Comment Identifier Les Morceaux Difficiles Au Piano

Vous apprendrez ici comment identifier les morceaux difficiles au piano pour ne pas tomber dans les pièges de l’apprentissage sur Internet !

Par :

Piano

Bienvenue dans ce nouvel article consacré au thème “Comment Identifier Les Morceaux Difficiles au Piano“.

Lorsque l’on décide d’apprendre la musique en autodidacte au jour d’aujourd’hui, la solution la plus facile est bien évidemment de se former sur Internet. Articles de blog, vidéos, podcasts, newsletter, formations, coaching, webinaires, etc. Tous les moyens sont bons.

Cependant, Internet regorge de pièges dans lesquels il ne faut surtout pas tomber pour ne pas se voir abandonner au bout de quelques semaines. Et l’un des pièges les plus courants est celui… des morceaux « modernes » réarrangés pour piano solo.

En général, lorsque l’on décide de sauter le pas pour apprendre un instrument comme le piano, c’est à cause (ou grâce) à une motivation particulière : celle de savoir jouer un morceau qui nous particulièrement à cœur et qu’on écoute depuis plusieurs semaines, plusieurs mois voire plusieurs années. Et souvent, il s’agit d’un morceau moderne.

Le problème, c’est qu’en tant que débutant, on n’est pas vraiment en mesure de se rendre compte de la difficulté de ce morceau même quand « ça paraît facile ».

Voilà pourquoi, dans cet article, je vais vous expliquer pourquoi ces morceaux sont plus compliqués qu’ils n’y paraissent, comment identifier les morceaux difficiles au piano, ce qui fait d’eux un vrai nid à problèmes pour débutants et à quels endroits vous devez regarder pour trouver des morceaux adaptés à votre niveau.

D’ailleurs, si vous souhaitez enfin comprendre comment fonctionne la musique de A à Z et ainsi vous débarrasser de la vision du solfège comme étant la “bête noire” qui vous empêche d’avancer, je vous propose de télécharger dès maintenant mes livres : L’Essentiel de la Musique au Piano et à la Guitare (mais applicables à n’importe quel instrument) et L’Oreille “Absolue” Pour Tous.

Et grâce à ces livres, vous maîtriserez une bonne fois pour toutes toutes les bases théoriques, vous comprendrez par quels principes il est possible de développer son oreille et vous pourrez, vous aussi par la suite, retrouver n’importe quelle mélodie, n’importe quel accord à l’oreille.

Alors, si l’un de vos objectifs est de pouvoir rejouer toutes les chansons que vous écoutez à l’oreille sans utiliser de partition, renseignez simplement les 2 champs requis et je vous envoie ces 2 livres dans la minute… et gratuitement, s’il vous plaît ! 😉

Maintenant, pour revenir à notre problème initial, j’ai décidé d’utiliser l’exemple d’un morceau que vous connaissez peut-être en guise d’étude de cas : Light Of The Seven de Ramin Djawadi réarrangé par Taioo.

Tout d’abord, pour que vous puissiez suivre l’article et comprendre ce qui sera expliqué, vous pouvez télécharger cette partition juste ici :

C’est parti !

IDENTIFIER LES MORCEAUX DIFFICILES AU PIANO : LE CLASSIQUE, UNE BASE ?

Avant de commencer notre étude de cas, souvenez-vous. Ne vous a-t-on jamais dit que pour être bon dans un instrument, il fallait étudier le classique ? Et qu’une fois ensuite, savoir jouer n’importe quel autre style s’avérerait beaucoup plus facile ?

Tout ceci n’est que foutaise… En réalité, chaque style présente sa difficulté. Et dans chaque style, il existe des sous-styles et des sous-sous-styles du genre. Il existe par exemple bon nombre de styles de Jazz (Latin Jazz, BeBop, Free Jazz, Jazz Manouche, Swing, New Orleans, Cool, Hard Bop, etc.), bon nombre de styles de Metal (Heavy, Black, Death, Doom, Folk, Stoner, Grindcore, Glam, Industriel, etc.) avec des sous-sous-genres (comme le Death Metal Technique / Death Metal Mélodique), et on retrouve des difficultés liées à chacun de ces styles.

Alors, dire qu’apprendre le Classique, c’est la base, c’est donc à moitié vrai.

