🥁Rythme Et Solfège 🎶

🥁Rythme Et Solfège 🎶

🥁 RYTHME ET SOLFÈGE 🎶

   Hello les zikos et bienvenue dans ce nouvel article traitant du thème “Rythme Et Solfège” ! 🙂

   Rythme et solfège, deux mots qui collent parfaitement l’un à l’autre.

   Et en effet, sans rythme, il n’y aurait pas de musique, et la musique ne peut exister que grâce à la corrélation du rythme avec la mélodie.

   Pourtant, c’est un sujet qui vous mène souvent la vie dure et qui vous empêche de déchiffrer ou de composer correctement…

   Vos essais de tablatures sur Guitar Pro retournent rapidement dans l’oubli, vos partitions sont souvent un vrai calvaire à lire… Bref, pas joyeux tout ça.

Et d’ailleurs, vous vous dites sûrement :

« En même temps, le rythme, c’est compliqué à travailler, il faut avoir un don à la naissance pour avoir le rythme dans la peau ! »

« En même temps, le rythme, c’est compliqué à travailler, il faut avoir un don à la naissance pour avoir le rythme dans la peau ! »

   Je vais vous confier quelque chose… Depuis tout petit, j’ai toujours adoré chanter, danser dès que j’écoutais une musique qui me plaisait, mais… Je n’ai JAMAIS eu le rythme dans la peau.

   Or, pourtant, en l’espace de plusieurs années en cours privés, mon niveau de rythme s’est tellement développé que j’étais l’un des meilleurs quand je suis rentré au Conservatoire en IM4 !

   Ce n’est en aucun cas de la vantardise, c’est un fait.

   J’étais vraiment stupéfait de voir que les autres élèves butaient sur la plupart des rythmes pendant les exercices alors que, pour ma part, j’y arrivais du premier coup sans aucune hésitation.

   D’ailleurs, là où beaucoup de gens y voyaient martyre et torture, j’y trouvais personnellement un certain amusement 😄

   Alors, pour répondre à votre question : non, absolument pas !

   Vous devez simplement suivre des exercices d’entraînement avec constance et rigueur en y mettant une bonne dose de détermination pour jeter à la poubelle vos clichés et vous débarrasser de vos vieux démons 😉

   N’importe qui peut exceller en rythme et devenir un bon musicien tant que les différentes étapes de travail sont suivies correctement. Et il est vrai que c’est le rôle premier d’un professeur. 🙂

   En attendant, j’ai choisi de rédiger cet article pour faire avec vous l’état des lieux des bases du rythme et de vous montrer quels sont les principaux rythmes que l’on rencontre en musique. 😉

I. LES BARRES DE MESURE : LA BASE DU RYTHME DANS LE SOLFÈGE

   Alors que la mélodie n’est pas forcément un ingrédient musical indispensablemais quand même fortement recommandé 😉– et ne se retrouve pas dans tous les instruments (notamment les percussions), le rythme, lui, est omniprésent partout sur n’importe quel instrument !

   Alors, même si les peaux d’une batterie entraînent une résonnance de fréquences lorsqu’elles sont frappées, on ne peut pas réellement parler de « note » à part entière que l’on pourrait rejouer à la piano, à la guitare ou au violoncelle… #kisslespuristes 🤙

   Alors, vous vous demandez sûrement pourquoi on ne peut pas couper le lien entre rythme et solfège ?

   Eh bien, alors que la principale source de la mélodie est la plage des fréquences sonores, l’échelle de référence du rythme… c’est le temps. 🙂

   Oui, oui, le temps qui passe, absolument ! 😉

   Maintenant, la question que l’on peut se poser, c’est : comment est indiqué cette référence au temps sur une partition ?

   Eh bien, d’après vous, comment un chef d’orchestre s’y prend-il pour demander à son ensemble de reprendre à un instant t ? Pensez-vous qu’il dit :

« Maxime, ton lead de clarinette était hors-temps…Et toi Camille, un peu de passion bon sang… Bon, on reprend à 3’27. »

« Maxime, ton lead de clarinette était hors-temps…Et toi Camille, un peu de passion bon sang… Bon, on reprend à 3’27. »

Meme true story pour l'article "Rythme Et Solfège"
Meme true story pour l'article "Rythme Et Solfège"

   Non, en effet, il est IMPOSSIBLE de parler de temporalité pure en musique, la durée étant affectée par plusieurs paramètres. Mais nous y reviendrons.

   En tout cas, c’est pour cette raison qu’une partition de musique est séquencée en plein de petites « parties » que l’on appelle… des mesures.

   Ces mesures possèdent dans chacune d’elles un nombre de temps bien défini et sont comptées les unes à la suite des autres. En général, on indique seulement ces numéros au-dessus des mesures qui commencent chaque nouvelle ligne afin de ne pas surcharger la partition, comme ceci :

Numéro des mesures sur une partition pour l'article "Rythme Et Solfège"
Numéro des mesures sur une partition pour l'article "Rythme Et Solfège"

   Une mesure est donc un petit espace de portée délimité par 2 « traits verticaux » que l’on appelle des barres de mesure.

   De plus, à la fin d’une partition, la dernière mesure est clôturée par une double-barre en guise de point final. Cette double-barre est représentée par 2 barres de mesure dont celle de droite est un peu plus épaisse que la 1ère :

Double-barre pour l'article "Rythme Et Solfège"
Double-barre pour l'article "Rythme Et Solfège"

   De plus, il existe d’autres barres de mesures qui ont leurs propres spécificités… Mais bon, je ferai un article sur le sujet à part entière une prochaine fois. 😉

   En tout cas, si je vous parle de mesure, c’est pour vous énoncer les fondations mêmes du rythme !

 Mais maintenant, chose promise, chose due : comme dit juste avant, voyons les différents paramètres qui ont une incidence sur la durée totale d’un morceau. 🙂

II. LES DIFFÉRENTS PARAMÈTRES DU RYTHME SUR LA TEMPORALITÉ

A. LE BATTEMENT PAR MINUTE (BPM)

   Comme je vous l’ai expliqué, une partition est divisée en plusieurs mesures et chaque mesure se divise également en de plus petites valeurs… le temps !

   Mais bon, le temps, ça veut tout et rien dire, on est bien d’accord. 😅

   Sauf qu’en musique, un temps correspond à un battement de la pulsation, voilà. 😉

   Ahah, ça vous avance davantage, n’est-ce pas ! 😂

   Bon allez, j’arrête de vous titiller. 😉

   La pulsation, c’est lorsque vous êtes à un concert et que le chanteur vous demande de taper dans vos mains en rythme avec la musique, tout simplement ! 🙂

   Mais bon, certains morceaux vont plus vite que d’autres… Du coup, pour déterminer la vitesse de la pulsation, on va parler de Battement Par Minute, appelé plus communément BPM, qui correspond, comme vous l’aurez compris, au nombre de battements que l’on aura… dans une minute ! Wha, quelle perspicacité ! 😀

« Bon mais alors, comment cela se définit-il précisément et concrètement ? »

« Bon mais alors, comment cela se définit-il précisément et concrètement ? »

   Eh bien, vous connaissez tous quelque chose qui se bat 60 fois en une minute… Eh oui, les secondes ! 😉

   Du coup, chaque « clic » d’une horloge s’écoute à une fréquence de 60 battements par minute. On dira que la trotteuse à un BPM de 60. 🙂

   Et ainsi, un BPM de 120 sera une pulsation allant à deux fois la vitesse des secondes, 180 trois fois la vitesse des secondes, etc. Simple, non ?

   Il faut d’ailleurs savoir que, pour régler la vitesse du BPM, on utilise un métronome ! (Mais bon, ça, vous le saviez déjà😉)

Image d'un métronome pour l'article "Rythme Et Solfège"
Image d'un métronome pour l'article "Rythme Et Solfège"

« Bon mais alors, comment cela se définit-il précisément et concrètement ? »

« Bon mais alors, comment cela se définit-il précisément et concrètement ? »

   C’est vrai ça, dans une partition, on n’utilise pas les secondes, comme je vous l’ai dit, mais plutôt des notes et des figures de notes ! Traduction : des rondes, blanches, noires, croches, double-croches, etc.

   D’ailleurs, si vous avez beaucoup de mal pour pouvoir lire les notes et que vous n’y connaissez pas encore grand-chose, alors je vous recommande dès maintenant de télécharger gratuitement mon livre sur les Bases de la Musique au Piano et à la Guitare que vous trouverez via ce lien.

   De plus, je vous redirige vers le lien de mon article sur « Apprendre À Lire Une Partition » qui vous montrera les rudiments de base avant de continuer la chevauchée du monde musical. 😉

   Bon mais, maintenant, la question à se poser, c’est : quel est le lien que l’on peut trouver entre figures de notes, la pulsation en BPM et la durée en secondes ?

   Eh bien, pour répondre à cela, il faut que nous nous penchions sur ce qui va définir la valeur du temps à sa source… la Signature Rythmique !

B. LA SIGNATURE RYTHMIQUE

Ah ça, c’est une vraie notion mêlant rythme et solfège, et qui n’est pas des moins négligeables.

Pour faire court, la signature rythmique, c’est ce qui va nous permettre de définir des valeurs de référence aux différents rythmes du morceau.

« Ok, mais comment peut-on le voir et l’identifier ? »

« Ok, mais comment peut-on le voir et l’identifier ? »

   Très simplement, en fait. Vous voyez les 2 chiffres qui ressemblent à une fraction au tout début d’une partition ? Non ? Bon, alors regardez encore une fois sur la partition de tout à l’heure :

Signature rythmique pour l'article "Rythme Et Solfège"
Signature rythmique pour l'article "Rythme Et Solfège"

« D’accord, mais j’ai pas tout compris en fait… »

« D’accord, mais j’ai pas tout compris en fait… »

   Bon, le fonctionnement de la signature rythmique, c’est un vrai dossier à part entière, étant donné que c’est assez complexe…

   Du coup, pour tout savoir à ce propos, je vous redirige vers l’article en question pour que vous puissiez le consulter à la fin de celui-ci. Pas d’inquiétude, pour ne pas que vous l’oubliiez, je vous redonnerai le lien à la toute fin. 😉

   Mais pour faire court, lorsque nous sommes en 2/4, le tempo se fait à la noire (je vous le dis. C’est expliqué pourquoi dans l’article mais pour le moment, je vous le dis 😅). Et cela se vérifie grâce à la petite indication en haut à gauche juste au-dessus : ♩ = 125

   Cela signifie donc dans cette partition que la pulsation se fait à un BPM de 125 et que chaque « clic » du métronome tombera sur chaque noire, comme ceci :

4 noires en binaire pour l'article "Rythme Et Solfège"
4 noires en binaire pour l'article "Rythme Et Solfège"

   Enfin, voyons ce qui peut faire varier la durée du morceau, bien qu’une signature rythmique spécifique et un BPM précis soient indiqués sur la partition.

C. L’INTERPRÉTATION ET LES VARIATIONS DE TEMPO

   En effet, suivant l’interprétation que le musicien donne à son morceau ou en fonction des différentes annotations présentes sur la partition par le compositeur, le tempo peut varier légèrement à très fortement, ce qui peut considérablement modifier la durée initiale du morceau.

   Voyons donc les différents termes – souvent italiens – que l’on trouve sur les partitions et leurs significations :

1. LA SUSPENSION DU TEMPO

• Le point d’orgue : c’est un petit symbole présent au-dessus d’une note, d’un silence ou d’un accord indiquant de s’arrêter pendant quelques secondes, au bon vouloir du musicien.

Point d'orgue pour l'article "Rythme Et Solfège"
Point d'orgue pour l'article "Rythme Et Solfège"

   Mais ce symbole n’agit que sur un moment très précis de la partition. En revanche, si l’on veut suspendre le tempo sur plusieurs temps à plusieurs mesures, voici les différentes indications que l’on peut trouver :

• ad libitum : « à volonté » ;

• a piacere : « à plaisir » ;

• senza tempo : « sans tempo », ce qui veut bien dire ce que ça veut dire… ;

• rubato : qui n’est pas soumis à la sévérité rigoureuse d’un métronome.

2. LE RALENTISSEMENT DU TEMPO

   Le ralentissement du tempo peut-être indiqué par une modification pure et simple du métronome, mais également par ces termes :

• allargando : « en élargissant » ;

• rallentando : « en ralentissant » ;

• ritardando : « en retardant » ;

• ritenuto : « retenu ».

3. L’ACCÉLÉRATION DU TEMPO

   À l’inverse, mais également de par une modification de la pulsation ou des termes italiens, le tempo peut être accéléré :

• animato : « animé » ;

• accelerando : « en accélérant » ;

• doppio : « double », c’est-à-dire au double du tempo original ;

• più mosso : « plus agité » ;

• più moto : « plus de mouvement » ;

Image d'un motard pour l'article "Rythme Et Solfège"
Image d'un motard pour l'article "Rythme Et Solfège"

Mais non, pas celle-là…

• stretto : « serré », qui veut donc dire de « rapprocher davantage les notes », soit de les précipiter et de les jouer donc plus vite.

4. LE RETOUR AU TEMPO ORIGINAL

   Enfin, après une accélération ou un ralentissement, le tempo peut bien entendu reprendre sa valeur initiale. Pour cela, et de façon identique aux 2 cas précédents, la valeur du BPM peut être modifiée mais des termes italiens existent également :

• tempo primo : « en élargissant » ;

• a tempo : « en ralentissant » ;

• lo stesso tempo : « le même tempo » ;

• istesso tempo : « tempo identique ».

   Alors, dans chacune de ces catégories, les termes veulent tous plus ou moins dire la même chose, bien que les puristes vous diront le contraire… C’est vrai que certains termes étaient utilisés par certains compositeurs plutôt que d’autres et que, d’un compositeur à un autre, l’époque n’étant pas forcément la même, l’interprétation à adopter doit être différente… VOILÀ.

   Mais bon, si on ne veut pas enc**** les mouches, interprétez-le comme vous le voulez, ça ira très bien. 😉

   Passons maintenant à ce qui vous intéresse sûrement le plus : les différents rythmes que l’on peut trouver sur nos partitions préférées !

III. RYTHME ET SOLFÈGE : QUELQUES RYTHMES À REPÉRER SUR UNE PARTITION

   Avant de nous plonger directement dans ces rythmes, il vous faut savoir une chose : la musique peut soit être binaire soit ternaire.

   Qu’est-ce que cela signifie ?

