La Mesure en Musique

La mesure en musique, un élément clé d’une partition qu’il vous faut absolument maîtriser. Barres de mesure, barres de reprise, Signature Rythmique, je vous dis tout ici. 👉

Par :

Solfège

Bienvenue dans ce nouvel article : « La Mesure En Musique », 1ère partie de l’article sur les Symboles En Musique.

La mesure est un élément clé de la musique. En effet, c’est grâce à elles qu’on peut découper une partition, jongler entre les rythmes, et qu’il est possible de mieux s’y retrouver dans tout cet enchevêtrement de notes, de silences et de symboles divers et variés.

Dans cet article, je vais donc vous présenter les différents symboles qui se cachent sous la mesure en musique et à quels moments vous allez les rencontrer. C’est parti !

I. BARRES DE MESURE ET DOUBLE-BARRE

Tout d’abord, si on essaye de comparer la musique à la langue française (et pas que française d’ailleurs), on se rend compte qu’il y a une analogie frappante au niveau… du phrasé.

Oui, une phrase commence par une majuscule, se termine par un point et utilise de la ponctuation. Eh bien, en musique, c’est la même chose !

En musique, un morceau commence par une Clé de Sol, se termine par deux barres verticales l’une à côté de l’autre et est ponctué de respirations, de mesures, de rythmes et de toutes « intonations » en tous genres.

Pour la Clé de Sol, vous pouvez consulter cet article qui vous en dira un peu plus en détail ainsi que sur les autres clés que sont la Clé de Fa et la Clé d’Ut :

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Et grâce à ces livres, vous maîtriserez une bonne fois pour toutes toutes les bases théoriques, vous comprendrez par quels principes il est possible de développer son oreille et vous pourrez, vous aussi par la suite, retrouver n’importe quelle mélodie, n’importe quel accord à l’oreille.

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A. LA DOUBLE-BARRE

Maintenant, la double-barre, voilà à quoi ça ressemble :

Schéma d'une double-barre pour l'article "la mesure en musique"

Ce sont – comme je le disais – deux barres verticales posées l’une à côté de l’autre, avec la 2nde plus épaisse que la 1ère.

D’ailleurs, ces « barres verticales », c’est ce que l’on appelle plus officiellement des barres de mesure :

B. LA MESURE EN MUSIQUE ET LES BARRES DE MESURE

… Et les barres de mesure, ce sont des simples barres que l’on retrouve tout au long d’une partition, à intervalles de temps réguliers, comme ceci :

Exemples de mesures sur une partition pour l'article "la mesure en musique"

Eh bien, une mesure est simplement l’espace qui se situe entre 2 barres de mesures, c’est aussi simple que ça !

Les personnes qui ont consulté cet article ont aussi lu :  Les Intervalles En Musique

Maintenant, comme vous le voyez, ces barres sont placées à égales distances les unes des autres… Mais ça, ça ne signifie rien.

En effet, dans cet exemple, les mesures ont une largeur mesurable en centimètres quasi-égales à chaque fois. Mais ce qui nous importe, ce n’est pas cette largeur représentative sur la partition… c’est le nombre de temps qu’elles contiennent !

Oui, la règle de la mesure en musique, c’est que chacune d’entre elles comportent EXACTEMENT le même nombre de temps.

Par exemple, une mesure à 4 temps devra comporter un nombre de figures de notes ou de silences dont la totalité devra faire exactement 4 temps, et un pas un quart de temps de moins ou de plus.

Pour cet exemple de mesure à 4 temps, on pourrait donc écrire ceci :

Egalité des mesures pour l'article "la mesure en musique"

Le tout est de trouver une combinaison de figures de notes ou de silences qui, au total, feront 4 temps, tout simplement.

Maintenant, il n’existe pas que des mesures à 4 temps. Mais j’y reviendrai plus bas lorsque je vous parlerai de la Signature Rythmique. 😉

Pour terminer, si une mesure à 4 temps ne comporte QUE des double-croches, il vous faudra écrire 16 double-croches pour la remplir intégralement !