En réalité, cette affirmation prend sens pour plusieurs choses :

  • Lorsqu’on apprend du Classique, on est amené à apprendre à utiliser chacun des rythmes qui existent, ce qui nous permet de nous blinder d’un point de vue rythmique ;

à Et pourtant, la musique Jazz propose tellement de diversités et de complexités rythmiques qu’il n’a rien à envier au Classique.

  • Dans la musique classique, on est amené à jouer des gammes dans tous les sens, ce qui demande une très grande maîtrise des bases de l’instrument ;

à On redécouvre souvent dans le style Neo-Metal une forte valorisation des gammes jouées à des tempi très élevés tout comme on pourrait l’écouter dans la Musique Classique (exemple des 4 saisons de Vivaldi pour le Classique VS. Le morceau Stratosphere du groupe Stratovarius pour le Neo-Metal).

  • L’harmonie utilisée correspond parfaitement aux règles les plus élémentaires de la musique et permet de comprendre, après analyse, comment celle-ci fonctionne.

à Pour le coup, le Classique permet de poser les bases indispensables pour bien comprendre la musique et ainsi de pouvoir prendre des initiatives exceptionnelles dans des styles plus contemporains, et notamment chez certains artistes actuels qui exploitent l’harmonie dans ses moindres recoins.

  • Le Classique nous permet de découvrir bon nombre d’instruments jouant en même temps tout en explorant les extrémités des nuances, des tempi et des intentions d’expression et d’interprétation, ce qui est très prolifique pour développer une sensibilité musicale et prendre du recul sur la musique en général.
  • Enfin, en Classique, toutes les difficultés que l’on rencontrera seront « cohérentes » et sans surprise pour celui qui décidera de déchiffrer un morceau.
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Qu’est-ce que je veux dire par là ? Eh bien, c’est justement sur ce point-ci que j’aimerais insister pour l’étude de cas. En effet, lorsque l’on regarde notre partition de Light Of The Seven, on se rend compte que certains éléments sont extrêmement faciles à jouer et que d’autres sont, d’un seul coup, très complexes, ce qui peut poser de gros problèmes aux débutants.

Commençons par les rythmes :

ÉTUDE DE CAS POUR IDENFITIER LES MORCEAUX DIFFICILES AU PIANO : LIGHT OF THE SEVEN DE RAMIN DJAWADI

DES RYTHMES INCOHÉRENTS

Lorsqu’on regarde les rythmes sur l’intégralité du morceau, on se rend compte qu’on croise des séries de croches, des noires, des blanches, des rondes et très peu de silences.

À première vue, ça a l’air donc très simple à jouer, rythmiquement parlant. Et pourtant, si on regarde aux mesure 33, 35, 37 et 41, on se retrouve en présence d’un rythme spécial : demi-soupir pointé – double-croche. Waouh. Quelle claque.

Et comment on le joue ça, monsieur ? Eh ben on décompose tout au quart-de-temps, ou alors on étudie d’autres morceaux avant pour savoir le jouer instinctivement sans « trop réfléchir ».

Mais ce n’est pas fini :

UN MÉLANGE BINAIRE ET TERNAIRE

Toujours dans la partie rythmique, on s’aperçoit à la mesure 64 que la signature rythmique est changée, passant d’un 4/4 « ordinaire », soit 4 temps à la noire (binaire), à un 6/8 moins commun de 2 temps à la noire pointée (ternaire). Allez donc expliquer ça à un débutant.

Déjà, un débutant ne touche pas vraiment au ternaire au début de son apprentissage, et encore moins dès son premier morceau. Alors passer de binaire à ternaire par simple changement de mesure, bonjour.

Et effectivement, quand on regarde ce qui se passe rythmiquement à partir de la mesure 64, on découvre des dizaines de croches pointées et de noires pointées, des double-croches regroupées par 6 et, encore une fois à 2 reprises, un rythme très difficile à jouer pour un débutant : quart-de-soupir – croche pointée.

Voilà donc l’exemple typique d’un morceau qui paraît simple aux premiers abords mais qui, si on creuse un peu, s’avère être plus compliqué que prévu.

Mais passons maintenant du côté des notes.

UNE ARMURE TROP RICHE

Oui, tout simplement. En quoi une armure constituée de 3 bémols est-elle adaptée à un niveau débutant ? Lorsque l’on débute le piano, le mieux est de commencer par une armure neutre sans dièse ni bémol. Juste avec une tonalité de Do Majeur, il est possible d’en faire, des choses.