   Eh bien, pour résumer, chaque temps d’un morceau – soit chaque battement de la pulsation – pourra se subdiviser par 2 ou par 3. Et vous l’aurez compris, ce sont les temps des morceaux binaires qui se scinderont en 2 parties égales et les temps des morceaux ternaires qui se diviseront par 3😉

   Mais si cela vous paraît extrêmement flou et abstrait, alors je pense avoir quelque chose qui devrait vous intéresser…

   Il se trouve – comme un fait exprès dis donc ! 😅– que j’ai écrit un article sur le sujet qui vous expliquera encore une fois TOUT ce que vous devez savoir sur le binaire et le ternaire.
Et je l’ai appelé : Rythme Binaire Et Ternaire… Original, non ? 😉

   En attendant, je vous invite à aller le lire dès que possible… autrement dit, dès la fin de cet article ! 😀Je vous redonnerai donc le lien tout à l’heure. Mais avaaaant… voyons donc ces différents rythmes. 😉

A. LES PRINCIPAUX RYTHMES EN BINAIRE

• Les rythmes de « Triolets » (à retrouver également dans mon article sur le Rythme Binaire Et Ternaire) :

Triolet de croches en binaire pour l'article "Rythme Et Solfège"
Triolet de croches en binaire pour l'article "Rythme Et Solfège"

   Bien entendu, une fois que vous maîtrisez tous ces rythmes avec des notes, vous pouvez vous exercer à les faire en remplaçant les notes de votre choix par des silences !

   Voici donc maintenant un exercice rythmique assez hétéroclite, mélangeant les différents rythmes que nous venons de voir dans un ordre aléatoire et avec, par moment, des variantes avec des silences.

   Essayez donc de le reproduire chez vous en lisant les notes (ça vous fera un bon entraînement de lecture de note au passage 😁) en vous aidant du résultat sonore joué par un piano que je vous joins ci-dessous. 😉

   Les traits rouges verticaux représentent le battement de la pulsation, pulsation indiquée à 60 à la noire :

Exercice de rythme en binaire pour l'article "Rythme Et Solfège"

   Bien, de la même façon, voyons maintenant les différents rythmes que l’on peut rencontrer en ternaire :

B. LES PRINCIPAUX RYTHMES EN TERNAIRE

• Le rythme « Croche/4 Double-croches » // « 4 Double-croches/Croche » // « 2 Double-croches/Croche/2 Double-croches » :

Croche - 4 double-croches en ternaire pour l'article "Rythme Et Solfège"
Croche - 4 double-croches en ternaire pour l'article "Rythme Et Solfège"

• Le rythme « Croche/2 Double-croches/croche » // « 2 Double-croches/2 Croches » // « 2 Croches / 2 Double-croches » :

Croche - 2 double-croches - Croche en ternaire pour l'article "Rythme Et Solfège"
Croche - 2 double-croches - Croche en ternaire pour l'article "Rythme Et Solfège"

• Le rythme de « Sicilienne » sous toutes ses formes :

Croche pointée - double-croche - croche en sicilienne ternaire pour l'article "Rythme Et Solfège"
Croche pointée - double-croche - croche en sicilienne ternaire pour l'article "Rythme Et Solfège"

  Bien, maintenant que vous commencez à visualiser tout ceci, je vous propose, comme précédemment, de découvrir le méchoui de tous ces rythmes ternaires dans une seule et même partition que vous pouvez reproduire chez vous pour vous entraîner. 🙂

   Attention, cette fois-ci, la pulsation indiquée par les traits rouges verticaux n’est plus à 60 à la noire, mais 60 à la noire pointée ! Eh oui, nous sommes en ternaire, ne l’oublions pas. 😉

Exercice de rythme en ternaire pour l'article "Rythme Et Solfège"

   Voilà, on arrive au bout de cet article. 🙂

J’espère qu’après ça, vous aurez mieux compris la relation qu’il y a entre rythme et solfège. 🙂

   Comme prévu, voici les liens vers les articles sur « Apprendre À Lire Une Partition », « Rythme Binaire et Ternaire » et « La Signature Rythmique ». 🙂

À tout de suite pour la suite ! 😉

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

La Signature Rythmique 🥁

La Signature Rythmique 🥁

🎼 LA SIGNATURE RYTHMIQUE 🥁

   Hello les zikos et bienvenue dans ce nouvel article traitant du thème “La Signature Rythmique” ! 🙂

   Dans l’article précédent, je vous parlais du binaire et du ternaire

   De leurs différences, de la façon avec laquelle on construisait ces rythmes, de la valeur des notes indiquant le temps dans chacun des cas, ainsi qu’un tas d’autres informations

   Cependant, ces deux catégories de rythmes ne seraient rien sans leur ADN, sans leur identification, comme pour nous.

   C’est cette indication qui va nous permettre de déterminer avec précision la nature du rythmebinaire ou ternaire – et de quelles façons il va se décomposer au gré des mesures et du temps.

   Cette identification, c’est ce que l’on va appeler la signature rythmique.

   Une bien belle bête, mais… Kescecé ? Akoissasère ?

   Eh bien, pour le découvrir et savoir comment bien l’utiliser dans votre application quotidienne de la musique, lisez donc cet article jusqu’au bout ! Vous y apprendrez pas mal de choses indispensables pour bien assimiler le rythme en musique. 🙂

   C’est d’ailleurs un tout premier pas vers l’indépendance musicale 😉

   Mais je vous donnerai également des exemples bonus que l’on ne rencontre pas tous les 4 matins… Vous allez voir, ça va être sympa. 🙂

   Alors, sans perdre de temps, attaquons !

I. LE TEMPS FORT & LE TEMPS FAIBLE

   Tout d’abord, avant de parler directement de signature rythmique, j’aimerais arrêter votre attention sur une notion qui paraît innée pour certains, mais qu’il est pourtant indispensable de mentionner pour certains qui l’ignoreraient totalement, j’ai nommé le temps fort et le temps faible.

   Qu’est-ce que c’est donc qu’il s’agit-il ?

   En fait, ni plus ni moins de l’importance des temps dans une mesure.

   Ah ça vous dit toujours rien ? 😉

   Bon alors, si je vous parle de valse… 1 2 3 // 1 2 3 // etc. Vous voyez de quoi je veux parler ?

   Vous entendez ce mouvement très célèbre qui vous donne envie de danser ? Eh bien, il s’agit d’un mouvement où chaque mesure est constituée de 3 temps.

   Cependant, vous ressentez bien que c’est à chaque fois le 1er temps qui est plus « fort » que les autres, sur lequel on a envie de s’appuyer et qui redonne l’impulsion à chaque nouvelle mesure ?

   Voilà, c’est ce que l’on appellera le temps fort ! 🙂 Et du coup, les 2 autres temps restants de la mesure seront appelés, par opposition, les temps faibles.😉Oui, même dans la théorie de la musique, il y a des forts qui rackettent les faibles… 🤷‍♂️

   Et ce modèle de temps forts et temps faibles est valable pour les 3 types de mesures principales que l’on connaît : les mesures à 2, 3 et 4 temps :

• Dans une mesure à 2 temps, c’est le 1er temps qui sera un temps fort et le 2nd temps qui sera un temps faible ;

• Dans une mesure à 3 temps, comme nous venons de le dire, le temps fort sera le 1er temps et les temps faibles les 2 suivants ;

• Enfin, dans une mesure à 4 temps, les temps forts seront le 1er et 3ème temps et les temps faibles… les 2nd et 4ème temps😉

   La batterie dans le Rock fait d’ailleurs tomber la grosse caisseplus grave et plus résonnante, donnant envie de taper dans nos mains – sur les temps forts que sont le 1er et le 3ème temps et la caisse claireplus éclatante et qui donne naissance à beaucoup de roulements et de breaks qui sont là pour donner un rythme que nous ne battons pas lors d’un concert – sur les temps faibles, les 2nd et 4ème temps😉Voici un petit tableau récapitulatif des temps forts et temps faibles dans les mesures les plus courantes :

Tableau résumant le temps fort et le temps faible pour l'article "La Signature Rythmique"
Tableau résumant le temps fort et le temps faible pour l'article "La Signature Rythmique"

   Maintenant, souvenez-vous, il existe des mesures à 2, 3 et 4 temps… en binaire et en ternaire !

   Mais attention ! Amalgame à ne pas faire : une mesure à 3 temps n’est pas forcément une mesure ternaire !

   Rappelez-vous : une mesure binaireou mesure simple – est une mesure au sein de laquelle tous les temps peuvent se diviser en des multiples de 2 et une mesure ternaireou composée, comme la salade – est une mesure dont chacun des temps peut se diviser par 3 !

   Si tout cela vous paraît abstrait, alors je vous invite très fortement à aller visiter mon article sur la différence entre le binaire et le ternaire.

   Au passage, s’il vous manque quelques notions en solfège qui vous manqueraient pour mieux comprendre cet article (et d’autres articles), je vous propose de découvrir mon livre sur les Bases de la Musique au Piano et à la Guitare qui vous sera utile jusqu’à la fin de votre vie de musicien pour combler toutes vos lacunes, aussi petites soient-elles et afin de partir de bon pied dans l’apprentissage du piano ou de la guitare. Profitez-en, il est gratuit et encore disponible en ce moment ! 🙂

« Bon donc, en résumé, cela veut dire qu’il existe des mesures constituées de 2, 3 ou 4 temps et que, dans certaines, chaque temps peut se subdiviser en 2 ou 3 en plus de ça ? »

« Bon donc, en résumé, cela veut dire qu’il existe des mesures constituées de 2, 3 ou 4 temps et que, dans certaines, chaque temps peut se subdiviser en 2 ou 3 en plus de ça ? »

   Eh bien oui, c’est exactement ça. 😉

Voici un exemple d’une mesure identique à l’écoute mais différente dans sa structure rythmique :

• La 1ère à 2 temps et ternairedont chaque temps se divise en 3;

• La 2nde à 3 temps et binairedont chaque temps se divise en 2.

Ce sera plus explicite afin que vous compreniez bien la différence. 🙂

Mesure à 2 temps en ternaire pour l'article "La Signature Rythmique"
Mesure à 2 temps en ternaire pour l'article "La Signature Rythmique"
Mesure à 3 temps en binaire pour l'article "La Signature Rythmique"
Mesure à 3 temps en binaire pour l'article "La Signature Rythmique"

   Sympa de comprendre les différences théoriques de ce que l’on peut écouter, n’est-ce pas ? 😉

   Et regardez : au début de chacun des extraits, il y a comme une « fraction » dessinée différente entre les 2… Eh bien, la signature rythmique, c’est ça !

   En réalité, il ne s’agit nullement de fractions😉

« Ouf, je pensais qu’on allait faire des maths… »

« Ouf, je pensais qu’on allait faire des maths… »

   Alors… Oui, un peu…

« Heiiiin ?? »

« Heiiiin ?? »

   Non mais attendez ne partez paaaas ! Je vous rassure tout de suite, tout est hyper simple à comprendre et tant que vous respectez les différentes étapes, vous n’aurez aucun problème. 😉

   Pour comprendre le fonctionnement de la signature rythmique, le mieux est de commencer par le binaire puisque c’est plus simple que pour le ternaire😉

   Allez, on s’y colle !

II. LA SIGNATURE RYTHMIQUE EN BINAIRE

   Dans une signature rythmique, le chiffre du haut indique simplement le nombre de temps qu’il y a dans la mesure. C’est donc lui qui permettra de dire si l’on est dans une mesure à 2, à 3 ou à 4 temps. Ça, c’est simple.

   Maintenant, en ce qui concerne le chiffre du bas, c’est une autre histoire.

   Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais dans les premiers chapitres de solfège dans lesquels on apprend la durée des notes, on tombe sur cet arbre :

Arbre des valeurs de notes pour l'article "La Signature Rythmique"
Arbre des valeurs de notes pour l'article "La Signature Rythmique"

   Afin de mieux comprendre ce que je vais vous expliquer, il faut que vous considériez que la ronde est « l’unité suprême » qui n’a pas de valeur plus grande qu’elle. Du coup, cela veut simplement dire qu’il faudra 2 blanches, 4 noires, 8 croches ou 16 double-croches pour équivaloir la ronde !

   Eh bien, les chiffres que l’on obtient à gauche comme valeurs de division (1, 2, 4, 8, 16) seront les chiffres que l’on va mettre en bas de la signature rythmique, au « dénominateur », même si je le rappelle, ce n’est pas une fraction (c’est juste une façon plus simple de l’appeler 😄).

  Et ces chiffres vont représenter directement les figures de notes qui sont représentées juste à côté ! Donc :

• Le 1 correspond à la Ronde ;

• Le 2 correspond à la Blanche ;

• Le 4 correspond à la Noire ;

• Le 8 correspond à la Croche ;

• Le 16 correspond à la Double-Croche ;

   Simple, déjà, non ? 🙂

   Bon eh bien, maintenant, lorsque l’on regarde une signature rythmique, voici comment il faut savoir la lire « littéralement » :

Fonctionnement de la signature rythmique pour l'article "La Signature Rythmique"
Fonctionnement de la signature rythmique pour l'article "La Signature Rythmique"

   Vous ne comprenez pas ? Je m’explique. 😉

   Si je devais lire ce schéma, il faudrait dire qu’il y a 3 (1) noires (2) dans la mesure (3) !

   C’est aussi simple que ça. Le nombre d’en haut indique le nombre de temps présent dans la mesure et le chiffre d’en bas représente la valeur de ce temps en valeur de figure de note.

   Dans les mesures de cette partition, nous pourrons donc écrire jusqu’à une valeur de 3 noires, soit une blanche pointée. 🙂

   Maintenant, je vous disais qu’il existe 3 grands types de mesures : les mesures à 2, 3 et 4 temps.

   Eh bien, étant donné que la noire est très souvent la valeur de référence du temps, les 3 signatures rythmiques associées à ces 3 mesures sont les suivantes :

Les 3 signatures rythmiques en binaire pour l'article "La Signature Rythmique"
Les 3 signatures rythmiques en binaire pour l'article "La Signature Rythmique"

Eh oui :

• 2/4 quand il y a 2 temps avec 2 noires dans la mesure ;

• 3/4 quand il y a 3 temps avec 3 noires dans la mesure (comme vu précédemment) ;

• 4/4, la signature rythmique la plus répandue dans le monde, quand il y a 4 temps avec 4 noires dans la mesure.

   Et c’est au niveau du 3/4 qu’il y peut y avoir confusion. C’est une mesure qui se bat en 3 temps mais dont chacun des temps – la noire – peut être divisée en 2, 4, 8… donc une mesure binaire ! Mais le ressenti de la mesure, lui, est plutôt ternaire du fait que la mesure, elle, est divisible en 3 temps.

