu t’en sentirais capable, après ?

Timothée : À un moment donné, j’ai essayé, il y a un an ou deux je me suis dit « Pourquoi pas effectivement. » J’en avais même parlé à Jillian et Valentin, je leur avais demandé si on ne pouvait pas me trouver des cours.

Valentin : J’ai dit non.

Timothée : Ouais, toi tu pensais déjà que ce n’était pas une bonne idée et tu as bien eu raison.

Jillian : Ceci dit, Tim ne sera jamais un grand bassiste à mon avis. S’il reste comme il est, il ne le sera jamais. Par contre, je lui ai proposé dans l’école que je veux faire, sous les 10 ans à venir, si il y a des gens intéressés, de faire des cours de MAO parce que, c’est lui qui fait tous nos samples, il en fait trop, c’est relou parce qu’ils sont beaux. Et du coup il le prend mal des fois quand on lui dit de tout supprimer et de n’en laisser qu’un sur six. Par contre les samples qu’il produit, et puis même les enregistrements qu’il nous fait, et les compo, il compose très bien aussi…

Antoine : Tu as une grosse base solfège du coup alors !

Jillian : Ah non, il a tout appris tout seul quoi.

Timothée : Ouais non. Dans les débuts de Desert Dew avec un gars qui malheureusement n’est plus là, j’ai appris le solfège avec lui qui, lui avait plus les bases… Enfin bref, moi je dis ça parce qu’au final quand je les entends parler de tout et n’importe quoi concernant le solfège, je ne comprends pas 50 % des trucs. J’ai principalement les bases dans tout ce qui va être la mesure, la noire, la croche, etc. Mais c’est vrai que quand ils commencent à parler de je ne sais trop quelle gamme ou cycle de machin, là je suis perdu. Vraiment, j’ai tout appris sur le tas.

Antoine : La question ça serait, est-ce que tu te sentiras capable effectivement en ayant une petite formation solfège, mais vraiment sur les bases qu’ils pourraient t’apprendre en plus (s’ils avaient le temps pour ça par exemple), que tu développes au moins les bases, que tu saches de quoi on parle quand on parle de gamme, d’intervalle… Est-ce que tu te sentirais capable de devenir prof de musique au moins pour les débutants ?

Timothée : Je ne sais pas si je pourrais dire que je suis capable de faire apprendre quelque chose aux gens ou même de le faire comprendre. Parce que je ne sais pas si j’ai vraiment cette capacité à expliquer clairement, comment procéder sur certains points. Du coup, c’est pour ça que je me dis que je ne sais pas si un jour j’arriverai à être professeur de quelque chose, qu’importe la matière. Mais c’est vrai qu’après voilà, comme a dit Jillian, je fais tous les samples du groupe, je fais tous les enregistrements actuellement, bien sûr je suis loin d’être le meilleur, et c’est pour ça que peut-être un jour ça va passer sur un autre studio et que ça ne sera plus moi qui sera en charge de ça. Mais pour le coup, tout le savoir que j’ai pu accumuler, si je peux appeler ça du savoir, vu que je l’ai eu de manière autodidacte, je n’ai pas vraiment de discours à tenir derrière, je n’ai pas de truc préparé quoi. Clairement pour expliquer tout ça, c’est un peu…

Antoine : Tu ne saurais pas par quel bout t’y prendre aussi ?

Timothée : Déjà. Parce que je n’y ai pas franchement réfléchi au final. Comme j’ai avancé à tatillon vraiment comme ça, à découvrir une petite étape par-là : « Ah ouais c’est génial, comment on peut mixer la guitare, finalement la basse elle n’est pas mal… » En fait je ne sais même pas par quoi commencer.

Romain : Quand on t’enseigne tu as toujours le plan, tu sais où aller.

Timothée : J’avais lu vite fait un bouquin que Romain avait acheté pour du mastering d’enregistrement, etc. Le sommaire il est comme ça. Et moi je me dis, j’ai appris un tout petit peu de tout ça chaque fois. Et jamais je n’ai pensé à un ordre comme ça quoi. C’est vraiment là que je me démarque un peu du reste du groupe. On a un peu ça en commun avec Romain quand même, c’est que je suis vraiment la partie autodidacte du groupe, tandis qu’eux ils sont la partie où ils ont voulu apprendre par eux-mêmes, pousser leurs limites, etc.

Antoine : Et, est-ce que vous, vous êtes dit « Un jour, je deviendrai prof de musique. » ?

Jillian : Oui.

Antoine : Ah vraiment !

Jillian : Oui. À 10 ans.

Antoine : À 10 ans déjà ?

Jillian : Ouais, déjà à 10 ans. En 6e j’étais là : « **tain, comment je suis nul en maths, du coup je vais être prof de guitare. Même si je suis nul en guitare. » Du coup j’ai un peu augmenté. Je suis toujours nul mais je suis prof quoi.

Antoine : Parce que tu as appris la guitare, tu as appris tout le solfège qui va avec, et en apprenant ça, après, tu as pu toi-même te faire ta propre méthode ou la réutiliser.

Jillian : Ma méthode je ne l’ai pas encore faite parce que, en solfège déjà, je ne sens pas encore de me présenter en fait. Quand tu présentes ta méthode, c’est un peu un ouvrage sur toi. Et ça prouve aussi ce que tu penses, comment tu vas enseigner et tout. Et du coup, je sais que Tony l’a fait et quand je l’ai vu j’ai fait : « Waouh c’est beau ! C’est bien écrit et tout. » Alors Jillian ça donne quoi ? D’accord, il y a une faute à chaque mot, le mec il a voulu dire un truc, on ne comprend rien. En fait, orale je préfère parce que, au moins je sais que l’idée en face n’est pas mal perçue parce que je lui demande 50 fois s’il a compris et de me répéter ce que j’ai dit. Je cherche s’il a bien compris quoi.

Antoine : D’accord. Mais de toutes façon au début t’as peut-être galéré un peu forcément.

Jillian : Ouais forcément.

Antoine : On s’y fait rapidement moi je trouve.

Jillian : Ouais. Là c’est cette année que j’ai commencé les pratiques collectives. Bon bah, déjà tu passes de un à 3, voire plus, d’élèves. On peut monter jusqu’à 7 des fois. Lui (Valentin) je sais qu’il en a 5.

Valentin : Pas du tout, j’en ai que 3.

Jillian : Ah bon ! Donc, moi j’en ai 3 aussi. Tout dépend de l’âge et du nombre. Mais à Limoges ça se passe relativement bien parce qu’ils sont calmes et qu’ils sont un peu plus vieux quoi. A Couseix, ils sont un peu plus jeunes, ils sortent du collège, ils sont plus excités et tout. C’est vite difficile à cadrer. Mon premier cours, c’étaient les collégiens et tout, je me suis dit c’est bon, je les connais, je les ai déjà vus aux auditions, mais pas en cours. C’est compliqué au début, ça met un stress en plus. Deuxième session, tu te dis bon, tu sais à quoi t’attendre, troisième session tu te dis bof, je sais à quoi m’attendre, quatrième session tu fais bah allez ! Puis après ça devient une routine. Ça se met bien en place.

Antoine : Ok. Bon bah on est presque sur la fin. Une toute petite dernière question : Tu me disais que tu avais une expérience en MAO, en composition, est-ce qu’il y en a d’autres qui en ont ou même…

Romain : Je commence un peu là à mieux comprendre. J’ai voulu essayer au début, ce n’était pas folichon. Là j’ai refait des tests pas mal chez moi, je m’entraîne beaucoup à la maison tout seul. Je m’enregistre, je passe des trucs, je mets des claviers, je mets des nappes. On se rend vite compte quand même que c’est lourd. Il faut s’entraîner. Après en effet je pense qu’on prend vite les réflexes par contre. Tim m’a montré certaines façons de faire que j’ai refait, que je ne faisais pas. Et en effet, ça marche bien.

Timothée : Le problème avec la MAO, c’est surtout de savoir repérer les mauvaises habitudes qu’on prend. Ça c’est peut-être la ligne principale. C’est vraiment un truc difficile pour le mixage déjà pour trouver le savoir par exemple sur Internet. Alors là, incroyablement dur. À chaque fois on tombe sur la chaîne où ça va coûter tant d’euros par mois parce que c’est un gars qui se rémunère dessus, forcément il faut qu’il se fasse sa paye. Un autre coup ça va être un gars qui va dire « Moi, je ne me fais pas payer, par contre, je sais tout. » Du coup, vu qu’il sait tout, il ne sait rien au final. Et le truc c’est qu’au final, on ne sait vraiment pas qui prêche le vrai qui prêche le faux.

Romain : Ce que je fais là actuellement pour essayer d’équilibrer les sons correctement, c’est que sur le Main, je mets zéro limiteur. C’est-à-dire que quand je mixe mon truc, ça doit sortir propre à la fin, sans qu’il n’y ait aucun limiteur sur aucune piste. Tout équilibrer correctement qu’il n’y ait aucun pic, rien du tout. C’est des petits trucs comme ça que je m’amuse à faire, je me lance des petits défis.

Jillian : Après, ce que je m’amuse à faire, c’est d’appeler un vrai studio.

Antoine : Et à travailler pour le payer.

Romain : La batterie ça va être obligé de passer par un studio par exemple. Parce que là, si on faisait un autre style de rock peut-être que ça pourrait passer, mais…

Timothée : Même de basse, c’est un instrument qui demande… Il y a une telle plage dynamique, ça peut tellement partir de 2 décibels de puissance jusqu’à un truc qui tape les 130.

Romain : Les micros en soit, ça coûte une fortune. Les bons micros, si on veut quelque chose de bien, pour avoir un son propre, déjà ça coûte cher, ensuite si tu veux la bonne ambiance pour ta batterie, une room qui soit correcte, là aussi c’est pareil, il faut la faire quoi. Et tu ne peux pas faire ça dans ton salon.

Timothée : Si, il faut appeler un acousticien.

Romain : Ouais, bon je pense que si on débarque avec les batteries dans le salon de chacun, je pense que…

Antoine : Vous, tout ça, ça vous a apporté quoi pour le groupe, toutes ces expériences que vous avez ? Est-ce que vous avez vraiment trouvé une utilité pour le mettre au profit du groupe ?

Jillian : Oui.

Valentin : Déjà ça nous a beaucoup formé justement, que ce soit les cours à donner, que ce soit les cours qu’on a pris, tous les cours qu’on a pu avoir, déjà pour ce groupe Desert Dew on a pu apprendre de nos erreurs un petit peu, même si on en fait encore beaucoup, il ne faut pas se le cacher. Mais du coup, on arrive sur un projet un peu plus mâture justement grâce à un peu tout ce qu’on a eu comme formation.

Timothée : C’est un peu ça la force de Desert Dew actuellement, c’est qu’au final dans les quatre membres ça n’est pas le premier projet de quelqu’un. Et on a tous un peu de recul par rapport à ça.

Romain : Le son, les amplis, je sais que ce sont eux qui me passionnent ça par exemple…

Jillian : Moi pas.

Romain : C’est vrai que du coup, pourquoi utiliser tel ampli, et pas un autre, pourquoi conjuguer les sons comme ça, le matériel, comment on va faire…

Jillian : Pour conclure, je pense que l’expérience et les connaissances de chacun… Par exemple moi, je sais les techniques guitaristiques, et de basse parce qu’il (Timothée) joue au médiator. L’alterné, parce que, déjà, les deux-là (Valentin et Romain) c’est des bourrins. Si, si t’es un bourrin. Il ne joue pas fort, mais si par exemple il y a un rythme qui fait « pa pa papapa », il va faire « pa pa paPAPAPA ». Un truc comme il le sent, mais en bougeant plus. Et moi je peux leur amener ces corrections. Tim plus sur la batterie, Romain plus sur la guitare niveau son. Romain, il connaît beaucoup sur le son, il a un avis des fois trop tranché et surtout tout le temps. Du coup ça me permet aussi d’avoir un aiguillage. La batterie, bon bah quand on jouait… moi j’écoute… c’est une batterie quoi. Ce n’est pas du tout pro, lui (Valentin) il ne savait pas la régler, Tim il a fait son… Il est passé par derrière, il lui a fait dans le dos quoi.