D’ailleurs, de très grandes œuvres ont été écrites en Do Majeur, et elles ne sont même pas vraiment accessibles aux débutants, c’est pour dire (la Sonate n°16 de Mozart ou le fameux Doctor Gradus ad Parnassum de Debussy, entre autres).

Ensuite, avant de passer à 3 altérations à la clé, on va commencer par attaquer les armures à 1b et à 1#, ce qui donne déjà 6 tonalités à maîtriser (en considérant les tonalités Majeures et leurs relatives mineures) : Do Majeur, Sol Majeur, Fa Majeur, La mineur, Mi mineur, Ré mineur.

Puis viennent les armures à 2b et à 2# qui rajoutent 4 tonalités supplémentaires sur lesquelles jouer avec maîtrise : Sib Majeur, Ré Majeur, Sol mineur et Si mineur.

Et ENFIN, là et seulement là, on peut commencer à étudier ce qui se passe avec 3b et 3# : 4 tonalités encore supplémentaires : Mib Majeur, La Majeur, Do mineur et Fa# mineur.

En l’occurrence, Light Of The Seven a été composé en Do mineur. Vous voyez la difficulté ? Alors oui, c’est vrai, une tonalité de Do mineur sera plus belle et fera ressentir plus d’émotions qu’une tonalité de La mineur, tout comme la tonalité de Mib Majeur par rapport à celle de Do Majeur. (D’ailleurs, Sib Majeur et Mib Majeur sont personnellement mes 2 tonalités Majeures préférées…)

Et c’est vrai, pour s’amuser en ski (pour la métaphore), il vaut mieux skier sur des pistes rouges plutôt que sur des pistes vertes. Mais le fait est que si vous n’arrivez pas à maîtriser vos skis sur une piste verte, vous allez avoir énormément de difficultés à descendre la piste rouge.

Alors, chaque chose en son temps. Commencez par étudier des morceaux qui vous évitent de jongler continuellement entre les touches blanches et les touches noires et ciblez davantage votre travail sur l’automatisation de la lecture des notes.

L’UTILISATION DES ACCORDS D’OCTAVE

Autre chose maintenant. Quelque chose de simple en apparence mais compliqué à réaliser et qui apparaît dans la plupart des morceaux actuels au piano : les accords d’octave.

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Qu’est-ce que c’est exactement ? Déjà, un accord est un ensemble de notes jouées simultanément. Forcément, pour que ça fonctionne, il faut au minimum 2 notes. Eh bien, un accord d’octave est un accord constitué de 2 notes séparées… d’une octave ! Pour plus de précisions à ce sujet, j’ai écrit tout un article consacré à ce sujet :

Alors, pourquoi est-ce que les accords d’octave sont si utilisés dans les morceaux modernes ? Parce qu’ils permettent de renforcer un thème qui ne serait joué qu’avec une note à la fois.

Par exemple, une mélodie aiguë jouée à la main droite en accords d’octave permettrait d’entendre la même mélodie une octave au-dessus, ce qui la mettrait davantage en valeur. Pour une basse jouée en accords d’octave, c’est la même chose : on obtient une basse 2x plus puissante qu’avant simplement en la dédoublant à l’octave inférieur.

Et donc, pourquoi est-ce si compliqué à jouer ? Eh bien, je vous disais que la plupart des morceaux actuels réarrangés par des pianistes expérimentés utilisaient les accords d’octave pour donner plus de poids à leurs mélodies et à leurs basses. Mais avant d’apparaître dans la musique actuelle, bon nombre de grandes œuvres pianistiques classiques et romantiques ont utilisé ce procédé.

Prenez par exemple le Liebesträum n°3 de Franz Liszt : vers le milieu du morceau, la tension monte d’un seul coup (à la modulation en Do Majeur). Ainsi, pour accentuer l’effet de montée en puissance, Liszt a décidé de dédoubler la basse à l’octave, donc d’utiliser des accords d’octave à la main gauche.

Or, ce morceau est particulièrement difficile et totalement inadapté aux débutants (comptez une bonne dizaine d’années de pratique avant de vous y attaquer véritablement et de le jouer correctement.) De plus, jouer correctement des accords d’octave demande une certaine technique, notamment lorsqu’on doit en enchaîner plusieurs à la suite.

Un morceau comme Light Of The Seven utilise donc à maintes reprises l’une des difficultés majeures de Liebesträum n°3, d’une certaine façon… Alors, vous pensez toujours que c’est une bonne idée ?