Et écrire 16 double-croches de façon lisible pourra rendre votre mesure plus étirée que si vous n’y inscrivez qu’une simple ronde, c’est logique :

Egalité des mesures en temps mais pas en longueur visuelle pour l'article "la mesure en musique"

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C. LA DOUBLE-BARRE DE SÉPARATION

On passe au dernier type de barre de mesure qui existe.

Lorsque l’on évoque la mesure en musique, on parle de barres de mesure, de double-barres, mais également de… double-barre de séparation.

Cette double-barre-là est un peu spéciale puisqu’au niveau de la rythmique du morceau, elle ne fait… absolument rien. 😁

En fait, elle sert simplement d’emplacement de repère pour indiquer un changement majeur dans le morceau afin que l’interprète s’y repère plus facilement.

Elle apparaît notamment lors d’un changement de tonalité (et donc d’armure, modifiant ainsi le nombre de dièses ou de bémols à la clé), de signature rythmiquece dont je vous parle plus bas dans cet article – ou de tempo lié au mouvement de l’œuvre.

Ces double-barres de séparation sont par exemple très présentes dans les œuvres orchestrales où les changements de mouvements sont récurrents, mais elles apparaissent également dans des partitions de piano comme Chopin (entre autres) le fait si bien, par exemple.

En effet, celui-ci emploie souvent une forme ABA’ avec un thème principal au début, un thème totalement différent au milieu, le thème du début qui revient ensuite puis qui est modifié sur la fin pour terminer le morceau.

Les personnes qui ont consulté cet article ont aussi lu :  La Gamme Mineure Mélodique

C’est le cas avec la plupart de ces œuvres les plus célèbres comme la Fantaisie Impromptu ou les Valses op. 64 n°1 (Valse du Petit Chien) et n°2.

Eh bien, on pourrait trouver des double-barres de séparation entre les thèmes A et B puis B et A’, comme ceci :

Exemple d'une double-barre de séparation dans la Fantaisie Impromptu de Chopin pour l'article "la mesure en musique"

Passons maintenant aux barres de reprise :

II. LES REPRISES DANS LA MESURE EN MUSIQUE : LES BARRES DE REPRISE

Quand on parle de la mesure en musique, on ne parle pas que des mesures en elles-mêmes, mais aussi de tout ce qui gravite autour des reprises et des renvois. Je m’explique :

Étant donné que le rôle de la mesure est de structurer une partition et de pouvoir mieux s’y repérer à l’intérieur, c’est normal qu’elle offre quelques bonus en supplément.

Par exemple, si une musique présentent 3 fois les mêmes couplets/refrains, il serait idiot de devoir réécrire 3 FOIS la même chose et d’imprimer 3 fois la même feuille… Pour rien, au final !

À la place, on utilise des barres de reprise qui vont indiquer qu’à la fin du refrain, on va reprendre au début du couplet. D’ailleurs, pour les chansons, c’est ce qui se fait la plupart du temps avec plusieurs lignes de paroles sous chaque portée pour indiquer que, pour chaque reprise des couplets, on aura des paroles différentes. Logique : les mélodies sont les mêmes (ou à quelque chose prêt) mais les paroles sont différentes. On gagne donc en taille apparente et en compréhension pour celui qui exploitera la partition !

Ces barres de reprise ressemblent à des double-barres auxquelles on aurait rajouté 2 points devant la barre verticale la plus fine, comme ceci :

Exemple de barres de reprise pour l'article "la mesure en musique"

Étant donné que la barre la plus fine de la barre de reprise se situe sur la gauche, les points seront à gauche, comme ci-dessus (à droite).

En revanche, que faut-il faire si vous arrivez contre l’une d’entre elles ?

Eh bien, vous avez 2 possibilités :

  • Soit vous repartez du début, comme à la fin de la mesure 1 dans notre cas ;
  • Soit vous reprenez à la barre de reprise qui présente le même signe mais, cette fois, avec les points se situant sur la droite, comme pour la mesure 2. Et si vous en croisez une, vous ne reprendrez donc plus du début.

Ainsi, il est tout à fait possible de transformer une simple barre de mesure par une barre de reprise de début, de fin, voire les 2 en même temps, comme c’est le cas pour notre exemple avec celle se situant entre les mesures 1 et 2.