Valentin : Il m’a conseillé sur les réglages.

Jillian : Ah non, il te l’a fait ! Il le lui a fait sans le lui dire. Après il a re-réglé. Là on arrive à un truc plutôt correct quoi.

Romain : Je pense d’ailleurs que tout le monde est audible dans le groupe actuellement.

Antoine : Et comme ce n’est pas votre première expérience, vous serez d’accord avec moi que si maintenant on vous disait qu’il n’y a plus de groupe et vous jouez de la musique tout seul, ce serait « Non ».

Timothée : Ah ouais non, moi la musique sans groupe… ça dépend en fait. Dans mon cas, je sais que j’ai commencé tout seul…

Romain : C’est que tu ne peux pas envisager la guitare comme un instrument seul.

Jillian : Même si je jouais tout seul…

Antoine : De n’avoir aucun groupe tout ça, de ne pas rencontrer d’autres musiciens et tout, est-ce que tu serais à l’aise avec ça ?

Jillian : Non, ça serait chiant. En fait, là tout de suite, je me dis « Ah ouais, je peux bosser ce que je veux, faire ce que je veux… », mais en fait au bout de deux semaines ça me manque de ne plus jouer. Même déjà au bout d’une semaine, je fais « Ah déjà je suis trop content de vous voir les gars ! »

Valentin : L’essence même de la musique déjà c’est le partage avec les autres. Pour moi c’est inconcevable de jouer tout seul dans sa chambre.

Antoine : S’il y avait un mot de la fin à dire ?

Jillian : Brest.

Romain : Brest c’est bien je trouve.

Antoine : Bah voilà.

[…]

Antoine : On peut vous retrouver où du coup ?

Jillian : Facebook, Instagram, SoundCloud, YouTube…

Romain : Ouais, sur Facebook, ça nous fait toujours plaisir de voir qu’il y a un peu de monde qui suit éventuellement ce qui se passe… YouTube bientôt du coup. Insta on met quelques trucs, la vie du groupe en répètes, quand on part en concerts…

Antoine : Merci les gars !

   Merci à tous d’avoir regardé cette vidéo ! La prochaine fois, je vous proposerai une interview sur mon ancien professeur de piano au Conservatoire… 😉

À bientôt pour une prochaine vidéo et pour un prochain article sur le blog ! Ciao les zikos 😉

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

3 Principes Pour Devenir Professeur De Musique

3 Principes Pour Devenir Professeur De Musique

DEVENIR PROFESSEUR DE MUSIQUE 👨‍🏫

 

   Bonjour les zikos et bienvenue dans ce nouvel article traitant du thème « Devenir Professeur de Musique » ! 🙂

   Aujourd’hui, je vous parle de moi… Pour changer… 😅… Mais aussi de mon métier de professeur de musique ! Alors, je vois déjà certains profs qui sont en train de se dire :

« Aaaah, qu’est-ce qu’il va encore nous sortir comme **** aujourd’hui ? »

« Aaaah, qu’est-ce qu’il va encore nous sortir comme **** aujourd’hui ? »

   Et pourtant, dans cet article, je vais développer pour vous les 3 grands principes qui m’ont permis de devenir professeur de musique à mon compte et d’arriver à avoir plus d’une trentaine de demandes d’inscription en l’espace d’un an et demi ! C’est énorme, puisque pour ne pas être submergé de travail et gagner correctement sa vie (au minimum 1800€ net par mois en province, cotisations entrepreneuriales, impôts et investissement matériel nécessaire compris), il vous faut travailler au minimum 4h par jour, alors que la plupart des gens travaillent au minimum 6h par jour et certains beaucoup plus, pour des salaires moins gratifiants

   Les conseils que je vais donc vous apporter sont donc pour moi très importants, bien qu’il ne suffise pas simplement que de 3 conseils pour monter correctement son école de musique… sinon ça serait trop simple ! 😉

   N’hésitez donc pas à donner votre avis dans les commentaires et à indiquer sur quels principes vous misez, vous, avant tout, pour développer votre école de musique. 🙂

   Cet article a été écrit dans le cadre des événements interblogueurs « 3 principes essentiels pour réussir dans votre domaine » et « J’adore mon job, je vous dis comment j’y suis parvenu ! » organisés par Antonin du blog Apprendre À Investir, blog pour faire ses premiers pas dans l’investissement en bourse et Anne-Claire du blog Bouge Ta Vie Pro, qui vous invite à réenchanter votre vie professionnelle. J’ai d’ailleurs particulièrement apprécié les articles : « 3 déclics qui ont changé ma vie professionnelle. » et « Investir de façon socialement responsable ». 😉

I. DEVENIR UN PROF DE MUSIQUE COMPÉTENT

   Tout d’abord, pour devenir professeur de musique, c’est bien normal, il vous faut être compétent dans votre domaine…

« Non, sans blague ? »

« Non, sans blague ? »

   Si si, j’vous jure ! 😮 … 😉

   Sérieusement, bien sûr qu’il faut savoir de quoi vous parlez avant de donner des cours. Si vous avez besoin d’un électricien pour votre maison, vous ne vous attendez pas à ce qu’il vous demande la différence entre un fusible et un domino ! Bon, eh bien, c’est le même principe. Mais ça, vous vous en doutez bien ! 😁

   Maintenant, il faut savoir que personne ne sait TOUT en musique. Et pourtant, ce n’est pas ce qui empêche énormément de personnes à vouloir devenir professeur de musique à leur compte ! Personnellement, il y a des domaines musicaux que je maîtrise bien moins que les autres et certains que je n’ai jamais pratiqué, comme la composition orchestrale par exemple !

   Alors, il est sûrement vrai que je pourrai sans doute faire des miracles – par rapport à ce que je crois être 😂– grâce à toutes les connaissances que j’ai accumulées au fil du temps, mais c’est un domaine que je n’ai jamais exploré. En effet, il faut écouter énormément de musique classique pour mesurer l’enjeu d’une composition orchestrale, notamment pour le cinéma, et pouvoir écouter concrètement le rendu de la composition après l’écriture. Or, pour le Rock ou le piano, je n’ai aucun souci pour le jouer après l’avoir écrit, mais pour écouter un rendu de musique classique avec 10 familles d’instruments, il faudra que mon logiciel ne plante pas sous le poids de toutes les pistes audio utilisées, que je sache comment écrire les partitions note par note sur le logiciel avec les différents instruments virtuels et que je comprenne comment les « humaniser » pour donner toute l’ampleur orchestrale recherchée !

Il en faut des choses pour devenir professeur de musique !

   En soit, quand on a l’habitude de faire de la MAO, ce n’est pas trop un souci, mais cela demande un temps considérable au début, temps que je n’ai pour le moment pas le luxe de m’offrir. 🙂

   Bon mais, si je vous dis tout ça, c’est parce qu’il faut savoir fixer à l’avance ce que l’on se DOIT de connaître pour pouvoir l’enseigner mais de ne pas attendre indéfiniment pour se lancer !

   D’ailleurs, pour pouvoir connaître un maximum de choses à enseigner, je vous invite à faire un point sur vos connaissances théoriques et à télécharger mon guide complet sur les Bases de la Musique au Piano et à la Guitare qui vous résumera de façon détaillée, illustrée et avec des exemples concrets tout ce qu’il vous faut connaître pour être un meilleur musicien ! 😉

   Pour repartir sur un exemple personnel – rapide, cette fois, je vous le promet…, j’ai dû apprendre à me servir de tous types de matériel audio et vidéo lorsque j’étais au BTS Audiovisuel, de faire des grilles d’affectation incompréhensibles, d’assimiler une très grande dose d’informations théoriques et pratiques, tout ça pour utiliser du matériel qui ira, au final, capter des sons pour les retransmettre sur un quelconque support !

   C’est très vulgairement résumé, mais lorsque je suis rentré à France Bleu, je me suis rendu compte qu’un simple bachelier sans aucune connaissance du son pouvait tout à fait faire de la réalisation d’antenne et arriver à faire du mixage de type « radio » sans trop se prendre la tête ! D’ailleurs, aujourd’hui, le BTS Audiovisuel Son est obligatoire pour rentrer à Radio France alors qu’il ne l’était pas il y a de cela 20 ans !

   Voilà, tout ça pour vous dire que l’on peut avoir fait des études à rallonge avec des diplômes à n’en plus savoir quoi faire mais que, si l’on ne lance pas à un moment ou à un autre dans la pratique, on n’arrivera jamais à être compétent !

   Ainsi, pour être un bon professeur de musique, il vous faut connaître avant toute chose toutes les notions de solfège et avoir pratiqué votre instrument au moins plusieurs années pour rester crédible auprès de vos élèves. 🙂

   La meilleure solution pour développer vos capacités d’instrumentistes, c’est de prendre avant toute chose des cours avec  un professeur si ce n’est pas déjà le cas. Du côté de la théorie, vous pouvez aisément vous former gratuitement avec tout ce que l’on peut trouver sur la toile !

 C’est d’ailleurs pour ça que je vous propose de télécharger gratuitement mon guide des Bases de la Musique au Piano et à la Guitare qui vous permettra de faire le point sur tout ce dont vous connaissez et tout ce qui vous manque dans votre théorie musicale. 😉

   Comme il s’agit de (grosses) bases, il y a des tas de sujets qui ne sont pas évoqués, tels les modes ou l’harmonie, mais croyez-moi, si vous avez des élèves qui viennent vous demander des cours pour débuter un instrument, vous êtes tranquille pendant un moment avec l’intégralité de ce livre. 😉

   En tout cas, quelque soit la façon dont vous vous formez, il vous faut bien entendu un certain seuil de compétence pour pouvoir l’enseigner aux autres, c’est évident. 🙂

Un point cependant sur la pédagogie utilisée :

   Vous pouvez appliquer la pédagogie que vous préférez ou celle que l’on vous a enseignée, mais si vous voulez vraiment devenir un professeur de musique moderne, il vous que vous vous orientiez sur ce que l’on appelle la Pédagogie Active, qui met en oeuvre, par exemple, la méthode Montessori.

   J’ai d’ailleurs écrit un article sur le sujet, bien que je ne maîtrise pas encore totalement toutes les notions et les pratiques de cette pédagogie… Du coup, je continue de pratiquer en donnant mes cours, je teste ce qui marche le mieux pour moi et je l’applique à d’autres élèves pour voir si j’arrive au même résultat. 🙂

   Si vous désirez donc en savoir davantage sur la façon dont j’organise mes cours et sur les techniques qui, pour moi, se sont avérées bénéfiques, alors je vous redirige vers cet article : « La Pédagogie Musicale Active ». Je précise une fois encore que je suis loin de tout connaître en pédagogie et que certains sont bien plus qualifiés que moi ! Mais cela peut vous donner d’ores et déjà un avant-goût. 😊 

II. DEVENIR UN PROFESSEUR DE MUSIQUE AU RELATIONNEL SOIGNÉ

   Le 2nd point important pour développer son école de musique et de savoir s’adapter à tous ses élèves, qu’ils soient de tous âges, de tous caractères et quelque soit leur demande. C’est pour ça qu’il faut, comme je vous l’ai dit dans le point précédent, savoir se fixer des limites de compétences au-delà desquelles vous savez que vous ne pourrez pas répondre favorablement à certaines demandes. 🙂

   Par exemple, si vous n’avez pas une oreille très développée pour pouvoir improviser ou retrouver des accords et des mélodies à l’oreille, je vous conseille de rester sur une approche assez « classique » en accompagnant simplement vos élèves vers une meilleure pratique de leur instrument via le biais des partitions, ce que la plupart des professeurs enseignent d’ailleurs à leurs élèves pour 90% d’entre eux.