Mais ce n’est pas fini. Avec ces accords d’octave, un autre problème apparaît : la gestion de la tessiture.

LA GESTION DE LA TESSITURE

Même pour un débutant, l’un des moyens d’identifier les morceaux difficiles au piano, c’est de regarder grossièrement l’écart qu’il y a entre les notes. Dans Light Of The Seven, si vous regardez par exemple à partir de la mesure 17, vous remarquerez que la main gauche doit faire un écart du Do3 jusqu’au Mib5, soit plus de 2 octaves à elle toute seule ! Et ça, n’importe quel débutant peut le voir.

C’est le problème des accords d’octave. Certes, ça permet d’embellir une œuvre, mais ça demande aussi de savoir faire des grands sauts de main tout le long du clavier. Et en soit, c’est une vraie difficulté pour les débutants.

Essayez par vous-même de façon très simple : montez et descendez la gamme de Do à la main droite sur l’octave Do4 – Do5, puis faites de même à la main gauche juste en-dessous sur l’octave Do3 – Do4.

Une fois que vous y êtes arrivé indépendamment, jouez-les simultanément. C’est beaucoup plus compliqué, déjà ! Maintenant, rejouez la même chose mais descendez votre main gauche d’une octave, du Do2 au Do3. D’un seul coup, l’écart que vous devez garder en visuel s’agrandit du Do2 jusqu’au Do 4, soit 2 octaves à surveiller. Ce n’est pas forcément très compliqué, surtout sur une simple gamme de Do Majeur, mais ça rajoute une difficulté supplémentaire, surtout lorsque l’on débute.

Maintenant, imaginez-vous devoir gérer ça sur un morceau de plus de 3 minutes avec des touches blanches et des touches noires, des rythmes à gérer en supplément et sur une tessiture encore plus élargie. On est d’accord, c’est peut-être plus sage d’attendre de progresser un peu. 😉

Enfin, le dernier point que la plupart des débutants négligent et sous-estiment, qui est le plus évident, le plus important mais auquel personne ne pense, c’est l’endurance et la durée du morceau.

LA DURÉE TOTALE : LA PREMIÈRE CHOSE POUR IDENTIFIER LES MORCEAUX DIFFICILES AU PIANO

Oui, on pourrait penser qu’un morceau de 3 minutes n’est pas si compliqué à jouer et qu’il peut être accessible aux débutants s’il ne présente pas trop de difficultés. Et pourtant, un morceau qui durera 3 minutes une fois terminé vous demandera des heures et des heures de travail.

Je ne recommande VRAIMENT pas d’apprendre à jouer des morceaux aussi « longs », et ce pour plusieurs raisons :

SAVOIR RESTER CONCENTRÉ

Comme je l’ai déjà dit, jouer un morceau demande une énergie considérable entre la lecture des notes, le respect des rythmes, des doigtés, des nuances, de la pédale, tout ça en essayant de ne faire aucune erreur tout du long. Rajoutez le stress qui décuplera toutes ces difficultés si vous devez jouer devant vos proches, un professeur ou un public.

Croyez-moi, de l’énergie, vous allez en avoir besoin. Pourquoi pensez-vous que les pianistes solistes transpirent à la fin de leurs morceaux ? Non pas à cause des projecteurs, non plus à cause de la chaleur, mais bien parce qu’ils doivent faire preuve d’hyper-concentration pour tout bien respecter dans les moindres détails.

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• ON NE COMMENCE JAMAIS PAR DÉCHIFFRER UN MORCEAU A SA VITESSE INITIALE

Lorsqu’on souhaite déchiffrer une nouvelle partition, il ne faut JAMAIS essayer de la jouer à sa vitesse finale. Si le tempo final est de 120 à la noire, il faut essayer de commencer à la déchiffrer avec au minimum un tempo de 60 à la noire, voire moins.

D’ailleurs, si vous devez descendre en-dessous de 60 à la noire, dédoublez plutôt votre BPM par 2 et transformez-le à la croche. Ainsi, un 60 à la noire correspondra à un 120 à la croche et, de là, vous pourrez travailler en descendant jusqu’à 60 à la croche, ce qui correspondra à du 30 à la noire (mais qui serait bien trop lent pour trouver ça naturel).

Maintenant, par simple calcul, si vous devez apprendre tout votre morceau en le travaillant à un équivalent de 30 à la noire, alors vous irez 4 fois moins vite que dans la version originale. En conséquence, votre morceau de 3 minutes durera au final… 12 minutes !