Ensuite, une fois que vous aurez repris une fois au début du morceau ou à la barre de reprise précédente, vous continuerez simplement votre chemin comme si de rien n’était, comme si « les ressources de la barre de reprise étaient épuisées ».

D’ailleurs, l’image que j’utilise avec mes élèves est celle d’un trampoline :

La 1ère fois que vous tombez sur la barre de reprise, le trampoline vous éjecte soit au début soit à la barre de reprise « inversée » la plus proche de vous. Ensuite, une fois que vous retombez sur ce même trampoline, les ressorts sont cassés et vous passez à travers.

Moi, j’aime bien cette métaphore, et ça marche bien pour mes élèves en bas âge qui la comprennent bien. 🙂

Les personnes qui ont consulté cet article ont aussi lu :  Rythme Et Solfège

Enfin, il existe d’autres signes de reprise et des aménagements spécifiques de barres de reprise, mais je vous épargne pour aujourd’hui et je vous explique tout dans cet autre article, Les Signes De Reprise En Musique :

Maintenant, on termine sur l’un des derniers symboles caractéristiques de la mesure en musique, j’ai nommé : La Signature Rythmique… Bouhouh, ça fait froid dans le dos…      Non, c’est pas vrai. Allez, je vous explique tout (enfin) :

III. L’ÂME DE LA MESURE EN MUSIQUE : LA SIGNATURE RYTHMIQUE

Comme je vous le disais au début, une phrase commence par une majuscule, se termine par un point et est structurée par des signes de ponctuation… Et que, de la même façon, une partition commence par une Clé, se termine par une double-barre et est rythmée par des mesures et un tas d’autres symboles servant à l’élaboration ordonnée de sa structure. Des mots compliqués, ça, oui.

En tout cas, vous avez dû remarquer, au tout début de chaque morceau, qu’il y avait comme quelque chose qui ressemble à une fraction… En gros, 2 chiffres posés l’un sur l’autre.

Mais à l’inverse d’une fraction (puisque ce n’en est pas du tout une), ces 2 chiffres n’ont pas de trait diviseur entre eux :

Exemple de schéma rythmique en binaire 3/4 pour l'article "La mesure en musique"

En réalité, ils constituent ce qu’on appelle la Signature Rythmique du morceau et permettent de déterminer avec précision :

  • Si les mesures sont binaires ou ternaires ;
  • De combien de temps sont composées chacune des mesures du morceau ;

Par exemple, en prenant l’exemple ci-dessus, on peut dire que nous sommes en binaire et qu’il y a 3 temps dans chaque mesure, avec la noire comme valeur du temps.

Pratique et précis, n’est-ce pas ? Juste grâce à 2 chiffres.

Voilà pourquoi la Signature Rythmique est un élément CLÉ (sans mauvais jeu de mot) dans l’élaboration de la mesure en musique et qu’il faut savoir l’identifier, la comprendre et la maîtriser pour être sûr de bien déchiffrer n’importe quelle partition.

Et pour votre plus grande chance, il se trouve que j’ai écrit un article PLUS-QUE-complet sur le sujet que vous pouvez consulter juste ici :

Et au passage, si vous voulez en savoir plus sur les différences entre le binaire et le ternaire, voici un autre article qui pourrait vous intéresser. 😉

Mais avant de partir, laissez-moi un petit commentaire pour me dire ce qui vous pose le plus de problèmes dans le déchiffrage d’une partition, et j’y répondrai pour vous apporter un maximum d’aide. 🙂

Sur ce, à tout de suite de l’autre côté et bonne lecture !

Pour lire la suite de la série sur les symboles musicaux, c’est ici que ça se passe avec Les Différentes Clés en Musique :

Vous pouvez également télécharger cet article en PDF pour le consulter où vous voulez et quand vous le souhaitez ! 🙂 Pour cela, cliquez simplement sur ce lien :

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   Découvrez également les autres articles dans la même thématique : « Garder La Motivation En Musique », « 10 Erreurs À Éviter En Musique » et « Le Regard Des Autres En Musique ». 🙂

Laissez-moi un commentaire ! 🙂

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