   En effet, pour ma part, j’initie mes élèves les plus âgéset ceux qui sont en demande de pouvoir se débrouiller seuls le plus rapidement possible – à des exercices sur l’oreille relative à travers la reconnaissance d’accords et la mise en situation concrète des armures et des tonalités. 😉Mais bien sûr, beaucoup de professeurs ne le font pas, et ce n’est d’ailleurs pas pour cela que ce sont de mauvais professeurs, au contraire. 🙂

   En tout cas, quelque soit l’élève que vous avez en face de vous, vous devez savoir DÈS LE DÉBUT ce que vous pourrez lui apprendre et ce qu’il désire apprendre en venant prendre des cours avec vous. 😉

   Un cas assez récurrent que l’on rencontre chez les professeurs de guitare électrique est que certains d’entre eux enseignent du solfège à une dose assez intense à leurs élèves alors que ces derniers ne le désirent pas. D’ailleurs, on peut très facilement faire apprendre la guitare à n’importe qui sans utiliser AUCUNE notion théorique !

   Le tout, c’est d’incorporer progressivement au fil des cours une mise en théorie de ce que l’élève sait jouer, et non l’inverse comme au piano par exemple. 🙂Ainsi, il saura faire la différence entre une noire et une blanche au bout de quelques cours, mais ce n’est pas la priorité au tout début.

D’où un point très important :

   Donnez envie aux élèves de revenir prendre des cours chez vous ! Tout ce qu’ils cherchent, c’est de pouvoir jouer leurs morceaux préférés – même si ce sont des versions simplifiées – et de pouvoir s’amuser avec leur instrument plutôt que de croupir sous des tas de notions théoriques dont la moitié ne leur serviront pas avant plusieurs années dans leur carrière de guitaristes, voire jamais !

   S’adapter, c’est la clé. 😉

   De plus, chacun de vos élèves doit se sentir considéré. En effet, vous devez être sérieux dans votre statut de professeur de musique, mais n’oubliez pas que vous êtes là pour véhiculer votre passion avant tout et que la musique est faite pour développer des sentiments, contrairement aux cours scolaires de mathématiques ou de géographie… Même si certains aiment beaucoup expérimenter les équations à 2 inconnues (sans mauvais jeu de mot 😉)… Mais ça c’est un autre sujet. 😁

   Ne vous prenez donc pas la tête ! Préparez simplement votre cours à l’avance si vous n’êtes pas encore très expérimenté mais, avant toute chose, sachez rester vous-même et n’hésitez pas à considérer vos élèves comme des bonnes connaissancesdans une certaine mesure bien entendu… – qui viennent passer un moment plaisant et mettre de côté leurs problèmes quotidiens pour venir exprimer leurs émotions sur un instrument. Eh bien, mine de rien, ça fait autant de bien qu’une série de longueurs à la piscine. 😉Après, chacun son truc… 😂

 

   Si vous souhaitez d’ailleurs savoir comment être zen en tant que professeur de musique, je vous recommande de lire cet autre article. 🙂

III. DÉVELOPPER UN RÉSEAU QUAND ON VEUT DEVENIR PROFESSEUR DE MUSIQUE

   Enfin, pour pouvoir espérer vivre de sa passion en tant que professeur de musique, il est important de considérer cette activité comme une entreprise à part entière !

   Pour cela, il existe une recette un peu miracle que j’ai mis en œuvre à 2 reprises et qui, de façon assez magique, a fonctionné les 2 fois ! De plus, je sais que cette recette est utilisée par d’autres entrepreneurs et que ça leur a également été bénéfique, puisqu’aujourd’hui ils vivent entièrement de leur entreprise en s’étant, du coup, lancés de cette façon. 🙂

A. UN SITE INTERNET ACCROCHEUR

   Tout d’abord, vous devez créer un site internet qui vous servira de vitrine. Dessus, vous devez faire figurer les cours que vous pouvez proposer en fonction de la tranches d’âge, vos tarifs, une page de contact, des coordonnées, etc.

Et c’est le premier pilier sur lequel vous devez savoir vous créer une force !

Pourquoi ?

Pourquoi ?

   Eh bien, c’est simple. 😉Tapez « école de musique » suivi du nom de votre ville dans Google et sélectionnez entre 3 et 5 sites d’écoles qui se présentent à vous. Maintenant, comparez le design de chacun d’entre eux… Pas fameux, n’est-ce pas ? Je suis prêt à mettre ma main à couper que vous allez tomber sur des sites assez « vieillots », parfois trop colorés et trop enfantins, qui rappellent ce qui se faisait énormément il y a de cela une quinzaine d’années… Maintenant, comparez-les à ce site.

   Ouiii, c’est mon site ! 😀N’y voyez aucune vantardise, j’ai été totalement formé pour créer un site avec un tel design, donc je n’ai pas beaucoup de mérite. 😉Néanmoins, j’ai un nombre de visites plus conséquent tous les mois, et ça, c’est top ! 😃

   Je ne dis pas que ces écoles de musique n’ont aucun élève, bien au contraire ! 😁Mais le design est, aujourd’hui en 2019, une chose essentielle si l’on désire se différencier de la concurrence sur le Web – voire bientôt 2020, étant donné qu’on est déjà en décembre 2019… D’ailleurs, avez-vous fait votre liste au P… Bon je m’égare. 😁

   Les sites qui vendent des vêtements, de la technologie, des inventions innovantes ou des services très spécifiques pour des entreprises se doivent d’avoir un design impeccable afin d’augmenter leur rentabilité au maximum !

   Les sites qui vendent des vêtements, de la technologie, des inventions innovantes ou des services très spécifiques pour des entreprises se doivent d’avoir un design impeccable afin d’augmenter leur rentabilité au maximum !

   Mais la différence entre les entreprises qui sont représentées par ces sites et votre entreprise de professeur de musique, c’est que vous, vous n’aurez pas besoin d’appâter de nouveaux clients tous les jours ou toutes les semaines ! Bien sûr, certains élèves partiront sûrement, soit rapidement soit avec le temps, mais vous aurez eu tellement de demandes que les places seront vite remplacées, croyez-moi. 😉

   C’est pour cela que la plupart des sites des écoles de musique sur lesquels on peut tomber ne possèdent pas un design de fou. Peut-être sont-elles déjà toutes blindées en terme d’élèves et se moquent d’avoir de nouvelles inscriptions.

   Seulement, si vous souhaitez vous lancer et avoir vos premiers élèves rapidement, les gens auront plus tendance à vous appeler en premier lieu si votre site leur parle immédiatement ! De ce fait, vous obtiendrez beaucoup plus de visites par mois et cela boostera votre SEO (Search Engine Optimization) sur Google, appelé plus communément référencement naturel. 😉Et d’ailleurs, en parlant de ça…

B. DÉVELOPPER SON SEO

   Afin de vous placer sur la 1ère page de Google voire même en 1ère position devant vos concurrents, je vous conseille de travailler votre référencement naturel ! Pour cela, je vous recommande de visiter le site Wonder Wild Queen qui vous permettra d’apprendre tout ce qu’il faut savoir sur le SEO. 🙂

   Personnellement, quand j’ai créé mon site, je n’y connaissais rien en SEO et j’ai quand même pu avoir énormément de demandes de cours ! C’est pour ça que je n’ai pas retravaillé le référencement du site et que vous ne me trouverez sûrement pas sur la 1ère page de Google. 🙂(Alors que c’est le cas pour le blog depuis quelques mois 😉)

Recherche Google Enseigner La Musique

(Je suis en navigation privée, afin d’être totalement transparent avec vous ! 😁)

   Vous pouvez d’ailleurs vous créer un compte sur des plateformes comme Superprof ou Kelprof afin de vous rendrez visible sur d’autres terrains et ainsi recevoir d’autres demandes supplémentaires. 🙂

C. SAVOIR DEVENIR UN PROFESSEUR DE MUSIQUE RECOMMANDABLE

   Enfin, il vous faut être un bon professeur dès le tout début afin de marquer les esprits ! Du moins, il faut que les gens qui se baladent sur Google à la recherche de cours de musique le sachent… 😉Pour cela, il n’existe qu’un seul moyen : vous devez recevoir, sur votre site, des retours positifs d’anciens élèves et des avis sur vos capacités à donner des cours de musique !

   Mais, vous devez vous dire :

« D’accord, t’es bien gentil, mais comment peut-on recevoir des avis alors qu’on n’a jamais donné de cours ?! »

« D’accord, t’es bien gentil, mais comment peut-on recevoir des avis alors qu’on n’a jamais donné de cours ?! »

   Eh bien, il vous suffit simplement de préparer un cours d’initiation allant de 30min à 1h que vous proposerez gratuitement à une dizaine de vos amis et qui ont toujours souhaité jouer de la musique mais qui, comme 70% des gens, n’ont jamais eu le temps ou les moyens de s’y mettre…

   Et grâce à ça, vous allez pouvoir satisfaire leur curiosité, leur donner éventuellement l’envie de prendre des cours – mais bon, ça c’est bonus, ça ne m’est arrivé personnellement que pour une personne qui, au bout de quelques cours, n’a pas continué 😁– et pouvoir récolter leurs avis sur votre site Web ! Soyez transparent : dites-leur bien que c’est pour cette cause-là que vous leur offrez un cours. Si ce sont des personnes un minimum bienveillantes, il ne devrait pas y avoir de souci. 😉

   Ainsi, vous pouvez intégrer ces différents avis sur votre site à la mainou avec des plug-ins tout prêts – afin de créer ce que l’on appelle de la « Social Proof » envers vos futurs clients, élément essentiel afin de leur donner confiance en votre école et en vous.

   Mais si cela est essentiel, il l’est d’autant plus de se créer un compte Google Business qui permettra à Google de mieux référencer votre site, de faire apparaître une petite image lors de la recherche à côté de votre site Web mais qui permettra également de recevoir des avis directement sur Google, chose que les gens aiment beaucoup regarder car très rapidement consultable et très utile pour se donner un avis eux-mêmes sans même vous avoir rencontré ! 🙂

   Et le bonus final, c’est qu’après avoir donné  une dizaine de cours, vous saurez comment se déroule un cours de musique du côté professeur, ce qui vous donnera une base pour mieux progresser directement avec vos vrais élèves par la suite. Une expérience du terrain avant le grand saut, quoi ! 🙂

   Voilà, j’espère que cet article vous aura plu et qu’elle vous aura permis d’y voir plus clair pour savoir comment devenir professeur de musique à son compte. 🙂

   N’hésitez d’ailleurs pas à me le dire dans les commentaires et à me donner votre propres astuces qui ont marché pour vous pour réussir l’élaboration de votre école de musique !

   À bientôt pour un prochain article ! 😉

   Découvrez également les autres articles dans la même thématique : « Garder La Motivation En Musique », « Rythme Et Solfège » et« Apprendre La Guitare Ou Le Piano » . 🙂

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

La Pédagogie Musicale Active 👨‍🏫

La Pédagogie Musicale Active 👨‍🏫

LA PÉDAGOGIE MUSICALE ACTIVE 👨‍🏫

 

   Bonjour les zikos et bienvenue dans ce nouvel article traitant du thème « La Pédagogie Musicale Active » ! 🙂

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, article un peu différent puisque nous allons parler éducation !

   D’une part, vous avez dû le remarquer, beaucoup de formations existent sur Internet afin d’apprendre des choses que vous n’auriez pas forcément apprises au sein d’une école, quelle qu’elle soit. Mais pourquoi une personne lambda achèterai-t-elle une formation auprès de quelqu’un dont elle ne sait rien et sans même le rencontrer en vrai ?