Du coup, on n’est pas en ternaire comme le serait un blues en shuffle, mais bel et bien en binaire, et le ressenti est celui d’une valse comme évoqué en début d’article. 😉

Les lecteurs du blog ont également apprécié : Apprendre Le Shuffle. 👈

   Bon alors maintenant, comment écrit-on ce fameux ternaire dont je vous rabâche tant les oreilles ? 😉

III. LA SIGNATURE RYTHMIQUE EN TERNAIRE

   C’est en effet un tout petit peu plus compliqué, mais ça reprend les notions basiques utilisées en binaire (bonne nouvelle !)

   La seule différence se situe au niveau du fait que, comme je vous l’ai rappelé, le temps peut se diviser en 3 et non plus en 2.

   Or, une noire, blanche, croche était facile à couper en 2. Mais en 3, là c’est plutôt délicat, voire impossible (dans les mathématiques rigoureuses et justes de la musique) !

   Comment faire dans ce cas ?

   Eh bien, il existe en fait une solution afin de détourner ce problème… c’est d’attribuer une nouvelle définition au chiffre du bas de la signature rythmique ! Et c’est pour ça que c’est (un tout petit peu) plus compliqué à assimiler😄

« Mais bordel, qu’ils sont c****** ces musiciens !! »

« Mais bordel, qu’ils sont c****** ces musiciens !! »

   Ah ça… et vous n’êtes pas au bout de vos surprises ! 😀

   Non, plus sérieusement, bien que ça n’y paraisse, cette façon de faire est beaucoup plus logique et, une fois bien comprise, est beaucoup plus simple !

   Mais voyons de façon concrète comment cela fonctionne :

   Étant donné que l’on ne peut pas diviser des figures de notes « classiques » en 3 pour définir le temps, alors on va utiliser nos figures de notes… mais pointées 😉

   Eh oui, toute note pointée peut alors se diviser en 3 parts égales, qu’il s’agisse de noires pointées (3 croches), de blanches pointées (3 noires) ou de croches pointées (3 double-croches) ! Et là, le problème est résolu 😉… mais un autre apparaît 😫

   En effet, comment faites-vous pour marquer ces notes pointées de façon « arithmétique » dans la signature rythmique, étant donné qu’en partant de 1, on ne peut pas trouver des nombres entiers si l’on divise par 3… ?

   Eh bien, du coup, tout ce que nous devons faire, c’est dire que le chiffre marqué en bas ne représentera plus le temps, mais… le TIERS du temps ! Le temps, lui, vaudra bien une valeur de note pointée, mais son tiers, lui, ne vaudra plus qu’une figure de note classique :

Tableau résumant le temps et le tiers de temps pour l'article "La Signature Rythmique"
Tableau résumant le temps et le tiers de temps pour l'article "La Signature Rythmique"

   Il est donc beaucoup plus facile de reconsidérer la signature rythmique en utilisant le tiers du temps :

   Par exemple, si l’on a un morceau avec un tempo à la noire pointéecomme cela se fait généralement en ternaire – et qu’il y a 2 temps par mesure, alors nous aurons 2 noires pointées dans la mesure. Vous me suivez, jusque-là ?

Exemple de schéma rythmique en ternaire pour l'article "La Signature Rythmique"
Exemple de schéma rythmique en ternaire pour l'article "La Signature Rythmique"

   Or, comme nous sommes en ternaire, on ne s’attardera pas sur la valeur du temps, mais sur celle de son tiers : la croche (puisque je le rappelle, 3 croches équivalent à une noire pointée).

   Maintenant, et ça, ça ne change pas, d’après notre arbre, la croche a pour chiffre représentatif le 8 !

   Du coup, si l’on a 2 noires pointées et que chacune d’entre elles est décomposable en 3 croches, nous aurons donc 6 croches dans la mesure !

   Du coup, de la même façon qu’en binaire, la signature rythmique sera indiquée comme sur le schéma ci-dessus : 6/8.

   Et là, je suis sûr qu’il y a quelque chose qui vous gêne dans tout ça mais que vous ignorez quoi… Vous devez sûrement vous demander :

« Mais pourquoi serions-nous en ternaire plutôt qu’en binaire ? Un 6/8 en binaire ne voudrait pas dire que nous aurions toujours 6 croches dans la mesure mais que le temps vaudrait cette fois la croche ? Donc il y aurait 6 temps, tout simplement ? »

« Mais pourquoi serions-nous en ternaire plutôt qu’en binaire ? Un 6/8 en binaire ne voudrait pas dire que nous aurions toujours 6 croches dans la mesure mais que le temps vaudrait cette fois la croche ? Donc il y aurait 6 temps, tout simplement ? »

   Et c’est à la fois vrai… et faux (vous vous en doutez bien 😉)

   En effet, on pourrait le voir comme ça, bien entendu. Néanmoins, le principal dans la théorie, c’est de comprendre la liaison avec ce que l’on ressent en pratique… et en pratique, si l’on ressent que le temps peut se diviser en 3 parties égales, alors nous sommes en ternaire. Nous sommes avant tout humain, et nous réagissons subjectivement vis-à-vis de ce que nous écoutons.

   Mais pour les plus terre-à-terre qui attendraient une réponse plus rationnelle, j’ai ce qu’il vous faut, pas de panique. 😉

   Effectivement, nous pouvons bien avoir 6 croches dans la mesure… mais, suivant la façon dont s’agencent les temps autour de ces 6 croches, le ressenti ne sera pas le même, et l’écriture sur la partition non plus !

   Regardez ces 2 images : sur la 1ère, les croches sont regroupées par 3 et sur la 2nde, elles sont regroupées par 2. Cela n’a AUCUNE incidence sur le rythme final écouté, mais cela permet au musicien de comprendre qu’il faudra qu’il regroupe les notes par 2 ou par 3 de sorte à (éventuellement) appuyer les premières croches de façon plus prononcée et d’ainsi transmettre davantage le ressenti binaire ou ternaire.

Exemple de schéma rythmique en ternaire pour l'article "La Signature Rythmique"
Exemple de schéma rythmique en ternaire pour l'article "La Signature Rythmique"
Exemple de schéma rythmique en binaire pour l'article "La Signature Rythmique"
Exemple de schéma rythmique en binaire pour l'article "La Signature Rythmique"

   Mais surtout, le plus important est ce qu’il y a de marqué tout en haut à gauche de la partition : le battement de la pulsation. Si la note auquel le BPMbattement par minute donné par un métronome – indiqué est pointée, alors nous serons en ternaire et sinon, nous serons en binaire, ni plus ni moins !

   Néanmoins, dans les morceaux plus anciens où le tempo n’était marqué que sous forme de termes italiens et non d’une valeur de BPM, il faudra alors regarder, comme expliqué plus haut, le regroupement des croches, double-croches et triple-croches pour voir de quelle façon il convient le mieux de comprendre la partition. 🙂

   Bon mais là, c’est seulement si vous vous posez un MAX de questions autour de la théorie pure. 😉 En pratique, sachez que, comme pour le binaire, entre 95% et 99% des musiques ternaires n’ont que 3 possibilités de signatures rythmiques qui vous permettront au premier coup d’œil de repérer si le morceau se joue en ternaire… ou en binaire ! 🙂

   Et ces 3 signatures rythmiques sont :

Les 3 signatures rythmiques en ternaire pour l'article "La Signature Rythmique"
Les 3 signatures rythmiques en ternaire pour l'article "La Signature Rythmique"

   Ce qui nous donne :

• 6/8 quand il y a 2 temps avec 2 noires pointées dans la mesure, soit 6 croches ;

• 9/8 quand il y a 3 temps avec 3 noires pointées dans la mesure, soit 9 croches ;

• 12/8, quand il y a 4 temps avec 4 noires pointées dans la mesure, soit 12 croches.

   En général, c’est la croche qui est définie comme étant le tiers de temps par défaut puisque c’est la noire pointée qui est le plus largement utilisée comme valeur du temps en ternaire, au même titre que la noire en binaire.

   Cependant, des signatures rythmiques en 6/4, 9/4 ou 12/4 sont tout à fait envisageables : dans ces cas-là, le tiers du temps sera défini par la noire, ce qui nous donnera la valeur du temps à la blanche pointée (qui vaut bien 3 noires !).

   Voilà, je pense que vous avez bien compris le principe. 🙂 Retenez donc bien ces 3 signatures rythmiques pour le binaire et pour le ternaire et vous serez à même de maîtriser l’identification du rythme. Cependant, il existe d’autres signatures rythmiques un peu plus… asymétriques… que je vous propose de découvrir. Mais avant ça, téléchargez votre petit récapitulatif en PDF afin de mieux comprendre ces principes de « calcul » et, Ô, quels calculs n’est-ce pas 😉:

IV. CAS PARTICULIERS DE SIGNATURES RYTHMIQUES

   Sachez qu’il existe des tas de signatures rythmiques « différentes » des 6 que je vous ai présentées jusqu’alors et qu’il serait long d’en faire le tour.

   En revanche, je vais vous parler d’un cas bien particulier que l’on rencontre notamment dans la Musique du Monde, dans le Jazz et dans… le Metal ! Et plus particulièrement dans le Metal Progressif de Tool ou de Dream Theater😉

    Bon mais on va commencer doucement…

A. I LOVE ROCK N’ROLLJOAN JETT & THE BLACKHEARTS

   Eh oui (Jamy), cette chanson que vous connaissez par cœur intègre bel et bien une asymétrie rythmique que l’on rencontre à la fin de l’intro et des refrains, juste avant les interludes. Écoutez donc à 0’10. La mesure est en 4/4 par défaut et se transforme en 3/4 juste à ce moment-là. 😉

Extrait de la tablature de I Love Rock 'n' Roll de Joan Jett And The Blackhearts pour l'article "La Signature Rythmique"

B. THEME FROM MISSION: IMPOSSIBLE:

   Tin tin, tin-tin-tin… Oui, l’intro de ce générique mondialement connu de Mission: Impossible est conçu sur une signature rythmique particulière puisque nous ne sommes rien de moins qu’en 5/8 !

   Par la suite, cela se transforme en un 4/4 parfaitement habituel avec un ressenti « bousculé » par des croches pointées, mais l’intro, elle, ne comporte que 5 croches, d’où le 5/8 binaire. 🙂 Écoutez par vous-même :

Extrait de la tablature de Mission: Impossible Theme pour l'article "La Signature Rythmique"

C. HEART OF GLASSBLONDIE

   Pour continuer dans la lancée des tubes, voici un petit Blondie qui cachait bien son jeu… En effet, à 2’00, on écoute à 3 reprises une « précipitation » de la batterie. Et en effet,  il s’agit bien d’un changement de signature rythmique le temps d’une mesure…

   D’un 4/4 bateau, on passe sur un 3/4 juste le temps de ces mesures-là, lorsque c’est le synthé qui reprend le thème. Or, quand les membres du groupe reprennent le même thème au chant, les mesures restent en 4/4 pour plus de « stabilité ». 🙂

D. MONEYPINK FLOYD

   Peut-être le rythme du célèbre Money de Roger Waters et de ses Pink Floyd a-t-il déjà contrarié votre oreille et vos sensations rythmiques ? 😉

   Eh bien, ne cherchez pas plus loin ! Pendant une grande partie du morceau, la signature rythmique est en 7/4, c’est-à-dire qu’on trouve 7 noires dans chaque mesure… Chose peu courante. 😉

   Pour ma part, j’ai souvent été partagé sur l’identité précise de cette signature rythmique… En effet, les tablatures que j’ai trouvées indiquent du 7/4 avec un tempo à la noire.. mais avec un triplet feel, ou swing

   Si vous n’avez pas consulté mon article sur le shuffle et que vous ignorez ce qu’est le swing, il s’agit en fait d’une indication permettant de transformer un rythme d’apparence binaireen ternaire !

   Et ce, grâce à une règle simple : 2 croches ne se jouent plus de façon régulière mais plutôt en ♩ ♪ joués en triolet, soit en triolets de croches dont les 2 premières sont regroupées en une noire. Cela permet donc de transformer automatiquement toute la partition binaire en ternaire grâce à l’utilisation perpétuelle d’un triolet « imaginatif », si l’on peut dire ainsi.

   Mais si on n’utilisait pas le triplet feel, on pourrait dire dans Money qu’il y aurait 7 temps dont chacun comporterait 3 croches… ce qui nous donnerait donc du 21/8 !… et une impression de ternaire parfaite sur le papier. 🙂

   Mais bon, on apprend davantage aux musiciens blues, jazz, rock et funk à ressentir le shuffle et à faire plus ou moins « swinger » les croches quand elles sont écrites en binaire. 😉Et du coup, ce morceau est bien en triplet feel, ce qui simplifie grandement l’écriture et qui rend le jeu des musiciens beaucoup plus « subjectivement spontané » ! (J’aime bien trouver des expressions à adverbes à rallonge 😂)

   Bon allez, assez de blabla, écoutez donc cette beauté :

Extrait de la tablature de Money de Pink Floyd pour l'article "La Signature Rythmique"

E. BEAVER PATROLJACO PASTORIUS

   Dans la suite, on pourrait également citer le Beaver Patrol de Jaco Pastorius avec son 11/8 extraordinaire :

F. SCHISMTOOL

   Maintenant, dans le Metal Prog, si l’on met Dream Theater de côté, le morceau Schism de Tool met en œuvre un changement perpétuel de signature rythmique tout au long du morceau. Eh oui, tout comme il est possible de changer d’armure ou de tempo en plein milieu d’un morceau, il est possible de changer de signature rythmique à volonté ! Voyez par vous-même :

Extrait de la tablature de Schism de Tool pour l'article "La Signature Rythmique"

   Dans ce morceau, on assiste donc d’une part à un changement de signatures rythmiques ce qui est, avouons-le, peu courant… mais également à des signatures rythmiques « étranges » : 5/8 et 7/8.

   Et en effet, lorsqu’on écoute le morceau, on ne sait plus à quel moment le temps tombe et sur quel pied danser

   Déjà, le 5/8 et 7/8 sont des rythmes binaires où le temps se suppose à la croche car le 8 est en bas… mais se bat pourtant à la noire !

   Bon, je vous le dis, cela relève d’une maîtrise de théorie musicale assez poussée et nécessite des heures et des heures d’entraînement simplement pour comprendre ce qu’il se passe… Je vous laisse imaginer le nombre d’heures de pratique de ces musiciens qui ont composé ce morceaux et tous les autres !