Encore une fois, imaginez-vous rester concentré à fond pendant 6 à 12 minutes. Vous pensez que c’est adapté pour un débutant ? À vous de voir.

LE PROBLÈME DE LA MÉMORISATION

Si vous faites parti de ceux qui préfèrent se fier à des tutos Synthesia plutôt qu’au déchiffrage de partitions avec des notes et des rythmes indiqués sur une portée, alors laissez-moi vous dire que vous n’allez pas faire long feu.

Pour apprendre un morceau de la sorte, vous allez devoir regarder plusieurs fois en boucle chaque seconde de la vidéo, jouer les mêmes notes, les mémoriser et les assembler petit à petit jusqu’à arriver à la fin du morceau… Ou jusqu’à votre abandon.

Oui, encore une fois, plus vous rajouterez de notes à mémoriser, plus vous allez devoir mettre en œuvre une énergie colossale. Je veux dire, c’est quand même plus compliqué que le Super Simon ! Sur un piano, on peut jouer 88 notes différentes avec jusqu’à 10 doigts à la fois. Vous ne pensez pas que c’est d’un niveau bien au-dessus ?

De plus, si vous vous amusez à tout mémoriser d’un seul coup mais que vous oubliez tout dès le lendemain, tout sera à refaire, ou presque.

Enfin, même si vous arrivez à aller jusqu’au bout et à jouer votre morceau correctement (personnellement, je ne connais pas beaucoup de personnes qui y soient arrivées), tout ce travail vous aura simplement servi à apprendre ce que vous rêviez de jouer, mais en aucun cas de progresser.

Si vous souhaitez apprendre un nouveau morceau derrière celui-là, vous devrez refaire exactement le même travail, mais vous n’en aurez tiré aucune leçon.

Vous aurez donc passé 2 mois sur un morceau mais, au lieu d’en avoir appris véritablement quelque chose et de pouvoir apprendre le prochain en moins d’une semaine, vous remettrez encore et encore 2 mois à chaque fois, sans rien apprendre de plus à chaque fois.

Voilà, j’espère vous avoir fait ouvrir les yeux sur les pièges qui traînent sur Internet sur l’apprentissage de la musique et vous avoir montré comment identifier les morceaux difficiles au piano qui nous paraissent simples au premier abord.

En conclusion, un morceau comme Light Of The Seven est très beau, certes. Mais il n’est clairement pas adapté pour les débutants.

Commencez donc par :

• Des morceaux de moins d’une minute avec seulement une vingtaine de mesures au maximum ;

• Une signature rythmique en 2/4, 3/4 ou 4/4 ;

• Des rythmes simples : rondes, blanches, noires, croches et silences équivalents (pauses, demi-pauses, soupirs et demi-soupirs) ;

• Une tessiture pas trop étendue sur le clavier et des mélodies et basses sans rajouts aux octaves supérieurs et inférieurs ;

• Une armure simple : Aucun dièse ni bémol et maximum 1 dièse ou 1 bémol, mais pas au-delà.

Et par-dessus tout, apprenez le piano à partir du déchiffrage d’une partition et non d’un jeu vidéo ou d’un logiciel ! Lentement dans un premier temps puis en augmentant le tempo progressivement. C’est le meilleur conseil que je puisse vous donner.

Mais au-delà de ça, chacun est différent. Apprendre un instrument peut se faire de plusieurs manières, et chacun doit trouver la façon qui lui correspond le mieux.

Voilà, j’espère que cet article vous aura permis de mieux savoir comment identifier les morceaux difficiles au piano !


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8 Replies to “Comment Identifier Les Morceaux Difficiles Au Piano”

  1. Marilou dit :

    Salut ! Bravo et Merci pour ton article !!!

  2. Bonjour Antoine,
    Bravo! 👍
    Une fois de plus, tu nous livres ici un article très complet à travers lequel on sens bien ta passion pour la musique. Il y a un côté assez technique.
    Effectivement, je pense aussi que chacun à besoin de trouver ses marques et la méthode qui lui correspond le mieux pour bien appréhender l’apprentissage d’un instrument.

  3. Un article très intéressant, merci beaucoup.
    On peut faire une analogie avec le concept de KIHON (bases, fondements) que l’on trouve dans la culture japonaise 🙂

  4. Marion Geyres dit :

    Très complet, bravo !

  5. De bon conseils pour progresser en autodidacte 👍

Laissez-moi un commentaire ! 🙂

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