   D’une autre part, l’éducation actuelle dans les collèges, lycées, institutions publiques et privées est sans cesse réformée afin, d’abord, de faire évoluer de plus en plus la pédagogie et, ensuite, pour faire face à cette nouvelle concurrence connectée.

Image de description de l'article "Pédagogie 2.0 : Ma Vision De L'Éducation"
Image de description de l'article "Pédagogie 2.0 : Ma Vision De L'Éducation"

   Dans un cas comme dans l’autre, les avis fusent et divergent en tous sens ! C’est pourquoi j’ai beaucoup été attiré par le sujet de ce carnaval d’articles lancé par Mickaëline du blog L’Avis De Mickaëline afin de donner mon point de vue à propos de la pédagogie de demain, incluant notamment la façon avec laquelle je la verrais évoluer ainsi que mes idées personnelles de perspective futures. 🙂J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié son article proposant des idées sur l’aide donnée aux enfants dyslexiques afin qu’ils aient recours à une éducation plus adaptée. Vous pouvez d’ailleurs y accéder en cliquant ici !

   Pour ceux qui ne connaîtraient pas le principe – et pourtant j’y participe souvent 😉, un carnaval d’articles est un événement réunissant des blogueurs autour d’un sujet commun et partagent leurs points de vue sur celui-ci. Cette méthode est un excellent moyen de faire découvrir de nouvelles idées aux lecteurs des différents blogs et de leur apporter des réponses sur d’autres sujets pouvant les intéresser !

   Alors, sans plus tarder, attaquons je vous prie ! 😉

I. LA PÉDAGOGIE EN COURS

   Tout d’abord, il existe 2 types de cours avec un professeur : les cours groupés et les cours individuels. Je vous propose donc 2 idées qui peuvent s’appliquer dans les 2 cas ainsi qu’une dernière que je séparerai pour le cours groupé puis pour le cours individuel. 🙂

A. RECHERCHER DES MÉTHODES ALTERNATIVES

   Rabâcher des notions d’une certaine façon depuis des années à son ou ses élèves peut-être positif si la méthode utilisée est reconnue et qu’elle fonctionne. Or, quelques fois, certaines méthodes créées par des éducateurs ne s’adaptent pas à la plupart des élèves, ce qui peut souvent amener à des échecs. De plus, et c’est souvent le cas, certaines méthodes conviennent à une majorité des élèves mais une minorité a encore beaucoup de mal à comprendre les notions évoquées.

   Le professeur doit donc s’assurer de trouver de nouvelles méthodes afin que tout le monde puisse arriver au même stade au bout du compte.

   Cette recherche de méthodes alternatives peut alors s’appliquer pour des cours en classe ou pour des cours privés, comme c’est le cas avec les cours de musique par exemple – oh tiens, ça par exemple Quelle coïncidence ! 😁

   Pour donner un exemple concret, une de mes élèves âgée de 7 ans avait beaucoup de mal pour comprendre les durées de notes entre la ronde4 temps, la blanche2 temps, la noire1 temps – et la croche1/2 temps.

   Sa mère m’a donc proposé d’appliquer une méthode qu’elle avait découvert sur Internet : la Méthode Cuisenaire !

   Il s’agit d’une méthode assez révolutionnaire permettant à l’enfant de mieux aborder les premières opérations en les assimilant à des longueurs et à des couleurs, faisant ainsi intervenir la mémoire visuelle, tactile, mais également auditive ! Ainsi, la mise en action de ces 3 types de mémoire permet d’accélérer le processus d’apprentissage et de remédier aux lacunes rencontrées.

   Enfin, c’est une excellente méthode afin de développer l’auto-correction, permettant ainsi à l’enfant de se rendre compte lui-même des erreurs qu’il fait et donc de réfléchir par lui-même à une autre solution.

Et c’est toute la base de la pédagogie musicale active. 🙂

Image de présentation des réglettes cuisenaire pour l'article "Pédagogie 2.0 : Ma Vision De L'Éducation"
Image de présentation des réglettes cuisenaire pour l'article "Pédagogie 2.0 : Ma Vision De L'Éducation"

   Du coup, depuis, mon élève a beaucoup mieux réussi à gérer les problèmes mathématiques rencontrés dans le solfège dont elle n’avait pas encore appris les notions à l’école. 🙂

   Ainsi, comme avec la méthode Cuisenaire, un professeur devra chercher au maximum de nouvelles méthodesdéjà existantes ou que lui-même pourra inventer – afin de résoudre les problèmes de ces élèves les plus en difficulté. D’ailleurs, les inventer lui-même ne pourra qu’être que ce qu’il y aura de plus adaptatif pour ses élèves. 😉

B. ANNONCER LES OBJECTIFS AU FUR ET À MESURE

   Lorsque j’étais au lycée, au moment de la rentrée, quelques uns de mes professeurs nous présentaient dès le début l’ensemble des thèmes que l’on allait aborder tout au long de l’année afin que l’on visualise mieux ce que l’on étudierait et qu’on ne se sente pas submergé par un travail sans fin mais, qu’à l’inverse, on reste motivé !… Du moins, c’est ce qu’ils croyaient. 😁

   Assez tristement, c’est seulement aujourd’hui que je me rends compte que cette étape qui précède le commencement des cours en eux-mêmes est primordiale et qu’il ne faut pas hésiter à revenir dessus en cas de coup de mou durant l’année.

   Néanmoins, lorsque l’on est au lycée, nos professeurs sont toujours là pour nous accompagner lorsque nous en avons besoin – ou du moins, en majorité, pour ne pas évoquer les professeurs qui sont eux-mêmes lassés par leur travail et dont les élèves sont le cadet de leurs soucis Mais bref, ce n’est pas le sujet ! 😁

   L’avancée vers l’objectif final qu’est la clôture du programme voire le passage d’un examenbrevet, baccalauréat – se fait donc naturellement, à condition bien sûr de suivre les instructions de son professeur.

   Néanmoins, même si, au lycée, l’annonce du programme en début d’année n’est pas jugée à sa juste valeur de la part des élèves, cette technique n’en reste pas moins mauvaise et il est important de continuer à l’employer. Ainsi, pour les cours privés dans quelque domaine que ce soit, l’élève aura davantage d’attention envers ce programme qui le conditionnera dès le départ dans une démarche plus efficace vers sa réussite, bien qu’il ne comprenne peut-être pas la moitié des notions évoquées ! 😁

C. SAVOIR S’ADAPTER À SES ÉLÈVES

1. EN COURS GROUPÉ

   Pour moi, la pédagogie musicale adaptative est la meilleure des pédagogies dans le sens où chacun peut avoir ses problèmes et avancer à son rythme tout en atteignant quand même l’objectif final au même titre que ceux ayant des facilités ou qui comprennent les cours sans trop de problème.

   C’est pourquoi, pour un professeur, il est important de prévoir un cours parallèle qu’il faudra inclure au cas où au sein de son cours afin d’aider les élèves en difficulté.

Pourquoi le prévoir à l’avance ?

Pourquoi le prévoir à l’avance ?

   Eh bien, il y aura toujours des élèves qui mettront plus de temps que d’autres à comprendre les notions évoquées et, pendant qu’il faudra reprendre avec eux quelques passages du cours, les autres devront en profiter pour avancer sur des exercices.

   Certes, tout ceci existe d’ores et déjà dans l’éducation nationale, mais il est quand même important de l’évoquer pour que, si vous-même êtes professeur novice ou professeur en dehors de l’Éducation Nationale, vous le preniez en compte pour que vous ayez le moins d’élèves possibles en difficulté. 🙂

2. EN COURS INDIVIDUEL

   Tout comme pour les cours en groupes, il faut plus que jamais savoir s’adapter aux besoins de ses élèves lorsqu’il s’agit de cours individuels, d’autant plus qu’il est plus simple de préparer des cours personnalisés et propres à chacun que des cours adaptés directement à un groupe de 25 personnes.

   Après avoir appris à connaître ses différents élèves, les attentes, les lacunes et les objectifs de chacun d’entre eux, il est donc indispensable d’adapter son cours jours après jours afin que tout le monde puisse arriver à atteindre son objectif, que cela prenne 3 mois ou 1 an.

II. LA PÉDAGOGIE SUR INTERNET

   Comme je le disais en introduction, il existe aujourd’hui de plus en plus de façons de se former sur Internet, quel que soit le domaine que vous recherchez.

   Cette nouvelle méthode d’enseigner est différente de l’enseignement national proposé par les institutions dans le sens où ces formations proposent d’accéder directement au savoir que l’on recherche en s’épargnant des étapes non nécessaires que l’on pourrait apprendre dans des formations reconnues par l’État.

   Bien évidemment, et pour reprendre l’exemple du BTS Audiovisuel que j’ai passé en 2016, je ne dis pas que certaines matières sont inutiles. Bien au contraire, elles sont toutes indispensables, même les matières de Culture Audiovisuelle et Artistique – qui, entre nous, m’endormaient plus qu’autre chose 😁– mais qui sont néanmoins nécessaires à la formation de tout bon technicien qui se respecte travaillant dans l’Audiovisuel aujourd’hui. 🙂

   Un des autres cours auquel je n’avais pas envie d’assister était l’EEJ, l’Environnement Économique et Juridique. Et pourtant, c’est une matière tout aussi importante que les autres puisque c’est grâce à elle que l’on apprend à trouver les différents débouchés après l’obtention du diplôme ainsi que les différents régimes auxquels on peut adhérer : CDD, CDDu, intermittence, Freelance, etc. Bon, en plus, notre professeur aimait beaucoup nous raconter des anecdotes et était très sympathique, ce qui faisait quand même passer l’heure assez rapidement. 😉

   En attendant et pour ne pas non plus vous raconter toute ma vie, même si je sais que vous trouvez ça passionnant (méwibiunsur… 😁), si j’avais souhaité me former directement sur Internet pour apprendre le métier de Technicien Son – ce qui aurait été chose compliquée quand même pour ce type de métier, j’aurais fait abstraction de ces matières et j’aurais directement appris les notions liées aux grilles d’affectation des tables de mixage, de la configuration et de l’exploitation des logiciels dédiés, de la physique acoustique ainsi que la principale liste du matériel utilisé dans ce domaine.

   Mais pour ne pas m’éterniser sur mon parcours personnel, je vous propose de découvrir tout de suite 3 techniques qui sont, pour moi, très importantes afin d’amorcer un bon début de pédagogie via le tremplin d’Internet ! 🙂

   Techniques que j’estime très ancrées dans la pédagogie active, et plus précisément dans ce cas dans la pédagogie musicale active😉

A. UTILISER L’INTERACTIVITÉ NUMÉRIQUE

   Aujourd’hui, et plus que jamais, le numérique fait partie de notre vie.

   Personnellement, je ne prône pas le développement avancé de la technologie et de l’intelligence artificielle, entre autres. En effet, j’estime que l’Homme a encore le dessus dans beaucoup de domaines par rapport à la machine qui n’est là que pour servir d’outil et rien d’autre. De plus, nul n’est à l’abri d’un dysfonctionnement technologique en comparaison au cerveau humain ! Quoi que, y a quand même des cas isolés parmi les humains où on se demande si certains n’ont pas disjonctés Mais bon, passons ! 😁

Extrait du sketch Le Cid des Inconnus pour l'article "Pédagogie 2.0 : Ma Vision De L'Éducation"
Extrait du sketch Le Cid des Inconnus pour l'article "Pédagogie 2.0 : Ma Vision De L'Éducation"

« Il a pété un boulon lui » – Extrait du sketch « L’audition du Cid » des Inconnus

   De plus, certains films nous font réfléchir sur l’évolution des « machines » au sein de la société humaine, comme Matrix, Terminator ou Tron par exemple !