   Mais en gros, pour faire simple, 5/8, ou 5 croches, n’est ni plus ni moins qu’un 4/8 (ou 2/4, soit un 2 temps à la noire) avec simplement une croche de rajoutée. Et de la même façon, le 7/8 est un 8/8 (ou 4/4, soit 4 temps) avec simplement une croche de retirée ! On compte donc à la noire, mais sur des valeurs de 2,5 temps et de 3,5 temps ce qui nous donne, au bout du compte, un rythme assez bancale. Oui, c’est assez étrange, comme je vous l’avait dit…

   Du coup, pour compter ça d’une façon assez simple, essayez de dire :

Décomposition du temps de Schism de Tool pour l'article "La Signature Rythmique"
Décomposition du temps de Schism de Tool pour l'article "La Signature Rythmique"

   … avec le « et » qui ne vaudra qu’une croche, donc deux fois plus court que le battement des temps.

   Pour commencer, vous pouvez donc essayer de compter à la croche en faisant tourner en boucle pendant que vous écoutez le morceau puis, au fur et à mesure, ne dites en accentuant que les temps importants indiqués sur le schéma ci-dessus. Un exercice pas simple mais, du coup, très formateur😉

G. METROPOLIS PT.1 : THE MIRACLE AND THE SLEEPER DREAM THEATER

   Là, on rigole plus et on s’accroche.

   Êtes-vous prêt à ne plus rien comprendre à votre existence ?

   Savez-vous ce que virtuosité technique et maîtrise théorique signifient ?

   Si oui, alors vous êtes à des milliers de kilomètres loin derrière John Petrucci, Mike Portnoy et leurs acolytes.

   Si Dream Theater a su être un groupe de Metal Prog à la hauteur de sa légende, c’est grâce à des œuvres comme celle-ci qu’il a su atteindre des sommets et montrer que le rythme, eh beh, « c’est pas pour les branlos ».

   Une claque monumentale.

   C’est ce que j’ai ressenti quand j’ai écouté ce morceau pour la première fois et que j’ai suivi simultanément la partie de guitare électrique de Petrucci !

   C’est pas compliqué, dans ce morceau, on ne dénombre pas moins de 11 signatures rythmiques différentes ! :

• 6/4 ;

• 5/8 ;

• 4/4 ;

• 7/8 ;

• 6/8 ;

• 13/16 ;

• 10/8 ;

• 8/8 ;

• 9/8 ;

• 19/16 ;

• 12/8.

   Plutôt impressionnant, n’est-ce pas ?

   Et ce n’est pas comme si ces changements n’apparaissaient qu’une seule fois… Au total, on peut compter 71 changements de signatures rythmiques tout au long du morceau étalés sur les 11 différentes énoncées !!! On passe donc du binaire au ternaire à la volée et inversement, comme à 4’12

   Vous avez intérêt à maîtriser votre connaissance du rythme, c’est moi qui vous le dit. 😉

   Et pour rajouter de la facilité, durant les passages où l’on a l’impression que ça se stabilise, Mike Portnoy assure un jeu de batterie où les temps forts et faibles ne sont plus respectés, comme à 5’33 où les rythmes marqués par le groupe entier paraissent totalement décalés… mais pourtant bel et bien ensembles les uns avec les autres, alors que nous ne sommes qu’en 4/4, soit la signature rythmique la plus simple et la plus répandue au monde !! Et il arrive même à nous faire considérer du 6/8 – qui est normalement réservé au ternaire – comme étant du binaire… Incroyable !

   Ou bien est-ce John Petrucci qui lance des riffs pendant lesquels les notes principalesles plus aiguës qui ressortent davantage – créent d’elles-mêmes des rythmes asymétriquesrenforcées par la Charley mi-ouverte de Portnoy – alors qu’à ce moment-là, la mesure n’est qu’en… 12/8 ! Soit du ternaire mais à 4 temps, donc simple à concevoir et assez répandu dans le monde de la musique. Et pourtant…

   Rajoutez à cela une forte maîtrise de l’harmonienotamment lors de l’harmonisation guitare électrique-synthétiseur à 5’49, une technique du vibrato parfaitement maîtrisée et une virtuosité hors-paire et vous obtenez… Dream Theater, il n’y a pas d’autres qualifications. 😄

   On écoute même une descente de gamme pentatonique blues avec la blue note avant l’interlude du Solo 2 de guitare à 6’14… Un vrai régal.

   Bon allez, on ne m’arrête plus. 😄Écoutez donc par vous-même, vous vous en rendrez davantage compte. 😉Mais par pitié, écoutez-le en entier, même s’il fait presque 10 minutes. Il faut que vous puissiez comprendre l’ampleur des capacités artistiques déployées durant ce morceau, c’est important pour vous et votre carrière de musicien, bien que cela puisse paraître compliqué à discerner à la première écoute. 🙂

   Si vous êtes un habitué des tablatures et que vous souhaitez suivre les événements en direct, voici la tablature juste en dessous. Cela vous permettra de vous prendre une plus grande claque encore :

Extrait de la tablature de Metropolis Part1: The Miracle And The Sleeper de Dream Theater pour l'article "La Signature Rythmique"

   Maintenant que vous maîtrisez parfaitement la notion de signature rythmique par cœur, vous êtes fin prêt pour la vidéo sur le sujet que j’ai réalisée à cette occasion. 🙂

   Elle vous servira de gros complément et vous permettra de confirmer vos acquis sur le sujet afin de devenir incollable sur ces notions parfois compliquées dissimulées par le rythme😉

   Si avec ça, vous êtes pas calés sur le sujet… 😄

   Cliquez donc ci-dessous pour voir la vidéo. 🙂

   Merci de m’avoir lu jusqu’au bout, et je vous dis à tout de suite pour un nouvel article passionnant sur la musique😉

   Découvrez maintenant les autres articles dans la même thématique : « Apprendre À Lire Une Partition », « Rythme Binaire et Ternaire » et « Apprendre Le Shuffle ». 🙂

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

Rythme Binaire 🎵 … Et Ternaire 🎶

Rythme Binaire 🎵 … Et Ternaire 🎶

RYTHME BINAIRE 🎵… ET TERNAIRE 🎶

   Hello les zikos et bienvenue dans ce nouvel article traitant du thème “Rythme Binaire Et Ternaire” ! 🙂

   Dans cet article destiné à démystifier les notions de binaire et de ternaire, on va lever un voile sur un des gros chapitres du rythme !

   Peut-être avez-vous déjà entendu parlé de ces mots : binaire, ternaire ? Peut-être avez-vous déjà entendu parlé de « triolets » et de « shuffle » sans savoir à quoi ça correspondait ?

   Eh bien, si c’est le cas, alors cet article est fait pour vous ! 😀

   Et si vous maîtrisez déjà tout ça, eh bien non, ne partez pas !! Vous allez sûrement apprendre un tas d’autres choses ! 😉

I. LE RYTHME BINAIRE

   Commençons par le binaire.

   Alors, non, même si certains d’entre vous croyaient que ça avait un rapport direct avec, ça n’a rien à voir avec les 0 et les 1 qui permettent de former des programmes numériques

   En réalité, ce que l’on qualifie de « binaire », ce sont les mesures et les temps ! Ça paraît peut-être logique, mais c’était quand même nécessaire de bien le préciser. 😉

   Ainsi, en binaire, chaque temps correspondra à une valeur de note que vous connaissez parfaitement, c’est-à-dire :

• La ronde ;

• La blanche ;

• La noire ;

• La croche ;

• La double-croche ;

   Et chaque temps sera donc divisible par des multiples de 2 :

• Une ronde pourra se diviser en 2 blanches, en 4 noires, en 8 croches, en 16 double-croches, en 32 triple-croches ou en 64 quadruple-croches ;

• Une blanche sera divisible en 2 noires, 4 croches, etc. (vous avez compris, pas la peine de vous refaire toute la liste 😉) ;

   En conséquence, en binaire, on dira des mesures qu’elles sont « simples » car le binaire est ce qu’il y a de plus « simple » à comprendre en terme de division du temps !

« Mais, concrètement, comment reconnaît-on un morceau qui est en binaire ? Y a-t-il une indication particulière ? »

« Mais, concrètement, comment reconnaît-on un morceau qui est en binaire ? Y a-t-il une indication particulière ? »

   Eh bien, oui, absolument !

   Seulement, pour cela, laissez-moi vous faire patienter un peu sans vous faire brûler les étapes pour que vous compreniez bien tout le pourquoi du comment. Sinon, je risque de perdre quelques-uns d’entre vous en chemin. 😉

   En attendant, voyons l’autre subdivision du temps : le ternaire !

Mais, avant toute chose, vous allez voir, pour le rythme binaire et ternaire, c’est du pareil au même… !

II. LE RYTHME TERNAIRE

Tout comme pour le binaire, le fait d’être en ternaire se joue directement au niveau des temps et impacte de surcroît les mesures. D’ailleurs, en ternaire, ces dernières sont qualifiées de « mesures composées »… ce qui est déjà plus compliqué que « mesures simples »… Vous commencez à voir la fumisterie ? 😉

En effet, en ternaire, le calcul du temps est un peu plus compliqué

Alors, NON, je ne suis pas mathématicien et, OUI, vous aussi, vous arriverez à comprendre ça en répétant encore et encore les étapes de « calcul », c’est promis ! 😉

En fait, si en binaire, le temps est divisible par des multiples de 2, eh bien, en ternaire, il l’est par des multiples… de 3 ! Bravo, vous êtes des as.

Mais du coup, le problème qui se pose, c’est que… toutes les figures de notes que l’on connaît – rondes, blanches, noires, croches, double-croches, etc. – ne sont pas divisibles par 3 sans obtenir des « notes à virgule » !

   Exemple: Si on essaye de diviser une noire par 3, on obtiendrait ≈ 0,33 noire, mathématiquement parlant. Et nous ne connaissons aucune autre figure de note qui vaut cette valeur d’un tiers de noire.

   Du coup, ceux qui ont créé la musique – si ce n’est pas la musique qui, d’elle-même, fut logique avant d’être mise en théorie par les mathématiciens tels que Pythagore… – se sont dit :

« Tiens, mais si on disait plutôt qu’en ternaire, les figures de notes ne représenteraient plus le temps, mais le TIERS du temps ? »

« Tiens, mais si on disait plutôt qu’en ternaire, les figures de notes ne représenteraient plus le temps, mais le TIERS du temps ? »

   Mais oui, quelle belle idée de m**** ! 😀

   Et c’est là que beaucoup d’entre vous décrochent… Alors qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter. 🙂

   En réalité, c’est d’une logique implacable.

   Vous n’êtes pas convaincus ?

   Bon.

   Si vous regardez d’un peu plus près le tempo marqué en haut à gauche de votre partition et qu’il est indiqué par un BPM, on peut voir des indications du genre :

♩ = 120

♩ = 120

   Cela signifie que c’est la noire qui représentera le temps et qu’en conséquence, il faudra jouer chaque noire à chaque fois qu’un battement de métronomeréglé sur 120 – se fera entendre. On dira que le tempo se fera à la noire.

   Bien entendu, vous ne rencontrerez pas que des noires dans votre partition, mais aussi des blanches, des croches, des rondes, etc. Vous devrez donc chercher à chaque fois à quels moments le battement se fait en comptant par « paquets de noires » ! Un petit exemple sera sûrement un petit peu plus clair…

   Voici un extrait de partition (écrit tout spécialement pour vous… « Owh c’est mignoooon ») où les traits verticaux sous la partition indiquent à chaque fois le battement du temps. Observez bien leurs points de chute et en bonus… écoutez-le juste en dessous ! Je vous ai mis le métronome en même temps (enfin, plutôt une charley qui bat le rythme mais c’est tout comme), parce que je suis sadique 😏… Mais gentil 😊… Mais SADIQUE ! 😀

Rythme binaire à la noire pour l'article "Rythme Binaire Ou Ternaire"

   Maintenant, sachez qu’il existe également des tempi (oui, tempo au pluriel 😉) à la croche ou à la blanche (à la ronde et à la double-croche aussi c’est possible, mais je n’en ai personnellement jamais croisé après plus de 17 ans – actuellement en 2020 – de pratique d’instrument…). Par exemple, pour reproduire à l’identique de façon auditive la séquence ci-dessus mais avec un battement à la croche, cette fois-ci (et non à la noire), voici comment cela s’écrirait :

Rythme binaire à la croche pour l'article "Rythme Binaire Ou Ternaire"

Et de même, si l’on désirait le même résultat avec un tempo à la blanche, voilà ce que l’on obtiendrait :

Rythme binaire à la blanche pour l'article "Rythme Binaire Ou Ternaire"

   Bon voilà, mais tout ceci correspond à des rythmes… binaires ! Et non ternaires, puisque, comme vous le remarquez, que ce soit dans l’un des 3 cas, chaque temps peut se diviser en des multiples de 2.

   Alors pourquoi vous avoir dit tout ça si je vous ai amené en plein dans le ternaire ?

   Eh bien, parce qu’en ternaire, les indications de tempo en début de partition ne seront plus indiquées par des blanches, des noires ou des croches… Mais plutôt des blanches pointées, noires pointées et croches pointées !

   Rappel : Le point à côté d’une note correspond à la moitié de sa valeur. Ainsi, une note pointée vaudra la valeur de la note + la valeur de son point. Une blanche pointée vaudra donc 2 temps (valeur de la blanche) + 1 temps (valeur de la moitié de la blanche :  la noire), soit 3 temps au total !

   Pour refaire un « point » ( 😉) sur le point en détail, je vous invite à consulter l’article sur le sujet directement via ce bouton 🙂 :

Eh oui, ça, qu’on ait un rythme binaire binaire ou ternaire, le point est une notion qu’il faut maîtriser en toutes situations. 😉

   Du coup, telle la noire comme figure de note « par défaut » en binaire, c’est la noire pointée que l’on retrouvera le plus souvent en ternaire pour qualifier le temps.

   Et le rendu sonore n’est pas le même du tout ! La mesure ternaire nous fait penser immédiatement à un tempo et à un rythme de valse. 🙂 Bon mais… attention, la valse n’est pas en ternaire… ^^ … Ahlala, vous devez  être en train de vous dire :

« Arghfbrefbgbrjhrghr mais qu’est-ce qu’il nous raconte à nous dire que la valse est ternaire et puis qu’en fait non ?? »

« Arghfbrefbgbrjhrghr mais qu’est-ce qu’il nous raconte à nous dire que la valse est ternaire et puis qu’en fait non ?? »

   Ahah, eh bien j’y viendrai un peu plus tard, ne vous en faites pas. 😉

   En attendant, pour vous rendre compte à quoi pourrait ressembler une partition ternaire, voici un extrait de partition avec son extrait audio :

Rythme ternaire à la noire pointée pour l'article "Rythme Binaire Ou Ternaire"

   Vous ressentez la différence rythmique entre le binaire et le ternaire, maintenant ? 😉

   Bon, eh bien, maintenant, on continue donc sur… la division artificielle du temps !