Bon mais, je m’égare trèèèès loin du sujet principal là donc on referme la parenthèse ! 😁

   Tout ça pour dire que je ne suis pas enthousiaste plus que ça à propos de l’évolution du numérique. Mais il faut reconnaître qu’il est compliqué de vivre sans aujourd’hui et que tout passe par la technologie et Internet… et même l’apprentissage !

   En effet, toute formation peut être suivie depuis la toile puisqu’une innovation apparue ces dernières années a été la création de multiples méthodes afin d’apprendre quelque chose en l’expérimentant directement chez soi avec le matériel approprié !

   Pour faire plus court, de nombreux outils interactifs ont toujours été plus ou moins développés pour apprendre telle ou telle discipline !

   Je me souviens que dans ma jeune enfance (entre 1998 et 2005… eh oui c’est pas vieux…), j’aimais beaucoup dessiner avec un logiciel interactif qui s’appelait « Disney Magic Artist Studio »… Que de souvenirs…

Jaquette du logiciel interactif Disney Magic Artist Studio pour l'article "Pédagogie 2.0 : Ma Vision De L'Éducation"
Jaquette du logiciel interactif Disney Magic Artist Studio pour l'article "Pédagogie 2.0 : Ma Vision De L'Éducation"

Mais ça, c’était avant… 😉

   Aujourd’hui, énormément de nouveaux logiciels interactifs ont été créés sur ordinateur à la manière des consoles de jeux qui existaient déjà depuis longtemps en 2000 : Atari, NES, MegaDrive, Super Nintendo et j’en passe !

   Un des jeux sorti en 2011 qui aurait pu servir comme une méthode d’enseignement s’appelle Rocksmith, un jeu de guitare dans lequel une VRAIE guitare est utilisée pour apprendre à jouer les morceaux originaux grâce à un système mélangeant Guitar Hero à l’apprentissage sur tablature.

Image d'une tablature et du jeu Guitar Hero pour l'article "Pédagogie 2.0 : Ma Vision De L'Éducation"
Jaquette du jeu Rocksmith pour l'article "Pédagogie 2.0 : Ma Vision De L'Éducation"

Ingénieux, donc !

Ingénieux, donc !

   Cependant, le jeu n’a pas eu autant de succès que son prédécesseur Guitar Hero dans le fait que c’était davantage un logiciel d’enseignement qu’un jeu vidéo à part entière. Néanmoins, bon nombre de guitaristes ont appris quelques morceaux grâce à ce « jeu », ce qui en fait pour moi un des meilleurs softs de guitares lorsqu’on a vraiment envie d’apprendre la guitare de façon fun en partant de zéro ! 😉

   Ce qu’il faut en retenir, c’est qu’on peut arriver à apprendre énormément de choses grâce à une application et qu’aujourd’hui, plus que jamais, le temps est à l’innovation et qu’il faut se creuser la tête – et avoir un peu les moyens quand même Oui parce qu’une application à développer ça coûte cher 😁– pour proposer de nouveaux moyens d’enseignement à ceux qui… eh bien, qui ne demandent que ça au final : apprendre facilement depuis chez eux. 🙂

Attention : Je le répète et l’assure à 200%, quelque logiciel ou programme virtuel que ce soit ne pourra JAMAIS remplacer un vrai professeur en chair et en os. 😉

C’est pour cela que, pour trouver des techniques de pédagogie musicale active, il faut savoir faire la part des choses et rester innovant en sachant mettre quand même quelques limites… En soit, pas chose facile ! 😉

B. PROPOSER UN SUIVI PERSONNALISÉ

   Lorsque l’on achète une formation en ligne, le tout est quand même d’être guidé et de ne pas être lâché dans la nature, d’autant plus après avoir déboursé une somme plus ou moins conséquente !

Je comprends que tous les formateurs en ligne ont un nombre plus ou moins important d’élèves, mais je préconise de créer un suivi personnalisé pour chacun d’entre eux afin de :

Donner de la plus-value à sa formation et que le retour de la part des clients soit le plus positif possible ;

Les aider personnellement en cas de problème.

   La meilleure solution qui existe est d’organiser des séances de coaching commun, au cours de la quelle les différents membres inscrits à la formation posent leurs questions. Ainsi, tout le monde peut participer pour répondre à telle personne ou telle autre, ce qui peut, de plus, créer des liens et former des groupes d’entraides par la suite sur les réseaux sociaux – par exemple.

   Le tout est de créer ce « point de réunion virtuel » autour duquel tout le monde peut donner son avis, échanger, se questionner et pendant lequel le formateur peut répondre aux interrogations et aux attentes de chacun. 🙂

C. POUVOIR SUIVRE LES COURS À SON RYTHME

   Mais l’avantage principal d’une formation sur Internet est que l’on peut suivre les cours à son domicile et surtout… à son rythme ! 😉

   Par exemple, cela fait plus d’un an aujourd’hui, en ce dimanche 29 septembre, que je suis une formation sur Internet dont le visionnage des cours aurait dû être terminé depuis plus de 3 mois maintenant. Or, j’ai préféré prendre mon temps afin de faire correctement les choses, quel que soit le temps que cela puisse prendre. 🙂

   Ainsi, si un formateur quelconque crée le moyen de pouvoir suivre la formation à un rythme qui n’appartient qu’à chacun, ce sera d’autant mieux pour son image. 🙂

D. LE POINT NÉGATIF D’UNE FORMATION SUR INTERNET

   Néanmoins, il y a quelques points négatifs qu’on peut reprocher à une formation sur Internet et qu’il est important d’exposer :

• L’incapacité de pouvoir rencontrer son mentor. 

   Mise à part lors d’éventuels événements créés par le formateur, les élèves ne le rencontreront jamais en face à face ce qui, en soit, n’est pas forcément dérangeant pour aboutir à la fin de la formation. Mais certaines personnes se sentiront mieux de pouvoir rencontrer leur mentor et de discuter directement avec lui plutôt que derrière leur écran. 🙂

   Si vous souhaitez devenir formateur sur Internet, je vous conseille donc de créer, par la suite, des événements regroupant tous vos élèves à la même manière que les séances de coaching commun, mais cette fois… en vrai ! 😉

• La perte de motivation sur le long terme.

   La perte de motivation est un réel problème rencontré par les autodidactes ou par ceux qui suivent une formation en restant seuls chez eux, derrière leur écran. C’est pourquoi, dans le prix de la formation, il existe des cours prévus pour redonner du boost au moral et pour trouver de nouveaux moyens pour mieux cibler ses objectifs. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous renvoie sur mon article Rester Concentré Sur Ses Objectifs  que vous pourrez retrouver dans l’eBook du Carnaval d’Articles créé pour l’occasion en cliquant ici auquel Mickaëline et 10 autres blogueurs ont d’ailleurs participé ! 🙂

   Enfin, pour reparler de ce que je vous disais au début (et pour refermer la boucle 😉), le fait d’exposer le programme de la formation dès le début avec le plan détaillé des chapitres peut aider à retrouver la motivation si l’on veut tout faire pour arriver au bout coûte que coûte. 🙂

   Voilà, j’espère que cet article du Carnaval d’Articles lancé par Mickaëline autour de la pédagogie de demain vous aura permis de comprendre un peu ma vision de l’enseignement tel qu’il devrait être aujourd’hui et pour les années à venir.

   Mais j’espère aussi que vous aurez de nouvelles références à suivre afin de mieux comprendre comment travailler en fonction de la situation dans laquelle vous vous trouvez et orienter vos méthodes de pédagogie vers une pédagogie musicale active plus développée. 😉

   N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous en pensez et quelle est, pour vous, une des meilleures façons d’enseigner. 🙂

   Sur ce, je vous dit à bientôt sur le blog pour un nouvel article passionnant ! 🙂

   À la prochaine les zikos !

   Découvrez également les autres articles dans la même thématique : « Comment Travailler La Guitare », « Rythme Et Solfège » et « Le Regard Des Autres En Musique ». 🙂

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

Jouer En Groupe 🎷 | 🎸 | 🎹 | 🎺 | 🎻 | 🥁

Jouer En Groupe 🎷 | 🎸 | 🎹 | 🎺 | 🎻 | 🥁

JOUER EN GROUPE

🎷 | 🎸 | 🎹 | 🎺 | 🎻 | 🥁

 

   Bonjour les zikos et bienvenue dans ce nouvel article traitant du thème « Jouer En Groupe » ! 🙂

  Si vous voulez devenir meilleur dans votre instrument ou tout simplement découvrir de nouvelles expériences, alors jouer en groupe est ce qu’il vous manquait ! Oui, mais… Comment faire ? Avec qui jouer ? Quelles erreurs faut-il éviter de faire ? Vous le saurez en lisant cet article. 🙂

I. L’IMPORTANCE DE JOUER EN GROUPE

   Au-delà du simple divertissement, jouer en groupe est bien plus bénéfique que vous ne pouvez l’imaginer. Que vous soyez guitariste, pianiste, violoncelliste, percussionniste, harpiste ou subcountrabassflûtisteoui, ça existe !, intégrer une formation de musiciens vous fera aborder un nouveau type d’exercices que vous ne retrouverez jamais ailleurs.

Les bienfaits ? Il sont multiples :

A. LE PARTAGE AVEC LES AUTRES MUSICIENS

   La première chose que jouer en groupe apporte est de vous ouvrir aux autres et de partager votre amour pour la musique. C’est peut-être bénin, mais ne vous êtes-vous jamais senti seul et isolé derrière votre instrument, à un tel point que vous en perdiez votre motivation ?

  Eh bien, c’est tout à fait normal ! Et l’idée simple d’échanger avec d’autres musiciens vous redonne des objectifs, de nouvelles perspectives, de nouveaux opinions et une vision des choses différente. En bonus, vous serez davantage ouvert d’esprit, et c’est tout ce qu’on peut vous souhaiter si vous êtes musicien. 🙂

B. L’ÉPANOUISSEMENT PERSONNEL

   Il en va de votre âme de musicien de vous épanouir lorsque vous jouez de votre instrument, et jouer en groupe y participe grandement ! Au bout d’une centaine de concerts, un musicien habitué de la scène sera – normalement – toujours aussi excité à l’idée de se représenter devant un public et de donner de toutes ses tripes pour assurer le show ! Pour reprendre une bonne dose d’endorphine et d’adrénaline, n’hésitez alors pas à vous chercher un petit groupe ! Le bon stress est bénéfique pour la santé. 😉

C. DÉVELOPPER SON OREILLE MUSICALE

   Jouer en groupe développe énormément votre oreille ! C’est incontestable. Si vous voulez être en rythme et faire coïncider votre musique, vous serez bien obligé d’écouter vos partenaires avant vous-même. D’où une nouvelle difficulté à travailler. 😉Vous devrez donc connaître votre morceau sur le bout des doigts pour pouvoir travailler le résultat final après vous être regroupés pour jouer ensemble.

D. ÉLARGIR SON SENS CRITIQUE

   Vous allez avoir besoin de développer votre sens critique pour juger vous-même – et en commun avec vos amis – du résultat de votre travail d’équipe pour pouvoir l’améliorer encore et encore, ce qui peut vous amener à faire une erreur en particulier… à retrouver dans le point n°IV. 😉

E. JOUER EN GROUPE DU POINT DE VUE D’UN PROFESSEUR 👨‍🏫

   Si vous êtes professeur de musique et que vous souhaitez faire vivre de nouvelles expériences à vos élèves, alors demandez-leur d’aller vous faire un café inscrivez-le à des masterclass de musiciens professionnels où ils pourront énormément apprendre et échanger avec d’autres élèves, qu’ils soient de niveaux inférieurs ou supérieurs à eux.

   Faites-leur également jouer lors de concerts et auditions de fin d’année pour leur permettre de connaître cette sensation mitigée d’excitation et de stress qui ne pourra leur apporter que des bonnes choses pour leur future carrière de musicien, ou simplement pour les ouvrir à de nouvelles pratiques. 🙂

II. COMMENT S’INITIER À JOUER EN GROUPE ?

   Voilà, jouer en groupe, c’est bien beau… Mais comment faire pour en intégrer un facilement, ou de simplement jouer avec d’autres personnes qu’avec votre ordinateur adoré ? Une part d’humanité, quoi !

En réalité, cette question relève de problèmes sociaux, ce sur quoi je ne pourrai probablement rien vous apporter… 😁

Cependant, il existe quelques techniques pour vous permettre de jouer avec d’autres musiciens… que voici : 😉

A. TOUT COMMENCE EN COURS…

   Si vous prenez des cours, votre professeur s’associera souvent à vous pour vous faire apprendre vos morceaux, ce qui est déjà un bon début. Mais, par la suite, et s’il ne vous le propose pas de lui-même, demandez-lui s’il serait envisageable qu’il organise des séances avec d’autres de ses élèves jouant le même style de musique que vous.

   N.B. : Si vous êtes professeur de musique et que vous ne le faites pas déjà, vous aurez compris que c’est ce que je vous recommande de faire afin d’améliorer l’optique de votre enseignement. Vous vous ferez au passage une réputation de professeur qui vit avec son temps et qui sait ce qui est bon pour ses élèves, de quoi crédibiliser davantage votre activité vis-à-vis des mamans parents… 😉😁

B. LES BŒUFS MUSICAUX : UN FOYER POUR JOUER EN GROUPE

  Participez à des bœufs musicaux dans le(s) style(s) que vous préférez et faites le plein de connaissances et d’expériences en alternant une bonne bière avec une bonne vieille reprise que vous partagez et… éclatez-vous ! Si le courant passe bien, qui sait ? Peut-être aurez-vous envie de construire quelque chose ? Un bon petit bébé groupe ! 😀

C. LES ÉVÉNEMENTS LOCAUX

  Inscrivez-vous également à un maximum d’événements se déroulant dans votre région : tremplins, concerts, bœufs – mais je l’ai déjà dit 😄, soirées karaoké et barbecue, tout est bon à prendre ! 😉Avec un peu de chance, vous partagerez un amour réciproque autour du Rock N’Roll… et de la cochonnaille ! 🙂Et là vous pourrez vous dire… Merci le sauciflard ! 😀

Affiche d'un Barbecue Rock & Roll pour l'article "Jouer En Groupe"
Affiche d'un Barbecue Rock & Roll pour l'article "Jouer En Groupe"

Image extraite du site : www.slacker.com/station/rock-roll-bbq

D. LES SITES DE « RENCONTRE »

  Enfin, inscrivez-vous sur des sites de rencontre pour célibataires endurcis… de la musique bien sûr ! 😁Je ne plaisante pas, vous pouvez vous inscrire sur des sites comme Band Mix ou sur divers forums – EasyZic, Zic Learn, La Plateforme Audio, etc., pour faire connaître vos capacités et trouver automatiquement groupes qui auraient besoin de tel ou tel musicien, et tout cela près de chez vous ! 😀

Logo jeu de mot entre Fender et Tinder pour l'article "Jouer En Groupe"
Logo jeu de mot entre Fender et Tinder pour l'article "Jouer En Groupe"

III. AVEC QUI JOUER ?

   En règle général, jouer avec n’importe quel musicien vous sera bénéfique puisque c’est avant tout le rapport humain qui prédomine sur ce type d’activité. Néanmoins, si vous voulez vous sentir en harmonie avec vos partenaires, alors privilégiez d’abord les musiciens jouant le même style musical que vous.

   Par exemple, si vous jouez du Blues, du Funk, du Rock, du Métal, du Reggae ou de la Variété (plutôt orientée Anglo-Saxonne), les instruments que vous pourrez intégrer dans 99% des cas seront la batterie, le clavier (piano et synthétiseur), la basse et la guitare électrique. Mais vous pouvez très bien y ajouter des cordes frottées – violon, alto, violoncelle, contrebasse, des cuivres – trompette, cor, trombone, tuba, des bois – clarinette, saxophone, basson, hautbois et d’autres instruments moins répandus dans ces styles-là, comme des percussions provenant d’Afrique ou d’Asie, par exemple.

   C’est même le cas pour la musique classique : tous les instruments sont bons à être mélangés, y compris les guitares électriques ! Certes, ce style s’apparente au métal néo-classique mais, comme l’indique le nom, la composition des morceaux est fondée sur une très grande connaissance de la théorie appliquées aux périodes baroques, romantiques, classiques, etc. Bref, à la Grande Musique !

   En résumé, vous l’aurez compris, la musique peut être jouée par tout le monde et avec tout le monde. C’est un langage universel dont tout le monde doit profiter pour sa diversité et sa richesse culturelles🙂

IV. QUELLES ERREURS À ÉVITER QUAND ON VEUT JOUER EN GROUPE ?

  Dès que vous parvenez à intégrer une formation, il convient de ne pas faire n’importe quoi pour respecter la bonne ambiance au sein de ce groupe et de développer les choses plutôt que de les faire reculer. Bien entendu, la première règle serait de bien agir les uns avec les autres. Mais une fois encore, je ne suis pas assistant social et je pense que vous n’êtes pas ici pour que je vous donne des règles de bonne conduite en société. 😉😂

   Non, je vais simplement vous donner quelques conseils à respecter au mieux pour construire le plus rapidement votre autonomie au sein du groupe et que vous puissiez l’intégrer le plus longtemps possible🙂

A. CONNAÎTRE SES MORCEAUX SUR LE BOUT DES DOIGTS

  Avant d’arriver à chaque répétition, il vous sera conseillé de connaître vos morceaux le plus possible par cœur, donc sans utiliser de partitions. Cette méthode est très répandue dans les groupes de Rock, mais beaucoup moins pour les formations classiques dans lesquelles chaque musicien a besoin de sa partition pour savoir où il en est.

   Cependant, vous remarquerez que, dans les grands orchestres classiques, les musiciens n’en ont pas, et ce pour une bonne raison : la partition fait davantage état d’obstacle à l’interprétation qu’elle n’aide à y parvenir. Si vous connaissez votre morceau par cœur, la seule chose dont vous devrez vous préoccuper est d’être parfaitement en phase avec les autres musiciens sans vous préoccuper – ou très peu – de votre partie personnelle.

   Appliquez donc ce conseil et vous verrez que les problèmes que vous rencontrerez en répètes seront bien différents des simples fautes techniques personnelles. 😉

B. S’ÉCOUTER POUR JOUER EN GROUPE

  Voilà 30 ans que vous pratiquez la musique, 5 groupes que vous avez intégré, 200 représentations auxquelles vous avez participé, et vous pensez que tout ce qui pourra arriver en répète avec votre nouveau groupe plus « amateur » que vous ne sera pas de votre faute ? DÉTROMPEZ-VOUS ! Vous devez sûrement le savoir, mais vous le niez sûrement par moment. 😉

   Lors d’une répétition, les erreurs à corriger doivent concerner ce qui touche directement à l’interprétation du morceau par le groupe au complet. Si vous vous foirez sur votre solo, tant pis ! Demandez à reprendre à cet endroit afin de corriger vos éventuelles erreurs. Mais si tout le monde est calé et que le problème vient de vous, notez-le sur un carnet et vous saurez que c’est ce que vous aurez à travailler pour la prochaine répète – ou pour le concert qui doit arriver dans quelques heures 😁.

   Le plus important en répète est d’écouter d’abord les autres avant de s’écouter soi-même. Ainsi, et grâce à votre sens critique, vous saurez ce qui est bon à corriger et vous ouvrirez votre esprit à l’interprétation d’un morceau réalisé par 1 groupe et non par 3, 4, 8 ou 20 musiciens. Voilà pourquoi – pour conclure sur le point précédent, il est important que vous maîtrisiez votre partie sur le bout des doigts et que vous vous remettiez sans cesse en question, dans l’intérêt du groupe🙂

C. RÉAGISSEZ INTELLIGEMMENT

   Lorsque l’on répète un morceau chez soi, l’erreur à ne pas faire est de jouer le morceau d’une traite du début jusqu’à la fin si, au cours de ce morceau, plusieurs erreurs ou imperfections sont réalisées et que vous vous dites « je les remarque mais… bon… ça passe ! ».

« NON !! »

« NON !! »

  Dès que vous remarquez la moindre erreur, l’esprit à avoir est de se concentrer principalement sur chacune de ces petites erreurs et de les répéter en boucle jusqu’à les jouer 10 foispour ne pas dire 50 – sans vous tromper. Chose difficile, mais réalisable avec de la motivation.

  En groupe, le même genre d’erreurs peut arriver. Un cafouillage au niveau d’un enchaînement ? Une approximation de l’interprétation à un moment donné ? Pas de problème, on refait !

  Mais plus simple à dire qu’à faire ! Si vous êtes seul à l’avoir remarqué, peut-être ne voudrez-vous pas ennuyer vos amis pour un petit détail ?…

  … Vous êtes en répétition ! Chaque petit détail compte et se doit d’être corrigé. Sinon, quand le ferez-vous ? Forcez-vous donc à prendre la parole, il n’y a aucune mauvaise remarque – si cela reste dans le cadre du morceau, bien entendu 😉. Ne reprenez donc pas tout le morceau : entraînez-vous seulement sur la partie qui pose problème.

   Ici, la motivation qui vous manquerait est rattrapée par l’excitation commune dégagée au sein de votre groupe, le problème étant simplement d’oser dire les choses plutôt que de faire comme si elles n’avaient pas d’importance. C’est de cette façon que votre groupe grandira : si chacun des membres trouve des choses à améliorer, vous améliorerez l’intégralité de vos morceaux et le résultat n’en sera que plus beau🙂

V. QUELQUES ANECDOTES DE GROUPES…

  Les plus grands groupes de l’histoire de la musique ont tous leur histoire et leurs anecdotes, et certaines sont plus croustillantes que d’autres. Je vous laisse juger par vous-même. 😉

A. METALLICA

  En 1981, Metallica n’était formé que de Lars Ulrich à la batterie et de James Hetfield à la guitare rythmique et au chant suite à des petites annonces postées par le batteur afin de faire une session Jam – ou bœuf – avec Iron Maiden, Diamond Head et Tygers Of Pan Tang – normaaal. En 1982, suite à une seconde annonce pour trouver un guitariste lead, Dave Mustaineaujourd’hui le guitariste/chanteur et leader du groupe Megadeth – répondit à l’appel et Metallica était prêt à enregistrer son premier album : Hit The Lights, avec Hetfield à la basse avant le recrutement de Ron McGovney, leur premier bassiste.

   En 1983, avant l’enregistrement de l’album – qui devait s’appeler Metal Up Your Ass, le groupe décide de virer Mustaine en raison de son sérieux penchant pour l’alcool, la drogue et de son violent comportement.

   PS : En réalité, la raison officielle viendrait du fait que James aurait donné un coup de pied au chien de Mustaine après que celui-ci ait sauté sur la voiture de Ron et que, suite à la bagarre ayant éclaté entre les deux guitaristes, rien n’aurait plus été pareil.

   C’est alors que Kirk Hammett, du groupe Exodus, fait son apparition pour le remplacer et réaliser l’enregistrement à sa place. Mustaine se plaignit alors à maintes reprises en évoquant le fait que Hammett lui aurait « volé son boulot » et la place de meilleur guitariste qui lui était destinée en n’omettant pas d’ajouter qu’il en avait « plein le cul ».