III. LA DIVISION ARTIFICIELLE DU TEMPS

Eh oui, voilà, qu’on ait un rythme binaire binaire ou ternaire, le temps peut bel et bien être divisé artificiellement !

   Vous l’avez compris, un temps binairereprésenté par la noire – peut se diviser en 2, en 4, etc… Soit en des multiples de 2 ! Alors qu’un temps ternaire – représenté par la noire pointée – ne peut se diviser qu’en des multiples de 3. D’ailleurs, si l’on divise une noire en 2, on obtient une croche, et si l’on divise une noire pointée en 3, on obtient… là aussi une croche ! Facile à retenir, non ? 😉

   Maintenant, si je vous disais que l’on peut ponctuellement intégrer certains rythmes binaires dans une mesure ternaire et, inversement, certains rythmes ternaires dans une mesure binaire… Vous me prendriez pour un fou, non ?

   Et pourtant… Ceci existe bel et bien ! Et le plus connu du grand public est le rythme ternaire inséré dans une mesure binaire, étant donné que la plupart des morceaux actuels sont binaires avec la même signature rythmique…

« La même quoi ? »

« La même quoi ? »

   Pas de panique, j’y viens juste après. ^^

   En tout cas, on appelle ce rythme… un triolet !

   Ah, j’en vois qui sont rassurés d’avoir déjà entendu ce mot quelque part ! 😉

« Aaaaah mais oui je connaiiiiiis, j’avais appris ça il y a… longtemps… ! »

« Aaaaah mais oui je connaiiiiiis, j’avais appris ça il y a… longtemps… ! »

   Bon, eh bien c’est déjà un très bon premier pas. 🙂 Mais pour ceux qui n’auraient jamais entendu ce mot et… pour ceux qui auraient besoin d’un petit coup de rappel, je vous fait un petit point récap’ sur le triolet. 🙂

   En fait, un triolet de notes est un ensemble de 3 de ces notes qui, jouées dans le cadre du triolet, équivalent à seulement 2 d’elles-mêmes lorsqu’elles sont jouées en dehors du triolet.

   Effectivement, j’ai un peu de mal à l’expliquer par des mots, et ça a dû être du charabia pour vous… 😅

   Dans ce cas, un exemple visuel sera sûrement plus parlant.

   Prenons le cas d’un triolet de croches : eh bien, la durée d’exécution de ce triolet de croches équivaudra à 2 croches, comme ceci :

Triolets de croches et de noires en binaire pour l'article "Rythme Binaire Ou Ternaire"
Triolets de croches et de noires en binaire pour l'article "Rythme Binaire Ou Ternaire"

   Et il en est de même pour un triolet de noires, de blanches, de double-croches, de triple-croches, etc., comme ci-dessus avec l’exemple d’un triolet de noires. 🙂

   Remarquez que, pour que 3 notes soient jouées en triolets, il faut les relier par une barre de liaison et indiquer un petit 3 au-dessus d’elles, afin de les différencier des 3 notes originales.

   Vous n’êtes toujours pas convaincus ? Bon, eh bien laissez-moi vous faire écouter ce que ça donne dans un extrait audio…

   Voici un rythme de croches joué sur un La sur un tempo de ♩= 60

   Et voici maintenant un rythme de triolets de croches joué sur un Mi et toujours sur un tempo de ♩= 60.

   Maintenant, si je mélange les 2 et que l’on entend les croches en même temps que les triolets de croches, voilà ce que l’on obtient :

Rythme binaire et ternaire, sympa tout ça, non ? 😉

   Voilà, maintenant vous savez comment insérer un rythme ternaire dans une partition binaire ! 🙂

   Mais, dans l’autre sens, et comme je vous le disais, il est également possible d’intégrer un rythme binaire dans une partition ternaire

   Et de ce fait, tout comme nous avions le TRIOlet pour reproduire le rythme ternaire, nous avons donc le DUOlet pour recréer le rythme binaire.

   Dans le même principe, un duolet de notes équivaudra la même chose que 3 de ces notes jouées en dehors du contexte du duolet !

   Et un duolet se représente toujours avec une liaison au-dessus des 2 notes mais cette fois, avec un petit 2 qui trône au-dessus de ces notes. 🙂

   Voici ce que cela donne en visuel :

Duolets de croches et de noires en ternaire pour l'article "Rythme Binaire Ou Ternaire"
Duolets de croches et de noires en ternaire pour l'article "Rythme Binaire Ou Ternaire"

   … et voilà maintenant de façon audio : comme tout à l’heure, je vous fait écouter d’abord un rythme de croches jouées sur un Ré naturellement à un tempo de ♩. = 60 :

   Maintenant, toujours à un tempo de ♩. = 60, voici un exemple de duolets de croches joués sur un Sol :

   Et pour terminer, voici un mélange des 2 ensemble :

   Vous devez peut-être remarquer qu’entre le triolet de croches dans le rythme binaire et les simples croches dans le rythme ternaire, c’est exactement la même chose ? Eh bien oui, puisque c’est là tout le but du triolet ! Et de même pour le duolet en ternaire en comparaison aux croches en binaire. 🙂

   Bon alors, si on récapitule : les triolets permettent d’insérer une division par 3 du temps dans une mesure où le temps ne se divise que par 2 et, de la même façon, les duolets permettent d’insérer une division par 2 du temps dans une mesure où le temps se divise par 3.

   Mais si je vous disais que l’on peut créer des rythmes qui peuvent se diviser par des valeurs autres que 2 et 3, que l’on soit en binaire ou en ternaire, vous me répondez quoi ? Que ce n’est pas possible ?

   Eh bien, détrompez-vous ! (Non sans blague, vous ne vous y attendiez pas à celle-là…) On peut diviser le temps en 2, 3, 4, 5, etc. parties totalement égales ! C’est ce que l’on appelle des quartolets, quintolets, sextolets, septolets ! Mais au-delà, il n’existe pas de nom à proprement parlé pour désigner des divisions du temps par 8, 9, 10, etc… D’autant plus qu’il est assez rare d’en croiser dans des partitions !

   Bon, une division d’un temps binaire en 4 ou en 8 revient à réécrire des double-croches ou des triple-croches, on est bien d’accord… et une division d’un temps ternaire en sextolets revient encore une fois à écrire des double-croches, puisque 6 double-croches correspondent bien à 3 croches.

   C’est pour ça qu’en fonction de la division du temps, on utilisera certains de ces rythmes en binaire et d’autres en ternaire. Et le quartolet ne s’utilise donc qu’en ternaire, afin qu’un temps divisible par 3 puisse se diviser par 4 ! 😉

   Pour vous prendre un exemple simple, voici un extrait audio d’un quartolet en ternaire :

   Et voici ce même quartolet dans la Nocturne n°2 de Chopin :

Apparition d'un Quartolet dans la Nocturne n°2 de Chopin pour l'article "Rythme Binaire Ou Ternaire"
Apparition d'un Quartolet dans la Nocturne n°2 de Chopin pour l'article "Rythme Binaire Ou Ternaire"

   Étant donné que cette Nocturne est en ternaire, ce quartolet sera considéré comme un « double-duolet » joué 2 fois plus vite qu’un duolet ! Eh oui, cette fois, c’est 4 notes qui doivent rentrer dans le temps, et non plus que 2.

Quartolet en ternaire pour l'article "Rythme Binaire Ou Ternaire"
Quartolet en ternaire pour l'article "Rythme Binaire Ou Ternaire"

   De plus, on rencontre une division du temps par 8 vers la fin du morceau ! Écoutez par vous-même…

Temps divisé par 8 dans la Nocturne n°2 de Chopin pour l'article "Rythme Binaire Ou Ternaire"
Temps divisé par 8 dans la Nocturne n°2 de Chopin pour l'article "Rythme Binaire Ou Ternaire"

   (Il y a d’ailleurs une petite erreur sur la partition puisque la dernière note de la mesure à la main droite est un Mib alors qu’il devrait être un Sol… mmhbref)

   Je vous ai dit que c’était assez rare d’en trouver ? 😅Eh bien, beaucoup moins dans le romantisme ! En effet, durant cette période, l’expression des sentiments était davantage mis en valeur et les rythmes « asymétriques » donnaient une impression de rubato flottant (oui, c’est un pléonasme), notamment lorsqu’ils se divisaient en un nombre de valeurs difficilement « calculables »… C’est donc tout naturellement que ces rythmes étaient appréciés de Chopin, de Liszt et d’autres compositeurs de cette époque. 😉

   Bon, j’avais prévu de vous parler de la signature rythmique dans cet article mais cela aurait finalement été trop long, étant donné qu’il y a déjà énormément de notions à assimiler dans cet article-là. 😅

   Mais si vous êtes à l’aise avec tout ce que je vous ai expliqué et que vous souhaitez découvrir dès maintenant ce qu’est la signature rythmique, alors je vous invite à continuer la lecture via ce lien : « La Signature Rythmique ».

   Bonne lecture ! 🙂

Et sinon, maîtrisiez-vous déjà le rythme binaire et ternaire ? Dites-le moi en commentaire ! 🙂

   Découvrez maintenant les autres articles dans la même thématique : « Les Dièses Et Les Bémols », « Apprendre Le Shuffle » et « Rythme Et Solfège ». 🙂

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

La Gamme Majeure Au Piano 🎹

La Gamme Majeure Au Piano 🎹

🎼 LA GAMME MAJEURE AU PIANO 🎹

   Hello les zikos et bienvenue dans ce nouvel article traitant du thème “La Gamme Majeure Au Piano” ! 🙂

   Ah, la Gamme Majeure !

   Si simple, et pourtant… Elle renferme tellement de « secrets »…😉

   Bon, des secrets, peut-être pas. 😁Mais en tout cas, un bon nombre de notions qu’il est important de bien maîtriser pour mieux comprendre comment elle est construite, comment elle fonctionne et comment bien l’utiliser au quotidien en musique. 🙂

   Diatonisme, chromatisme, demi-tons, degrés, armure, tonalité, Gamme mineure relative… la Gamme Majeure est directement liée à chacun de ces éléments ! Et c’est pourquoi je vais vous reparler de certaines de ces notions pour que vous ne perdiez pas le fil.

   Allez, rentrons dès à présent dans le vif du sujet !

I. LA GAMME MAJEURE : ENTRE CHROMATISME & DIATONISME

   Tout d’abord, il vous faut connaître la différence entre la Gamme diatonique et la Gamme chromatique pour bien comprendre la Gamme Majeure au piano.

A. LA GAMME CHROMATIQUE

   Par définition, un chromatisme en musique est la division de l’octave en 12 demi-tons. Or, sur un clavier de piano, on voit bien qu’il existe 12 notes entre un Do et un autre ! Le chromatisme sera donc l’intervalle se situant entre 2 notes situées successivement.

   On peut donc dire que cela correspond à un demi-ton et que ce dernier est bel et bien l’intervalle le plus petit que l’on puisse trouver sur un piano. 🙂

   Ainsi, par définition, une Gamme chromatique sera une Gamme constituée de 12 notes différentes, soit :

DO – DO# – RÉ – RÉ# – MI – FA – FA# – SOL – SOL# – LA – LA# – SI (– DO)

Maintenant, voyons ce que représente la Gamme diatonique.

B. LA GAMME DIATONIQUE

   Vous l’aurez remarqué, la Gamme chromatique fait intervenir pas mal de notes dont les noms se répètent à chaque fois, comme avec DO et DO# par exemple, ou LA et LA#.

   Eh bien, dans une Gamme diatonique, ceci n’est pas possible, puisque chaque note doit avoir un nom différente de sa voisine ! 😉

   C’est toute la particularité de cette Gamme ! Elle permet ainsi de limiter le nombre de notes et de ne garder que « les plus indispensables ».

   Et c’est pour ça que l’on ne va conserver que les notes sans altération, ce qui va nous laisser seulement 7 notes portant chacune un nom différent :

DO – RÉ – MI – FA – SOL – LA – SI (– DO)

   Cette Gamme commençant et finissant par un Do, on l’appellera donc la Gamme diatonique de Do Majeur. 🙂

   Mais laissez-moi vous montrer ce que représente vraiment la Gamme diatonique😉

   Si vous vous rappelez un peu votre leçon sur les altérations, vous devez vous souvenir qu’un Mi# n’est autre qu’un Fa… Du coup, à la place de la Gamme que je viens de vous donner, on pourrait marquer :

DO – RÉ – MI – MI# – SOL – LA – SI (– DO)

   … ce qui serait exactement la même chose !… Et pourtant, non, vous l’aurez compris, puisque le Mi et le Mi# sont 2 notes voisines portant le même nom. 🙂

   Voilà donc à quoi correspond la Gamme diatonique, et plus précisément, dans ce cas-là, la Gamme Majeure diatonique. 🙂

   Mais du coup, si on regarde bien, on passe d’une Gamme chromatique à 12 notes à une Gamme diatonique à seulement 7 notes… Ça ne correspond pas du tout à la moitié, ni à rien de spécial d’ailleurs… Voyons donc comment sont découpés les intervalles entre les différentes notes. 😉

II. LES DEMI-TONS DANS LA GAMME MAJEURE

   Lorsque l’on observe la Gamme chromatique, les seules notes voisines que l’on conserve de la Gamme diatonique sont :

DO – DO# – RÉ – RÉ# – MI – FA – FA# – SOL – SOL# – LA – LA# – SI (– DO)

MI – FA & SI – DO

   Et en effet, il s’agit des 2 seuls demi-tons présents qui sont construits sans utiliser de dièse. C’est pour cette raison qu’on les qualifiera de demi-tons naturels !

   Les autres intervalles présents dans la Gamme Majeure au piano seront donc des tons, puisque composés de 2 demi-tons😉

   Pour rappel, si vous ne maîtrisez pas totalement la notion de demi-tons ou que vous désirez connaître tout ce qu’il faut savoir à propos de cette petite bestiole, alors je vous invite à consulter mon article sur le sujet en cliquant ici : Le Demi-Ton En Musique.

   Du coup, lorsque l’on reprend notre Gamme de Do Majeur, on se rend compte que l’agencement des tons et des demi-tons se fait de cette manière :

Position des demi-tons dans une gamme pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"
Position des demi-tons dans une gamme pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"

Et cette configuration sera la même quelle que soit la Gamme Majeure utilisée !