   En 1985, pour la sortie de l’album Killing Is My Business… And Business Is Good avec Megadeth – oui, on fait pas dans le tendre dans le Thrash Metal, vous l’aurez remarqué…, il décide d’inclure la chanson Mechanixqui n’est autre que le renom de « The Four Horsemen » qu’il avait composé lorsqu’il était au sein de Metallica – afin de prouver à Metallica qu’il n’était pas incapable de jouer de la guitare. Aujourd’hui encore, c’est un sujet qui divise la grande communauté des métalleux de ce monde. 🤘🙏

   Fort heureusement, Megadeth et Metallica font aujourd’hui partie du Big 4, un ensemble des 4 plus grands groupes de Metal – et originellement de Thrash Metal – et partagent quelques scènes communes avec Anthrax et Slayer. « Killing Is My Business… And Business Is Good. » 😉

B. CHINESE DEMOCRACY – GUN’S N’ROSES

   Oui, « Gun’s N’Roses » entre guillemets. En effet, l’album sorti en 2008 ne faisait apparaître qu’Axl Rose en tant que membre officiel du groupe après que Slash le quitte en 1996. C’est donc Brian MayQueen – et Moby qui l’accompagnent – entre autres – pour l’enregistrement de cet album qui a coûté, tenez-vous bien, pas moins de 20 Millions de Dollars – d’après ce que l’on dit… Un très beau morceau que je vous recommande est « This I Love » :

C. AVANT NIRVANA…

Le nom du premier groupe de Kurt Cobainde Nirvana – était Fecal Matter, ou Matière Fécale. Du propre tout ça… 💩

D. DU BON SON POUR LES VACHES 🎧🐄🎧

   Everybody Hurts du groupe R.E.M. faisait produire davantage de lait aux vaches que lorsqu’elles écoutaient Back In The USSR des Beatles.

E. UNE ERREUR DE TACTIQUE

  Dick Rowe refusa de produire les Beatles dans les années 60 en leur disant : « Rentrez chez vous à Liverpool, les groupes à guitares sont voués à disparaître ». Pour rattraper son mauvais flair, il décida quand même de produire les Rolling Stones. Ouf !

   Découvrez également les autres articles dans la même thématique :« Apprendre Le Shuffle », « Le Regard Des Autres En Musique » et « Le Vibrato À La Guitare ». 🙂

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

10 Résolutions Pour La Nouvelle Année En Musique 🌟

10 Résolutions Pour La Nouvelle Année En Musique 🌟

10 RÉSOLUTIONS POUR LA NOUVELLE ANNÉE EN MUSIQUE 🌟

 

   Bonjour les zikos et bienvenue dans ce nouvel article traitant du thème « 10 Résolutions Pour La Nouvelle Année En Musique » ! 🙂

   En cette période de fête et de changement d’année, il est temps pour nous tous de se fixer de nouveaux objectifs et de sortir de notre zone de confort pour mieux évoluer. Voici donc une liste de 10 résolutions pour la nouvelle année en musique que je vous propose de suivre, 5 en tant que Musicien puis 5 en tant que Professeur de Musique😊

I. 5 BONNES RÉSOLUTIONS QUAND ON EST MUSICIEN

A. EXERCEZ-VOUS DAVANTAGE DANS VOTRE INSTRUMENT

   Jouer régulièrement vous donnera envie de découvrir de nouveaux morceaux, de nouvelles techniques et ne fera que développer vos capacités. Le piège dans lequel il ne faut pas tomber est celui de « procrastiner » intelligemment : par paresse ou par lassitude, la plupart des musiciens ont tendance à jouer et rejouer des morceaux qui leur plaisent au lieu d’en apprendre de nouveaux. En agissant de cette façon, vous entretiendrez vos capacités mais vous n’apprendrez rien de plus.

« Mais comment s’y tenir ? »

« Mais comment s’y tenir ? »

   Soyez curieux quotidiennement et ne vous laissez jamais aller à la facilité. Pour cela, faites une liste des morceaux que vous auriez envie de savoir jouer et commencez par apprendre le premier morceau de cette liste dès MAINTENANT.

   Peut-être ne mettrez-vous que 10 minutes pour le connaître parfaitement, mais au moins, vous l’aurez fait. Le but, bien évidemment, est de se donner l’objectif de savoir jouer des morceaux qui vous donneront du fil à retordre. Pour rester efficace, 15 minutes par jour de pratique est un minimum si l’on veut progresser rapidement, le mieux étant d’y passer entre 30 minutes et 1 heure par jour.  🙂

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B. INTÉGREZ UN GROUPE DE MUSIQUE

   Chaque musicien cherche à atteindre un objectif différent. Que l’on cherche à vouloir composer, à savoir jouer le maximum de reprises pour agrandir son répertoire, à vouloir enseigner ses connaissances autour de soi, ou bien à devenir indépendant en sachant improviser sur tous styles de musique, tout seul ou en groupe, chacun doit vivre de la musique comme bon lui semble.

   Là où je veux en venir, c’est que la plupart des musiciens opteront davantage pour l’idée de rencontrer d’autres musiciens et de monter un groupe. C’est une expérience unique qui vous permettra de travailler la musique sous un autre angle, en écoutant les autres et soi-même et de mettre en œuvre des techniques de jeu que vous n’auriez pas utilisées si vous aviez été seul, chez vous, sur votre canapé. 😉N’oubliez pas que la musique se partage avant tout et qu’à plusieurs, elle est d’autant plus enivrante. 🙂

   Bien entendu, il faut s’octroyer du temps pour les répétitions, pour connaître tous les morceaux sur le bout des doigts à chacune d’entre elles et pour prendre en compte les imprévus que vous rencontrerez. Mais sachez également par avance que les concerts que vous donnerez vous amèneront à faire une multitude de nouvelles rencontres et que vous en découvrirez plus sur ces ambiances en étant musicien que si vous n’étiez qu’un simple spectateur. 🙂

« Oui, mais comment intégrer un groupe ? »

« Oui, mais comment intégrer un groupe ? »

   Tous les groupes possèdent une histoire qui leur est propre. Mais beaucoup d’entre eux se sont créés à la suite d’un événement inattendu. Or, si vous avez envie d’intégrer un groupe dès à présent, il existe aujourd’hui d’autres méthodes plus rapides que d’attendre de rencontrer d’autres musiciens par le biais du Saint-Esprit – même si prier Satan peut être une solution si vous jouez du métal 😜. La première chose à faire est de s’intéresser aux soirées et scènes musicales qui s’organisent dans votre localité est de ne pas hésiter à y aller le plus souvent possible.

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   Si vous préférez le Jazz, vous rencontrerez probablement les mêmes personnes dans beaucoup des représentations qui mettront le Jazz en valeur. De plus, des soirées « bœuf » sont organisées régulièrement autour de vous pour vous permettre de monter sur scène et jouer ainsi avec des musiciens que vous ne connaissez pas pour passer un bon moment. 🙂

   Si vous maîtrisez correctement votre instrument et en participant le plus possible à ce type de soirées, vous serez vite remarqué et vous commencerez à vous faire un nom. À partir de là, vous aurez sûrement beaucoup d’opportunités de jouer avec de très bons musiciens qui vous proposeront peut-être d’intégrer leur groupe. 🙂

   Mais vous pouvez également vous inscrire sur des sites dédiés à la rencontre de musiciens autour de vous et de choisir de contacter les profils que vous trouverez les plus intéressants. 😉

C. OUVREZ-VOUS À UN NOUVEAU STYLE DE MUSIQUE

   Que ce soit en musique ou dans n’importe quel autre domaine, rien n’est plus difficile que de sortir de sa zone de confort.

   En réalité, ce que l’on aime avant tout lorsque l’on écoute une musique réside dans le fait qu’on la connaît en long, en large et en travers. L’être humain est avant tout attiré par ce dont il a l’habitude et n’ose pas s’aventurer en territoire inconnu par peur d’y laisser des plumes ou d’être déçu. Et la musique n’échappe pas à cette règle.😉La plupart des gens préféreront écouter un de leurs albums favoris plutôt que de découvrir de nouveaux morceaux qui les décevront peut-être.

   Alors, pour cette nouvelle année, sautez le pas et ouvrez-vous à des playlists d’un genre tout autre de celui que vous écoutez généralement ! 🙂

   Ne faites d’ailleurs pas dans la dentelle : choisissez un style de musique que vous ne pensez pas supporter et lancez une playlist réunissant les titres les plus connus ou un album mythique d’un artiste qui a eu énormément de succès dans ce style.

  Durant les prochaines semaines, écoutez plusieurs fois cette même playlist ou cet album en l’alternant avec ce que vous écoutez quotidiennement pour ne pas vous sentir trop dépaysé.

Bon, j’en vois déjà certains d’entre vous qui sont en train de se dire : « Oui mais moi, quand je rentre du travail, j’ai envie de me détendre en écoutant ce qui me plaît… » et vous avez tout à fait raison ! 😉

« Mais alors, comment faire pour s’y tenir ? »

« Mais alors, comment faire pour s’y tenir ? »

   Eh bien, si vous êtes musiciens et que vous aimez écouter de la musique, alors je présume que vous en écoutez à longueur de journée, que vous soyiez en train de cuisiner, dans la salle de bain ou dans la voiture ! 😉Certains en écoutent même peut-être en s’endormant, comme c’est mon cas… Oui je sais, c’est pas bien ! 😁

   Eh bien, pour diffuser votre nouvelle playlist, choisissez les moments qui vous sont le moins agréables et qui vous demandent peu de concentration sur la musique. De cette façon, votre inconscient intègrera plus facilement ce qu’il entendra et cela vous permettra de mieux assimiler ce nouveau style. Bien entendu, choisissez votre situation en fonction du style que vous écoutez d’ordinaire et de celui que vous avez choisi.

• Par exemple, si vous êtes du genre à écouter de la musique classique et que vous vous mettez à écouter du Punk Rock, privilégiez les moments où vous faites votre séance de sport pour cela.

 • À l’inverse, si vous écoutez de la Trap et que vous voulez vous mettre à écouter de la Variété Pop-Acoustique, choisissez de le faire au moment de vous endormir ou lorsque vous prenez votre douche. Bien entendu, la liste est longue et c’est à vous de la compléter. 😉

D. REPRENEZ DES COURS DE MUSIQUE

   Rien n’est plus insupportable pour un musicien que de tourner en rond. A chaque fois que vous prenez votre instrument, vous avez l’impression de jouer les mêmes choses en boucle, les mêmes schémas et de ne pas avancer techniquement… Reprenez donc quelques cours ! Bien que vous sachiez sûrement déjà très bien jouer, l’oreille et les conseils d’un professeur vous apporteront des richesses insoupçonnées qui vous feront progresser rapidement et qui vous redonneront de la motivation. Et, quand le moral est bon, tout paraît déjà beaucoup moins insurmontable. 🙂

« Le problème, c’est que les cours privés, ça coûte cher… Et puis, il faut prendre le temps de les prendre régulièrement »

« Le problème, c’est que les cours privés, ça coûte cher… Et puis, il faut prendre le temps de les prendre régulièrement »

   Je vous rassure, si vous êtes déjà un bon musicien, seulement un cours de temps en temps vous sera suffisant pour vous rebooster. 😉Vous pouvez ainsi vous permettre un cours par mois et agrémenter vous-même ce que vous avez vu en cours avec vos propres recherches. 🙂

E. COMMENCEZ UN NOUVEL INSTRUMENT

   Pour les plus audacieux d’entre vous, vous pouvez opter pour l’apprentissage d’un nouvel instrument qui vous permettra d’élargir vos horizons. Étant donné qu’un instrument à vent ne se joue pas du tout de la même manière qu’un instrument à cordes et, qu’au sein des vents, un bois ne fonctionne pas de la même manière qu’un cuivre, changer d’instrument vous apportera un état d’esprit différent pour interpréter la musique🙂

« C’est bien beau, mais un instrument ça coûte cher et il faut avoir le temps de pratiquer un instrument supplémentaire ! »

« C’est bien beau, mais un instrument ça coûte cher et il faut avoir le temps de pratiquer un instrument supplémentaire ! »

   Effectivement, un instrument n’est pas donné et il faut s’octroyer du temps supplémentaire pour tout réapprendre de nouveau. Pour remédier à ce problème de coût, choisissez donc un instrument d’occasion et bas de gamme pour commencer afin de déterminer si cela vous plaira vraiment toujours autant au bout d’un certain temps. Vous apprendrez très bien son mode de fonctionnement et vous pourrez facilement vous faire les doigts dessus.

   En ce qui concerne le temps passé à son apprentissage, passez-y au minimum 10 à 15 minutes par jour. Si vous avez plus de temps, c’est encore mieux mais l’essentiel est de rester régulier. De cette façon, vous progresserez rapidement et vous pourrez, par la suite, augmenter votre temps de pratique sans trop vous épuiser à tout comprendre comme vous l’aurez fait au tout début. 🙂

Bon, mais la liste des 10 résolutions pour la nouvelle année en musique ne s’arrête pas là… 😉

II. 5 BONNES RÉSOLUTIONS QUAND ON EST PROFESSEUR DE MUSIQUE

A. SOYEZ DAVANTAGE À L’ÉCOUTE DE VOS ÉLÈVES

   Pour être un bon Professeur de Musique, il faut savoir être à l’écoute de ses élèves et s’adapter à chacun d’entre eux pour répondre au mieux à leurs attentes. Si vous exercez cette profession depuis des années déjà, vous devez savoir vous adapter très facilement.

   Cependant, on peut avoir l’habitude de donner régulièrement des cours à des élèves sans forcément être le professeur qui correspond le mieux à certains d’entre eux. De plus, lorsque l’on débute, il n’est jamais évident de savoir comment améliorer les cours que l’on donne à ses élèves. 😉

« Comment faire, donc, pour savoir si ce que je leur apporte correspond à chacun d’entre eux ? »

« Comment faire, donc, pour savoir si ce que je leur apporte correspond à chacun d’entre eux ? »

   Eh bien, posez-leur la question, tout simplement ! 😁Demandez-leur de faire une liste de toutes les choses qu’ils ont aimé avec vous et de toutes celles qu’ils aimeraient voir améliorées. 🙂Par exemple, si, au début, un élève voulait simplement apprendre la guitare pour pouvoir mieux jouer au sein de son groupe sans passer par tous les méandres du solfège et qu’il vous dit qu’il aimerait pratiquer un peu plus plutôt que de faire de la théorie pure pendant une partie du cours, proposez-lui de n’étudier qu’un chapitre du solfège tous les deux cours du mois et de laisser la place à plus de pratique les deux autres cours.

   Le solfège est malheureusement un inévitable. 😔

   Mais ! En l’espace de quelques mois, l’intégralité de celui-ci pourra être assimilé et du temps pour plus de pratique d’instrument peut être dégagé par la suite. 😉Sachez donc doser ce que vous enseignerez à chacun en fonction de ce qu’ils ont réellement besoin et de ce qui les intéressera le plus. 🙂

B. ÉCRIVEZ VOUS-MÊME VOS PROPRES PARTITIONS

   Il faut savoir que les parents des élèves en bas âge que vous avez ont choisi d’envoyer leurs enfants dans VOTRE école de musique plutôt que dans une autre ou que dans un conservatoire😉Il faut donc que vous leur prouviez qu’ils ont fait le bon choix en les inscrivant chez vous ! Et la plus belle preuve qu’ils puissent avoir est de voir leur enfant épanoui à chaque fin de cours avec l’envie de revenir rapidement pour le prochain. 🙂

« Mais comment faire pour arriver à un tel résultat ? »

« Mais comment faire pour arriver à un tel résultat ? »

   Il existe beaucoup de moyens de donner à vos élèves l’envie de revenir chez vous, mais la principale est de leur donner ce dont ils sont venu chercher : savoir jouer un morceau qu’ils adorent alors qu’il n’ont que quelques mois de pratique ! 😃

   Quel enfant n’a pas eu envie de savoir jouer « Libérée, Délivrée » du film « La Reine des Neiges », « Life Is A Highway » des Rascal Flattschanson du film Cars lorsque Flash McQueen prend la route pour la Californie 😉– ou bien toute autre musique de dessin animé ?

   Voilà ce qu’ils sont venus chercher ! Alors… offrez-le leur ! 😉Pour cela, réécrivez de façon très simplifiée la mélodie du chant – ou les accords pour les plus avancés – et apprenez-leur la partition. Étant donné leur faible niveau, ils ne parviendront pas à jouer seuls les accords et la mélodie pour rejouer le morceau à eux seul. Dans ce cas, accompagnez-les ! En jouant ces morceaux avec eux, l’envie qu’ils auront de revenir prendre un cours avec vous n’en sera que plus grande. 🙂

   Ne croyez pas ceci compliqué et laborieux. Le but est ici de retranscrire de la façon la plus simple possible le morceau original. Vous pouvez même modifier la tonalité si jamais il demande de jouer trop de touches noires – pour le piano par exemple. Au début, vous mettrez sûrement quelques heures pour le faire. Mais, en le faisant régulièrement, vous finirez par y arriver de plus en plus rapidement – c’est comme tout ! 😁. Je vous conseille d’utiliser le site flat.io pour vous aider à retranscrire directement vos partitions sur ordinateur. C’est un site gratuitpour la version lite – permettant d’écrire très librement des partitions et de les extraire sous format Audio, PDF ou MIDI.🙂Si vous voulez plus d’informations à ce propos, je vous invite à cliquer ici pour découvrir comment bien utiliser flat.io. 😊

   Dites-vous bien que dès qu’une partition sera terminée, elle sera renouvelable pour tous vos futurs élèves. 😉Le début peut être long, mais, avec le temps, vous arriverez à créer un important répertoire que vos élèves adoreront ! Je vous préconise d’écrire une partition par semaine car, en général, quelques heures suffisent pour le faire. En gardant ce rythme hebdomadaire, vous mettrez de moins en moins de temps pour chaque nouvelle partition et vous aurez fait également un gros travail au niveau de votre écoute personnelle. 😄

C. RENDEZ LES COURS ENCORE PLUS IMMERSIFS ET CONCRETS

   Comme dit précédemment, la musique est quelque chose qui se partage.

   Quoi de plus naturel que de faire jouer ses différents élèves ensemble sur un même morceau ?

   Si vous n’enseignez qu’un seul instrument, faites-leur jouer des morceaux comportant plusieurs parties du même instrument pour que chacun joue une partie différente et qu’ils puissent recréer ensemble le morceau original. 🙂

   Si peu de morceaux simples existent pour organiser une alliance de ce style, vous pouvez tout aussi bien faire ce que je viens d’expliquer précédemment et réécrire vous-même vos propres arrangements afin d’adapter des musiques connues pour plusieurs flûtes, plusieurs guitares, plusieurs trompettes ou plusieurs percussions, par exemple.

   Plus vous enseignerez d’instruments et plus la variété d’élèves que vous pourrez former au sein d’un groupe deviendra intéressante. Ces cours donneront envie aux élèves de revenir à vos cours et leur inculqueront une manière différente de jouer de la musique : celle de l’écoute des autres avant toute chose ! 🙂

D. ABORDEZ UNE NOUVELLE PÉDAGOGIE

   Peut-être l’aurez-vous remarqué si vous avez des élèves en très bas âge… Les mathématiques sont souvent un problème !

   Eh oui, en musique, il est vite nécessaire de comprendre les opérations de base afin de réaliser correctement les différents rythmes, de décomposer les intervalles ou d’agencer correctement les mesures. Or, à l’âge de 6 ans, même si les premières additions sont abordées à l’école, il n’en est pas forcément de même pour les multiplications et les divisions. Ce qui est des plus évidents pour nous peut être des plus abstraits pour ces petits bouts de choux. 🤷‍♂

« Alors, que faire ? Nous n’allons quand même pas mettre les cours en pause tant que ces opérations n’auront pas été vues à l’école ? »

« Alors, que faire ? Nous n’allons quand même pas mettre les cours en pause tant que ces opérations n’auront pas été vues à l’école ? »

   Bien sûr que non ! À la place, mettez plutôt en place votre PROPRE méthode d’enseignement des mathématiques de base afin d’inculquer facilement les choses les plus simples à l’enfant. 😉Optez par exemple pour la méthode Cuisenaire, célèbre pour son utilisation de réglettes en bois de tailles différentes et permettant à l’enfant de comprendre les notions du partage et de la contenance. Si une explication plus approfondie de cette méthode vous intéresse, vous pouvez consulter l’article rédigé à cet effet en cliquant ici. 😉

   En attendant, pour les élèves de cet âge-là, demandez avant tout qu’un même parent soit toujours présent aux cours pendant les premiers mois jusqu’à ce que l’enfant comprenne de lui-même avec vous. 🙂Un enfant de 6 ans livré à lui-même ne pourra pas être concentré sur ce que vous lui apprendrez s’il n’a pas une petite pression de la part de ses parents. Cela évitera les « Euh… je me souviens plus… » à chaque fois que ces derniers lui demanderont ce qu’il aura appris en rentrant du cours !

E. ORGANISEZ UN ÉVÉNEMENT

   Si vous ne l’avez pas déjà fait, commencez à préparer un événement que vous pourriez réaliser à la fin de l’année scolaire afin de la clôturer en beauté. De cette manière, vous pourrez prévoir de nouveaux thèmes de morceaux avec vos élèves, leur fixer un objectif et leur enseigner tout ce qu’une représentation scénique implique : stress, concentration, excitation, fierté, et la liste est longue… Vous renforcerez votre expertise auprès d’eux et gagnerez ainsi davantage en crédibilité auprès de leurs parents. 😉

« D’accord, mais quel évènement pourrais-je organiser ? »

« D’accord, mais quel évènement pourrais-je organiser ? »

   Vous avez plusieurs possibilités :

• Vous pouvez opter pour un « simple » concert regroupant l’ensemble de vos élèves et dont chacun d’entre eux jouerait un morceau qu’il aurait préparé, seul ou en groupe avec d’autres élèves.

• Mais vous pouvez également organiser une masterclass avec un professionnel que vous pouvez faire venir afin que vos élèves abordent la musique d’un point de vue différent de celui de leur professeur préféré ! 😁Pour plus de fun, couplez cette masterclass avec un concert afin de rendre le moment encore plus festif !

• Enfin, vous pouvez préparer un enregistrement en studio pour la journée ou enregistrer vous-mêmes vos élèves si vous disposez du matériel nécessaire. Leur offrir une « trace » de ce qu’ils auront appris en un an avec vous ne rendra leur envie de vous revoir que plus trépidante. 😀

     Voilà, la liste des 10 résolutions pour la nouvelle année en musique à tenir pour s’achève ici ! Bien entendu, chacun peut y apporter les siennes afin de rendre cette dernière encore meilleure.

   Si c’est le cas, n’hésitez pas à le mettre dans les commentaires. 😉En espérant que cet article vous aura plu et qu’il aura répondu à vos attentes, auquel cas, je vous invite à le partager autour de vous le plus possible. 🙂

   Il a été rédigé à l’occasion de l’événement interblogueurs 2019 « Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions » du blog Devenez Meilleur d’Olivier Roland. Voici d’ailleurs un des articles de ce blog que j’apprécie beaucoup : comment gagner de l’argent avec votre art ?

   Découvrez également les autres articles dans la même thématique : « Jouer En Groupe », « Rythme Binaire et Ternaire » et « Comment Travailler La Guitare ? ». 🙂

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

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