2 Tons½ Ton3 Tons½ Ton

   Par exemple, si l’on prend une Gamme de Mi Majeur, alors on sait déjà que l’on devra commencer par un Mi et terminer par un Mi, comme ceci…

MI – FA – SOL – LA – SI – DO – RÉ – MI

   Or, si l’on regarde l’agencement des tons et des demi-tons dans cette Gamme, on se rend compte que ce n’est pas la même chose que dans la Gamme de Do Majeur…

Place des demi-tons dans une Gamme de Do Phrygienne pour l'article "La Gamme Majeure"
Place des demi-tons dans une Gamme de Do Phrygienne pour l'article "La Gamme Majeure"

Dans cette Gamme-là, on a donc :

½ Ton3 Tons½ Ton  2 Tons

   … ce qui ne correspond pas à notre référence.

   Ce que l’on va devoir faire, c’est donc de mettre des altérations aux bons endroits afin de reconstruire la configuration 2 Tons – ½ Ton – 3 Tons – ½ Ton, tout « simplement ». 😉

   Après moultes calculs, voici ce que ça donne :

La Gamme de Mi Majeur pour l'article "La Gamme Majeure"
La Gamme de Mi Majeur pour l'article "La Gamme Majeure"

   Voilà, là, on est bon. 🙂 Et pour chaque Gamme, il y aura un nombre de dièses ou de bémols uniques à chaque fois !

   Si vous souhaitez vous entraîner chez vous, vous pouvez télécharger cette feuille d’exercices répertoriant toutes les Gammes Majeures… mais sans aucune altération… ce qui n’en fait, du coup, pas des Gammes Majeures.😉À vous, donc, de remettre ces altérations à la bonne place pour retrouver la structure de la Gamme Majeure dans chaque cas. 🙂

   Pour que vous puissiez vous auto-corriger, je vous mets également à disposition la correction dans un autre fichier PDF ! Comme ça, vous serez un peu moins tenté de regarder. 😉

III. LES DEGRÉS DE LA GAMME MAJEURE

   C’est bon, vous devez vous remémorer – peut-être difficilement pour certains 😉– la notion de demi-tons comme des chefs maintenant. 🙂

   En complément, si jamais vous souhaitez tout connaître des bases du solfège, alors je vous recommande de télécharger gratuitement mon guide sur les Bases de la Musique au Piano et à la Guitare disponible sur le blog. 🙂

   Maintenant ? Eh bien parlons de la notion des degrés dans une Gamme.

   Le principe est simple.

   Lorsque vous parlez d’un Mi ou d’un La, vous pouvez visualiser cette note sur un clavier – ou sur votre instrument – sans souci. Cependant, le Mi ne sera pas positionné à la même place suivant que l’on utilise la Gamme de Do Majeur, la Gamme de Ré Majeur ou celle de La Majeur ! Regardez par vous-même pour ces 3 gammes :

Gamme de Do: DO – RÉ – MI – FA – SOL – LA – SI – DO

Gamme de Ré: RÉ – MI – FA – SOL – LA – SI – DO – RÉ

Gamme de La : LA – SI – DO – RÉ – MI – FA – SOL – LA

   C’est pour cette raison que l’on va davantage parler de degrés plutôt que, simplement, de notes.

  Ainsi, dans la Gamme de Do, on dira que le Mi sera le 3ème degré ! Ce sera le 2nd degré pour la Gamme de Ré et le 5ème degré dans la Gamme de La. Voilà, ce n’est pas plus compliqué que ça. 🙂

   Cependant, au lieu de dire à chaque fois le numéro du degré, on a attribué à chacun d’entre eux un petit nom qui vous permettra de les identifier plus facilement. De plus, certains de ces noms sont utilisés pour construire des accords et sont donc indispensables pour la suite. 🙂

Ces noms, les voici :

• 1er degré – Tonique

• 2nd degré – Sus-Tonique

• 3ème degré – Médiante

• 4ème degré – Sous-Dominante

• 5ème degré – Dominante

• 6ème degré – Sus-Dominante

• 7ème degré – Note Sensible

   Pour reprendre nos différents exemples, on dira du Mi qu’il sera la Médiante de la Gamme de Do, la Sus-Tonique de la Gamme de Ré ou encore la Dominante de la Gamme de La. 🙂

   Si vous souhaitez en savoir davantage sur les degrés ainsi que sur les intervalles, voici une petite vidéo que j’ai réalisée pour vous permettre de mieux approfondir le sujet. 🙂

IV. DE LA GAMME MAJEURE À LA GAMME MINEURE…

   Bien, alors, maintenant que nous avons vu presque tout ce qu’il est important de voir sur la Gamme, voici un petit teasing sur… La Gamme mineure !

  En effet, si je vous parle de la petite sœur de la Gamme Majeure, c’est parce qu’elle y est extrêmement liée, vous l’aurez devinée. 😉

   La différence entre la Gamme Majeure et la Gamme mineure ?

   De façon grossière, une Gamme Majeure aura plutôt tendance à rendre un morceau de musique joyeux alors, qu’au contraire, une Gamme mineure le rendra plutôt triste et mélancolique.

   Pour bien comprendre la différence, je vous invite également à aller visionner ma vidéo sur le sujet :

   Mais la Gamme mineure est un sujet un poil plus complexe que la Gamme Majeure, notamment au niveau de sa construction.

   Alors qu’il n’existe qu’un seul type de Gamme Majeure, il en existe 3 pour la Gamme mineure. 3, rien que ça ! Et, d’un type de Gamme à une autre, l’ordre des demi-tons ne sera pas le même à chaque fois. 😉

   C’est pourquoi, maintenant que vous avez terminé cet article, je vous invite à poursuivre la lecture sur l’article complet destiné à mieux comprendre la Gamme mineure dans sa globalité, et notamment la Gamme mineure au piano ! 🙂

   Voilà, j’espère que cet article sur la Gamme Majeure au Piano vous aura plu. 🙂

Bonne lecture ! 😉

   Découvrez également les autres articles dans la même thématique : « Ton Et Demi-Ton », « Rythme Binaire et Ternaire » et « Rythme Et Solfège ». 🙂

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🎼 Ton et Demi-Ton 🎹

🎼 Ton et Demi-Ton 🎹

🎼 TON ET DEMI-TON 🎹

   Hello les zikos et bienvenue dans ce nouvel article traitant du thème “Ton Et Demi-Ton” ! 🙂

   Ah ! Le demi-ton… Une bêbête bien spéciale en apparence… et pourtant, tellement indispensable, et pas si compliquée à comprendre que ça… 😉

   Je vais vous expliquer en détail comment bien l’apprivoiser en analysant quand, comment et pourquoi il est l’essence même de la mélodie en musique. 🙂

I. DÉFINITION DU DEMI-TON EN MUSIQUE

   Par définition, le demi-ton est l’intervalle le plus petit que l’on peut trouver sur un instrument doté de l’échelle chromatique.

« Ok, vas-y frime donc avec tes mots compliqués… Mais nous on parle pas le mandarin. Alors traduction, please !! »

   Je vais vous prendre l’exemple sur un piano pour que cela soit plus simple :

   Sur un clavier, le demi-ton correspond à la plus petite distance que l’on aura entre 2 touches successives. C’est aussi simple que ça !

   Maintenant, qu’est-ce que j’ai voulu vous dire en vous parlant d’échelle chromatique ?

Eh bien, il existe 2 types d’échelles :

• L’échelle chromatique qui est une gamme tempérée de 12 notes utilisée par les instruments depuis le XVIème siècle. Son principe ? Chaque note est espacée de sa voisine d’un même rapport de fréquence qui, de façon auditive, nous permet d’écouter le même écart entre chaque note : un demi-ton ! ;

• L’échelle diatonique qui est extraite de l’échelle chromatique et qui permet de construire une gamme à partir de 7 notes dites « naturelles » sans rajouter une seule altération. Vous la connaissez plus simplement sous le nom de la Gamme Majeure, par exemple, avec les 7 notes « Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La et Si ».

   Ça paraît un peu complexe dit comme ça, mais le mieux est de vous faire écouter une gamme chromatique constituée de 12 notes séparées par 12 demi-tons :

Et maintenant, écoutez en comparaison la gamme diatonique constituée de 7 notes :

   Maintenant, pourquoi vous ai-je parlé d’instruments dotées de l’échelle chromatique ? Eh bien, tout simplement parce que le demi-ton est l’intervalle de référence qui permet de déterminer la hauteur précise des notes. Or, certains instruments comme les cordes frottées (violons, altos, violoncelles, contrebasses), le trombone à coulisse, la basse fretless et tout un tas d’autres instruments ne sont pas dotés de cette échelle chromatique de façon explicite et demandent ainsi à leurs propriétaires de développer une oreille irréprochable afin que ce soit eux qui créent exactement la bonne hauteur des notes.

   Autre exemple que nous développerons plus bas : le manche de la guitare que l’on connaît tous est divisé en une vingtaine de cases par des petites barres métalliques que l’on appelle des frettes : eh bien, ces frettes sont là pour déterminer différentes notes que l’on va pouvoir jouer simplement en posant notre doigt au bon endroit. Mais comme dit juste avant, j’y reviendrai tout à l’heure. 😉

   En résumé, tout comme pour une distance entre 2 villes, il faudra donc 2 notes pour créer un intervalle et le demi-ton sera l’unité qui permettra de calculer les différents intervalles. 🙂

   Mais avant tout chose, attardons-nous un peu plus sur le demi-ton tel qu’il est représenté sur un piano.

Vous allez voir, analyser ton et demi-ton, c’est très simple… 😉

II. TON ET DEMI-TON… SUR UN PIANO

   Comme dit précédemment, le demi-ton sur le piano représente la plus petite distance que l’on peut trouver entre 2 notes successives. Ainsi, si l’on regarde de plus près un clavier, on se rend compte qu’il a beaucoup trop de touches fait ressortir un schéma répétitif que l’on peut facilement comprendre :

Image d'un clavier de piano pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"
Exemples de neumes pour l'article "Les Notes De Musique Sur La Portée"
Image d'un clavier et du schéma des touches pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"
Image d'un clavier et du schéma des touches pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"

Et de plus près, le schéma ressemble à ça :

Image d'un clavier sur 12 demi-tons pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"
Image d'un clavier sur 12 demi-tons pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"

   On pourra donc dire qu’on trouve un demi-ton entre une touche noire et sa touche blanche placée juste à côté, comme ceci :

Exemple de demi-tons sur un clavier pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"
Exemple de demi-tons sur un clavier pour l'article "Le Mode mineur : Partie 1 : La gamme mineure naturelle"

   Mais si l’on reprend notre définition, alors d’autres demi-tons se cachent dans ce schéma… En effet, la plus petite distance entre 2 notes correspond également à la distance entre les 2 notes « Mi » et « Fa », étant donné qu’elles ne sont séparées d’aucune touche noire !

Identification du demi-ton naturel Mi - Fa sur un clavier pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"
Identification du demi-ton naturel Mi - Fa sur un clavier pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"

   Et si répète le schéma, alors un autre demi-ton apparaît également entre le « Si » et le « Do », puisque, de la même façon, aucune touche noire n’est présente entre ces 2 touches :

Identification des demi-tons naturels sur un clavier pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"

   Ces demi-tons sont appelés des demi-tons naturels du fait qu’ils ne mettent en jeu aucune touche noire !

   « Une touche noire », c’est bien joli de l’appeler comme ça… En réalité, on dit qu’il s’agit d’une note altérée : un dièse ou un bémol. Par exemple, la touche noire située entre le « Do » et le « Ré » sera appelée « Do dièse » OU « Ré bémol », le dièse augmentant le son d’une note et le bémol le diminuant.

Et du coup, comme on connaît maintenant ce qu’est un demi-ton, on peut dire de façon officielle que :

• Le dièse augmente une note d’un demi-ton ;

• Le bémol diminue une note d’un demi-ton.

   Cela paraît sûrement inné et normal pour beaucoup, mais pour ceux qui ignorent tout de ces notions, cela peut très vite être du chinois ! C’est pourquoi, si vous souhaitez un petit rappel sur les différentes altérations qui existent, je vous invite à consulter mon article sur le sujet, Les Dièses Et Les Bémols. Cliquez sur ce lien ou sur le bouton ci-dessous pour y accéder. 🙂

   Sachez que 2 notes portant un nom différent mais qui représentent la même touche sur un clavier sont appelées des notes enharmoniques, comme le Do# et le Réb !

   N.B. : Cependant, en physique, ceci n’est pas tout à fait vrai. En réalité, le Réb est un tout petit peu plus grave que le Do#, d’un comma pour être précis. 😉Je ne tiens pas à m’éterniser sur ce sujet, sinon je pense que certains vont faire… un coma !… Hum hum… On fait comme si on n’avait rien entendu…

   En tout cas, si ça vous intéresse, voici le lien sur le demi-ton que Wikipédia explique de façon assez complexe et celui sur le comma pour les plus audacieux d’entre vous. 😉

   Enfin, pour finir, on peut donc en conclure que, si entre « Do » et « Do# » (ou « Réb »), on avait un demi-ton et qu’entre « Do# » et « Ré » on en avait un autre, alors l’écart entre les notes « Do » et « Ré » sera alors de 2 demi-tons, soit d’un ton. C’est aussi simple que ça. 🙂

Vous voyez, comprendre le ton et demi-ton, ce n’est pas si compliqué !

Exemple d'un ton sur un clavier pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"
Exemple d'un ton sur un clavier pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"

Ce qui nous mène à la suite…

III. TON ET DEMI-TON… DANS LA GAMME

Eh oui, parce que, quel que soit l’instrument que l’on joue (au niveau du timbre des notes), la gamme, quant à elle (caractéristique de la hauteur des notes), reste toujours la même !

Et cette gamme, appelée aussi la gamme Majeure diatonique, repose sur l’ensemble des touches blanches du clavier que je vous ai montrées juste au-dessus. Bien entendu, il existe plein d’autres styles de gammes que la gamme Majeure, telles que les gammes mineuresnaturelles, harmoniques, mélodiques ascendantes et descendantes, la gamme blues ou la gamme pentatonique, par exemple.

   Mais, en guise de référence, c’est belle et bien la gamme Majeure qui va nous intéresser… Oui, vous comprendrez pourquoi quand vous étudierez les autres gammes. 😉

   Cette gamme, vous la connaissez par cœur, il s’agit de :

DO – RÉ – MI – FA – SOL – LA – SI (– DO)

DO – RÉ – MI – FA – SOL – LA – SI (– DO)

   Du coup, si on analyse sa structure pour savoir de combien de tons et de demi-tons chacune des notes est séparée, voilà ce que ça donne :

Entre « Do » et « Ré », nous avons une touche noire : du coup, nous avons un ton (comme vu précédemment) ;

Entre « Ré » et « Mi », même schéma : nous avons un ton.

Entre « Mi » et « Fa », comme il s’agit par défaut d’un demi-ton naturel, alors nous aurons un demi-ton ;

Entre « Fa » et « Sol », il y a une touche noire : donc nous aurons un ton ;

Entre « Sol » et « La », de même, il y a un ton ;

Entre « La » et « Si », encore une fois, nous avons un ton ;

Enfin, entre « Si » et « Do », nous n’avons qu’un demi-ton puisqu’il s’agit du 2nd demi-ton naturel présent dans la gamme !

   De façon plus schématiquement visuelle (ou visuellement schématique, au choix De toutes façons, ça veut pas dire grand-chose dans les 2 cas 🤣), voilà ce que ça donne :

Position des demi-tons dans une gamme pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"
Position des demi-tons dans une gamme pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"

C’est ainsi que l’on obtient une structure de gamme basée sur le schéma :

2 Tons ½ Ton3 Tons½ Ton, etc.

2 Tons ½ Ton3 Tons½ Ton, etc.

Et c’est de cette façon qu’on en vient à mieux comprendre le ton et le demi-ton ! 🙂

   Alors, pour le moment, je ne peux trop vous expliquer à quoi cela va vous servir, mais si vous souhaitez en savoir davantage, je vous propose 2 solutions :

   Découvrez l’article plus détaillé sur la Gamme, dans lequel j’évoque pour vous la Gamme Majeure et sa relation avec la Gamme mineure en cliquant sur ce lien : La Gamme Majeure

… ou téléchargez gratuitement votre guide sur les Bases de la Musique au Piano et à la Guitare qui vous expliquera de A à Z que le solfège, c’est pas sorcier du tout, et que c’est même parfois amusant quand on prend le temps de se pencher un peu dessus ! 😉

De plus, en complément, vous pouvez également visualiser ma vidéo sur le sujet :

Bon, maintenant que ceci est dit, on passe au demi-tonsur la guitare 😉

IV. TON ET DEMI-TON… SUR UNE GUITARE

   Maintenant que vous avez parfaitement compris qu’une gamme chromatique complète est constituée de 12 demi-tons et que vous le visualisez sur un clavier de piano, vous allez beaucoup mieux comprendre comment cela fonctionne sur un manche de guitare🙂

En fait, le secret, c’est que… une case correspond… à un demi-ton ! Tadaaa !

« Quoi ? C’est tout ?! Je veux être remboursé !! »

« Quoi ? C’est tout ?! Je veux être remboursé !! »

   Eh bien oui, ce n’est pas plus compliqué que ça. 🙂Plus vous placez votre doigt vers le bas sur le manche de la guitare, plus les cases que vous allez rencontrer vont se rétrécir et plus le son sera aigu ! Mais aigu de combien ? Eh bien d’un demi-ton supplémentaire à chaque fois ! 🙂Comme ceci :

Fonctionnement du demi-ton sur un manche de guitare pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"
Fonctionnement du demi-ton sur un manche de guitare pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"

   Ainsi, si l’on reprend l’ordre des cordes d’une guitare, on peut comprendre de façon extrêmement simple que si l’on souhaite obtenir la même note entre une corde et sa voisine, l’une pourra être jouée à videc’est-à-dire sans poser de doigt dessus – et l’autre avec le doigt à une case bien précise. 😉Un petit exemple sera sûrement plus clair.

Pour rappel, voici l’ordre des cordes d’une guitare par défaut :

Ordre des cordes d'une guitare à 6 cordes pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"
Ordre des cordes d'une guitare à 6 cordes pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"

   On souhaite jouer un « Ré » sur 2 cordes différentes. Essayons alors de le faire avec la corde de La et la corde de Ré :

Pour la corde de « Ré », rien de plus simple puisque faire sonner la corde de Ré à vide provoquera directement notre note ;

J’ai ensuite choisi la corde de « La » car elle est plus grave que le « Ré ». Ainsi, en appuyant sur une case, quelle qu’elle soit, le son sera forcément plus aigu que si on la jouait à vide (ce qui nous donnerait donc un La). Le but du jeu, ça va être alors de savoir de combien de cases on devra décaler notre doigt pour que l’on obtienne un « Ré ». Le seul indice que l’on a : on sait qu’une case supplémentaire correspond à un demi-ton supplémentaire !

   Partons donc du « La » et comptons le nombre de demi-tons le séparant du « Ré » :

Evolution des demi-tons sur une guitare pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"

   En résumé, il y a 5 demi-tons entre « La » et « Ré » : il faudra placer notre doigt sur la case n°5 pour obtenir un « Ré » et ainsi la même note que la corde de « Ré » à vide ! 🙂

   Cette technique est d’ailleurs très utilisée pour accorder sa guitare à l’oreille ! Si vous souhaitez lire l’article qui mentionne cette technique et comment accorder votre guitare correctement à l’oreille de chez vous sans utiliser d’accordeur, alors je vous invite à suivre cette article en cliquant ici : Accorder Une Guitare Sans Accordeur.

   Petit bonus : Vous pouvez également produire la note « Ré » à partir de la corde de « Mi ». Pour cela, c’est très simple. Souvenez-vous : une gamme chromatique est constituée de 12 demi-tons. Du coup, si l’on appuie sur la 12ème case sur la corde de « Mi », alors la boucle de la gamme reprendra depuis le début et on obtiendra un « Mi », mais cette fois plus aigu ! On dira des ces 2 « Mi » qu’ils seront espacés d’une octave ! Et c’est le cas pour n’importe quelles notes, comme avec ces 2 « Do » :

Octave de Do à Do pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"
Octave de Do à Do pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"

   Eh bien, maintenant, si vous souhaitez obtenir votre « Ré », vous pouvez soit partir du « Mi » grave et compter pendant… 10 demi-tons ! Ou alors… Vous savez que, en descendant, le « Ré » est également situé à 2 demi-tons sous le « Mi »… Donc ! On peut très bien partir de la case n°12 et soustraire 2 demi-tons pour retomber de la même façon sur la case 10 et obtenir, encore une fois, notre «  ». 🙂

Octave de Mi à Mi sur un manche de guitare pour l'article "Le Demi-Ton En Musique"

   Voilà, je pense avoir fait le tour sur ce qu’était ton et demi-ton et comment bien les utiliser au quotidien dans la pratique de votre instrument !

   Pour aborder ce sujet sous un angle plus « cinématographique », voici la vidéo que j’ai réalisée à ce sujet. 🙂

   Bon visionnage à tous ! Et surtout, n’oubliez pas… Restez branchés les zikos !

Découvrez également les autres articles dans la même thématique : « Les Dièses Et Les Bémols », « La Gamme Majeure Au Piano » et « Rythme Et Solfège ». 🙂

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

Les Dièses Et Les Bémols 🎹

Les Dièses Et Les Bémols 🎹

🎼 LES DIÈSES ET LES BÉMOLS 🎹

Hello les zikos et bienvenue dans ce nouvel article traitant du thème “Les Dièses Et Les Bémols” ! 🙂

   Eh oui, en musique, les notes en elles-mêmes ne suffisent pas.

   S’il n’existait que les 7 notes que l’on connaît tous abominablement par cœur – Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, et Si pour ceux qui ne sont pas assez abominables… 😉– et qu’on les utilisait tout le temps, on deviendrait rapidement fous… C’est comme si vous ne jouiez que les touches blanches du piano, sans appuyer sur les touches noires !

   En gros, plus que 52 touches sur les 88 initiales… Ça fait peu… 😳

   C’est pourquoi on a inventé les altérations en musique avec les dièses et les bémols afin de diversifier un peu tout ça. 🙂

   D’ailleurs, si vous l’ignoriez, sachez que les instruments à lames que sont l’harmonica et l’accordéon existent sous 2 formes : les versions diatoniques et les versions chromatiques.

   Qu’est-ce que c’est que ces noms barbares ?

   Eh bien, pour le savoir, lisez bien cet article jusqu’au bout et vous comprendrez sans problème de quoi il s’agit ! 😉

I. LES 3 TYPES D’ALTÉRATIONS EN MUSIQUE

   Lorsque l’on regarde un clavier de piano, on se rend bel et bien compte qu’il y a des touches noires et des touches blanches… dispatchées de façon assez bizarre, qui plus est.

   Alors, oui, je vous ai vus, vous, derrière votre écran, en train de me dire :

« Mais oui, c’est les dièses et les bémols, gnééé ! »

« Mais oui, c’est les dièses et les bémols, gnééé ! »

   Et vous avez tout à fait raison ! En revanche, vous ne savez sûrement pas tout ce qu’il faut savoir sur les dièses et les bémols… et sur la 3ème altération que vous aurez omis de mentionner. 😉Et puis, bon, tout le monde ne le savait pas forcément !

   Alors, pour remédier à ça, reprenons depuis le début. (Non, malheureusement, je ne serai jamais aussi bon que Max Bird…  😉)

   Pour transformer une note en la rendant un peu plus aigüe ou un peu plus grave, on dit qu’on va l’altéreret non pas l’altérationner, comme j’ai pu l’entendre… 😁. On peut le faire de 2 façons différentes :

En utilisant un dièse, qui permettra d’augmenter un peu la hauteur de la note en la rendant ainsi « un peu plus aigüe ».

Image d'un dièse pour l'article "Les Altérations En Musique"
Image d'un dièse pour l'article "Les Altérations En Musique"

• En utilisant un bémol, qui permettra de diminuer un peu la hauteur de la note en la rendant ainsi « un peu plus grave ».

Image d'un bémol pour l'article "Les Altérations En Musique"
Image d'un bémol pour l'article "Les Altérations En Musique"

   Mais en disant « un peu plus aigüe » ou « un peu plus grave », je n’irai pas au fond des choses. En effet, il serait plus juste de dire que les dièses et les bémols augmentent ou descendent les notes d’un demi-ton. Mais nous reviendrons par la suite sur cette notion, pas d’inquiétude. 🙂

   Pour ceux qui désirent directement en savoir davantage sur les intervalles et sur le demi-ton, alors c’est par ici : « Ton Et Demi-ton » :

   En résumé, on peut dire que les notes non altérées sont jouées par les touches blanches d’un piano et les notes altérées par les touches noires ! 🙂Mais ça, c’est en résumé… sauf qu’il y a des exceptions ! Et pour les découvrir, il faudra aller le découvrir dans l’article dont je viens de vous mentionner quelques lignes au-dessus. 😉

   Alors, pour ne pas complexifier les choses pour le moment, restons simplement sur cette simple conjoncture, et voyons ensemble la 3ème altération qui vient compléter le dièse et le bémol.

   Cette ultime altération se nomme le bécarre. Elle est nommée ainsi car elle ressemble à la lettre « b », comme le bémol, mais un « » assez cubique. Voyez par vous-même :

Image d'un bécarre pour l'article "Les Altérations En Musique"
Image d'un bécarre pour l'article "Les Altérations En Musique"

Maintenant, la question à se poser est :

« Mais à quoi sert-elle ? »

« Mais à quoi sert-elle ? »

   Eh bien, elle permet simplement d’annuler l’action d’un dièse ou d’un bémol et de faire revenir la note à sa nature non altérée. Le truc, c’est que vous vous demandez sûrement comment ça fonctionne sur une partition ? Alors on scroll, les enfants, c’est juste en-dessous. 😉

II. LES DIÈSES ET LES BÉMOLS À LA CLÉ

   En fait, lorsque l’on parle d’altération, on peut faire référence à 2 catégories d’altérations que l’on retrouve donc dans 2 situations différentes, en dehors des 3 types que sont intrinsèquement les dièses, bémols et bécarres. Non, ne vous inquiétez pas, ce n’est pas compliqué, vous allez voir. 😉

   Maintenant que vous savez à quoi ressemblent ces petites bêtes, je vous invite donc à jeter un œil à cette partition :

Partition Nocturne No. 21 en Do mineur de Chopin pour l'article "Les Altérations En Musique"
Partition Nocturne No. 21 en Do mineur de Chopin pour l'article "Les Altérations En Musique"

   N’y prenez pas peur… Tout ce qui nous intéresse, c’est de repérer les différentes altérations. 🙂

Vous remarquez que :

• Il y en a qui sont placées juste à côté de certaines notes au sein de la partition ;

Partition Nocturne No. 21 en Do mineur de Chopin avec altérations accidentelles entourées pour l'article "Les Altérations En Musique"
Partition Nocturne No. 21 en Do mineur de Chopin avec altérations accidentelles entourées pour l'article "Les Altérations En Musique"

D’autres sont situées toujours à côté des Clés de Sol et de Fa en début de portée.

Partition Nocturne No. 21 en Do mineur de Chopin avec altérations à la clé entourées pour l'article "Les Altérations En Musique"
Partition Nocturne No. 21 en Do mineur de Chopin avec altérations à la clé entourées pour l'article "Les Altérations En Musique"

   Eh bien, les voilà, nos 2 catégories d’altérations. 😉

   Alors, parlons tout d’abord de ces dernières, celles placées en début de ligne à côté des Clés, que l’on appellera… les Altérations à la Clé. (Whaaaa…) Elles constitueront ce que l’on appellera l’armure.

   Pour résumer, ces altérations vont être là pour indiquer la nature « par défaut » des notes.

   Pour reprendre l’exemple de la partition ci-dessus, on se rend compte qu’il y a toujours 3 bémols placés en début de ligne qui sont le Sib, le Mib et le Lab :

Altérations à la clé en Clé de Sol et Clé de Fa pour l'article "Les Altérations En Musique"
Altérations à la clé en Clé de Sol et Clé de Fa pour l'article "Les Altérations En Musique"

   N.B : Vous remarquez que ces bémols ne sont pas placés tout à fait sur les mêmes lignes à côté de la Clé de Fa. Eh oui, vous êtes perspicaces. 😉Ils sont simplement écrits de telle façon à ce que, en Clé de Fa, on lise également Sib, Mib et Lab. Une simple adaptation de Clé, c’est tout. 🙂

   Pour savoir comment fonctionne la Clé de Fa et comment progresser rapidement en lecture de Clé de Fa, je vous renvoie vers mon article sur le sujet :

   Ainsi, pour revenir à nos altérations, tous les Si, Mi et La de la partition seront joués comme étant altérés en Sib, Mib et Lab, qu’ils soient joués en Clé de Sol à l’extrême aigu ou en Clé de Fa à l’extrême grave. 🙂

   D’ailleurs, dans un orchestre symphonique, tous les instruments doivent respecter l’altération des mêmes notes, qu’ils soient des instruments au registre aigu – comme la flûte – ou au registre grave – comme le tuba… Sinon, on écouterait des dissonances non désirées, ce qui serait assez désagréable !

   Et pour indiquer qu’un Mi devra être altéré en Mib, le bémol à la Clé devra obligatoirement se situer sur le 4ème interligne de la portée et non sur la 1ère ligne, par exemple, bien que ce soit quand même un Mi ! C’est une convention, alors acceptons-la simplement. 😁

Positionnement des bémols dans l'armure pour l'article "Les Altérations En Musique"
Positionnement des bémols dans l'armure pour l'article "Les Altérations En Musique"

   Et il en sera de même pour la position de tous les autres bémols et de tous les dièses, bien entendu. 🙂

   Maintenant, étant donné qu’il existe 7 possibilités de notes, certaines partitions posséderont donc 3 bémolscomme celle-ci-dessus – mais d’autres n’en posséderont que 1 ou 2, d’autres 5, 6, 7 et d’autres aucun ! Et puis, certaines autres posséderont des dièses plutôt que des bémols

Pfiou, ça en fait des possibilités ! Mais alors, comment faire pour s’y retrouver ?

Pfiou, ça en fait des possibilités ! Mais alors, comment faire pour s’y retrouver ?

   Pire encore, à force de travailler plein de nouvelles partitions, on en vient à en connaître plein par cœur !

Comment faire alors pour se rappeler de la combinaison d’altérations présentes sur chacune des partitions ?!

Comment faire alors pour se rappeler de la combinaison d’altérations présentes sur chacune des partitions ?!

   … Ça fait 1 647 086 possibilités ! 😱😱😱(Pour ceux qui sont forts en mathématiques, je présume qu’il faut faire 7^7 pour les dièses + 7^7 pour les bémols ? 😅Si je me trompe, n’hésitez pas à m’en faire part en commentaires 😂)

   Bon, rassurez-vous : NON, il n’y a pas autant de possibilités ! Et heureusement, sinon, il faudrait plus d’une vie pour tout explorer… 😉

   En réalité, les altérations à la Clé doivent respecter une règle vraiment TRÈS BEAUCOUP VERY importante : elles doivent respecter un ordre inébranlable qu’il vous faut retenir par cœur ! Je vous montrerai plus tard comment retrouver cet ordre d’une autre façon, mais ce n’est pas pour tout de suite. 😉

   Pour les dièses, l’ordre sera le suivant :

FA(#)DO(#)SOL(#)(#)LA(#)MI(#)SI(#)

FA(#)DO(#)SOL(#) (#)LA(#)MI(#)SI(#)

   Et pour les bémols, l’ordre sera celui-ci :

SI(b)MI(b)LA(b)(b)SOL(b) DO(b)FA(b)

SI(b)MI(b)LA(b)(b) SOL(b)DO(b)FA(b)

   Grâce au petit code couleur que je vous ai rajouté, vous devez d’ailleurs remarquer que le 1er ordre est simplement l’ordre inversé du 2nd. 😉Déjà, ça vous fera moins de choses à apprendre par cœur. 😁

   Si l’on prend l’ordre des dièses, eh bien cet ordre veut « simplement » signifier que, si l’on souhaite avoir un SOL# à la Clé, eh bien il faudra également que le FA# et le DO# soient de la partie, puisqu’ils sont situés en amont dans la liste des dièses !

   Et oui, vous l’aurez compris, si l’on veut que le SI# soit à la clé, il faudra effectivement que TOUS les dièses avant soient présents, ce qui signifie l’intégralité des dièses, étant donné que le SI# se situe en fin de liste. Et si l’on y réfléchit bien, ça paraît logique… Un Si#, ce n’est rien d’autre qu’un Do, de la même façon qu’un Mi# n’est rien d’autre qu’un Fa ! Alors, pourquoi tant de complication ?

   En fait, si l’on veut que le Si# soit à la Clé, alors le Do# le sera forcément aussi, comme je viens de vous l’expliquer. Or, si vous souhaitez jouer un Do « bécarre » (un Do non altéré quoi)… Comment faites-vous donc dans ce cas-là ? Eh bien vous devrez remplacer le Do par… un Si# ! Et là, tout rentrera dans l’ordre. 🙂

   De façon plus visuelle, voilà comment s’écrivent les 7 dièses ou les 7 bémols lorsqu’ils sont au complet à côté de la clé :

Ordre des dièses au complet pour l'article "Les Altérations En Musique"
Ordre des bémols au complet pour l'article "Les Altérations En Musique"
Ordre des dièses au complet pour l'article "Les Altérations En Musique"
Ordre des bémols au complet pour l'article "Les Altérations En Musique"

   N.B. : Attention cependant, un morceau ne privilégiera jamais que 7 notes parmi les 12 qu’il est possible de faire (Do, Do#, Ré, Ré#, Mi, Fa, Fa#, Sol, Sol#, La, La# et Si). Voilà pourquoi on parle de tonalité et que, suivant cette tonalité, les combinaisons de dièses et de bémols ne seront pas les mêmes afin, qu’à terme, seulement 7 notes soient choisies et, qu’à elles 7, on puisse avoir toujours une gamme harmonieuse🙂

   Par exemple, pour faire simple, la Gamme Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si est généralement appelée la Gamme de Do Majeur et elle exclut toutes les notes altérées, qu’elles soient « diésées » ou « bémolisées », si on peut le dire de cette façon. 😁

La gamme de Ré Majeur, quant à elle, sera constituée des notes Ré, Mi, Fa#, Sol, La Si et Do#, ce qui fait bien toujours 7 ! Vous commencez à comprendre la logique ? 😉

   Tout ça pour vous dire que certaines gammes n’auront pas besoin d’avoir un Do bécarre et la transition se fera directement du Si au Do# ! C’est le cas pour les gammes de Ré Majeur (comme vu juste au-dessus) ou de La Majeur, par exemple.

   Bon, je suis bien conscient que j’ai dû en perdre pas mal dans ce paragraphe.😁Mais si vous avez tout bien compris, alors vous êtes des chefs les p’tits zamis ! 😉Si vous n’avez pas pipé un mot, alors ne vous inquiétez pas, j’aborde d’autres notions sur le blog qui vous permettront de faire votre petit bonhomme de chemin jusqu’à arriver aux gammes et aux tonalités. 🙂

   Vous pouvez d’ailleurs télécharger gratuitement mon guide « Les Bases de la Musique au Piano et à la Guitare » qui vous sera alors d’une grande aide pour naviguer entre toutes ces notions. 🙂

   Bon, eh bien, pour les bémols, il s’agira exactement de la même logique ! Pour avoir un Lab à la Clé, il faudra obligatoirement que le Sib et le Mib soient présents, comme c’est le cas sur la partition ci-dessus.

   Ça réduit considérablement les possibilités de combinaisons d’un seul coup, n’est-ce pas ? 😉

   En gros, si vous voyez qu’il y a 2 bémols à la Clé, vous saurez instantanément que ces 2 bémols seront les 2 premiers de la liste, soit le Sib et le Mib !

   Alors, c’est bien beau, ces altérations à la clé nous permettent de connaître la valeur « par défaut » des notes durant toute la partition, mais la 2nde catégorie d’altérations va venir contrecarrer ces plans

III. LES ALTÉRATIONS ACCIDENTELLES

   Effectivement, ce sont les altérations accidentelles, ces petites bêtes qui viennent se glisser n’importe où.

   Elles portent ce nom car, premièrement, elles apparaissent de façon totalement aléatoire lorsque l’on regarde la partition du premier coup d’œil ! Mais ça, ce n’est QUE visuellement… Bien évidemment, elles ne sont pas ajoutées au hasard. Et heureusement, car sinon, cela voudrait dire que personne ne comprendrait rien en musique ! 😁

   En tout cas, la règle est qu’il faut toujours les placer avant la note à laquelle elles seront associées et, bien entendu, sur la même ligne ou sur le même interligne :

Altérations accidentelles entourées sur une mesure pour l'article "Les Altérations En Musique"
Altérations accidentelles entourées sur une mesure pour l'article "Les Altérations En Musique"

   Mais on appelle ces altérations comme étant accidentelles surtout à cause du fait qu’elles ne durent pas éternellement.

   En effet, lorsqu’une note est altérée accidentellement, elle devra le rester toute la durée de la mesure mais, à partir de la mesure suivante, la note reprendra sa nature par défaut !

   Par exemple, comme vous pouvez le voir sur la ligne du haut (de la main droite du piano), le Mi est indiqué comme étant « bécarrisé » et le comme étant « diésé ». Et en effet, le Mi, au départ, était bémol et le était non altéré. On peut donc tout à fait leur attribuer ces altérations sans aucun problème. 🙂

   N.B. : Peut-être vous demandez-vous si l’on peut transformer une note dièse d’un seul coup en une note bémol ? Pour reprendre l’exemple de notre Mi qui est, par défaut, bémol, peut-on donc le transformer en Mi# ?

   Eh bien, pas vraiment… Les notes en bémol doivent rester au maximum bémol (et de même pour les dièses). Mais si l’on souhaitait faire ça, il faudrait d’abord transformer notre Mib en Mi bécarre avant qu’il ne devienne un Mi#. Mais cela est assez rare et il existe une autre solution : celle d’utiliser un Fa non altéré à la place, étant donné que Mi# et Fa représentent la même touche du clavier ! Et si jamais, par défaut, le Fa devait être bémol, alors il faudra simplement lui ajouter un bécarre. 🙂

   D’ailleurs, 2 notes qui ne portent pas le même nom mais qui se jouent de la même façon sont appelées des notes enharmoniques, comme le Mi# et le Fa. Mais c’est également le cas pour Do# et Réb, qui sont toutes les 2 la même touche noire située entre le Do et le Ré. 🙂

Do# et Réb en tant que notes enharmoniques pour l'article "Les Altérations En Musique"
Do# et Réb en tant que notes enharmoniques pour l'article "Les Altérations En Musique"

   Voilà, souvenez-vous donc que si vous voulez garder un Solb pendant 3 mesures (par exemple), alors soit :

Vous décidez de le rajouter à l’armure, en sachant que vous devrez forcément avoir le Sib, le Mib, le Lab et le Réb en supplément pour que l’ordre soit respecté ;

Vous devrez rajouter un bémol devant tous les Sol sur ces 3 mesures.

   Mais ceci requiert des compétences en matière d’harmonie et de composition qui sont, si vous découvrez aujourd’hui les altérations, un peu trop poussées pour vous… pour le moment ! Mais j’espère bien que vous arriverez à ce niveau-là un jour. 😉

Voyons un petit exemple pour illustrer tout ça :

   Rappelez-vous, si vous rajoutez une altération accidentelle, elle sera valable tout le restant de la mesure, ce qui vous ménagera de la réécrire à chaque fois si la même note réapparaît plus tard dans la mesure, comme ceci :

Changement d'altération du Ré sur une mesure pour l'article "Les Altérations En Musique"
Changement d'altération du Ré sur une mesure pour l'article "Les Altérations En Musique"

   Il s’agit ici de 4 Ré. Par défaut, on voit à la clé que le Ré n’y est pas. Le Ré « par défaut » sera donc un Ré non altéré !

Maintenant, dès le 1er Ré, un dièse est rajouté, le faisant ainsi devenir un Ré# jusqu’à la fin de la mesure.

En effet, le 2nd Ré que l’on rencontre aura pris la « nouvelle valeur par défaut » instaurée par le 1er Ré et sera donc, lui aussi, un Ré#.

Le 3ème Ré aura néanmoins un bécarre : il reviendra à sa valeur par défaut initiale, un Ré non altéré, mais pas pour très longtemps…

… car, en effet, le 4ème et dernier Ré sera bémolisé et ce, jusqu’à la fin de la mesure ! Or, la mesure se termine juste après lui. Si un autre Ré apparaît donc dans une prochaine mesure, alors il sera redevenu un Ré non altéré, comme il l’était et qu’il le sera toujours par défaut. Simple, non ? 🙂

   Maintenant faites attention à une petite règle fort sympathique qu’il vous faut savoir :

   Si un dièse est rajouté accidentellement sur un Ré écrit sur la 4ème ligne (comme sur l’exemple ci-dessus), alors seulement le Ré posé sur cette 4ème ligne sera touché par l’altération jusqu’à la fin de la mesure ! Un Ré qui sera écrit sous la 1ère ligne de la portée ne sera alors pas concerné par ce changement ! C’est pourquoi, si vous souhaitez écrire un arpège d’accord contenant une note altérée accidentellement, il vous faudra la marquer « à tous les étages », comme ceci :

Modification du Mib en Mi bécarre pour l'article "Les Altérations En Musique"
Modification du Mib en Mi bécarre pour l'article "Les Altérations En Musique"

   Ici, on veut que tous les Mi deviennent non altérés car, par défaut, ce sont des Mib (dû à l’armure).

   Il faudra donc marquer un bécarre devant le Mi écrit sur la 1ère ligne ainsi que devant le Mi écrit sur le 4ème interligne. Les 2 derniers Mi seront alors automatiquement devenus non altérés car ils font bel et bien partie de la même mesure. 🙂

   Voilà, je pense que j’ai fait le tour sur ce vaste sujet que sont les dièses et les bémols.

   Pour conclure, je vous explique rapidement la différence entre les instruments diatoniques et chromatiques, comme je vous l’avais promis au début de l’article. 😉

   En fait, un harmonica diatonique est un harmonica qui ne peut jouer que 7 notes différentes, excluant ainsi les 5 altérations manquantes !

   Un harmonica chromatique, quant à lui, permettra de jouer les différents chromatismes, comme son nom l’indique, c’est-à-dire tous les dièses présents entre chaque note non altérée.

   C’est d’ailleurs mon grand-père qui jouait de l’harmonica chromatique et qui m’expliquait qu’il fallait actionner un petit poussoir sur le côté pour jongler entre les notes non altérées et celles altérées, en leur rajoutant ainsi un demi-ton.

   Voilà, ce nom bizarre qui désigne… on ne sait trop quoi que j’ai mentionné plus haut…

   Eh bien, pour découvrir ce qu’est exactement le demi-ton et pourquoi il est important de bien comprendre cette notion en musique, je vous invite à continuer la lecture par ici : Le Demi-Ton En Musique. 😉

   En tout cas, j’espère vous avoir correctement éclairé sur les dièses et les bémols et que cela vous permettra de mieux comprendre ce qui va arriver par la suite. 🙂

   À tout de suite sur le blog ! 😉

   Découvrez également les autres articles dans la même thématique : « Ton Et Demi-Ton », « Rythme Binaire et Ternaire » et « Apprendre La Clé De Fa ». 🙂

   Vous pouvez également télécharger cet article au format PDF si vous souhaitez le consulter à tout moment ! Pour cela, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous et téléchargez-le ensuite sur votre ordinateur ou sur votre smartphone ! 🙂

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